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Parkko
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3,5
Publiée le 8 juin 2012
Hiroshima, mon amour. Rien que le titre est déjà magnifique. Le film est unique en son genre, je n'ai rien vu de tel jusqu'à présent. Le prologue est vraiment très beau. On ne comprend pas tout mais on se laisse complètement porter par la beauté de l'ensemble. Tout comme le reste du film d'ailleurs. La mise en scène est très réussie et le noir et blanc particulièrement esthétique. C'est un film touchant et beau. Alain Resnais est vraiment un cinéaste surprenant, je n'aime pas toujours mais tous les films que j'ai vu de lui (bon, peu en fait) sont vraiment surprenants et différents.
encore un film que je suis allée voir avec ma classe mais que je suis la seule à avoir vraiment aimé. c'est assez spécial comme film, faut vraiment s'intéresser à l'histoire et au ciné sinon vous risquez de vous paumer et de vous empressser d'éteindre la tv. mais faut voir.
Oser mettre 3 étoiles à "Hiroshima mon amour" serait de toute évidence sous-noter un film essentiel du patrimoine cinématographique mondial. Alors exceptionnellement je mets une étoile de plus en dépit du fait que jaie parfois eu du mal à rester concentré. Les quinze premières minutes sont une terrible évocation du sort injuste de la ville dHiroshima, frappée du feu nucléaire le 6 août 1945. Echange impossible de souvenirs reconstitués sur fond dimages darchives éprouvantes. La femme, française (Emmanuelle Riva, dans un phrasé tout durassien), se figure leffet dune bombe à uranium : "une ville se soulève pour retomber en cendres". Lhomme, japonais (Eiji Okada, dans un français très correct), ne cesse de lui répéter : "Tu nas rien vu à Hiroshima". Nous sommes à la fin des années cinquante. Ils viennent de se rencontrer, dès le lendemain ils devront se séparer. La douleur de cette imminente fin est déjà en eux. Plusieurs fois ils se quittent pour se retrouver de suite. Elle qui voit en lui Hiroshima, lui qui choisit de voir Nevers en elle. Alors autour de quelques verres dans un restaurant, elle lui raconte sa jeunesse dans la Nièvre et surtout sa "folie à Nevers". Folie après avoir perdu son premier amour, un soldat allemand, un ennemi de la France. Folie dêtre recluse par sa famille qui la fait passer pour morte afin de ne pas affronter la honte. Film complexe sur la peine, la mémoire et linéluctabilité (nécessaire ?) de loubli.
Resnais balaye les cendres d'une ville hantée par les spectres de souvenirs douloureux pour dessiner le portrait bouleversant de deux amants inconsolables. Sublime.
L'un des quatrième ou cinquième plus beau film de l'histoire du cinéma. Je ne sais pas si c'est le texte de Duras, les images de Resnais ou l'interprétation, ou l'interaction des trois peut-être...Mais me résultat est submergeant. Un film poétique. Un film qui pleure.
Au moins je suis sur de ne pas aller à Hiroshima ! Aucune profondeur, lamentable. Dialogues affreux ( merci Marguerite Duras ) Des personnages principaux exubérants, une histoire qui n'a aucun sens et un synopsis qui ne donne même pas envie. Forcé d'aller voir un navet pareil, j'en suis ressorti terrorisé et avec un mal de crâne pas possible. Une torture : Ennuyant à suer, d'un romantisme pitoyable.
Quelle horreur!!! Je reconnais les qualités de ce film, esthétique exceptionnelle, réflexions d'ampleur sur la mémoire personelle et collective, sur l'amour et la mort, musique... Mais je hais profondemment ce film (au bac pour les options ciné), d'une lenteur, le rythme affreux, le jeu d'acteur particulier met constamment une distance avec le spectateur, la nvelle vague a largement influencé le cinéma mondial mais aussi handicapé le cinéma français toujours bloqué par l'auteurisme mué en nombrilisme, donc c'est également par ce que le film représente qu'il me déplait, une oeuvre lente distante froide brandie en étandard d'une élite qui juge tout autre vision du cinéma
Inutile de rappeler à quel point j'aime Resnais, c'est un petit génie. J'ai déjà vu des films plutôt orientés comédie, mais je n'avais pas encore vu de drames qu'il ait réalisé. Mais ce n'est pas ça qui allait me freiner, loin de là. Que dire, si ce n'est que c'est très beau? Tout le début est superbe, cette voix qui parle d'Hiroshima et du désastre humain, on voit la misère des gens, mais en même temps on sent que ce n'est rien par rapport à l'horreur que ces gens ont pu vivre comme le signale le personnage qui ne cesse de répéter "Tu n'as rien vu à Hiroshima". Cette partie du film ressemble presque à des images documentaires, on voit que Resnais avait fait ses armes dans ce genre avant ce film. Mais le film est bel et bien une fiction. J'aime bien le personnage de Riva, une actrice venant tourner un film au Japon, un peu capricieuse sur les bords et qui tombe amoureux d'un japonais. Le film est juste une belle histoire d'amour toute simple. Et ça me plaît, on est loin d'un Japon folklorique, ce n'est pas l'intérêt ici. Ma préférence va bien sûr à la longue séquence durant laquelle Riva va se confier à cet homme, lui raconter ses souvenirs de guerre, le tout sans musique larmoyante, avec un silence pesant qui rappelle de mauvais souvenirs. J'adore vraiment ce passage, très émouvant et terriblement vrai, on sent un peu ce que ça pouvait être de vivre durant cette période, et ce sans qu'on voit jamais vraiment l'ennemi ou la guerre elle-même, non, on est juste avec cette femme. C'est magnifique, vraiment. Le reste du film n'atteint jamais ces sommets mais reste beau et poignant. La partie entre le début et cette séquence est peut-être moins passionnante mais reste intéressante. Ce que j'aime, c'est qu'au début ces personnages ne se connaissent pas, la femme pense juste avoir une aventure d'un jour, comme ça, en passant au Japon, mais petit à petit ils apprennent à se connaître et se dévoilent des choses extrêmement intime, on sent que Riva n'a jamais raconté ça à personne avant. Et puis ils finissent par ne plus vouloir se quitter. Et arrive cette fin magnifique mais simple que je trouve très maligne. Je ne dévoilerai pas, mais on comprend alors pourquoi les personnages n'ont pas de nom. Alors oui un film avec des fulgurances qui rendent certains passages moins intéressants, moins beaux, mais un très bon film quand même avec des passages d'anthologie.
Un film froid, détaché, pas du tout prenant. C'est dommage, le texte de Marguerite Duras est un délice à entendre, mais le rythme est résolument trop lent, le traitement raté à force de volonté d'un esthétisme particulier. Dommage, car au fond il nous apprend des choses, et pas que sur Hiroshima. Mais la pilule est dure à avaler.
Un film intéressant, incontestablement. Le travail photographique au début est sublime même si la photographie par la suite reste tout aussi appréciable. Je n'ai pas, hélas, été entièrement convaincue par le film. Disons que je n'ai pas l'impression d'y avoir trouvé le petit truc qui fait que j'aurais pu l'adorer.
1er long metrage de Resnais, 1er chef d'oeuvre: les mots de Duras superbes mystérieux et poétiques, la tres belle photographie, le charme sensuel et troublant d' Emmanuelle Riva dans son rôle mythique, tout concourt à faire de cette histoire d'amour impossible, un film déchirant. A redécouvrir dans sa version restaurée de 2013
Je sais que ce film fait partie des films qui sont reçu par les grands critiques cinéma comme un des plus grands films de tout les temps mais pour moi ce n'est pas le cas. Très bien filmer, des décors magnifiques. Les dix premières minutes sont cultes quoi que un peu énervantes, le jeu de Emmanuelle Riva est hystérique et c'est agaçant à la longue. Les dialogues au début sont bien mais deviennent vite lourd ("Nevers par ci Nevers par là", "Hiroshima par ci Hiroshima par là"), l'histoire est très belle cela dit.
Film innovant par sa qualité de narration, Hiroshima mon amour est un film sur la mémoire, thème récurrent chez Resnais. Peu de temps après son documentaire Nuit et Brouillard sur les camps de concentration, Resnais refait un film sur la seconde guerre mondiale. Mais loin d'être des films de guerre, ce sont des films sur la guerre, sur ses impacts. Ce sont des films psychologiques, à portée philosophique. Hiroshima mon amour présente cette particularité de situer l'action (présente) au Japon et de présenter le plus objectivement possible une histoire d'amour entre une française et un japonais, ces personnages étant évidemment des métaphores représentant leurs pays. Bref, film important de la Nouvelle Vague, à voir.