Seuls sont les indomptés
Note moyenne
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L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2020
Quand on pense à l’âge d’or d’Hollywood, on s’imagine facilement la figure mythique du cow-boy solitaire. Ce mythe cinématographique d’antan disparait inlassablement à l’aube d’une grande révolution culturelle : les 60’s. Changement de génération, luttes sociales, arrivée de l’écran de télévision dans chaque salon… Bref, un vent nouveau dont Seuls sont les indomptés est, aussi bien consciemment qu’inconsciemment, le parfait témoignage.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2025
Après avoir lu "The brave cowboy" (paru en 1956) d'Edward Abbey, écrivain radicalement écologiste, Kirk Douglas réussit à convaincre Universal de distribuer une adaptation du roman qui serait produite par Joel Production, sa propre société. Le scénario est confié à Donald Trumbo, revenu en grâce depuis "Spartacus" et "Exodus". Donald Trumbo qui a durement subi la folie persécutrice du sénateur McCarthy, saisit parfaitement l'âme profonde du cowboy solitaire joué par Kirk Douglas qui entend défendre jusqu'au bout sa liberté de vivre à sa manière dans une société consumériste qui formate à grand pas et par strates tous les comportements sociaux.
S'il revient au Nouveau-Mexique spoiler: c'est pour sortir de prison son ami d'enfance condamné pour avoir aidé des réfugiés mexicains clandestins
. John W Burns (Kirk Douglas) est l'un de ces nostalgiques du temps des pionniers quand l'immense pays n’était encore qu’une terre vierge que l'on pouvait sillonner à cheval sans entrave autre que les éléments naturels avec lesquels il fallait composer. Trumbo complètement imprégné de la teneur du livre d'Abbey, scande son récit de symboles rappelant que cette courte période de l'histoire est bel et bien révolue. Les barbelés qui lui barrent régulièrement son chemin, obligent Burns à user d'une pince sans doute achetée chez un quincaillier, tout comme la traversée d'une autoroute encombrée se transforme en épreuve mortelle pour sa jument. La vision de Burns et de son cheval dans le rétroviseur d'un routier ayant manqué de les écraser martèle par le biais de la métaphore que le cow-boy n'est plus qu'un lointain souvenir pour tous ces gens occupés par l'activité capitaliste qui a depuis longtemps remplacé l'économie agraire. Des inserts particulièrement parlants et souvent émouvants.
Dès lors, le salut pour Burns est toujours plus loin, par-delà les montagnes quand il doit fuir la police à ses trousses après qu'il se soit évadé de la prison où il avait rejoint son ami. Commence alors la partie la plus bouleversante du film où Burns en parfaite osmose avec sa jument pourtant effrayée par les pentes escarpées et les ravins, se lance le défi de franchir l'obstacle avec celle qui est désormais sa compagne de tous les instants. A ses trousses un hélicoptère, un gardien sadique (George Kennedy) et un shérif local débonnaire (génial Walter Matthau) qui ne met pas beaucoup d'entrain à la tâche, sans doute en sincère empathie avec ce dinosaure des temps modernes qui ne veut rien renier de ses convictions.
Magnifiquement photographié par Philip H. Latrop, "Seuls sont les indomptés" s'inscrit dans la lignée des westerns de Sam Peckinpah qui comme leur auteur étaient imprégnés d'un Ouest finissant que quelques rêveurs suicidaires ne voulaient pas laisser mourir. On pense aussi au sublime et maudit "Deux hommes dans l'Ouest" (1970) de Blake Edwards ou encore au trop méconnu "Cavalier électrique" de Sydney Pollack (1979). Kirk Douglas à l'initiative heureuse du projet n'a sans doute jamais été aussi convaincant, délaissant les tics qui parfois encombraient son jeu et apportant toute son incroyable énergie physique dans l'épisode montagnard en compagnie d'un cheval qu'il fallait bien maîtriser pour qu'il ne le précipite pas dans le ravin. Ceux qui n'ont pas vu "Seuls sont les indomptés" dont le titre résume à lui seul toute la symbolique du film, doivent absolument combler ce manque. Ils ne seront pas déçus.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 20 octobre 2019
Le film des grands espaces fait rêvé, le style de la narration est dans un vieux style, par l'idéalisme du héros, la conservation de la nature, une rébellion en constante ébullition.
Un personnage solitaire brave indompté qui enchaîne les tribulations au lendemain, tout est passé vite dans le mode de vie des cows boys revanchards.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 septembre 2019
Il y a un peu du Nouvel Hollywood avant l’heure dans les libertés que prend la première partie avec l’efficacité attendue d’un scénario hollywoodien. Le problème, c’est que le style des années 60, relativement classique et étriqué, crée des attentes auquel le film ne répond pas. Résultat, le film paraît très bancal : personnages à peine esquissés, problèmes de rythme, enjeu principal pas vraiment passionnant, remplacé par un autre enjeu en cours de route... Ensuite, le récit s’épure et rappelle des spectacles plus récents, comme les films de traque des années 90 (Un monde parfait, Thelma et Louise), légèrement mâtiné de buddy movie animal façon Sauvez Willy. C’est dans cette partie que le film séduit et déploie sa très belle réalisation, mais l’ensemble reste boiteux et la mollesse du début n’est que partiellement rattrapée par l’efficacité de la suite.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2019
"Seuls sont les indomptés" est un superbe hommage à la liberté . Jack Burns, vivant encore comme un cowboy avec son cheval comme fidèle compagnon est un homme qui refuse l'américaine moderne et florissante. Dans le rôle principal, Kirk Douglas est remarquable de même que Walter Matthau en shérif tenace.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2018
L'histoire est très linaire, voire simpliste (pour ne pas dire cucul), mais fonctionne parfaitement, grâce à une direction d'acteur impeccable. Si on peut regretter les scènes de bagarre un peu grotesques, celles impliquant Douglas et sa jument sont simplement fabuleuses. Côté interprétation, il convient de souligner le second rôle extraordinaire de Walter Matthau, il est rarissime qu'un second rôle soit aussi bien travaillé, on pourrait dire aussi la même chose de celui de Gene Rowland. Miller nous dresse un portrait terrifiant de ce qu'est devenu le monde, brisant les rêveurs mais laissant les sadiques s'exprimer. Le point de vue sexuel est également intéressant, Douglas rêve de prendre la place de son ami auprès de Rowland, il est d'ailleurs à deux doigts de la faire, mais refuse de sacrifier son amitié… Chef d'œuvre : non ! Mais très grand film, oui assurément !
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2020
John W. Burns (Jack pour les amis) refuse de se soumettre aux modernités de son temps en vivant comme bon lui semble avec l’authenticité morale d’un cow-boy. Loin d’être un western classique, « Seuls sont les Indomptés » s’apprécie aussi bien par la portée de son histoire que la saveur de celle-ci. Le résultat est vraiment excellent et magnifiquement interprété par Kirk Douglas, qui le considére d’ailleurs comme son film préfèré, mais également par Gena Rowlands et Walter Matthau. Cet ode à la liberté de vivre et de penser est un petit chef d’œuvre.
babidi
babidi

5 abonnés 275 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2018
un film de david miller ou kirk douglas selon

en tous les cas un petit bijou de cinema ou l on voit la fin d une époque parfaitement retranscrite

tant en image quand emotion ( auteur filmmaker et interprète les trois font la paire, d as en l occurrence

du grand cinema qui reste pour moi une pierre angulaire pour tout amateur de 7eme art
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 septembre 2017
Kirk Douglas et encore Kirk Douglas. Décidément, l’acteur de « 20 000 lieues sous les mers » se retrouve dans beaucoup de W des 50’s. Et quelle présence à chaque fois. Une stature, un charisme fou le caractérise. Sa présence, sa domination du casting, sa gueule… Kirk Douglas. Il impressionne à chacun de ses rôles. Sublime. Qu’il soit écorché vif, balafré, roué de coups, pris en tenaille ou qu’il soit viking, il est là, tient la route, et mène son monde comme il l’entend. Ce genre d’acteurs de cette trempe-là, je vote pour, assurément !
Revenons donc à « Seuls sont les indomptés », film de David Miller et peut être de Kirk Douglas, via sa société de production (les plus ardus connaisseurs de cinéma ne savent démêler le vrai du faux). Dans tous les cas, David Miller eut fort à faire avec l’acteur-producteur star à l’origine du projet, tout comme Anthony Mann sur « Spartacus ».
Histoire du film : dans un monde moderne, un authentique cowboy va tenter de faire évader de prison son ami de toujours.
Considéré comme le film préféré de Kirk, le métrage du réalisateur de « Diane de Poitiers » se démarque car il ne s’agit pas d’un western pur et dur. Ici, c’est bien Kirk Douglas qui représente la vie de l’Ouest sauvage, libre de tout vagabondage, d’aller et venir à sa guise où bon lui semble (prison, montagne, bars…). Il est l’anti-héros américain par excellence alors qu’il nous est présenté comme un héros dès le début du film car lié à sa jument Whisky (cela m’a fait penser au chien Marcel du « Vieux fusil » : allez savoir pourquoi !) et libre d’aller où bon lui semble. Sans domicile fixe, il vague à ses occupations. Dire bonjour à la femme de son copain (éclatante Gena Rowlands !: au tout début de sa carrière, bien avant ses collaborations avec son futur mari John Cassavetes). Boire un verre au bar avant de se faire fustiger et casser la gu**** par l’acteur Bill Raisch (revu dans la série « Le fugitif »). Passer par la case prison. Essayer de faire évader son copain (Michael Kane, convaincant, qui se reconvertira : le scénariste des « Dents de la mer 3 », c’est lui !). Se faire fi de la loi –police qui a d’ailleurs bien évolué par rapport aux shérifs d’alors !- (très bonne interprétation de Walter Matthau : « Les pirates du métro », « JFK »). Kirk Douglas incarne ici la bonne vieille Amérique qui n’a que faire des hors-la-loii, chasseurs de primes ou cowboys mal intentionnés. L’acteur des « Sentiers de la gloire » apporte ici tout son sens de la démesure sans cabotiner. Il est le faire-valoir de « Seuls sont les indomptés » en reniant toute autorité. Il devrait en être lynché alors qu’une sorte de nostalgie nous prend aux tripes lorsqu’il lui arrive milles et unes aventures. Un indompté, oui, mais pas n’importe lequel. Un anti-héros. Libre de ses choix et de sa vie. Un loup solitaire qui n’a besoin de personne. Seulement de sa jument Whisky. Un homme abandonné de tous. Quant au final, il démontre que les valeurs que Kirk Douglas incarnaient étaient les bonnes. D’une loyauté et d’un humanisme sans pareil.
Ainsi considéré comme un film humaniste, « Seuls sont les indomptés » adopte donc le point de vue d’un Kirk Douglas vieillissant dans un somptueux N&B (de Philip H. Lathrop, directeur photo de « La panthère rose »-avec Sellers- et de « On achève bien les chevaux » -de Pollack- notamment) et dont le scénario est signé par le désormais connu Dalton Trumbo (inscrit sur la liste prioritaire de McCarthy, il est néanmoins l’auteur-réalisateur de « Johnny s’en va en guerre »).
Egalement, la musique est signée Jerry Goldsmith, pour sa seulement deuxième composition (!). On peut reconnaître son sens du tempo et du rythme, malgré des partitions légèrement brouillonnes comparées à « La momie », « Rambo » et autres « Papillon ». Logique. En revanche, je ne peux que féliciter Alfred Newman, alors directeur musical pour la Twentieth Century Fox, d’avoir recommandé Goldsmith pour ce métrage (voir ma note plus bas).
« Seuls sont les indomptés », pour les raisons évoqués ci-dessus, a donc été estampillé chef d’œuvre des 50’s. Je ne peux renier cette affectation, en revanche, c’est avec mes yeux que j’ai suivi l’ami Kirk au travers de toutes ses aventures. Et je peux dire qu’ils se sont fermés à quelques reprises car le traitement qu’a subi le film, certes novateur pour l’époque, n’a pas réussi à traverser les décennies. Oui, c’est bien filmé, il y a de la bonne musique et les acteurs sont bons, mais ça ne m’a pas suffi. Je m’attendais à une mise en scène léchée, un peu à la John Ford pour qu’on puisse se sentir aux côtés de Douglas. Il m’a manqué ce petit plus côté réalisation et montage pour que je puisse adhérer à ce charme désuet pourtant très bien mis en valeur. David Miller a certes concocté la démythification de l’Ouest mais n’a pas réussi à apposer son sens de la démesure pourtant très bien appuyé par notre très cher Kirk Douglas. Oui, Kirk emporte l’adhésion, mais pas la mise en scène. A mon goût.
Pour conclure, « Lonely are the brave »(1962), chef d’œuvre d’époque et anti-western moderne humaniste, est cet objet de culte auquel les douglassiens se raccrocheront sans aucun problème. Pour les beaux yeux de Kirk, incontestablement.
Spectateurs, spectatrices, un verre de whisky dans votre gosier fera apparaître un Kirk Douglas assis sur son cheval. Etes-vous prêts à embarquer ?
Note : c’est donc Alfred Newman, le père du compositeur Thomas Newman et oncle de Randy Newman, qui a imposé Goldsmith pour « Seuls sont les indomptés ». Alfred Newman reçut neuf oscars au cours de sa longue carrière (1931-1970)-un record !!!- et débuta avec un autre génie de cinéma sur « Les lumières de la ville » pour orchestrer la musique de piano écrite par Chaplin lui-même. Music-maker par excellence (« Cardinal Richelieu »(avec John Carradine), « J’ai le droit de vivre » de maître Lang, « Boule de feu », « Eve », « Nevada smith »), maître Alfred Newman fait donc partie des huit incontournables de la musique de films avec les Korngold, Rozsa, Steiner, Tiomkin, Victor Young et Morricone.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 juillet 2017
Je comprends pourquoi Kirk Douglas considère que c'est un de ses meilleurs rôles, il montre l'histoire d'un homme qui veut rester libre avec sa magnifique jument et vivre comme autrefois quand les cowboys vivaient dans les grands espaces. Ce western est bouleversant, il montre que le modernisme tue aussi. Est ce qu'on doit avoir toujours plus pour se sentir bien?.. A souligner aussi très belle musique de Jerry Goldsmith.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 avril 2017
Métaphore de la mort du western, ce drame mélancolique est unique en son genre. Les images sont remplies de symbolisme, chaque plan a un sens. Cette vision quasi anachronique du western surprend. Les décors sont superbes, les acteurs très bons. Mais il y a un problème de rythme, c'est sûrement dû à l'effet recherché mais l'ennuie se fait sentir rapidement.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2017
Nous voici en face d'un western un peu particulier puisque "Seuls sont les Indomptés" se déroule dans les années 1960 et raconte la dérive d'un cowboy des temps modernes nostalgique des temps révolu. Et l'ensemble s'avère bien passionnant à suivre et ce grâce à un superbe Kirk Douglas, à un sujet fort et émouvant et aussi pour la mise en scène particulièrement réussi de David Miller. On passe donc un excellent moment devant ce western moderne qui s'avère assez original dans son style.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2017
Pour les cents ans de Kirk Douglas, ARTE a eu la bonne initiative de diffuser plusieurs des grands films du comédien. Et autour des grands classiques, une petite perle ; ce film est le préféré de Kirk. A ce titre, il était nécessaire de le voir. Le jugement du dernier grand comédien vivant de l’âge d’or d’Hollywood… çà compte non !
Pour l’illustrer, la critique de Virgile Dumez sur « avoir a lire » : « Producteur de plus en plus impliqué, la star Kirk Douglas en ce début des années 60 tombe sous le charme d’un roman mineur d’Edward Abbey qui conte les aventures d’un cow-boy incapable de s’adapter au monde moderne des années 50. L’acteur charge Dalton Trumbo, scénariste longtemps blacklisté avec lequel il a déjà collaboré sur Spartacus et El Perdido, d’en tirer un script enrichi de nombreux épisodes. Chose plutôt rare, le romancier lui-même avouera quelques temps plus tard que le scénario de Trumbo est nettement supérieur à son propre travail. Une fois le scénario en poche, Kirk Douglas s’est mis en quête d’un réalisateur qu’il pourrait modeler à sa convenance (on connait l’interventionnisme quasiment maladif de Douglas et ses heurts incessants avec les réalisateurs qui ont eu le courage de travailler avec lui). Il jette son dévolu sur l’inconnu David Miller, technicien consciencieux, mais quelque peu impersonnel. Si le tournage se passe mal à cause de relations houleuses entre Douglas et Miller, le résultat final est enthousiasmant à plus d’un titre, faisant de Seuls sont les indomptés un petit classique du genre.

Débutant par un gros plan sur Kirk Douglas endormi près de son cheval, le film se place d’emblée dans la mouvance du western classique, dominé par un superbe noir et blanc très contrasté. Pourtant cette image classique est aussitôt contredite par l’intrusion dans le champ sonore d’avions à réaction qui indiquent que le long-métrage se déroule à l’époque contemporaine. Si le personnage de Kirk Douglas commence par découper quelques barbelés (référence consciente à un autre classique avec Douglas intitulé L’homme qui n’a pas d’étoile), on se rend vite compte que son besoin maladif de liberté, valeur typiquement américaine, ne peut que le conduire à sa perte dans une société entrée dans la modernité. Désormais, les routes quadrillent le territoire, les barrières limitent les propriétés privées et les prisons imposent un comportement civilisé que cet homme d’un autre temps ne peut comprendre. Ainsi, la fuite éperdue du personnage principal se transforme peu à peu en une équipée suicidaire qui ne peut le conduire que vers une fin tragique.

Magnifiée par une photographie sublime, cette impossible échappée sauvage sait se faire tour à tour contemplative (la nature y joue un rôle central comme plus tard dans le western écolo Jeremiah Johnson), trépidante (la course-poursuite entre Kirk Douglas et Walter Matthau est passionnante) ou bien tragique (la très belle relation avortée entre Douglas et la superbe Gena Rowlands). Tous ces éléments concourent à faire de Seuls sont les indomptés une œuvre enthousiasmante, comme un sublime chant du cygne d’un genre alors en pleine mutation. »
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 janvier 2017
Kirk Douglas est donc "l'indompté", une grande gueule au grand coeur, prototype de l'anarcho-écolo qui n'a pas encore compris que le western c'est fini et qu'il existe des règles dans cette belle amérique d'après-guerre, règles que Tonton Sam se fera toujours un devoir de faire respecter.

En dehors de ces choix discutables, le film est extrêmement maladroit, mollasson et mou du genou comme pas permis. Les tenants et les aboutissants sont escamotés, non expliqués sous couvert de la rébellion à l'autorité (ça doit être le message je crois) permanente de ce personnage incroyablement creux et simplet, d'un angélisme qui confine au ridicule... Mais qui d'un autre côté n'hésite pas à recourir à la violence (on est en Amérique après tout !).

Walter Matthau en flic qui machouille son chwing-gum d'un air désabusé est un peu le faux paternel qui court après les conneries du rebelle, lequel finit comme il doit finir ou à peu de choses près.

Fort dommage donc, car le film m'a fait penser au premier Rambo lors de la poursuite du renégat, sauf que Rambo était infiniment mieux structuré et bien plus intelligent dans le traitement du rapport à l'injustice et l'autorité. Rien de tel ici, à part l'effet d'un gros prout lorsque le mot "fin" s'inscrit sur l'écran. Décousu et grotesque.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2017
Un excellent film qui est,dit-il, le film préféré de Kirk Douglas (100 ans ce mois-ci) dont je partage grandement l’avis. Vu 4 ou 5 fois depuis sa sortie en 1963, il ne marque à mes yeux pas le moindre signe de vieillissement. Bien moins qu’un autre western avec Douglas, « L’homme qui n’a pas d’étoile » qui a beaucoup de similarités. Un très grand western « moderne » qui contient tout ou partie des grands thèmes du genre (amitié, amour impossible, honneur, liberté) auxquels s’ajoutent les questions sur l’évolution de notre monde, l’individualisme, la petitesse de la vie moderne. De grands et beaux sujets traités sans enflure, dans l’action pure et dans l’émotion discrète, avec une mise en scène classique aux magnifiques noirs et blancs et avec une interprétation époustouflante de Kirk Douglas, désabusé et magistral. Tous les autres rôles sont parfaits. Un très très grand film.
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