Seuls sont les indomptés
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weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2017
Le mythe de la fin du cow-boy est un thème déjà vu. Ici, les petits clins d'œil sont assurément délectables. KD franchit la route qui le conduit vers un autre monde Mais avant il coupe les barbelés de "l'homme qui n'a pas d'étoiles".
Mais il se sent infirme car il ne sait "vivre qu'avec lui même". Totalement solitaire, handicapé de la vie. En cela le film devient une sorte d'étude psychanalyse d'un pan entier du cinéma américain.
Assez fascinant et en même temps la vision totalement crépusculaire d'une époque où l'homme ne doit son salut qu'à la nature qui devrait d'ailleurs le sauver à la fin (longue scène superbe) avant la vision terrible du chapeau sous la pluie......
Remarquez au passage la petite scène naturaliste où passe le petit écureuil.....
ned123
ned123

210 abonnés 1 764 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2016
J'ai vu un film... éblouissant de contraste pour un film en noir et blanc qui est un choix assumé du réalisateur pour donner du contraste et de la couleur aux idées nostalgiques. L'idée est de montrer que la modernité emporte sur son passage la nostalgie d'un Wild West rêvé et fantasmé... La modernité avec son côté amer, désenchanté, voit ce cow-boy refuser d'y adhérer. Kirk Douglas livre une prestation émouvante... Il exprime en quelques mouvements de visages des palettes incroyables d'émotions et de sentiment, Le casting est très intéressant avec bien sûr Gena Rowlands dans un de ces premiers rôle, Walter Matthau en policier désabusé, George Kennedy en gardien de prison sadique... Il y a une recherche importante de plans, et de cadrages originaux... Ce western mélancolique est un très grand succès... Un beau film qui montre que le temps va dans un seul sens, celui de l'accélération... Et heureusement que le cinéma nous permet d'arrêter le temps et de se dire que le passé a parfois du bon...
Prométhée
Prométhée

7 abonnés 98 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2017
Quelques années après "l'homme qui n'a pas d'étoile", Kirk endosse à nouveau le rôle du cow-boy virile, solitaire et épris de liberté, à une époque où ce type de personnage n'a plus sa place. Les premières images offrent un contraste saisissant, où le cow-boy allongé sur l'herbe près de son cheval, contemple les merveilleux nuages...fendus par des avions à réaction. Quelques secondes plus tard, sa chevauchée sera interrompue par des barbelés (cf le film de Vidor) puis par une route encombrée de voitures.
Malheureusement, si l'idée de départ aurait pu conduire à un grand film, Miller (ou plutôt le scénariste Trumbo) n'arrive pas à transcender son sujet, et transforme ce qui aurait pu être un chant de cygne du vagabondage (l'un des personnages est d’ailleurs mis en prison pour cette raison), en une chasse à l'homme longue et sans grand intérêt, hormis les magnifiques monts Sandia du Nouveau-Mexique.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2016
Quelles est l'étape qui suit le western crépusculaire ? Et bien si on me posait la question, je répondrais certainement "Lonely Are the Brave". Il faut dire qu'avec ce long-métrage, David Miller met en scène Kirk Douglas dans le rôle d'un homme qui vit dans une autre époque, et nous le fait comprendre avec les deux premiers plans : un cow-boy, au milieu d'un espace gigantesque, dans tout ce qu'il a de plus iconique, dont le sommeil et la tranquillité sont perturbé par des avions qui passent au-dessus de lui.

Et il est fascinant de voir la vision que le cinéaste pose sur son personnage ainsi que sur son époque. Car avec ces deux premiers plans, c'est tout un questionnement sur la fin d'un mode de vie que lance Miller. Au final Douglas est seul avec son envie de liberté, qui se heurte aux barrières, physiques ou non, que lui impose la société. Il est alors d'autant plus déchirant de le voir prendre conscience que Paul, son ami de toujours s'est lui aussi conformer à cette société et à ses règles.

Et là où Miller aurait pu tomber dans la réflexion stérile du "c'était mieux avant", ce dernier dépeint au contraire un monde dans lequel la société de consommation a prit le dessus sur l'appel de la liberté et du grand air, mais que ceux qui y aspirent toujours sont voués à une profonde solitude, à l'image de cette scène bouleversante entre Douglas et Rowlands juste avant la fuite de ce dernier.

Et quelle fuite, à la fois désespéré et profondément belle quand elle nous rappelle en l'espace d'un instant sur un puma que cette nature sauvage est toujours là. Il suffit même de quelques secondes de silence et d'un sourire vers les montagnes pour comprendre à quel point le shérif qui poursuit Douglas l'envie, car tout comme Paul il s'est résigné. C'est d'une justesse incroyable en plus d'être d'un grande beauté, et si cela marche aussi bien, c'est grâce à la simplicité du récit et de son exécution, ce n'est que Douglas, son cheval et ce besoin profond de vivre une époque qui n'est pas la sienne, ou tout du moins, qui n'est plus celle du monde dans lequel il vit.

Cette oeuvre riche et complexe fait le deuil d'une époque et de ceux qui la rêvent encore. Car se conformer est la seule solution pour ne pas être broyé. C'est tragique.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2016
On ne sait pas si le scénariste a voulut faire un film pour qu'il devienne un chef d'oeuvre. En fait c'est très absurde, ils recherchent un homme seul, ils mettent beaucoup de moyens pour un homme qui n'est accusé de rien, pis cela dégénère, on dirait un préambule du premier opus de Rambo.
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2016
Ce film là on ne pourrait même pas le qualifier de western crépusculaire, la nuit est déjà tombée, les vachers n'existent plus, il n'y a plus que Jack et peut-être son ami Paul qui aspirent encore au grand air, mais on se rend bien vite compte que ce dernier a lui aussi abandonné la liberté pour se conformer à la société. Jack est seul, avec sa jument, il refuse d'écouter, il refuse de se soumettre, de se conformer, il est libre, il va là où il veut, quand il veut, ni la société, ni ses prisons ne sont des limites pour lui.

Et ça c'est beau.

Aussi beau que le retour à la réalité est dur et extrêmement triste, sans jamais trop en faire. La musique sait s'arrêter pour ne faire entre plus que les cris du cheval et le clapotis de la pluie... c'est déchirant.

Ce film c'est la quête, que l'on sait impossible d'échapper à la société, de vivre comme on l'entend, avec ses propres valeurs, sans que l'on vienne l'emmerder. Le héros solitaire, qui va et vient... le punk à chien américain des années 60... j'aime cette figure, mais je la trouve parfois assez mal traitée, notamment dans des films comme Easy Rider, mais c'est peut-être car j'aurai sans doute plus d'attachement à un cheval qu'à une moto, et que parcourir le mode à dos de canasson me vend bien plus du rêve qu'en enfourchant une pétrolette. Reste que l'idée est la même, un type qui veut vire hors de la société, mais que la société ne veut pas laisser en paix.

Encore que, là, j'ai trouvé le personnage du shérif joué par Matthau vraiment intéressant, on est loin du flic haineux qui veut absolument trouver sa proie et le traquer sans répit, il le fait car c'est son travail, sans réelle passion, sans plaisir et il semblerait même parfois vouloir que ce fugitif parvienne à s'enfuir, qu'il l'envie. Peut-être que les représentants de la société sont juste jaloux...

Enfin, dans tous les cas, même si la fin est connue, le film réussi à faire naître une forte tension, on s'attache au personnage de Douglas, à sa jument et lorsqu'il pense à l'abandonner car il s'en sortirait mieux sans elle, c'est déchirant. Et c'est permis par la simplicité du dispositif, un homme et son cheval, traqués dans la montagne.

D'ailleurs toute la partie avant cette traque est très intéressante elle aussi. Je pense notamment aux discutions avec Gena Rowlands, où elle dit qu'elle ne veut rien avoir à faire avec les hommes, mais qu'elle a besoin d'eux pour avec de enfants. On voit également l'évolution qu'elle permet chez le personnage de Paul, son mari, qui devait être comme Douglas auparavant, mais qui s'est attaché, conformé et qui accepte la sentence que la société lui impose. Ce que ça dit en toile de fond est assez beau puisque ça dit que la femme est à la base de la société, que c'est elle qui attache l'homme à un lieu, une terre et des règles, puisqu'elle a besoin de lui pour élever leurs enfants, pour bâtir quelque chose qui ne peut être bâti et où elle et ses enfants seraient des boulets s'ils allaient où le vent les guidaient.

D'où finalement les deux figures du cowboy, le cowboy solitaire qui chevauche vers le Soleil couchant en fin de film et celui qui s'installe avec sa dulcinée à cultiver une terre. Sauf que peu importe lequel on est, la société nous rattrape quoique l'on fasse, sauf que celui qui cultive sa terre a quelque chose à perdre et peut donc être assimilé, civilisé, l'autre nom, il restera l'un des derniers mustangs sauvages que tentera d'attraper avec violence et après un long combat Gable dans les désaxés...
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2016
Seuls sont les indomptés (Lonely are the brave) est un film de David Miller tourné en 1962. Jack Burns interprété par Kirk Douglas est un "sans domicile fixe à cheval" qui vit de l'air du temps dans une Amérique qui a lancé à pleine vitesse la société de consommation. Il décide de rendre visite à son vieil ami Paul incarcéré pour délit d'opinion. Pour se faire, il se fait incarcérer lui même...
Avec ce film, le réalisateur aborde le changement de société que vivent les Etats Unis et les conséquences pour ceux qui ne suivent pas la voie tracée...Jack Burns est un personnage au bon fond, qui a eu une enfance difficile et qui veut s'affranchir de la vie moderne...cela lui coûtera cher. Dans le rôle principal, Kirk Douglas tout sourire et au mieux de sa forme, est très bon. On saluera également la performance de Gena Rowlands dans le rôle de Jerri Bondy, l'épouse de Paul et de Walter Matthau toujours un peu décalé qui apporte un peu de légèreté au film.
Henrico
Henrico

228 abonnés 1 448 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juin 2015
Tout rend ce "Lonely Are The Brave" élligible pour le label de film culte. D'abord, sa distribution. Kirk Douglas est admirable et sa prestation d'acteur est supportée par toute une pléiade de petits et moyens rôles absolument extraordinaires, y compris celui de la rétive jument. Il est étonnant que l'acteur n'ai pas reçu cette année-là l'oscar pour sa performance. Une performance à laquelle il faut ajouter l'ensemble du projet, car c'est Douglas en personne qui a fini une bonne partie de la réalisation. Et c'est aussi lui qui assurait la production du film. "Seul Sont Les Indomptés" est aussi formidable en raison de sa portée philosophique, mise en relief par une succession de situations et de dialogues, en apparence simples, mais qui sont empreints d'un puissant symbolisme. Entre autres, une traversée compromise d'un désert, coupé en deux par une nationale, incarnant un urbanisme intrusif et fatidique. Ou encore, un chapeau rejeté sur la route par une pluie impitoyable indiquant la tournure irrémédiable que prend le destin du héros. Ou bien, des non-dits entre une femme et un homme qui dévoilent, plus que leurs phrases, la nature de leur amour, et la raison de la paternité non assumée du héros. Autant de beautés révélées, à la lumière de paysages grandioses.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 novembre 2014
"Lonely are the brave" est un film d'une vivacité remarquable. Comment peut-on ne pas apprécier Kirk Douglas dans le rôle de Jack, cowboy, perdu dans le monde moderne aspirant à la liberté éternelle où il n'y aurait plus de frontière? L'authenticité du personnage nous plonge inlassablement dans les fabuleux délices de l'inconnu, cet homme affranchi de toute responsabilité qui mène sa vie de son plein gré, sans se soucier de la modernité qui devient de plus en plus omniprésente et qui contient des effets pervers, comme on le constatera à la fin du film spoiler: avec l'accident et la mort du cheval (la modernité triomphe, analyse personnelle évidemment).
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 octobre 2014
Tout est entièrement artificiel dans ce film - le scénario, pas les décors, ouf -, mais Kirk Douglas est tellement beau !
Trustworthy
Trustworthy

3 abonnés 41 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 avril 2014
La sympathie et le charisme de Kirk Douglas ne font malheureusement pas oublier l'incrédibilité de l'histoire et ses nombreuses lenteurs...
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 janvier 2014
Film préféré de Kirk Douglas, "Seuls sont les indomptés" est en effet une très belle ode à la liberté et à l'individualisme. Jack Burns, vivant encore comme un cowboy tout droit sorti des westerns de John Ford ou d'Howard Hawks, est un homme qui ne se fait pas au monde moderne et à ses valeurs, plein de barrières et d'interdits. On sent bien que Dalton Trumbo met un peu de lui dans ce magnifique scénario, transformant l'évasion de Burns en une dernière balade aux allures de western, un adieu à un mode de vie happé par le modernisme des années 60. Dans le rôle principal, Kirk Douglas est parfait, semblant également se sentir proche de ce personnage solitaire mais romantique. En shérif qui organise les recherches pour Burns sans pour autant vouloir vraiment l'attraper, Walter Matthau est également très bon et la mise en scène de David Miller (ou de Kirk Douglas à ce que raconte certaines personnes comme quoi Douglas, producteur du film aurait été énervé par la lenteur de Miller et aurait pris les rênes de la mise en scène) correspond parfaitement à son sujet. Que ce soit avec un peu d'humour lors de la scène d'introduction ou avec beaucoup de tristesse et de pessimisme lors de la scène finale, le film est prenant de bout en bout et son propos, même bien des années après, reste d'actualité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mars 2013
Mieux vaut tard que jamais.

Je suis tombé dessus par hasard.
J'en suis sorti silencieux, marqué, ému.

Kirk Douglas incarne à la perfection un rôle génial.
Le personnage est une ode à la pureté, l'optimisme, la vie simple.

Ce film laisse un sentiment indéfinissable, c'est tout.
Je me rêve dans les paysages montagneux, avec kirk et son cheval.
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2013
Voilà le genre de film que j'aime.

Simple, classe, Beau et tellement vrai.

Une critique du mode de vie Américain.

Tout y passe.

Le concept de propriété illustrer ici par Douglas sur son cheval qui tombe sur une clôture.

L'immigration, le vagabondage, les indiens emprisonner (sans doute pour alcoolisme).

La guerre de Corée est évoquer avec cet ancien combattant alcoolique et violent.

La police pas toujours irréprochable surtout quand on vois l'ignoble flic qui provoque Kirk.

Le mode de vie américain contemporain confronter au mode de vie des cowboys.

Les temps on changé et la vie est dure pour les indomptés que ce soit les cowboys et les Indiens.

Un beau film plein de nostalgie, politique, mais aussi poétique avec la mise en scène contemplative et la relation particulière entre Kirk et le cheval.

Mise en scène magnifique, des scènes techniquement remarquables.

Des acteurs excellents, un cheval qui en à vu de toutes les couleurs.

Un scénario remarquable.

Un classique.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 215 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2012
Un film qui se passe dans les années 60 entre Western et polar pour un héros qui vit encore dans son époque de cowboy réalisé par David Miller !! Un cavalleros se met en tète d'aller en prison pour faire évader son frère qui, de bonnes raisons de finir sa peine de 2 ans, le laisse s'évader seul. Le cowboy fera chemin avec son cheval Whisky dans des paysages montagnardes pour le Mexique mais les trajets sont longs et périlleux et la police de plus en plus rugueuses. Le héros romantique vit dans son monde et ne comprend pas trop l'air du temps, une variation qui m'a beaucoup séduit à l'époque ou le genre Western était encore à la mode en Amérique. Kirk Douglas incarne un personnage sympathique et attachant avec son cheval et on est de tout coeur avec eux dans l'échappée. Walter Matthau est excellent en chef de police vanneux, Gena Rowlands dans un de ses premiers roles au cinéma et un role secondaire nommé George Kennedy dans la peau d'un surveillant de prison qui participe à la cavale un peu dérangé dans sa tète. Soulignons aussi la musique virevoltante de Jerry Goldsmith. A découvrir.
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