140 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
27 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
16 critiques
3
5 critiques
2
2 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
inspecteur morvandieu
98 abonnés
4 508 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 9 juillet 2026
Jadis, la frêle adolescente Martha a tué accidentellement son acariâtre et riche tante Miss Ivers sous le regard de ses camarades Walter et Sam. On la retrouve, des années plus tard, mariée au premier Le titre français du film pourrait faire croire à un noir polar. Et, certes, l'intrigue semble devoir prendre un tour criminel. Je préfère qualifier le film de drame psychologique, tant les personnalités de Martha et Walter -Barbra Stanwick et Kirk Douglas- au cœur des péripéties contingentes du drame qui se joue, sont prépondérantes, caractérisées par l'hypocrisie et le sentiment de culpabilité., par le comportement équivoque de l'une, par la faiblesse trompée dans l'alcool de l'autre. Barbara Stanwick -très belle- et Kirk Douglas -son premier rôle, très remarqué- forment brillamment un couple mal assorti, couple maudit auquel donne la réplique un autre couple, bien différent moralement : Van Hflin et la méconnue Lizabeth Scott, copie conforme de Lauren Bacall. Ce quatuor de charme et de talent n'est pas pour rien dans la valeur du film, auquel Lewis Milestone donne une dimension mélodramatique parfois un peu trop appuyée.
Très curieusement ce film exceptionnel de Lewis Milestones ( 1946 ), ne fut jamais montré au cinéma de minuit du formidable Patrick Brion, ni au Cinéclub de l'A2 que présentait Claude Jean Philippe.
Particulièrement original, ce film noir prouve la malléabilité et la richesse du genre. Si l'on en croit la définition donnée par François Gueriff, le film noir se caractérise par une fin qui ne change finalement rien à l'ordre des choses. Ce qui ne sera pas le cas dans ce scénario admirable !
Il faut dire que Robert Rossen montre la maturité et la profondeur de son écriture, dans un script psychologique de premier ordre qui pourrait nourrir un conversation pendant au moins une bonne heure.
De nombreux thèmes propres au genre ( la femme fatale, la domination du passé sur le présent) sont complétées par de riches variations.
Deux des personnages se perdront dans le passé, deux autres sortiront plus lucides de l'enfer provincial et bourgeois d'Iverstown.
Il faut saluer la prodigieuse interprétation des quatre personnages principaux. Premier film de Kirk Douglas, le couple formé par Elizabeth Scott ( actrice dont la ressemblance avec Laureen Bacall est légendaire ) et Van Eflin ( acteur dont la fadeur apparente est au contraire le signe de son équilibre intérieur ) forme un des couples les plus attachant du cinéma américain du moment.
Il reste Barbara Stanwyck dont j' avais lu il y a quelques années dans un article qui m'avait amusé - qu'elle était oubliée !
En tout cas certainement pas par moi, en ce qu'elle est une des actrices les plus phénoménales que je connaisse des grands studios Hollywoodiens.
Commercialisé en France sous le titre pas fameux et fourre-tout de " l'empire du crime ", je préfère largement le titre original qui traduit beaucoup mieux la complexité de ce scénario psychologique : " the strange love of Martha Ivers" ( l'étrange amour de Martha Ivers ).
Très appréciable par sa finesse psychologique et son imbrication de quatre destins d'êtres diversement blessés, affaiblis ou renforcés par leurs épreuves, ce récit évite les écueils des stéréotypes de son genre pour proposer une intrigue tant intime qu'amoureuse - avec une critique politique latente - afin de brouiller les pistes selon les manipulations ou choix des héros tout en conservant une certaine tension. Un beau quatuor d'acteurs au service d'une réalisation habile pour un film noir prenant!
Le film noir par excellence avec tous les codes du genre, à la mise en scène sublime, porté par une interprétation excellente, notamment Barbara Stanwyck et Kirk Douglas pour sa première apparition, mais desservi par des grosses longueurs et un scénario tarabiscoté.
Vu pour Kirk Douglas dans son premier rôle Excellent film noir, les acteurs sont excellents, mise en scène et scénario rien a dire et Tony Marrakech est sublime...
très bon film noir des années 40 avec un très bon scénario et les débuts a l ecran de kirk douglas qui déjà dégage un carisme incontestable a noter également lisabeth scott et qui est le sosie stupéfiant de lauren bacall film a découvrir absolument
Un casting de haut vol pour ce remarquable film noir où les coupables sont rattrapés par leur inéluctable destin. Quelques longueurs, cependant, empêchent "L'emprise du crime" de se hisser au niveau des chefs-d'œuvre de Fritz Lang ou de Preminger.
Film noir peu connu mais qui mérite le détour avec un scénario très efficace notamment au niveau de la trame psychologique . De nombreux thèmes y sont abordés comme l’attrait du pouvoir et la cupidité , la culpabilité criminelle et la corruption entrainant des névroses ... Milestone réalise un film ambiguë où les circonstances et les erreurs du passé prennent le dessus sur une vie idéalisée. Les quatre acteurs principaux sont parfaits à savoir Van Heflin, Barbara Stanwyck, Kirk Douglas dont c'est un premier rôle et Lizabeth Scott .
Excellent film noir qui échappe à tout manichéisme. Les personnages sont ambigus et complexes, de même que leurs relations. L'ensemble est servi par un trio de comédiens exceptionnels, des dialogues qui claquent et une photo superbe. Le scénario est assez classique, bon sans être exceptionnel et le double crime final n'était pas indispensable. Il aurait été plus fort d'abandonner le couple maudit dans son enfer intime. Une oeuvre forte qui parvient à susciter l'émotion et le malaise.
GÉNÉRAL : Film noir où trois amis d’enfance se retrouvent 18 ans après le meurtre de la mère de Martha. Quatre personnages mélangés par l’amour, la haine, l’innocence et le mépris.
NOTES POSITIVES : Quatre excellents acteurs. Il n’y a pas de perte de temps, toutes les scènes servent à la compréhension du film. spoiler: Réflexion constante et évolution de Sam qui fait face à deux amours et qui doit faire un choix. Relation intéressante entre Antonia (jouée par Lizabeth Scott) et Sam. Walter finit par se relever à la fin du film, mais est incapable de continuer à vivre.
NOTES NÉGATIVES : spoiler: Sans surprise pour un film noir, ça finit mal, mais on aurait une meilleure fin sans suicides.
PISTES DE RÉFLEXION : spoiler: Est-ce correct ou pas d’avoir incriminé un truand qui n’était pas coupable du meurtre de la mère de Martha ? Est-ce vraiment cette incrimination consciente qui rend Martha méprisable ou est-ce la manière qu’elle a décidée de vivre sa vie ? Est-ce que Martha a couché avec d’autres hommes pendant son mariage ? Peut-être parce qu’il est aveuglé par ses sentiments d’enfance, Sam prend du temps à comprendre ses deux anciens amis et se fait pas mal avoir avant de les redécouvrir. Choix entre deux amours : d’un côté l’amour d’enfance avec une femme intelligente et mature, mais qui a perdu beaucoup de son âme avec le temps et de l’autre côté un nouvel amour avec une femme innocente et dans le besoin, mais qui a un bon fond. Dualité : dans un premier temps, la qualité de Martha est sa force pratique pour survivre, mais son défaut est son manque de beauté intérieure. On aurait aimé en premier lieu qu’elle puisse retrouver son âme, mais elle ne réussit pas. Trop de mal a été fait et elle n’est pas et ne sera pas capable de reprendre le dessus. Elle a trop de haine, de mépris et de sécurité par la richesse pour regagner une certaine grandeur d’âme. Dans un second temps, la qualité d’Antonia est sa beauté intérieure, mais son défaut est son manque de force pratique pour survivre. Dès sa première apparition à l’écran, on s’aperçoit qu’elle est dans le besoin d’une relation d’aide et d’amour. Face aux cinq ans d’emprisonnement, elle ne réussit pas à trouver de solution et elle est prise au piège. Elle n’a pas un passé facile. Cependant, Sam est prêt à passer par-dessus tout et lui donner ce qu’elle a besoin. Elle est indépendante, ne comprend pas tout, mais finira quand même par comprendre plus vite que Sam qu’il est mieux de partir, peu importe s’il reste avec elle ou pas. On voit sa force augmenter tout au long du film. Et comme le dit si bien l’adage : le facteur sonne toujours deux fois et dans leur cas, ce sera pour le mieux, car ils ne manqueront pas l’occasion deux fois.
Un grand film noir dont l'objectif est de montrer que certaines motivations des protagonistes trouvent leur origine dans leur passé. Le déroulement de l'histoire est intéressant puisqu'il faut attendre un bon moment pour comprendre les motivations des uns et des autres (d'autant qu'il faut faire avec les retournements de situation) . Quelque part le film anticipe sur les obsessions de Woody Allen sur ce fameux sens du destin (qui justement n'existe pas) et qui n'est qu'un enchaînement de circonstances. L'ambiance polar est fort bien rendue (avec parfois un zeste d'autodérision). C'est très bien joué, Stanwick en tête, Kirk Douglas dont c'est le premier film est bon, quant au personnage très bien interprété par Lizabeth Scott, on ne saura jamais exactement qui elle est, sinon une inconnue liant son destin à celui de Van Helfin, le véritable héros de ce film qui n'omet pas une certaine critique sociale (la corruption des puissants, la manipulation de la justice).
De très bons acteurs (K. douglas jeune est excellent); le scénario est très bien construit; les décors sont typiques des films US des années 1930 en particulier le grand escalier de la maison bourgeoise où se déroule la grande scène primitive d'où découle tout le film.
Un excellent scénario noir avec une réalisation faite au cordeau et un quatuor parfait pour le jouer, un peu froid mais dans le genre c'est un modèle. Bon on sait que c'est Lauren Baccal qui a proposé Kirk Douglas pour son premier rôle, joli coup, du coup on se dit que la présence de Lisabeth scott n'est pas un hasard non plus.
Un film noir dans les règles de l'art avec son triangle amoureux, ses personnages complexes, droits et manipulateurs et sa mise en scène efficace mais trop classique pour en faire une œuvre vraiment marquante. Le final est tout de même intense et les acteurs sont très bons à l'image de Kirk Douglas, tout à fait convaincant dès son premier rôle.
Débuts impressionnants pour le mythique Kirk Douglas, dont c’est ici le premier rôle, et qui trouve en Van Helfin – le Athos des Trois mousquetaires – un vis-à-vis de choix. Un quatuor complété par la magnétique Barbara Stanwyck, et une jeune Lizabeth Scott qui a bien du mal à tenir le choc face à ces trois monstres. La pauvre n’aura d’ailleurs pas la même carrière. A la réalisation, le maitre Lewis Milestone (A l’Ouest rien de nouveau, Les misérables, Les révoltés du Bounty), qui tire de cette équipée fantastique un polar très noir, aux dialogues étonnants de justesse et de poésie, et dont le scénario complexe et retors surprendra le jeune cinéphile du troisième millénaire. L’image aussi est belle : les cadrages serrés semblent tout droit sortis des studios Harcourt. Alors bien-sûr, c’est du ciné-club d’époque : violence risible, musique omniprésente, rythme pas toujours présent. Mais on tient là un grand film, de ceux qui continuent à émouvoir plus d’un demi-siècle après leur sortie. Très fort.