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LUET M
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4,0
Publiée le 8 mars 2012
Comment rendre des scènes de pur délire en une histoire touchante ? Comme sait également le faire Tim Burton, Michel Gondry réussit également le pari avec sa Science des rêves, sans prétention aucune. La créativité étonnante des scènes oniriques - usant de bricolages mouvants - rend le film très poétique.
Michel Gondry est maintenant sans aucun doute l'un des plus beau fleuron du cinéma Français du du début du XXI ème siècles. Ces films sont brillants et originaux. Ils se situent entre le cinéma d'auteur-commerciale, artisanale et de bricolage. Bizarrement plus reconnus à l'étranger que dans son pays d'origine. Composer de personnage attachant, débordant d'idées inventives. Gondry est peut-être le seul cinéaste Français Alchimiste et savant que nous possédons en Hexagone et dont se long-métrage semble être comme une continuité à Eternal Sunshine Spotlesse in mind.
Traitant encore de l'enfance et de l'amour: deux thèmes très chers au metteur en scène et introduit dans un scénario extrêmement bien écrit. La mise en scène est d'une virtuosité sans mots. La direction d'acteur est maîtriser mais pas exceptionnel. Bien qu'il y'a quelques longueurs et une fin en queue de poisson sur l'avenir de Stéphane (Gaël Garcia Bernal) et Stéphanie (Charlotte Gainsbourg), il se regarde avec beaucoup d'intérêt et de passion.
Suivre le périple d’un personnage aussi singulier, attachant, déroutant, maladroit et génie que Stéphane est déjà un délice. Mais lorsque ce même personnage évolue dans un monde où la réalité bascule vers le rêve, où le rêve a plus de sens que la vie qu’on se retrouve pourtant bien forcé d’affronter, dans un monde où l’abstraction n’est que fantaisiste et où chaque image, chaque objet, chaque idée trouve sa place, comme une logique du hasard, le film devient un pur chef d’œuvre, une pépite de talent, d’amour, d’optimisme dont on n’a pas encore assez parlé.
Voila un film qui traite vraiment avec perfection la difference reve réalité.Si parfois le sujet est traité de maniére facile,la réalisation est quand à elle irreprochable,fantaisiste.Gondry à l'air fasciné par son théme et nous balance toute la sauce.Certains crieront à la surenchére mais on est tellement friands de sa vision qu'on en redemande quand méme.
Après le très bon « Eternal sunshine of the spotless mind », Michel Gondry poursuit sa lancée dans le paranormal avec « La science des rêves » avec entre autres Charlotte Gainsbourg et Alain Chabat dans les acteurs les plus connus. Ce film est un véritable bouillonnement d’idées et de situations où un couple apparemment amoureux ne se comprend pas. Le mexicain devra tout faire pour arriver à satisfaire sa voisine qu’il trouve géniale. Mais la difficulté pour Stéphane est qu’il confond totalement rêve et réalité ce qui va lui jouer des tours et parfois le laisser dans des situations un peu embarrassantes. Un vrai film de poète, tout est léger et sans véritable rationalité, c’est juste doux et beau. La confusion est justement le charme du film, on est complètement entraîné dans la pensée du jeune Bernal totalement déluré, son cerveau fourmille d’idées et de pensées complètement farfelues. Les choses dont on rêve mais aussi les cauchemars. En tout cas, j’espère que personne ne souffre du syndrome de confusion entre rêve et réalité, je pense que ça peut très vite être une source de gros problèmes dans la vie de tous les jours.^^
Le style gondry à son zénith. Reste que tout n'est pas irréprochable dans ce film parfois ennuyeux et assez creux.Pour l'apprécier quelque peu, il faut le regarder tel un petit film fait par un artisan laissant libre cours à son imagination débridée. En fait , la science des rêves c'est eternal shunshine of the spotless mind en un petit peu moins bon.
Un trip (ré)créatif et hilarant servi par un Gael Garcia Bernal qui révèle un potentiel comique impressionant, une Charlotte Gainsbourg étincellante, un Alain Chabat au sommet de sa forme et un Gondry qui déploie enfin toute la folie, l'intelligence et l'inventivité de ses clips au cinéma.
Différent... Vraiment différent... Mais ce n'est pas une raison suffisante pour être bien ! Ce film est nul, il ne sert à rien ! Ah si, à s'endormir et à faire des rêves... des cauchemards, plus exactement...
Le seul film de M. Gondry que j'ai apprécié jusqu'à présent... Il faut dire que j'en veux à ce réalisateur depuis "Eternal sunshine of the spotless mind" ... Que j'attendais avec impatience et qui, pour moi, est complètement raté - triste sort pour le scénario de C. Kaufman ! Revenons à "La science des rêves" qui a droit à un premier rôle de qualité : Gael García Bernal. Et n'est pas en reste avec la suite du casting... Il faut aussi dire que ce genre de film peut nous toucher d'avantage dans l'identification personnel et ici, pour ma part, la sauce a prit...
Malgré une idée scénaristique et un début prometteur, le film ne tient pas ses promesses et finit par lasser. Stéphane est venu à Paris car sa mère lui a trouvé du travail dans une fabrique de calendrier. Mais ce boulot n'est pas ce qu'il espérait. Heureusement pour lui, Stéphane est un grand rêveur au sens littéral du terme. La nuit, il s'échappe dans son subconscient farfelu. Mais un jour, il va rencontrer sa voisine Stéphanie... La réalisation de Michel Gondry n'est guère appréciable: une mise en scène plate, des prises de vue sans grande originalité, un cadrage simple et des tressautements de caméra gênants. Le scénario, comme dit précédemment, commence plutôt bien et les séquences des rêves sont très originales. Mais très rapidement, la magie ne prend plus et les longueurs s'accumulent, les personnages perdent leur charisme et le tout devient énervant, voire prétentieux. Les personnages sont donc attachants au début mais on se rend compte qu'en fait ils sont assez creux au fur et à mesure. Les acteurs ne sont pas géniaux, ils ont de bons moments mais qui sont assez rares. Seul Chabat tient bon jusqu’à la fin. Les dialogues ne sont pas extra. La photographie n'est pas bonne: la lumière est moche et sans vie et les couleurs faibles et ternes. Le montage n'est pas passionnant, il se révèle même assez faible. L'utilisation de l'image par image dans les scènes des rêves a quelque chose de touchant mais finit par être énervante. Les costumes sont sympas, les décors imaginatifs mais la bande son pas géniale. La Science des rêves part avec une bonne idée mais finalement n'aboutit pas à grand-chose.
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1,5
Publiée le 11 octobre 2020
Là où La Science des rêves a commencé à perdre de son effet pour moi c'est lorsque la frustration a commencé à remplacer la sympathie pour la situation difficile et le personnage de Stéphane Miroux. Certaines de ses actions et déclarations semblaient indicatives d'un individu profondément déséquilibré et mentalement à la limite de l'effrayant. En fait il harcelait émotionnellement l'objet de son affection avec un comportement qui devenait manifestement offensant. À cause de cela il est difficile de voir comment il pourrait gagner l'affection de Charlotte Gainsbourg et encore moins celle de quelqu'un d'autre. Il semble maniaco-dépressif et a besoin d'une aide psychiatrique et si le film s'était terminé avec lui assis dans le coin d'une cellule capitonnée ayant complètement reculé dans son état de rêve préféré à plein temps cela aurait pu être tout à fait approprié. Ce que le film fait à la place c'est vous laisser la possibilité bien que mince que Stéphanie soit attirée par sa fragilité permettant ainsi à Stéphane d'atteindre son objectif déclaré aussi désordonné qu'il soit et malgré son dysfonctionnement social évident. Pour moi c'était un film et irréaliste. Et ma réaction a été un agacement et une frustration...
Michel Gondry est fasciné par le monde de l’enfance et de l’adolescence et il le montre clairement dans ses deux derniers films (je n’ai pas vu les deux premiers). Son héros venu de son Mexique natal à Paris suite à la mort de son père se retrouve propulsé dans une agence improbable qui édite des calendriers pour entreprises. Il côtoie dans son immeuble deux jeunes femmes en quête d’elles-mêmes. Le problème est que le garçon qui refuse de voir la vie telle qu’elle est se réfugie dans les rêves depuis sa plus tendre enfance, à tel point que les deux mondes s’entrechoquent en permanence ce qui déroute son entourage. Sa jeune voisine un peu rêveuse elle aussi l’accompagne dans ses délires éveillés. Comme pour Fellini il ne faut pas chercher avec Gondry une narration construite qui vous emmène d’un début à une fin. Il faut se laisser aller au voyage et voir si ça le fait. Pour ma part j’accroche à la petite musique de Gondry qui s’avère être un poète de l’image (du sans doute à sa longue pratique de la réalisation de clips). A la fin quand les deux amoureux s’en vont ensemble sur le poney géant ils m’ont rappelé Miou-Miou et Dewaere sur leur tapis volant dans « F comme Fairbanks ». Ils sont rares les réalisateurs qui parviennent à vous maintenir plus d’une heure devant une composition sans réelle continuité, Fellini, Gillian, Kusturica et maintenant Gondry. La direction d’acteurs est à la hauteur des ambitions de l’auteur qui doit effectuer un casting parfait pour retranscrire sur pellicule son univers si particulier. Bravo !
Mouais... Je dois avouer que j'attendais beaucoup mieux de ce film. Pas que les acteurs ne soient pas convaincants, au contraire. La réalisation est bonne, les effets en stop-motion caractéristiques de Gondry sont bluffants, mais c'est trop flou. Autant Eternal Sunshine était un chef d'oeuvre dans le genre "scénario et situations floues", autant je trouve qu'ici, ces effets deservent totalement le film. Le film est long, très long, et assez peu passionnant. Je suis déçu.
Michel Gondry nous transporte dans son monde riche et féérique. Un film magnifique, un ravissement pour les yeux, du vrai cinéma graphique et sonore qui nous change un peu les idées. Ca fait du bien de voir Gondry délivrer complétement l'univers de ses clips extraordinaires, de laisser libre cours à son imagination tout en développant le nôtre.