Malgré son titre, il faut bien dire que cette comédie dramatique ne possède pas le sublime de l'éphémère; & hormis quelques détails amusants ainsi que la présence incongrue de certaines guest-stars telles que R.Stack de la série "Les incorruptibles": Surtout au second degré.
Chronique d'une famille déchirée par les tensions et les sentiments, portant en germe tout ce qui allait donner ensuite Dallas, Dynastie ou encore Falcon Crest, ce film se laisse regarder mais sans jamais devenir aussi intéressant que ne l'était "Tout ce que le ciel permet" du même réalisateur. A voir pour les amateurs de mélo
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4,0
Publiée le 1 mars 2023
Si vous êtes en quête de mèlodrame tumultueux et flamboyant alors "Written on the Wind" (1956) est fait pour vous! Une rèussite à tous les niveaux pour Douglas Sirk qui mèrite un puits de pètrôle à son nom en s'illustrant de nouveau dans un domaine qu'il affectionne particulièrement! Voici donc une passion destructrice d'une riche famille sudiste qui n'a pas pris une seule ride depuis sa sortie avec un quatuor d'acteurs exceptionnels! Si l'oeuvre nous touche encore aujourd'hui, c'est qu'elle est portèe par des personnages terriblement tourmentès, profondèment tristes et dèmunis, quand ils ne sont pas frustrès et nymphomanes! La claire intention du cinèaste est d'exprimer la dècadence, mais en forme de (quasi) huis clos sous haute tension! Ce qui nous vaut quelques scènes fortes qui tiennent du paroxysmique! La quintessence du mèlodrame grandiose, Sirk l'atteindra en 1959 dans "Imitation of Life", son chef d'oeuvre! Oscar du meilleur second rôle pour l'èblouissante Dorothy Malone qui renverse tout sur son passage...
Un film mélodramatique que j'aurais sans doute pu apprécier si je l'avais vu à sa sortie au milieu des années 50, mais qui m'a paru aujourd'hui totalement dépassé, non pas tant par l'éternelle thématique du trio amoureux, ni par la critique du comportement des enfants de riches, ni par la mise en scène finalement assez nerveuse, mais surtout, surtout par le jeu des acteurs qui en font trop, beaucoup trop, qui surjouent comme au théâtre de l'époque, à tel point qu'on finit par ne voir que ça et qu'on a qu'une hâte, que ça finisse ; et la fin, justement est bâclée avec ce procès vite expédié
Pas vraiment adhéré à ce qui passait comme la plus grande réussite de Douglas Sirk et qui me semble très inférieur à "Tout ce que le ciel permet", mon Sirk préféré jusqu'alors . Le début est vraiment sans intérêt, sans vie, sclérosé par le style de Sirk, l'absence de décors naturels, de second rôles qui apporteraient de la densité, c'est dur de tenir. Ensuite, l'histoire prend son tour, dessine quatres personnages pris dans la tragédie et pièges de la vie que ne protègent pas les status sociaux, (l'alcoolisme, le sexe, la jalousie). Le technicolor devient flamboyant, les violons sont de sortie, mais l'ensemble demeure une déception
Un scénario impeccable (trop parfait d'ailleurs donc en devient prévisible) avec une efficacité redoutable à donner de la profondeur à ses personnages et à poser des relations complexes et intéressantes entre eux (beaucoup de dualité). Aucun ennui durant le film, des acteurs impeccables, de belles scènes travaillées. Sirk impose une nouvelle fois sa maîtrise du cinéma à travers ce film.
Ce film est souvent présenté comme l’un (le ?) de chef d’œuvre du maître du mélodrame flamboyant. C’est en effet très mélo, avec comportements excessifs et musique grandiloquente appuyée, et très flamboyant avec des couleurs saturées, parfois en recherche de ton général, parfois au contraire de forts contrastes, le tout mis en valeur par la mise scène. Mais à mon sens le scénario manque de finesse et de crédibilité, la psychologie des personnages est un peu sommaire et les causes sont négligées au profit des effets. Dans ces conditions ne peut émerger la grande émotion qui est normalement l’objectif du genre.
La filmothèque du Quartier Latin ressort un vieux film de Douglas Sirk, pour les aficionados de Todd Haynes dont l’œuvre, notamment son Carol, est inspirée du grand maître. Écrit sur du vent n’est pas le meilleur film de Douglas Sirk, mais il n’en est pas moins représentatif de son œuvre.
Un riche magnat, fils à papa (Robert Stack qui n’avait pas encore joué Eliot Ness). Une sœur nymphomane (Dorothy Malone qui remporta pour ce rôle l’Oscar de la Meilleure Actrice dans un second rôle ). Une épouse vertueuse qui réussit à le guérir de son alcoolisme (Lauren Bacall majestueuse évidemment). Un ami d’enfance protecteur amoureux de l’épouse – mais s’interdisant par loyauté de lui déclarer sa flamme – et adulé par la sœur (Rock Hudson qu’on ne regarde plus sans penser à sa fin tragique).
C’est Dallas vingt ans avant l’heure.
Avec ce goût qu’avaient les drames américains des années 50 pour les situations paroxystiques. Qu’on pense à Un tramway nommé Désir, Tant qu’il y aura des hommes, La Chatte sur un toit brûlant, Soudain l’été dernier, Géant ou À l’est d’Eden, ces films ont leur lot de personnages alcooliques, nymphomanes, impuissants ou franchement cinglés qui entretiennent avec le sexe une relation passablement compliquée. Était-ce une caractéristique de l’Amérique de Eisenhower ? Ou plutôt une forme de transgression par rapport à la morale sévère de cette époque ? Robert Stack et Dorothy Malone incarnent de tels personnages. Leur jeu outrancier est à la fois terriblement démodé et absolument jubilatoire. Par comparaison Ruck Hudson et Lauren Bacall sont bien fades.
Désolé, mais je vais faire baisser la moyenne. Je viens de voir un gros mélo américain avec des personnages fantoches sans épaisseur psychologique. Le scénario est hyper prévisible, les dialogues patauds, la mise en scène lourdingue. J'ai regardé jusqu'au bout, malgré tout. Pourquoi ? Deux raisons. Un, le personnage joué par Robert Stack est fascinant au second degré tellement il fait penser à un fils à papa actuel, alcoolique, drogué, pervers sexuel, vivant d'expédients lucratifs paternels, mais qui a la fâcheuse tendance d'oublier son ordinateur chez le réparateur. Deux, ces acteurs me rappellent plein de souvenirs. Rock Hudson, viril, macho, moralement irréprochable ici, a, dans la vie, fini mochement à l'hôpital américain de Neuilly. Robert Stack est à l'opposé de son personnage connu d'Elliot Ness, qui était froid, sobre, impassible. Il s'en tire ici fort bien. Dorothy Malone, qui en fait des tonnes comme nymphomane, est nettement meilleure en femme amoureuse. Et elle a de beaux yeux, tu sais. Lauren Bacall a le tort d'avoir pris quelques années depuis ses débuts avec Humphrey Bogart. Son jeu n'en apparaît que plus figé. Et il y a des têtes d'acteurs secondaires mémorables. Le père milliardaire déçu par sa fille, ou le barman pourvoyeur de tord boyaux vu ailleurs dans des rôles de méchants de western. Souvenirs, souvenirs.
Le drame de l'amour qui semble triompher de tout mais qui est si fragile. En vérité il n'arrive jamais à se révéler et reste enfoui au coeur des personnages. Malgré un récit plutôt concis, Sirk travaille en profondeur l'évolution du drame qui va toucher cet homme malheureux. C'est pour cette raison que tout devient plus fort dans la dernière partie du film. Toujours superbe dans la forme c'est indéniable.
Une étude de caractère amère en forme de quatuor amoureux incarné impeccablement où la manipulatrice jalouse est punie de sa passion avant de chercher la rédemption tandis que le névrosé retombe dans ses travers par crainte de manque de virilité au lieu de s'appuyer sur celle qui lui avait reconstruit son psychisme et son avenir. Illustration de la déliquescence d'une certaine société, l'intrigue se fait tragique par pointes dénonçant les dangers de tout emportement. Pertinent, cruel, lucide.
Dans ce mélodrame un peu daté, néanmoins un quatuor d'acteurs flamboyants, jouant avec vivacité la déchéance des deux enfants d'un riche magnat du pétrole, propose un spectacle haut en couleurs et distrayant. Le scénario n'explore pas le pourquoi du mal-être depuis l'enfance et escamote le revirement final de la sœur au tribunal. On boit beaucoup et on conduit des bolides de frime. Je peine à adhérer pleinement au cinéma de Sirk après plusieurs essais, malgré tout celui-ci est le meilleur jusqu'ici. TV vo - mai 23
Mélodrame à la mécanique intéressante, ce film de Douglas Sirk, s'il n'est pas complètement convaincant sur le plan scénaristique, parvient néanmoins à susciter de beaux moments de cinéma, avec un casting de choix où surnagent dans mon esprit Robert Stack (loin de son image d'Elliott Ness) et Dorothy Malone qui y gagnera un Oscar pour son rôle de garce blonde. Dans une réalisation très symboliste, ces histoires d'amours contrariées sont exposées avec un certain brio, Sirk étant un manœuvrier des plus appliqués derrière sa caméra.
« Écrit par le Vent » est un mélodrame d’excellente facture mis en scène par l’un de ces grands ambassadeurs : Douglas Sirk. Amplifiée par le pouvoir du fric et animée par une présence sexuelle latente, l’histoire tourne autour d’un très beau quatuor. Grâce à la combinaison de leur belle interprétation et des caractéristiques de leur personnage, Robert Stack et Dorothy Malone se montrent supérieurs que les plus "stars" et peu expressifs Rock Hudson et Lauren Bacall.