Seuls sont les indomptés
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57 critiques spectateurs

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chrischambers86

16 164 abonnés 13 119 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2019
Sur un scènario admirable de Dalton Trumbo, cette oeuvre nous raconte la rèvolte et le dèsespoir d'un homme! Un cowboy de la vieille ècole, solitaire, romantique, un peu anarchiste, nommè Jack Burns (dont le rôle est magnifiquement interprètè par Kirk Douglas) voit sa vie menacèe par les progrès de la civilisation industrielle, qui restreint peu à peu sa libertè et contrecarre sans cesse son besoin d'indèpendance! Le dècor des grands espaces de l'Ouest, fait certes rêver, mais n'est plus celui d'une nature sauvage ouverte à l'action civilisatrice de l'homme blanc ; au contraire, ce dernier mutile la nature en la couvrant de clôtures de fils de fer barbelès! Cheval contre autos et hèlipcotère, la lutte s'avère inègal! Mais personne n'oubliera ce final poignant sous une pluie battante! La mort du western se trouve en quelque sorte sur cette route 66 près de Tijeras Canyon! Chef d'oeuvre...
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2016
Ce film là on ne pourrait même pas le qualifier de western crépusculaire, la nuit est déjà tombée, les vachers n'existent plus, il n'y a plus que Jack et peut-être son ami Paul qui aspirent encore au grand air, mais on se rend bien vite compte que ce dernier a lui aussi abandonné la liberté pour se conformer à la société. Jack est seul, avec sa jument, il refuse d'écouter, il refuse de se soumettre, de se conformer, il est libre, il va là où il veut, quand il veut, ni la société, ni ses prisons ne sont des limites pour lui.

Et ça c'est beau.

Aussi beau que le retour à la réalité est dur et extrêmement triste, sans jamais trop en faire. La musique sait s'arrêter pour ne faire entre plus que les cris du cheval et le clapotis de la pluie... c'est déchirant.

Ce film c'est la quête, que l'on sait impossible d'échapper à la société, de vivre comme on l'entend, avec ses propres valeurs, sans que l'on vienne l'emmerder. Le héros solitaire, qui va et vient... le punk à chien américain des années 60... j'aime cette figure, mais je la trouve parfois assez mal traitée, notamment dans des films comme Easy Rider, mais c'est peut-être car j'aurai sans doute plus d'attachement à un cheval qu'à une moto, et que parcourir le mode à dos de canasson me vend bien plus du rêve qu'en enfourchant une pétrolette. Reste que l'idée est la même, un type qui veut vire hors de la société, mais que la société ne veut pas laisser en paix.

Encore que, là, j'ai trouvé le personnage du shérif joué par Matthau vraiment intéressant, on est loin du flic haineux qui veut absolument trouver sa proie et le traquer sans répit, il le fait car c'est son travail, sans réelle passion, sans plaisir et il semblerait même parfois vouloir que ce fugitif parvienne à s'enfuir, qu'il l'envie. Peut-être que les représentants de la société sont juste jaloux...

Enfin, dans tous les cas, même si la fin est connue, le film réussi à faire naître une forte tension, on s'attache au personnage de Douglas, à sa jument et lorsqu'il pense à l'abandonner car il s'en sortirait mieux sans elle, c'est déchirant. Et c'est permis par la simplicité du dispositif, un homme et son cheval, traqués dans la montagne.

D'ailleurs toute la partie avant cette traque est très intéressante elle aussi. Je pense notamment aux discutions avec Gena Rowlands, où elle dit qu'elle ne veut rien avoir à faire avec les hommes, mais qu'elle a besoin d'eux pour avec de enfants. On voit également l'évolution qu'elle permet chez le personnage de Paul, son mari, qui devait être comme Douglas auparavant, mais qui s'est attaché, conformé et qui accepte la sentence que la société lui impose. Ce que ça dit en toile de fond est assez beau puisque ça dit que la femme est à la base de la société, que c'est elle qui attache l'homme à un lieu, une terre et des règles, puisqu'elle a besoin de lui pour élever leurs enfants, pour bâtir quelque chose qui ne peut être bâti et où elle et ses enfants seraient des boulets s'ils allaient où le vent les guidaient.

D'où finalement les deux figures du cowboy, le cowboy solitaire qui chevauche vers le Soleil couchant en fin de film et celui qui s'installe avec sa dulcinée à cultiver une terre. Sauf que peu importe lequel on est, la société nous rattrape quoique l'on fasse, sauf que celui qui cultive sa terre a quelque chose à perdre et peut donc être assimilé, civilisé, l'autre nom, il restera l'un des derniers mustangs sauvages que tentera d'attraper avec violence et après un long combat Gable dans les désaxés...
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juin 2015
Tout rend ce "Lonely Are The Brave" élligible pour le label de film culte. D'abord, sa distribution. Kirk Douglas est admirable et sa prestation d'acteur est supportée par toute une pléiade de petits et moyens rôles absolument extraordinaires, y compris celui de la rétive jument. Il est étonnant que l'acteur n'ai pas reçu cette année-là l'oscar pour sa performance. Une performance à laquelle il faut ajouter l'ensemble du projet, car c'est Douglas en personne qui a fini une bonne partie de la réalisation. Et c'est aussi lui qui assurait la production du film. "Seul Sont Les Indomptés" est aussi formidable en raison de sa portée philosophique, mise en relief par une succession de situations et de dialogues, en apparence simples, mais qui sont empreints d'un puissant symbolisme. Entre autres, une traversée compromise d'un désert, coupé en deux par une nationale, incarnant un urbanisme intrusif et fatidique. Ou encore, un chapeau rejeté sur la route par une pluie impitoyable indiquant la tournure irrémédiable que prend le destin du héros. Ou bien, des non-dits entre une femme et un homme qui dévoilent, plus que leurs phrases, la nature de leur amour, et la raison de la paternité non assumée du héros. Autant de beautés révélées, à la lumière de paysages grandioses.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2016
Seuls sont les indomptés (Lonely are the brave) est un film de David Miller tourné en 1962. Jack Burns interprété par Kirk Douglas est un "sans domicile fixe à cheval" qui vit de l'air du temps dans une Amérique qui a lancé à pleine vitesse la société de consommation. Il décide de rendre visite à son vieil ami Paul incarcéré pour délit d'opinion. Pour se faire, il se fait incarcérer lui même...
Avec ce film, le réalisateur aborde le changement de société que vivent les Etats Unis et les conséquences pour ceux qui ne suivent pas la voie tracée...Jack Burns est un personnage au bon fond, qui a eu une enfance difficile et qui veut s'affranchir de la vie moderne...cela lui coûtera cher. Dans le rôle principal, Kirk Douglas tout sourire et au mieux de sa forme, est très bon. On saluera également la performance de Gena Rowlands dans le rôle de Jerri Bondy, l'épouse de Paul et de Walter Matthau toujours un peu décalé qui apporte un peu de légèreté au film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 novembre 2014
"Lonely are the brave" est un film d'une vivacité remarquable. Comment peut-on ne pas apprécier Kirk Douglas dans le rôle de Jack, cowboy, perdu dans le monde moderne aspirant à la liberté éternelle où il n'y aurait plus de frontière? L'authenticité du personnage nous plonge inlassablement dans les fabuleux délices de l'inconnu, cet homme affranchi de toute responsabilité qui mène sa vie de son plein gré, sans se soucier de la modernité qui devient de plus en plus omniprésente et qui contient des effets pervers, comme on le constatera à la fin du film spoiler: avec l'accident et la mort du cheval (la modernité triomphe, analyse personnelle évidemment).
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 861 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2016
On ne sait pas si le scénariste a voulut faire un film pour qu'il devienne un chef d'oeuvre. En fait c'est très absurde, ils recherchent un homme seul, ils mettent beaucoup de moyens pour un homme qui n'est accusé de rien, pis cela dégénère, on dirait un préambule du premier opus de Rambo.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2018
L'histoire est très linaire, voire simpliste (pour ne pas dire cucul), mais fonctionne parfaitement, grâce à une direction d'acteur impeccable. Si on peut regretter les scènes de bagarre un peu grotesques, celles impliquant Douglas et sa jument sont simplement fabuleuses. Côté interprétation, il convient de souligner le second rôle extraordinaire de Walter Matthau, il est rarissime qu'un second rôle soit aussi bien travaillé, on pourrait dire aussi la même chose de celui de Gene Rowland. Miller nous dresse un portrait terrifiant de ce qu'est devenu le monde, brisant les rêveurs mais laissant les sadiques s'exprimer. Le point de vue sexuel est également intéressant, Douglas rêve de prendre la place de son ami auprès de Rowland, il est d'ailleurs à deux doigts de la faire, mais refuse de sacrifier son amitié… Chef d'œuvre : non ! Mais très grand film, oui assurément !
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2017
Nous voici en face d'un western un peu particulier puisque "Seuls sont les Indomptés" se déroule dans les années 1960 et raconte la dérive d'un cowboy des temps modernes nostalgique des temps révolu. Et l'ensemble s'avère bien passionnant à suivre et ce grâce à un superbe Kirk Douglas, à un sujet fort et émouvant et aussi pour la mise en scène particulièrement réussi de David Miller. On passe donc un excellent moment devant ce western moderne qui s'avère assez original dans son style.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2019
"Seuls sont les indomptés" est un superbe hommage à la liberté . Jack Burns, vivant encore comme un cowboy avec son cheval comme fidèle compagnon est un homme qui refuse l'américaine moderne et florissante. Dans le rôle principal, Kirk Douglas est remarquable de même que Walter Matthau en shérif tenace.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2025
Après avoir lu "The brave cowboy" (paru en 1956) d'Edward Abbey, écrivain radicalement écologiste, Kirk Douglas réussit à convaincre Universal de distribuer une adaptation du roman qui serait produite par Joel Production, sa propre société. Le scénario est confié à Donald Trumbo, revenu en grâce depuis "Spartacus" et "Exodus". Donald Trumbo qui a durement subi la folie persécutrice du sénateur McCarthy, saisit parfaitement l'âme profonde du cowboy solitaire joué par Kirk Douglas qui entend défendre jusqu'au bout sa liberté de vivre à sa manière dans une société consumériste qui formate à grand pas et par strates tous les comportements sociaux.
S'il revient au Nouveau-Mexique spoiler: c'est pour sortir de prison son ami d'enfance condamné pour avoir aidé des réfugiés mexicains clandestins
. John W Burns (Kirk Douglas) est l'un de ces nostalgiques du temps des pionniers quand l'immense pays n’était encore qu’une terre vierge que l'on pouvait sillonner à cheval sans entrave autre que les éléments naturels avec lesquels il fallait composer. Trumbo complètement imprégné de la teneur du livre d'Abbey, scande son récit de symboles rappelant que cette courte période de l'histoire est bel et bien révolue. Les barbelés qui lui barrent régulièrement son chemin, obligent Burns à user d'une pince sans doute achetée chez un quincaillier, tout comme la traversée d'une autoroute encombrée se transforme en épreuve mortelle pour sa jument. La vision de Burns et de son cheval dans le rétroviseur d'un routier ayant manqué de les écraser martèle par le biais de la métaphore que le cow-boy n'est plus qu'un lointain souvenir pour tous ces gens occupés par l'activité capitaliste qui a depuis longtemps remplacé l'économie agraire. Des inserts particulièrement parlants et souvent émouvants.
Dès lors, le salut pour Burns est toujours plus loin, par-delà les montagnes quand il doit fuir la police à ses trousses après qu'il se soit évadé de la prison où il avait rejoint son ami. Commence alors la partie la plus bouleversante du film où Burns en parfaite osmose avec sa jument pourtant effrayée par les pentes escarpées et les ravins, se lance le défi de franchir l'obstacle avec celle qui est désormais sa compagne de tous les instants. A ses trousses un hélicoptère, un gardien sadique (George Kennedy) et un shérif local débonnaire (génial Walter Matthau) qui ne met pas beaucoup d'entrain à la tâche, sans doute en sincère empathie avec ce dinosaure des temps modernes qui ne veut rien renier de ses convictions.
Magnifiquement photographié par Philip H. Latrop, "Seuls sont les indomptés" s'inscrit dans la lignée des westerns de Sam Peckinpah qui comme leur auteur étaient imprégnés d'un Ouest finissant que quelques rêveurs suicidaires ne voulaient pas laisser mourir. On pense aussi au sublime et maudit "Deux hommes dans l'Ouest" (1970) de Blake Edwards ou encore au trop méconnu "Cavalier électrique" de Sydney Pollack (1979). Kirk Douglas à l'initiative heureuse du projet n'a sans doute jamais été aussi convaincant, délaissant les tics qui parfois encombraient son jeu et apportant toute son incroyable énergie physique dans l'épisode montagnard en compagnie d'un cheval qu'il fallait bien maîtriser pour qu'il ne le précipite pas dans le ravin. Ceux qui n'ont pas vu "Seuls sont les indomptés" dont le titre résume à lui seul toute la symbolique du film, doivent absolument combler ce manque. Ils ne seront pas déçus.
Guillaume182
Guillaume182

147 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2013
Voilà le genre de film que j'aime.

Simple, classe, Beau et tellement vrai.

Une critique du mode de vie Américain.

Tout y passe.

Le concept de propriété illustrer ici par Douglas sur son cheval qui tombe sur une clôture.

L'immigration, le vagabondage, les indiens emprisonner (sans doute pour alcoolisme).

La guerre de Corée est évoquer avec cet ancien combattant alcoolique et violent.

La police pas toujours irréprochable surtout quand on vois l'ignoble flic qui provoque Kirk.

Le mode de vie américain contemporain confronter au mode de vie des cowboys.

Les temps on changé et la vie est dure pour les indomptés que ce soit les cowboys et les Indiens.

Un beau film plein de nostalgie, politique, mais aussi poétique avec la mise en scène contemplative et la relation particulière entre Kirk et le cheval.

Mise en scène magnifique, des scènes techniquement remarquables.

Des acteurs excellents, un cheval qui en à vu de toutes les couleurs.

Un scénario remarquable.

Un classique.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 janvier 2014
Film préféré de Kirk Douglas, "Seuls sont les indomptés" est en effet une très belle ode à la liberté et à l'individualisme. Jack Burns, vivant encore comme un cowboy tout droit sorti des westerns de John Ford ou d'Howard Hawks, est un homme qui ne se fait pas au monde moderne et à ses valeurs, plein de barrières et d'interdits. On sent bien que Dalton Trumbo met un peu de lui dans ce magnifique scénario, transformant l'évasion de Burns en une dernière balade aux allures de western, un adieu à un mode de vie happé par le modernisme des années 60. Dans le rôle principal, Kirk Douglas est parfait, semblant également se sentir proche de ce personnage solitaire mais romantique. En shérif qui organise les recherches pour Burns sans pour autant vouloir vraiment l'attraper, Walter Matthau est également très bon et la mise en scène de David Miller (ou de Kirk Douglas à ce que raconte certaines personnes comme quoi Douglas, producteur du film aurait été énervé par la lenteur de Miller et aurait pris les rênes de la mise en scène) correspond parfaitement à son sujet. Que ce soit avec un peu d'humour lors de la scène d'introduction ou avec beaucoup de tristesse et de pessimisme lors de la scène finale, le film est prenant de bout en bout et son propos, même bien des années après, reste d'actualité.
Buzz063
Buzz063

99 abonnés 919 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2010
Très beau film, malheureusement trop méconnu. Film assez mélancolique que ce western où Kirk Douglas court après une époque rêvée qui n'existe plus et tente d'échapper au monde moderne comme en témoigne la première scène: un cowboy allongé sur le sol, qui contemple le ciel. Le spectateur peut penser que l'action se déroule à la grande époque de l'ouest jusqu'a ce qu'un avion vienne déchirer le silence. Film sur la place de l'individu dans une société qu'il rejette, sur la liberté de mener son existence comme on l'entend. Fin magnifique et tragique où le héros est une dernière fois ratrappé par la modernité.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 septembre 2019
Il y a un peu du Nouvel Hollywood avant l’heure dans les libertés que prend la première partie avec l’efficacité attendue d’un scénario hollywoodien. Le problème, c’est que le style des années 60, relativement classique et étriqué, crée des attentes auquel le film ne répond pas. Résultat, le film paraît très bancal : personnages à peine esquissés, problèmes de rythme, enjeu principal pas vraiment passionnant, remplacé par un autre enjeu en cours de route... Ensuite, le récit s’épure et rappelle des spectacles plus récents, comme les films de traque des années 90 (Un monde parfait, Thelma et Louise), légèrement mâtiné de buddy movie animal façon Sauvez Willy. C’est dans cette partie que le film séduit et déploie sa très belle réalisation, mais l’ensemble reste boiteux et la mollesse du début n’est que partiellement rattrapée par l’efficacité de la suite.
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 février 2025
Voilà un film qui a pris un sacré coup de vieu, scénario prévisible, bien sûr Kirk Douglas; mais aussi Gena Rowlands qu'on ne voit que trop peu à l'écran, film qui sera vite oublié
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