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Un visiteur
1,0
Publiée le 2 janvier 2017
Kirk Douglas est donc "l'indompté", une grande gueule au grand coeur, prototype de l'anarcho-écolo qui n'a pas encore compris que le western c'est fini et qu'il existe des règles dans cette belle amérique d'après-guerre, règles que Tonton Sam se fera toujours un devoir de faire respecter.
En dehors de ces choix discutables, le film est extrêmement maladroit, mollasson et mou du genou comme pas permis. Les tenants et les aboutissants sont escamotés, non expliqués sous couvert de la rébellion à l'autorité (ça doit être le message je crois) permanente de ce personnage incroyablement creux et simplet, d'un angélisme qui confine au ridicule... Mais qui d'un autre côté n'hésite pas à recourir à la violence (on est en Amérique après tout !).
Walter Matthau en flic qui machouille son chwing-gum d'un air désabusé est un peu le faux paternel qui court après les conneries du rebelle, lequel finit comme il doit finir ou à peu de choses près.
Fort dommage donc, car le film m'a fait penser au premier Rambo lors de la poursuite du renégat, sauf que Rambo était infiniment mieux structuré et bien plus intelligent dans le traitement du rapport à l'injustice et l'autorité. Rien de tel ici, à part l'effet d'un gros prout lorsque le mot "fin" s'inscrit sur l'écran. Décousu et grotesque.
Il fait tellement moderne dans son ancienneté, toutefois, tout ce qui est dit peut être transposé par des valeurs et idées simples et basiques exprimées.
Kirk Douglas est très bon et touchant, Gena Rowlands est superbe. Je ne sais trop pourquoi, une simple rencontre avec un puma semble touché par la grâce et perdu dans le temps.
Quelques années après "l'homme qui n'a pas d'étoile", Kirk endosse à nouveau le rôle du cow-boy virile, solitaire et épris de liberté, à une époque où ce type de personnage n'a plus sa place. Les premières images offrent un contraste saisissant, où le cow-boy allongé sur l'herbe près de son cheval, contemple les merveilleux nuages...fendus par des avions à réaction. Quelques secondes plus tard, sa chevauchée sera interrompue par des barbelés (cf le film de Vidor) puis par une route encombrée de voitures. Malheureusement, si l'idée de départ aurait pu conduire à un grand film, Miller (ou plutôt le scénariste Trumbo) n'arrive pas à transcender son sujet, et transforme ce qui aurait pu être un chant de cygne du vagabondage (l'un des personnages est d’ailleurs mis en prison pour cette raison), en une chasse à l'homme longue et sans grand intérêt, hormis les magnifiques monts Sandia du Nouveau-Mexique.
Je comprends pourquoi Kirk Douglas considère que c'est un de ses meilleurs rôles, il montre l'histoire d'un homme qui veut rester libre avec sa magnifique jument et vivre comme autrefois quand les cowboys vivaient dans les grands espaces. Ce western est bouleversant, il montre que le modernisme tue aussi. Est ce qu'on doit avoir toujours plus pour se sentir bien?.. A souligner aussi très belle musique de Jerry Goldsmith.
Un classique qui n'a rien perdu de sa force au fil des années. Ce "western" tout à fait à part bénéficie d'une interprétation magistrale de Kirk Douglas et d'un final qui prend réellement aux tripes.
Le dernier des irréductibles. Dans le ciel, John W. Burns, dit Jack (Kirk Douglas), gardien de troupeaux, scrute, avec nostalgie, trois avions qui sont les nouveaux seigneurs des airs, en lieu et place des rapaces, perdus dans ce monde en pleine mutation. Les grands espaces ont fait place au bitume, et Jack est tout sauf un "macadam cowboy". Il est bien décidé à libérer son pote de toujours, Paul Bondi, incarcéré pour avoir aidé des Mexicains à traverser clandestinement la frontière. Pour le rejoindre dans sa geôle, il provoque volontairement une rixe. Rejoint dans sa cellule, Paul se retire du plan d'évasion, préférant laisser s'écouler les quelques mois qui le séparent de sa femme Jerri (Gena Rowlands). Parvenant à s'échapper, la poursuite impitoyable de Jack est menée, tambour battant, par le shérif Morey Johnson (Walter Matthau), qui emploie les grands moyens, dont la présence d'un hélicoptère, pour le traquer. La chasse à l'homme est lancée... Si le splendide "Impitoyable" de Clint Eastwood est qualifié de western crépusculaire, que dire alors pour décrire "Seuls sont les indomptés" ? Sur un scénario impeccable de Dalton Trumbo ("Spartacus" de Kubrick), qui a réalisé le traumatisant "Johnny s'en va-t-en guerre", David Miller rend le plus beau des hommages à l'homme de la plaine, désabusé face à la croissance exponentielle du parc automobile. La fin d'un mythe, de quoi y perdre son cheval pour cet anachronique, si désuet vis-à-vis de ces monstres vrombissants...
Métaphore de la mort du western, ce drame mélancolique est unique en son genre. Les images sont remplies de symbolisme, chaque plan a un sens. Cette vision quasi anachronique du western surprend. Les décors sont superbes, les acteurs très bons. Mais il y a un problème de rythme, c'est sûrement dû à l'effet recherché mais l'ennuie se fait sentir rapidement.
Attention!! Ce film est un chef-d'œuvre! Tout est parfaitement maîtrisé tant par : son intrigue, le jeu des acteurs, l'émotion, les décors, la musique...que par la pertinence de son message: l'avènement d'un "monde matérialiste" et répressif menaçant toute forme de liberté. Je confirme que Kirk Douglas est l'un des meilleurs acteurs de tous les temps. Il est éblouissant notamment à la fin où il se surpasse par un jeu virtuose. Le héros nous rappelle l'absurdité d'un Don Quichotte errant dans un monde de chimères en poursuivant un idéal qui tourne au tragique. La musique de Jerry Goldsmith sonne juste à tout moment et nous "tord les tripes" pendant l'ascension de la montagne. Le final est d'une force inouïe.
Quatre étoiles ... C'est peut être trop mais j'aime ce film avec passion ! Il nous montre la confrontation de deux monde, les cowboys vivant dans une certaine liberté, incarnés pas Burns (DOUGLAS) et l'urbanisation...Deux modes de vies différents et tellement peu compatibles. Douglas joue avec sobriété le cowboy refusant de se laisser enfermer dans un mondequ'il ne veut pas et qu'il ne pourrait de toute façon pas supporter...Ce film est une merveille, et la scène finale est d'une beuaté incroyable... elle se raproche un peu de la fin de L'IDIOT de Georges Lampin...la caméra est fixée sur le visage du personnage et pour la première fois depuis le début du film on y voit de la peur, de l'incomprehension ....kirk douglas se métamorphose e quelques secondes en animal piégé....