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Patjob
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2,5
Publiée le 21 décembre 2025
Le film tient de l’essence du western. Après un hommage rendu au maître John Ford, avec l’arrivée du cowboy solitaire dans la maison occupée par la femme d’un ami, qui évoque irrésistiblement le début de « La prisonnière du désert », les ingrédients habituels du genre sont là : bagarre, emprisonnement, évasion, poursuite (ou plutôt ici traque). L’originalité, c’est que l’action se déroule un siècle plus tard ; le souligne immédiatement la confrontation entre les plans du cavalier allongé le chapeau sur les yeux, près de son cheval et de son fusil, un classique du genre, et celui d’avions à réaction qui le survolent, traçant leur sillage dans le ciel. L’idée de situer un western à une autre époque était excellente, et, dans le décalage entre les valeurs et principes du héros westernien et les fonctionnements de la société moderne, au-delà de l’hommage, la nostalgie d’un genre qui se meurt est parfois émouvante. Mais l’action proprement dite est trop conventionnelle et la poursuite finale s’éternise, en manque d’idées et sans plans signifiants. David Miller est passé à côté d’un grand film.
La première scène donne le ton: un homme qui croit pouvoir vivre en cow-boy dans le monde moderne... Aussi les éléments de l'intrigue visent-ils à questionner la possibilité voire la pertinence de s'affranchir de la société, de fuir les contraintes, de s'accrocher à son indépendance. De fait, par ses choix libertaires, le héros (pudiquement sensible Kirk Douglas) se retrouve marginalisé, spoiler: conduit par son comportement à perdre même la femme qu'il aime et à abandonner son enfant à un autre père. Cependant, ceux qui représentent les valeurs de la société apparaissent fatigués, blasés, éteints, qu'il s'agisse de l'inspecteur (impeccable Walter Matthau) ou de l'épouse résignée (Gena Rowlands laissant deviner la flamme étouffée). Paradoxalement ce sont ceux qui laissent s'exprimer les plus vils instincts - de violence notamment - qui semblent les plus épanouis dans cette vie prétendument évoluée. Exsudant la mélancolie d'un monde - ou de son rêve - envolé, la mise en scène adopte la lenteur du pas de la jument alors que l'incertitude ne plane guère sur l'issue de la traque... De l'impossibilité d'échapper (irrémédiablement?) à son époque...
Voilà un film qui a pris un sacré coup de vieu, scénario prévisible, bien sûr Kirk Douglas; mais aussi Gena Rowlands qu'on ne voit que trop peu à l'écran, film qui sera vite oublié
Un cowboy se confronte au monde moderne. Ce film est une sorte d'ovni. Le premier plan montre un cowboy dans le desert qui soudain entend un avion le survoler. C'est la fin d'un monde que montre ce film. Kirk Douglas pensait que c'était son meilleur film. L'honneur et l'intégrité sont au coeur de l'histoire. A voir absolument.
Voilà un film assez méconnu dans la carrière de Kirk Douglas, et pourtant, c'est très certainement un de ses meilleurs rôles dans sa longue carrière. Ce rôle justement empreint de nostalgie, la chute d'un homme libre dans un monde en pleine révolution industrielle. Ce qui est marquant, c'est tout l'acharnement qui est mobilisé pour un simple voie de fait, même le héros n'en revient pas, qu'est-ce qui justifie une telle chasse à l'homme. Bien sûr, on prend fait et cause pour cet homme épris de liberté, ce marginal, qui n'a pas d'adresse fixe, pas de papiers sur lui, rien qui prouve qu'il fait parti de la société. Je ne sais pas pour vous, mais à la première vision du film, j'ai trouvé des similitudes avec un autre film, ce second film sera réalisé près de 20 années après, et même si vous allez me dire, mais de quoi il parle, il débloque, je voudrais quand même parlé des similitudes entre cet indompté et Rambo, first blood. On a des similitudes flagrantes, le héros solitaire, le flic qui le harcèle, la chasse à l'homme, la cavalcade, naturellement, ici l'histoire est contemporaine de ces années 60, Rambo, est contemporain de ces années 80 post Vietnam, mais tout de même dernier point la musique, qui dans ce film joue sur deux thèmes, lorsque l'action se déroule dans la vie moderne, auprès du shérif, et lorsque le héros est à l'écran et cette partition ressemble aussi, à la musique du film de Rambo Je referme la parenthèse, et je vous invite à découvrir ce film qui dégage une certaine poésie, et enfin, il faut aussi mentionner le rôle tenu par Walter Matthau, shérif blasé, qui a l'air de s'amuser autant d'un chien qui pisse sur une bouche d'incendie qu'il est agacé par la médiocrité de ses suppléants.
Il fait tellement moderne dans son ancienneté, toutefois, tout ce qui est dit peut être transposé par des valeurs et idées simples et basiques exprimées.
Kirk Douglas est très bon et touchant, Gena Rowlands est superbe. Je ne sais trop pourquoi, une simple rencontre avec un puma semble touché par la grâce et perdu dans le temps.
C'est sur un magnifique scénario de Dalton Trumbo que David Miller a réalisé ce film, il y a un peu plus de 60 ans. Un western dans lequel, dans la première scène, un avion à réaction traverse le ciel, un western qui annonce la fin du western, un western qui voit un gardien de troupeau épris de liberté qui ne supporte pas l'évolution du monde,avec la multiplication des clôtures et des frontières. La distribution est fantastique, avec Kirk Douglas pour qui "Seuls sont les indomptés" est le film qu'il a préféré parmi tous ceux dans lesquels il a joué, avec Gena Rowlands jeune trentenaire, avec Walter Matthau.
Un western( ?) décalé au temps de la voiture et de l’industrialisation. Un scénario original et intelligent non dénué d’humour avec portraits psychologiques intéressants que ce soit le héros cavalier solitaire ou le qui shérif qui le traque. Une belle surprise !
Lonely are the Braves est un film d'une grande qualité d'écriture. Il surprend très vite en inscrivant son film, que je pensais personnellement être un western classique, dans l'ère moderne. Cela rajoute des tas de thématiques, surtout quand le personnage principal incarné par Kirk Douglas est une sorte d'homme bloqué dans un autre temps, un insoumis, un paria pour beaucoup. Le monde dépeint y est très cruel.
S'en suit des passages en prison, ou Burns retrouve un ami qu'il essaye de convaincre de s'échapper, puis une énorme traque dans les montagne du Nouveau Mexique. Toute cette partie s'avère moins profonde, mais tout aussi révélatrice d'un monde sombre, et de la révolte de certains.
Les personnages secondaires sont eux aussi fort bien écrit, les différentes interventions de Paul (l'ami dans la prison), de Jerry ou du shérif sont des plus intéressantes, dépeignant chacun un point de vue bien différent.
On peut regretter une mise en scène trop plate, et une traque un peu trop longue par instant, mais ce film reste bel et bien un western très atypique, presque un non western au final.
Avec une critique assez similaire à First Blood (1982), trente années auparavant Lonely Are The Brave est exécuté avec autant de passion et de tranchant, non pas à grand coup de couteau de chasse contre les force armées qui poursuivent notre héros réactionnaire et incompris, mais contre l'injustice et le rejet de cet homme dans cette nouvelle société qui évolue sans vergogne par les guerres et dans la surexploitation des terres, isolant chacun vers une condition irréparable. Avec sa jument Whisky, Kirk Douglas dans l'un de ses plus grand rôle, habité.
Il ne faut pas chercher de crédibilité dans ce film qui ne veut montrer que l'inadaptation au monde moderne d'un solitaire épris de nature. Tout est dit dès la première image (le cow boy à cheval qui voit passer un avion à réaction). Douglas retrouve 6 ans après un rôle proche de celui tenu dans L'homme qui n'a pas d'étoile de 1955.
Sur un scénario de Dalton Trombo, un western désenchanté sur le combat du dernier cow-boy face au monde moderne qui lui vole sa liberté, interprété par un Kirk Douglas magistral.
Superbe western moderne, remarquablement bien écrit abordant des thèmes comme la liberté, la nature et la civilisation. Le Rambo de 1983 en était un remake inavoué. On retrouve d'ailleurs Jerry Goldsmith à la musique des 2 films, qui possède pas mal de parallèles. Le suspense est assez haletant, la mise en scène se tient, les caractères biens écrits, de la femme de l'ami au shérif compatissant, même si certaines situations ont vieilli. La symbolique du cheval au milieu des véhicules reste une image forte.
Bien sûr, il faut saluer le talent, la présence et l'extraordinaire performance physique de Kirk Douglas, à 45 ans. Par ailleurs, Gena Rowlands, toute jeunette, est à tomber par terre. Mais malgré tous ces efforts, et des qualités indéniables, c'est mou, c'est plein de longueurs, ce n'est guère passionnant. En termes de chasse à l'homme, comparez par exemple avec Le Fugitif, avec Harrison Ford. Question efficacité, il n'y a pas photo.