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Le monde des morts-vivants appartient à une saga bien connue des films de zombis, et je dois dire que ma première entre en matière dans cette saga ne m’a pas déplut du tout.
Coté casting on retrouve des acteurs assez moyens, qui malheureusement ne donnent pas pleinement le relief attendu ni à leurs personnages ni aux situations auxquelles ils sont confrontés. On notera des actrices (Maria Perschy, Barbara Rey notamment) qui ne manquent pas de charmes, face à un casting masculin assez passe-partout qui ne laisse pas de grand souvenir à la fin du film. En gros il ne faut pas avoir vraiment d’attentes de ce point de vue.
Le scénario de son coté est plutôt agréable. Il est un seul défaut qui pourra apparaitre très gênant aux yeux de certains spectateurs : il est lent. Le film en effet tend à prendre son temps et à être même par moment redondant. Un bon quart d’heure en moins aurait largement allégé ce problème. Malgré cela le métrage propose une idée intéressante en plaçant les zombis sur un navire (chose rare et qui donne une certaine consistance au mythe du Hollandais Volant). Il y a de bons moments de tension (curieusement pas quand les zombis sont là) et l’histoire s’avère plutôt plaisante dans son ensemble, bien que d’un déroulement assez classique. A noter une fin originale.
Visuellement c’est surement là que Le monde des morts-vivants marque le plus de point. D’abord la mise en scène d’Ossorio est soignée. Elle a bien sur les aspérités que l’on retrouve très couramment dans ce genre de métrage, mais Ossorio filme avec talent les intérieurs de son navire qu’il exploite talentueusement, et il offre des plans avec ses zombis des plus réussis (lorsqu’ils sortent de l’eau par exemple). La photographie est sublime. C’est un point remarquable, avec une atmosphère gothique, aux couleurs bleutées sur le navire qui en jette réellement. Les décors sont du même acabit, en tout cas pour le navire zombis, sachant que le reste est nettement plus quelconque. Enfin les zombis en eux-mêmes sont fort réussis. Leur look est soigné, il s’agit ici de squelette et ca change agréablement de ce que l’on peut voir habituellement. Dommage en revanche qu’ils soient si mou du genou (honnêtement je crois que je n’ai jamais vu des zombis plus lents que ceux-ci). Dommage aussi qu’ils ne commettent pas de sanglantes exactions, leurs attaques finalement ne donnant lieu à rien de gore ou même d’horrifique, ce qui est un peu regrettable peut-être dans un métrage de cette nature. La musique est en parfaite adéquation avec l’ambiance, et donne un peu d’allure aux mouvements des zombis en dépit de leur donner de la nervosité.
En clair Le monde des morts-vivants est un petit film plus fantastique qu’horrifique, et qui délivre une atmosphère prenante. Si les acteurs et la lenteur du film sont des entorses certaines pour le métrage, néanmoins sa qualité visuelle, surtout pour une petite production, et son travail esthétique réel le distingue du tout venant et en font surement un film à voir. En attendant le reste de la série.
Coté casting on retrouve des acteurs assez moyens, qui malheureusement ne donnent pas pleinement le relief attendu ni à leurs personnages ni aux situations auxquelles ils sont confrontés. On notera des actrices (Maria Perschy, Barbara Rey notamment) qui ne manquent pas de charmes, face à un casting masculin assez passe-partout qui ne laisse pas de grand souvenir à la fin du film. En gros il ne faut pas avoir vraiment d’attentes de ce point de vue.
Le scénario de son coté est plutôt agréable. Il est un seul défaut qui pourra apparaitre très gênant aux yeux de certains spectateurs : il est lent. Le film en effet tend à prendre son temps et à être même par moment redondant. Un bon quart d’heure en moins aurait largement allégé ce problème. Malgré cela le métrage propose une idée intéressante en plaçant les zombis sur un navire (chose rare et qui donne une certaine consistance au mythe du Hollandais Volant). Il y a de bons moments de tension (curieusement pas quand les zombis sont là) et l’histoire s’avère plutôt plaisante dans son ensemble, bien que d’un déroulement assez classique. A noter une fin originale.
Visuellement c’est surement là que Le monde des morts-vivants marque le plus de point. D’abord la mise en scène d’Ossorio est soignée. Elle a bien sur les aspérités que l’on retrouve très couramment dans ce genre de métrage, mais Ossorio filme avec talent les intérieurs de son navire qu’il exploite talentueusement, et il offre des plans avec ses zombis des plus réussis (lorsqu’ils sortent de l’eau par exemple). La photographie est sublime. C’est un point remarquable, avec une atmosphère gothique, aux couleurs bleutées sur le navire qui en jette réellement. Les décors sont du même acabit, en tout cas pour le navire zombis, sachant que le reste est nettement plus quelconque. Enfin les zombis en eux-mêmes sont fort réussis. Leur look est soigné, il s’agit ici de squelette et ca change agréablement de ce que l’on peut voir habituellement. Dommage en revanche qu’ils soient si mou du genou (honnêtement je crois que je n’ai jamais vu des zombis plus lents que ceux-ci). Dommage aussi qu’ils ne commettent pas de sanglantes exactions, leurs attaques finalement ne donnant lieu à rien de gore ou même d’horrifique, ce qui est un peu regrettable peut-être dans un métrage de cette nature. La musique est en parfaite adéquation avec l’ambiance, et donne un peu d’allure aux mouvements des zombis en dépit de leur donner de la nervosité.
En clair Le monde des morts-vivants est un petit film plus fantastique qu’horrifique, et qui délivre une atmosphère prenante. Si les acteurs et la lenteur du film sont des entorses certaines pour le métrage, néanmoins sa qualité visuelle, surtout pour une petite production, et son travail esthétique réel le distingue du tout venant et en font surement un film à voir. En attendant le reste de la série.
Tous les ingrédients du nanar sont réunis : décors en carton, acteurs mauvais, rhythme mou, zoom ratés, budget ridicule...heureusement les actrices sont délicieuses à souhait, et les morts-vivants sont plutôt réussis. Un bon divertissement
C'est le troisième opus de la saga des Templiers morts-vivants réalisée par Amando de Ossorio. Celui-ci, peut-être lassé de raconter une fois de plus les mêmes choses, a l'idée d'introduire dans son film la légende du Hollandais volant et de son vaisseau fantôme.
J'avais eu l'occasion de voir ce film à Nice avec des amis lors de sa sortie en salles, au cinéma « Le Forum », situé sur la promenade des Anglais, et nous avions tous bien ri devant ce que nous avions jugé être un sacré nanar. Le revoir aujourd'hui en Blu-ray confirme sans nul doute ce jugement, et il faut bien dire qu'il n'y a pas grand-chose à sauver dans ce film.
Cela commence déjà fort mal car, pour justifier la présence des différents protagonistes de l'intrigue, perdus en pleine mer, le scénariste a imaginé un prétexte parfaitement invraisemblable. Il a aussi cru bon d'introduire le personnage d'un « professeur » dont la fonction est de proposer des « théories scientifiques » visant à expliquer les événements surnaturels qui se produisent, théories qui sont d'une sottise ahurissante.
L'interprétation oscille entre la médiocrité et la nullité. Le vaisseau fantôme est un jouet qui trempe dans une bassine, et les scènes maritimes semblent avoir été tournées sur un lac dont l'eau est absolument immobile.
Les protagonistes agissent au mépris du moindre bon sens : le galion est si petit qu'il ne faudrait guère plus de dix minutes pour le visiter de fond en comble. Mais l'équipe venue chercher les deux jeunes femmes disparues depuis plusieurs jours décide d'abord, à peine montée à bord, de faire un bon somme !
La cerise sur le gâteau, ce sont les morts-vivants eux-mêmes, totalement figés et raides, qui se déplacent avec une lenteur telle qu'on se demande bien comment ils pourraient attraper qui que ce soit ! Heureusement, leurs victimes trébuchent au bon moment ou semblent soudain paralysées par la peur. Bref, du grand n'importe quoi !
L'amateur de nanars aura aussi le plaisir d'un faux raccord d'anthologie qui m'avait déjà frappé à l'époque. L'équipe de secours a amarré son hors-bord contre le galion avant d'y monter. Pour une raison peu claire, liée à une mystérieuse perturbation de l'espace-temps — mais passons sur ce point —, ce hors-bord va disparaître. Soudain, l'un des protagonistes appelle tous les autres en criant : « Regardez, regardez ! » Là, tout le monde se précipite et se penche pour regarder le hors-bord, qui est toujours parfaitement visible et ne commence à disparaître que quelques secondes plus tard !!!
Je parlais au début de « quelque chose à sauver » : le décor gothique du galion est assez réussi, tout comme la photographie bleutée de Raúl Artigot. On retrouve là, par instants, quelque chose de l'atmosphère macabre et fantastique qui faisait le charme des premiers volets de la saga. Mais ces quelques qualités ne suffisent pas à faire oublier l'ineptie et le ridicule de l'ensemble.
J'avais eu l'occasion de voir ce film à Nice avec des amis lors de sa sortie en salles, au cinéma « Le Forum », situé sur la promenade des Anglais, et nous avions tous bien ri devant ce que nous avions jugé être un sacré nanar. Le revoir aujourd'hui en Blu-ray confirme sans nul doute ce jugement, et il faut bien dire qu'il n'y a pas grand-chose à sauver dans ce film.
Cela commence déjà fort mal car, pour justifier la présence des différents protagonistes de l'intrigue, perdus en pleine mer, le scénariste a imaginé un prétexte parfaitement invraisemblable. Il a aussi cru bon d'introduire le personnage d'un « professeur » dont la fonction est de proposer des « théories scientifiques » visant à expliquer les événements surnaturels qui se produisent, théories qui sont d'une sottise ahurissante.
L'interprétation oscille entre la médiocrité et la nullité. Le vaisseau fantôme est un jouet qui trempe dans une bassine, et les scènes maritimes semblent avoir été tournées sur un lac dont l'eau est absolument immobile.
Les protagonistes agissent au mépris du moindre bon sens : le galion est si petit qu'il ne faudrait guère plus de dix minutes pour le visiter de fond en comble. Mais l'équipe venue chercher les deux jeunes femmes disparues depuis plusieurs jours décide d'abord, à peine montée à bord, de faire un bon somme !
La cerise sur le gâteau, ce sont les morts-vivants eux-mêmes, totalement figés et raides, qui se déplacent avec une lenteur telle qu'on se demande bien comment ils pourraient attraper qui que ce soit ! Heureusement, leurs victimes trébuchent au bon moment ou semblent soudain paralysées par la peur. Bref, du grand n'importe quoi !
L'amateur de nanars aura aussi le plaisir d'un faux raccord d'anthologie qui m'avait déjà frappé à l'époque. L'équipe de secours a amarré son hors-bord contre le galion avant d'y monter. Pour une raison peu claire, liée à une mystérieuse perturbation de l'espace-temps — mais passons sur ce point —, ce hors-bord va disparaître. Soudain, l'un des protagonistes appelle tous les autres en criant : « Regardez, regardez ! » Là, tout le monde se précipite et se penche pour regarder le hors-bord, qui est toujours parfaitement visible et ne commence à disparaître que quelques secondes plus tard !!!
Je parlais au début de « quelque chose à sauver » : le décor gothique du galion est assez réussi, tout comme la photographie bleutée de Raúl Artigot. On retrouve là, par instants, quelque chose de l'atmosphère macabre et fantastique qui faisait le charme des premiers volets de la saga. Mais ces quelques qualités ne suffisent pas à faire oublier l'ineptie et le ridicule de l'ensemble.
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