Ecrit sur du vent
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61 critiques spectateurs

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gjolivier1982
gjolivier1982

70 abonnés 330 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2012
Très mitigé sur la réussite de ce film. Certes il est visuellement somptueux mais il reste très hermétique. Le scénario cousu de fil blanc tient sur un post-it et l'interprétation des acteurs laisse vraiment à désirer. Rock Hudson est transparent dans son rôle et Dorothy Malone qui a obtenu un oscar pour ce rôle surjoue de manière grotesque sauf sa dernière grande scène
. Tout est tellement artificiel qu'on y croit pas une seule seconde..,
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 octobre 2010
Douglas Sirk signe un mélodrame, visuellement très réussi, qui vaut surtout pour ses immenses comédiens de Rock Hudson à Lauren Bacall en passant par Robert Stack ou Dorothy Malone... Vraiment pas désagréable.
Ezri L.
Ezri L.

56 abonnés 73 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2007
"Ecrit sur du vent" ou l'inexorable décadence d'une dynastie, magnat du pétrole, qui voit s'éteindre avec sa dernière génération de débauchés ses derniers rêves de magnificence. Mélodrame flamboyant d'inspiration biblique et mythologique - comme nombre de films outre-Atlantique, in fine, le chef d'oeuvre de Douglas Sirk contient, en substance, une synthèse ingénieuse des thématiques atemporelles qui ont traversé et continuent de traverser le cinéma américain : le péché originel, le paradis perdu, l'opposition nature/culture, la démesure comme catalyseur de déchéance et, a posteriori, de mort... Le tout enrichi d'un sous-texte symbolique sur la sexualité, grande absente de la "mise en image" qui ne se résume - au final - qu'à de chastes baisers mais qui affleure lascivement par allusions figuratives maniées à la perfection par le metteur en scène... et qui peut rappeler le travail effectué par Hitchcock sur "Sueurs froides", deux ans plus tard.

Ainsi Kyle Hadley sombre dans l'alcoolisme pour remédier à son impuissance comme si tous ces fluides éthyliques pouvaient se substituer au liquide séminal. Homme à moitié accompli malgré toute la puissance et la grandeur que l'argent lui confère, il ne peut trouver son intégrité en tant que personne qu'à travers les tandems qu'il forme tour à tour avec son meilleur ami, sa soeur, son épouse. Son empire, quant à lui, se résume à un ensemble de symboles phalliques (les tours de pétrole) érigés, non sans ironie, aux quatre coin de la ville qui porte son propre nom.

C'est avec un regard empreint de nostalgie que l'on (re)découvre les prestations époustouflantes des grands interprètes qui habitent fébrilement "Ecrit sur du vent" : Rock Hudson, Lauren Bacall, Dorothy Malone, Robert Stack... autant de visages magnifiques qui font partie de la mythologie du cinéma hollywoodien.
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2013
Exacerbation des sentiments, attitudes outrancières, couleurs saturées, esthétique et élégance des décors, les ingrédients habituels de Douglas Sirk sont présents dans ce mélo plus violent et brutal que les autres qui met en scène les rapports ambigus au sein d’une famille bourgeoisie et sa décadence. Tourbillon de sentiments extrêmes et de couleurs violentes, ce film est une réussite grâce à une mise en scène très soignée culminant dans une scène où se mêlent les pas de danse frénétiques de la fille et la chute du patriarche dans les escaliers. Belle interprétation toute en retenue de Rock Hudson et en élégance naturelle de Lauren Bacall.
Karussell
Karussell

13 abonnés 250 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2011
Sans jamais tomber dans le mélo avec toutes les ficelles inhérentes, Douglas Sirk orchestre une inéluctable descente aux enfers entraînant à des degrés divers tous ses protagonistes. Amené par un très habile retour en arrière, le drame se construit quasiment jour après jour avec une précision de chaque instant, notamment grâce à une mise en scène très soignée appuyant sur l’interdépendance des personnages, leur écrasement et la fatalité de leur destin. Magnifiquement interprété, il est difficile de détacher un acteur de l’ensemble, même si Dorothy Malone incarne à merveille une garce de haute volée qui finit par se révéler magnifique, Rock Hudson pour sa part envahissant l’écran de sa présence imposante.
Verobisson
Verobisson

21 abonnés 312 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2023
Film flamboyant pour un "must" de cette époque.
Chacun des 4 acteurs qui forment le "quatuor" de tête est de premier plan, notamment la sœur et son mambo spoiler: aussi bien aristocratique, que celui des filles de joie

Plans lumineux, intrigue bien ficelée spoiler: (si on n'a pas lu, hélas, le résumé)
.
Il manque cependant , pour le comparer à du Hitchcock, un peu de frisson, cette "tension" spécifique au maître, spoiler: totalement inexistante ic
i et la beauté glacée d'une Grace Kelly
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2021
Un de ces films américain des années 50 bien orchestré, bien joué, avec une petite touche d'humour, que l'on peut oublier car il ressemble à d'autres films de cette période...
On devine plus ou moins la suite de l'histoire, mais elle plaît quand même, car les "gentils" finissent heureux.
ElAurens
ElAurens

91 abonnés 585 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2010
J’étais un peu déçu à la fin de ce mélodrame. On a droit à quelques bonnes scènes, mais le film ne m’a pas réellement intéressé. La fin, extrêmement conventionnel n’a fait que conforter mon idée que "Ecrit sur du vent" est juste un bon petit film. Si on le loupe, on ne rate pas grand-chose.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2016
Le mélo par excellence. Réalisé par un des maîtres du genre, monsieur Douglas Sirk, le film parfaitement maitrisé tant sur le plan de la mise en scène que sur le plan de l'interprétation est somptueux, flamboyant et audacieux. Des l'ouverture, vous ne pouvez qu'être conquis par ce déchainement de passions et de rancœurs. Dans le genre, on a rarement (peut-être même jamais) fait mieux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 février 2014
Il y a une scène avec en fond un paysage vu par la fenêtre qui si petit et anecdotique soit-il à l'écran vaut les meilleurs souvenirs de cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 septembre 2008
Impeccable mise en scène de Douglas Sirk pour ce "Written in the Wind" qui voit la déchéance des héritiers d'un magnat du pétrole au Texas. L'argent et l'ultra-matérialisme de cette génération de nantis capitalistes n'aideront en rien à la recherche de leurs accomplissements personnels. Avec une pointe de suspense, ce mélodrame en Technicolor tient bien son rythme, le jeu des acteurs n'est en rien outrancier (sauf peut-être Dorothy Malone) et le labyrinthe des sentiments savoureux. Une part belle est consacrée à la psychologie des personnages, notamment à la virilité ébranlée du rejeton (Robert Stack).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 novembre 2012
Un véritable chef-d’œuvre du cinéma américain. Une réalisation éblouissante et somptueuse portée par des acteurs de légende au sommet de leur talent. A conserver !
que du cinéma
que du cinéma

5 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2019
Film qui est bien joué mais qui à la fin ne marque pas. A voir pour sa culture cinématographique.A voir...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le film de Sirk est une sorte d'exemple pour montrer la perfection d'un genre cinématographique. Le mélodrame au sens propre. Tout est en osmose pour toucher profondément le spectateur. La mise en scène, évidemment impeccable, le travail considérable sur la couleur, qui évoque des peintures murales, un scénario évitant tous les pires poncifs qu'ils soient, une interprétation de très grande qualité, une mise en abîme extraordinairement violente (moralement). Douglas Sirk peaufine ces éléments dans un travail d'orfèvre, rarement inégalé dans ce genre si difficile à traiter que le mélodrame.
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 99 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2026
Kyle Hadley, fils d’un magnat du pétrole texan, épouse Lucy, qu’il vient à peine de rencontrer. Convaincu d’être stérile, il sombre progressivement dans l’alcool et la paranoïa. Sa sœur Marylee est amoureuse de Mitch, l’ami d’enfance de Kyle, lui-même secrètement épris de Lucy…
« Écrit sur du vent » fait partie des sept mélodrames dits « flamboyants » réalisés par Douglas Sirk pour Universal. Le terme n’est nullement usurpé : le Technicolor saturé, les éclairages expressionnistes et les décors luxueux composent un véritable opéra visuel où chaque couleur, chaque reflet et chaque mouvement de caméra participent à la dramaturgie. Le cinéma de Sirk atteint ici un degré de stylisation qui confine à l’abstraction symbolique.
Sous son apparence de mélodrame bourgeois — pétrole, argent, alcool, sexe, névroses familiales, humiliations sociales — le film développe une critique féroce de l’Amérique prospère des années 1950. Sirk y met à nu l’un des moteurs centraux du capitalisme américain : la passion de la possession matérielle, qui engendre frustration, névrose, violence et stérilité morale. Les héritiers Hadley apparaissent comme des enfants monstrueux du rêve américain, riches, oisifs, émotionnellement mutilés, incapables d’aimer autrement que dans la jalousie et la destruction.
Sirk parvient à une remarquable fusion entre fond et forme. Le film s’ouvre sur l’issue brutale du drame avant de se déployer sous la forme d’un long flash-back, enfermant les personnages dans un mécanisme tragique inexorable. À la manière d’Œdipe roi de Sophocle, tout est déjà joué dès les premières minutes : le suspense ne repose pas sur le « quoi », mais sur le « comment ». Cette construction circulaire donne au récit une dimension fataliste où chaque geste rapproche un peu plus les protagonistes de leur perte.
La conclusion est à la fois vertigineuse et d’un symbolisme audacieusement sexuel. Marylee — incarnée par une Dorothy Malone flamboyante, qui remporte ici l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle — voit s’éloigner Mitch et Lucy, et demeure seule dans le manoir familial. Elle s’empare alors de la maquette d’une tour de puits de pétrole, objet explicitement phallique qu’elle serre contre elle sous le regard figé de son père magnat (voir la dernière photo). Sirk signe ici l’une des fins les plus dérangeantes du mélodrame hollywoodien : apothéose de frustration, d’aliénation sexuelle et de perversion du rêve américain.
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