Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon
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AMCHI

6 961 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2011
Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon ou le film politique italien dans toute sa splendeur, une farce dénonciatrice mise en scène sous la forme d'un polar avec un Gian Maria Volonte époustouflant (un film à voir à tout prix en VO pour savourer davantage sa prestation). Il y a aussi une musique très belle de Morricone ; un excellent portrait de ce directeur de police à qui le pouvoir à corrompu l'esprit.
gemini-hell
gemini-hell

32 abonnés 395 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mars 2011
Le point de départ du scénario est astucieux et surprenant. Mais très vite le propos s’enlise et apparaît bien démonstratif. Il me semble que le poids des ans ait considérablement amoindri la portée générale de ce film d’Elio Petri. Demeurent intacts la prestation enfiévrée de Gian Maria Volonte et l’inoxydable gimmick musical du souvent génial Ennio Morricone.
selenie

7 466 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2019
Ce qui est intéressant c'est que le Docteur pousse les enquêteurs dans le bon sens, alors qu'il semble impossible pour les subalternes d'imaginer que leur patron est le coupable. Cependant, les flash-backs alourdissent un peu le propos, pour ne pas dire un peu superflus. Mais surtout Gian Maria Volonte en fait des tonnes, surjouant à outrance quasiment chaque scène faisant le show littéralement ce qui retire toute crédibilité à l'enjeu. La démonstration sur l'impunité des puissants est justement très démonstratif, l'intrigue et sa ligne directrice est prenante et judicieuse, dommage que l'absurde arase le propos. Le compositeur du film est Ennio Morricone, fidèle de Leone, et signe une partition cultissime qui n'est pas pour rien dans la postérité du film.
Site : Selenie
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juillet 2019
Son credo à lui, plutôt que de choisir un camp idéologique, c'est, avec ce film, de montrer la corruption du pouvoir, son emprise sur un homme, et encore plus un homme qui commet un crime pour démontrer sa supériorité. Superbement incarné par Gian Maria Volonte, ce commissaire de police, qui restera anonyme, tue sa maîtresse, laisse des indices l'inculpant, avant de nier face aux preuves et de faire accuser d'autres personnes, tout en vivant des tourments en raison d'une schizophrénie morale qui le ronge. Parfois trop hystérique, comme souvent avec les films italiens, le film est parfois pénible à suivre, mais sa conclusion, terrible, achève la démonstration : le pouvoir corrompt et toute la chaîne est pourrie, et le commissaire est finalement bien petit face à ses supérieurs. Désarmant, et pourtant tellement significatif. Mise en scène acérée, soutenue par la superbe musique d'Ennio Morricone, avec une ritournelle dont lui seul a le secret, et sur laquelle il opère d'infimes variations, épousant la chute mentale de ce anti-héros. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 670 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2017
Malgré des problèmes de rythme, un aspect visuel peu remarquable, et un jeu survolté assez épuisant à la longue, 'Enquête' s'avère être une intéressante évocation des dérives totalitaires de la police. Habilement, Pietri réfute néanmoins un part pris manichéen et une explication purement politique aux agissements de son personnage. Le film prend même parfois des accents hitchcockiens en dépeignant la relation qui lie Augusta au commissaire.
ManoCornuta

363 abonnés 3 085 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2020
Démonstration satirique jusqu'au grotesque du pouvoir policier en Italie à l'époque, tout autant que de l'effroyable anarchie politique qui traversait la société, ce film d'Elio Petri prend une dimension quasi prophétique sur ce qu'est devenue l'Italie dans les décennies suivantes. Il offre surtout, au-delà de ses qualités plastiques indéniables et de son ton corrosif, un écrin de choix pour Gian Maria Volonte, dont le personnage atteint à une perversité et un machiavélisme sans bornes, et que son talent exalté sert magnifiquement. Il était déjà rare, et encore aujourd'hui, de concevoir un film centré sur une figure aussi malsaine et qui parvienne à garder l'intérêt jusqu'au bout. Jouant de tous les clichés jusqu'à la limite de l'exagération (limite parfois franchie), cette satire typique d'un certain cinéma italien s'avère être un exercice périlleux et pourtant rondement mené.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

97 abonnés 4 443 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2025
Un homme assassine sauvagement sa maitresse. Après avoir sciemment répandu des indices désignant sa culpabilité, l'homme prévient la police et disparait. Ce meurtrier n'est autre que spoiler: le directeur de la police criminelle
. Sa fonction, son autorité et la crainte qu'il fait éprouver à ses subordonnées permettent-elles au "doctore" d'être au-dessus de tout soupçon, intouchable ? Le doctore le pense, qui s'adonne à ce drôle de jeu en forme de défi...et l'enquête semble lui donner raison.

Le sujet est singulier et le personnage de Gian Maria Volonte, la prestation remarquable du comédien lui confèrent un relief puissant, plus déterminants que la mise en scène, un peu datée par certains aspects, d'Elio Petri. Ce personnage du Doctore ne laisse pas indifférent, à la fois pour ce qu'il incarne -la brutalité policière, l'abus de pouvoir, l'autoritarisme- et pour ce qu'il est, un homme vaniteux et arrogant jusqu'à la mégalomanie. Le biais inattendu de l'intrigue confère à la dénonciation du cinéaste une vraie signification.
Mais d'une certaine façon, le sujet est brouillé par les contingences politiques que lui applique Petri, à savoir l'intransigeance du pouvoir à l'égard des mouvements gauchistes? Doit-on voir à travers la figure du Doctore un simple individu déséquilibré dans un portrait psychologique "bunuelien" ou bien le bras armé d'un pouvoir politique fachisant? Difficile de se prononcer. Personnellement, c'est le premier aspect qui m'a le plus intéressé.
David B.
David B.

55 abonnés 595 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2020
Sublimé par la musique d'Ennio Morricone, un ovni cinématographique où son personnage principal tangue entre la provocation, l'assurance, l'impunité, puis la naïveté, la bêtise et la folie. Curieux à souhait.
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2014
Plus qu’une démonstration par l’absurde de la justice à deux vitesses du système politico-juridique italien, Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon est un pamphlet d’un cynisme glaçant sur les abus du pouvoir en place. L’inoubliable prestation de Gian Maria Volonte, qui réussit à faire transparaitre à la fois une froideur implacable et une culpabilité dévorante, donne à ce fleuron du cinéma politique italien des années 70 une puissance évocatrice du rapport entre la nature humaine et la tendance qu’a tout système politique établi à tendre vers une forme quelconque forme de tyrannie. Car c’est bien cette déviance fasciste que dénonce Elio Petri en montrant les dessous de cette police politique qui, sous prétexte de défendre la démocratie, refuse d’admettre la culpabilité de son responsable mais invente des prétextes pour réprimander des innocents. La bande originale signée par Ennio Morricone participe également à rendre mémorable ce chef d’œuvre de cruauté morale.
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2011
C'est vraiment un film intéressant. Il prend des partis pris pour un film policier qui sont assez sympas et qui font, finaement, d'Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon, un film davantage politique que policier.
Le scénario se suit avec plaisir et intérêt, la mise en scène est élégante et accompagne de façon intelligente le sujet, en sachant notamment proposer des moments incongrus, soulignés par la musique d'Ennio Morricone.
Bref, là dedans tout est solide : scénario, mise en scène et interprétation. Un bon film.
totoro35
totoro35

123 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2012
Se reposant sur une mécanique implacable à se ronger les ongles, Elio Petri dresse le portrait fascinant d'un salopard de grande envergure, calculateur, imbu de sa personne et avide de pouvoir, prêt à tout pour prouver qu'il a raison et qu'il est définitivement intouchable, mais offre surtout une critique virulente envers une cité décadente encore plus monstrueuse que son anti-héros, ainsi que de ses institutions toute puissantes. Un très grand film à (re)découvrir d'urgence, hanté par la prestation magistrale de Gian Maria Volonte et par la musique inoubliable d'Ennio Morricone.
belo28
belo28

87 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 août 2012
Une fable absolument amorale! Une relecture intéressante du Procès de Kafka! On est saisi par l'immersion et le réalisme de ce scénario toujours aussi intelligent même 40 ans après! Gian Maria Volonte semble habité par son personnage torturé et torturant. Et même si le style vieillissant des années 60-70 est omniprésent dans l'architecture et les costumes, la mise en scène et la musique sont intemporelles!
Jahro
Jahro

68 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2012
Un gros bonnet de la police, à qui tout a réussi, décide de tester son impunité en observant ses confrères enquêter sur son propre crime. Costard impeccable, le verbe haut, il se ballade parmi les rangs admiratifs, s’amuse de leur cécité tandis que là-haut, la gouvernance s’organise. Quand il s’agit de tuer dans l’œuf une affaire compromettante, les obstacles s’évanouissent comme par enchantement. Gian Maria Volonte est fantastique en haut ponte mussolinien, hautain avec ses subordonnés et soumis à sa maitresse, capable aussi bien de briller en société que de perdre brutalement tout contrôle. Le film annonce les années de plomb dans l’Italie des 70’s, la sévère répression subie par les étudiants anarcommunistes, le climat pesant de violences et de paranoïa. Et au milieu, ce citoyen au-dessus de tout soupçon, obnubilé par l’autorité, inquiet de ce militantisme désordonné et des libertés naissantes, et qui reste intouchable malgré tous ses efforts. Une tragicomédie étrange, sardonique, où résonne le pizzicato doux-amer d’Ennio Morricone, identifiable dès la première note. A découvrir.
BlindTheseus

348 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2010
En plein dans l'air du temps un film plein de vérités, et révélant une puissante equipe de politiciens d'un pays en pleine croisade morale être en fait des sombres beaufs essentiellement mûs par l'argent, et par une intrigue policière à ne pas dévoiler pour ceux qui ne l'ont pas vu. Duplicité, complaisance et désinformation quand tout va "presque bien"...
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 362 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2017
Après le générique, le plaisir envahit le spectateur avec la musique très connue d’Ennio Morricone, reconnaissable à sa guitare acoustique et sa guimbarde. Le chef de la brigade criminelle (Gian Maria VOLONTE) égorge sa maitresse d’une lame de rasoir et disperse des indices (empreintes, traces de semelles, etc.) dans tout l’appartement. spoiler: Menant l’enquête, il jette les soupçons sur le voisin de sa maitresse, jeune activiste, sur son mari avant de les innocenter, poussant à l’extrême le fonctionnement de la police qui, malgré les preuves, l’écarte de la liste des suspects par un raisonnement par l’absurde.
Gian Maria Volonte est prodigieux dans ce rôle de commissaire fou et schizophrène, imbu de son pouvoir mais ne supportant pas que l’ordre établi soit bafoué. Sévère réquisitoire sur la société italienne des années 1970’, sa police mais aussi ses contestataires. .
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