Seuls sont les indomptés
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cinono1

368 abonnés 2 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2022
Superbe western moderne, remarquablement bien écrit abordant des thèmes comme la liberté, la nature et la civilisation. Le Rambo de 1983 en était un remake inavoué. On retrouve d'ailleurs Jerry Goldsmith à la musique des 2 films, qui possède pas mal de parallèles. Le suspense est assez haletant, la mise en scène se tient, les caractères biens écrits, de la femme de l'ami au shérif compatissant, même si certaines situations ont vieilli. La symbolique du cheval au milieu des véhicules reste une image forte.
Charlotte28
Charlotte28

204 abonnés 2 897 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2025
La première scène donne le ton: un homme qui croit pouvoir vivre en cow-boy dans le monde moderne... Aussi les éléments de l'intrigue visent-ils à questionner la possibilité voire la pertinence de s'affranchir de la société, de fuir les contraintes, de s'accrocher à son indépendance. De fait, par ses choix libertaires, le héros (pudiquement sensible Kirk Douglas) se retrouve marginalisé, spoiler: conduit par son comportement à perdre même la femme qu'il aime et à abandonner son enfant à un autre père.
Cependant, ceux qui représentent les valeurs de la société apparaissent fatigués, blasés, éteints, qu'il s'agisse de l'inspecteur (impeccable Walter Matthau) ou de l'épouse résignée (Gena Rowlands laissant deviner la flamme étouffée). Paradoxalement ce sont ceux qui laissent s'exprimer les plus vils instincts - de violence notamment - qui semblent les plus épanouis dans cette vie prétendument évoluée. Exsudant la mélancolie d'un monde - ou de son rêve - envolé, la mise en scène adopte la lenteur du pas de la jument alors que l'incertitude ne plane guère sur l'issue de la traque... De l'impossibilité d'échapper (irrémédiablement?) à son époque...
mazou31
mazou31

132 abonnés 1 374 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2017
Un excellent film qui est,dit-il, le film préféré de Kirk Douglas (100 ans ce mois-ci) dont je partage grandement l’avis. Vu 4 ou 5 fois depuis sa sortie en 1963, il ne marque à mes yeux pas le moindre signe de vieillissement. Bien moins qu’un autre western avec Douglas, « L’homme qui n’a pas d’étoile » qui a beaucoup de similarités. Un très grand western « moderne » qui contient tout ou partie des grands thèmes du genre (amitié, amour impossible, honneur, liberté) auxquels s’ajoutent les questions sur l’évolution de notre monde, l’individualisme, la petitesse de la vie moderne. De grands et beaux sujets traités sans enflure, dans l’action pure et dans l’émotion discrète, avec une mise en scène classique aux magnifiques noirs et blancs et avec une interprétation époustouflante de Kirk Douglas, désabusé et magistral. Tous les autres rôles sont parfaits. Un très très grand film.
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 349 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2024
Un cowboy se confronte au monde moderne. Ce film est une sorte d'ovni. Le premier plan montre un cowboy dans le desert qui soudain entend un avion le survoler. C'est la fin d'un monde que montre ce film. Kirk Douglas pensait que c'était son meilleur film. L'honneur et l'intégrité sont au coeur de l'histoire. A voir absolument.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

299 abonnés 3 077 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2023
Avec une critique assez similaire à First Blood (1982), trente années auparavant Lonely Are The Brave est exécuté avec autant de passion et de tranchant, non pas à grand coup de couteau de chasse contre les force armées qui poursuivent notre héros réactionnaire et incompris, mais contre l'injustice et le rejet de cet homme dans cette nouvelle société qui évolue sans vergogne par les guerres et dans la surexploitation des terres, isolant chacun vers une condition irréparable. Avec sa jument Whisky, Kirk Douglas dans l'un de ses plus grand rôle, habité.
ned123
ned123

211 abonnés 1 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2016
J'ai vu un film... éblouissant de contraste pour un film en noir et blanc qui est un choix assumé du réalisateur pour donner du contraste et de la couleur aux idées nostalgiques. L'idée est de montrer que la modernité emporte sur son passage la nostalgie d'un Wild West rêvé et fantasmé... La modernité avec son côté amer, désenchanté, voit ce cow-boy refuser d'y adhérer. Kirk Douglas livre une prestation émouvante... Il exprime en quelques mouvements de visages des palettes incroyables d'émotions et de sentiment, Le casting est très intéressant avec bien sûr Gena Rowlands dans un de ces premiers rôle, Walter Matthau en policier désabusé, George Kennedy en gardien de prison sadique... Il y a une recherche importante de plans, et de cadrages originaux... Ce western mélancolique est un très grand succès... Un beau film qui montre que le temps va dans un seul sens, celui de l'accélération... Et heureusement que le cinéma nous permet d'arrêter le temps et de se dire que le passé a parfois du bon...
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2017
Pour les cents ans de Kirk Douglas, ARTE a eu la bonne initiative de diffuser plusieurs des grands films du comédien. Et autour des grands classiques, une petite perle ; ce film est le préféré de Kirk. A ce titre, il était nécessaire de le voir. Le jugement du dernier grand comédien vivant de l’âge d’or d’Hollywood… çà compte non !
Pour l’illustrer, la critique de Virgile Dumez sur « avoir a lire » : « Producteur de plus en plus impliqué, la star Kirk Douglas en ce début des années 60 tombe sous le charme d’un roman mineur d’Edward Abbey qui conte les aventures d’un cow-boy incapable de s’adapter au monde moderne des années 50. L’acteur charge Dalton Trumbo, scénariste longtemps blacklisté avec lequel il a déjà collaboré sur Spartacus et El Perdido, d’en tirer un script enrichi de nombreux épisodes. Chose plutôt rare, le romancier lui-même avouera quelques temps plus tard que le scénario de Trumbo est nettement supérieur à son propre travail. Une fois le scénario en poche, Kirk Douglas s’est mis en quête d’un réalisateur qu’il pourrait modeler à sa convenance (on connait l’interventionnisme quasiment maladif de Douglas et ses heurts incessants avec les réalisateurs qui ont eu le courage de travailler avec lui). Il jette son dévolu sur l’inconnu David Miller, technicien consciencieux, mais quelque peu impersonnel. Si le tournage se passe mal à cause de relations houleuses entre Douglas et Miller, le résultat final est enthousiasmant à plus d’un titre, faisant de Seuls sont les indomptés un petit classique du genre.

Débutant par un gros plan sur Kirk Douglas endormi près de son cheval, le film se place d’emblée dans la mouvance du western classique, dominé par un superbe noir et blanc très contrasté. Pourtant cette image classique est aussitôt contredite par l’intrusion dans le champ sonore d’avions à réaction qui indiquent que le long-métrage se déroule à l’époque contemporaine. Si le personnage de Kirk Douglas commence par découper quelques barbelés (référence consciente à un autre classique avec Douglas intitulé L’homme qui n’a pas d’étoile), on se rend vite compte que son besoin maladif de liberté, valeur typiquement américaine, ne peut que le conduire à sa perte dans une société entrée dans la modernité. Désormais, les routes quadrillent le territoire, les barrières limitent les propriétés privées et les prisons imposent un comportement civilisé que cet homme d’un autre temps ne peut comprendre. Ainsi, la fuite éperdue du personnage principal se transforme peu à peu en une équipée suicidaire qui ne peut le conduire que vers une fin tragique.

Magnifiée par une photographie sublime, cette impossible échappée sauvage sait se faire tour à tour contemplative (la nature y joue un rôle central comme plus tard dans le western écolo Jeremiah Johnson), trépidante (la course-poursuite entre Kirk Douglas et Walter Matthau est passionnante) ou bien tragique (la très belle relation avortée entre Douglas et la superbe Gena Rowlands). Tous ces éléments concourent à faire de Seuls sont les indomptés une œuvre enthousiasmante, comme un sublime chant du cygne d’un genre alors en pleine mutation. »
Patjob
Patjob

44 abonnés 763 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 décembre 2025
Le film tient de l’essence du western. Après un hommage rendu au maître John Ford, avec l’arrivée du cowboy solitaire dans la maison occupée par la femme d’un ami, qui évoque irrésistiblement le début de « La prisonnière du désert », les ingrédients habituels du genre sont là : bagarre, emprisonnement, évasion, poursuite (ou plutôt ici traque). L’originalité, c’est que l’action se déroule un siècle plus tard ; le souligne immédiatement la confrontation entre les plans du cavalier allongé le chapeau sur les yeux, près de son cheval et de son fusil, un classique du genre, et celui d’avions à réaction qui le survolent, traçant leur sillage dans le ciel. L’idée de situer un western à une autre époque était excellente, et, dans le décalage entre les valeurs et principes du héros westernien et les fonctionnements de la société moderne, au-delà de l’hommage, la nostalgie d’un genre qui se meurt est parfois émouvante. Mais l’action proprement dite est trop conventionnelle et la poursuite finale s’éternise, en manque d’idées et sans plans signifiants. David Miller est passé à côté d’un grand film.
L'Info Tout Court

465 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2020
Quand on pense à l’âge d’or d’Hollywood, on s’imagine facilement la figure mythique du cow-boy solitaire. Ce mythe cinématographique d’antan disparait inlassablement à l’aube d’une grande révolution culturelle : les 60’s. Changement de génération, luttes sociales, arrivée de l’écran de télévision dans chaque salon… Bref, un vent nouveau dont Seuls sont les indomptés est, aussi bien consciemment qu’inconsciemment, le parfait témoignage.
CH1218
CH1218

282 abonnés 3 270 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2020
John W. Burns (Jack pour les amis) refuse de se soumettre aux modernités de son temps en vivant comme bon lui semble avec l’authenticité morale d’un cow-boy. Loin d’être un western classique, « Seuls sont les Indomptés » s’apprécie aussi bien par la portée de son histoire que la saveur de celle-ci. Le résultat est vraiment excellent et magnifiquement interprété par Kirk Douglas, qui le considére d’ailleurs comme son film préfèré, mais également par Gena Rowlands et Walter Matthau. Cet ode à la liberté de vivre et de penser est un petit chef d’œuvre.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 180 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2023
Il ne faut pas chercher de crédibilité dans ce film qui ne veut montrer que l'inadaptation au monde moderne d'un solitaire épris de nature. Tout est dit dès la première image (le cow boy à cheval qui voit passer un avion à réaction). Douglas retrouve 6 ans après un rôle proche de celui tenu dans L'homme qui n'a pas d'étoile de 1955.
stans007
stans007

39 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 février 2023
Un western( ?) décalé au temps de la voiture et de l’industrialisation. Un scénario original et intelligent non dénué d’humour avec portraits psychologiques intéressants que ce soit le héros cavalier solitaire ou le qui shérif qui le traque. Une belle surprise !
kieran_h3ld
kieran_h3ld

36 abonnés 680 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2023
Lonely are the Braves est un film d'une grande qualité d'écriture. Il surprend très vite en inscrivant son film, que je pensais personnellement être un western classique, dans l'ère moderne. Cela rajoute des tas de thématiques, surtout quand le personnage principal incarné par Kirk Douglas est une sorte d'homme bloqué dans un autre temps, un insoumis, un paria pour beaucoup. Le monde dépeint y est très cruel.

S'en suit des passages en prison, ou Burns retrouve un ami qu'il essaye de convaincre de s'échapper, puis une énorme traque dans les montagne du Nouveau Mexique. Toute cette partie s'avère moins profonde, mais tout aussi révélatrice d'un monde sombre, et de la révolte de certains.

Les personnages secondaires sont eux aussi fort bien écrit, les différentes interventions de Paul (l'ami dans la prison), de Jerry ou du shérif sont des plus intéressantes, dépeignant chacun un point de vue bien différent.

On peut regretter une mise en scène trop plate, et une traque un peu trop longue par instant, mais ce film reste bel et bien un western très atypique, presque un non western au final.
Plume231

4 413 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2010
Un western mélancolique sur l'opposition entre un cowboy qui aurait bien voulu vivre au temps des pionniers mais qui est obligé d'affronter l'ère moderne. Tout ceux qui sont nostalgiques d'une époque qui aurait voulu connaître (et même les autres!) ne peuvent que ressentir une profonde sympathie pour le personnage magnifiquement interprété par Kirk Douglas. La réalisation est sobre et le scénario écrit par Dalton Trumbo est d'une très grande originalité. Et l'ensemble se révèle très prenant, en particulier dans la dernière heure. Un très beau film.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2016
Quelles est l'étape qui suit le western crépusculaire ? Et bien si on me posait la question, je répondrais certainement "Lonely Are the Brave". Il faut dire qu'avec ce long-métrage, David Miller met en scène Kirk Douglas dans le rôle d'un homme qui vit dans une autre époque, et nous le fait comprendre avec les deux premiers plans : un cow-boy, au milieu d'un espace gigantesque, dans tout ce qu'il a de plus iconique, dont le sommeil et la tranquillité sont perturbé par des avions qui passent au-dessus de lui.

Et il est fascinant de voir la vision que le cinéaste pose sur son personnage ainsi que sur son époque. Car avec ces deux premiers plans, c'est tout un questionnement sur la fin d'un mode de vie que lance Miller. Au final Douglas est seul avec son envie de liberté, qui se heurte aux barrières, physiques ou non, que lui impose la société. Il est alors d'autant plus déchirant de le voir prendre conscience que Paul, son ami de toujours s'est lui aussi conformer à cette société et à ses règles.

Et là où Miller aurait pu tomber dans la réflexion stérile du "c'était mieux avant", ce dernier dépeint au contraire un monde dans lequel la société de consommation a prit le dessus sur l'appel de la liberté et du grand air, mais que ceux qui y aspirent toujours sont voués à une profonde solitude, à l'image de cette scène bouleversante entre Douglas et Rowlands juste avant la fuite de ce dernier.

Et quelle fuite, à la fois désespéré et profondément belle quand elle nous rappelle en l'espace d'un instant sur un puma que cette nature sauvage est toujours là. Il suffit même de quelques secondes de silence et d'un sourire vers les montagnes pour comprendre à quel point le shérif qui poursuit Douglas l'envie, car tout comme Paul il s'est résigné. C'est d'une justesse incroyable en plus d'être d'un grande beauté, et si cela marche aussi bien, c'est grâce à la simplicité du récit et de son exécution, ce n'est que Douglas, son cheval et ce besoin profond de vivre une époque qui n'est pas la sienne, ou tout du moins, qui n'est plus celle du monde dans lequel il vit.

Cette oeuvre riche et complexe fait le deuil d'une époque et de ceux qui la rêvent encore. Car se conformer est la seule solution pour ne pas être broyé. C'est tragique.
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