L'auberge rouge
Note moyenne
3,6
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95 critiques spectateurs

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Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 février 2013
L'auberge rouge a sacrément vieilli. J'attendais qu'une chose : que les coupables se fassent démasquer. C'est le seul intérêt du film, la réaction des personnages à la fin en découvrant le pot aux roses.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film vraiment excellent. Une petite merveille.
Certaines scènes ont bien sûr un peu vieilli, mais en sachant qu'il a plus de 50 ans, sa conservation est remarquable. Peu de films peuvent en dire autant.

Claude Autant-Lara a vraiment le génie pour nous faire rire de situations vraiment horribles (surtout en sachant que cette auberge existe vraiment et qu'il y a bien eu des meurtres).

Fernandel est vraiment excellent dans son rôle du curé faux cul. La scène de la quête dans la salle à manger est vraiment excellente.

Un film à voir et a revoir !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 février 2019
Chef d'oeuvre méconnu du cinéma français, l'Auberge Rouge vaut non seulement pour la qualité de ses interprètes (Fernandel, Carette, Rosay, Caussimon, Aslan) mais aussi par la justesse et la puissance des dialogues de Jean Aurenche et de Pierre Bost,

Chaque phrase est pesée et contribue à divertir autant qu'à dénoncer. La cupidité, l'hypocrisie, la veulerie et la bêtise semblent être les caractères dominants des personnages et même le coup de foudre amoureux entre une Juliette pécheresse et un Roméo béat ne rattrape pas cette débauche de mauvais sentiments... La séquence du mariage entre les deux amoureux (et particulièrement le passage du sermon récité par le moine joué par Fernandel) est une attaque virulente contre la religion et que l'acteur méridional, chrétien convaincu, eut bien du mal à digérer. Il quitta, dit-on, le plateau fâché de s'être laissé embarquer dans une pareille aventure.

La meilleure preuve de la grandeur de ce film, c'est que l'histoire, pourtant tournée de façon comique, finit en véritable bain de sang suggérée et qu'on devine dans la fuite éperdue du moine qui a trahi Dieu en croyant servir les hommes. Ce film a presque 70 ans et il est une étonnante modernité. Un chef d'oeuvre, effectivement...
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2018
En revoyant "Fric-Frac" (1939), "Le mariage de Chiffon" (1941), "Occupe-toi d'Amélie" (1949), "Le Bon Dieu sans confession" (1953), "La traversée de Paris" (1956) , "En cas de malheur" (1958) ou "L'auberge rouge" de 1951 qui nous occupe ici, on se demande comment Claude Autant-Lara a pu être tant vilipendé par les cinéastes de la Nouvelle Vague comme Truffaut ou Godard qui n'ont eu de mots assez dur pour dénigrer un cinéma qualifié de compassé. Le temps faisant toujours son œuvre, les films de Claude Autant-Lara sont à l'occasion de leur ressortie en DVD systématiquement réévalués. Bertrand Tavernier dans son "Voyage à travers le cinéma français" rappelle toute l'inventivité et la maitrise technique du réalisateur sans oublier de regretter les prises de position politique extrêmes affichées à la fin de sa vie. En réalité quand on évoque la filmographie foisonnante de Claude Autant-Lara, il est impossible de ne pas associer étroitement à son travail les scénaristes Jean Aurenche et Pierre Bost ainsi que le chef décorateur Max Douy. Sur la trentaine de films qu'il réalisa entre 1941 et 1977, quasiment tous réunirent ce quatuor magique qui marque un esprit d'équipe sans équivalent dans le cinéma français. Quand à l'occasion du centenaire de la mort de Balzac lui est proposée une adaptation de sa nouvelle "L'auberge rouge" parue en 1831 dans les nouveaux contes philosophiques, Autant-Lara est un cinéaste important qui vient de réussir avec "Occupe-toi d'Amélie" (1949) une adaptation reconnue aujourd'hui insurpassable de la pièce de Georges Feydeau. Avec Aurenche et Bost, ils imaginent de conserver le titre de la nouvelle de Balzac pour illustrer un fait divers macabre s'étant déroulé au lieu-dit de Peyrebeille sur la commune de Lanarce en Ardèche où pendant vingt-cinq ans (de 1805 à 1830) un couple d'anciens fermiers pauvres reconvertis aubergistes aurait trucidé près d'une cinquantaine de voyageurs. Autant-Lara parvient grâce à son autorité à convaincre le producteur de détourner la nouvelle pour proposer au public une comédie avec Fernandel qui s'avérera être en réalité une farce grinçante fustigeant l'hypocrisie de l'institution ecclésiastique. L'arrivée de Fernandel alors la plus grosse vedette du cinéma français, lève tous les obstacles. Le plus gros travail reste cependant à faire concernant la direction du grand acteur qui depuis longtemps a pris l'habitude de faire ce qu'il veut sur un plateau, estimant que le public ne vient que pour admirer la mobilité acrobatique de son sourire chevalin. Au prix de prises de bec assez sévères, Autant-Lara qui bénéficie aussi de la présence de la grande Françoise Rosay et de l'ineffable Julien Carette parvient à mener son entreprise à bon port. Brillamment, le film marie ambiance sombre à connotation fantastique avec les saillies les plus drôles notamment la fameuse scène de la confession où l'affrontement entre Françoise Rosay et Fernandel est en tout point digne de celui qui opposera la veuve de Jacques Feyder à Jean Gabin dans le non moins célèbre et fameux " Le cave se rebiffe" de Gilles Grangier (1961). Magnifiquement filmé par le chef opérateur André Bac déjà présent sur "Occupe-toi d'Amélie", "L'auberge rouge" est à coup sûr une des très grandes réussites d'un Claude Autant-Lara qui mérite largement sa place au panthéon des grands réalisateurs français de l'après-guerre. On peut donc reprendre régulièrement et sans crainte de lassitude le chemin enneigé de "L'auberge rouge" en compagnie du moine Fernandel qui deviendra curé la même année sous la direction de Julien Duvivier dans "Le petit monde Don Camillo".
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2019
Fernandel en religieux au cinéma ne se limite pas qu’à la série des Don Camillo. Juste avant celle-ci, l’acteur marseillais avait tourné dans un film beaucoup plus corrosif : L’Auberge rouge. C’est d’ailleurs sur ce plateau que Fernandel a signé pour la série qui le rendra populaire. Il faut dire que le comédien était assez choqué et énervé d’avoir réalisé en cours de tournage que le film comportait des éléments anticléricaux alors qu’il était très croyant.
En effet, Autant-Lara pousse l’humour grinçant assez loin dans cette comédie criminelle. Les traits sont volontairement forcés chez tous les personnages (ce qui empêche d’être choqué par le singe visiblement faux). Ainsi, sont montrés les préjugés de la France du XIXème siècle notamment envers les noirs ("Ce sont des sauvages"), ce qui pourrait faire penser que le film est raciste (surtout quand on connait la fin de vie du cinéaste comme député du Front national) alors qu’il est surtout caricatural. Il faut dire que peu de personnages sont épargnés par la patte d’Autant-Lara et son duo de scénaristes habituels (Jean Aurenche et Pierre Bost). Les passagers de la diligence, caricatures des classes riches de la société, sont globalement antipathiques et on pourrait être presque heureux à l’idée qu’ils risquent d’être trucidés. Le trio de criminels, malgré toute leur méchanceté (même si ce trait est un peu moins marqué chez Fétiche), en serait presque plus sympathique grâce à leur utilisation régulière de l’humour noir. Quant au moine disciple de Saint François Régis interprété par Fernandel, il est assez sympathique même s'il semble parfois être un peu ridicule et hypocrite dans certains de ses comportements (la phrase sur l’éventualité de trouver des ivrognes ou des prostituées dans l’auberge, ses différentes attitudes envers l’argent...). Au final, seul le couple formé par le petit novice et la fille des aubergistes est épargné et correspond aux critères romantiques de l’époque.
Les situations, quant à elles, sont souvent hilarantes et n’hésitent pas à se moquer fortement de la religion spoiler: : la séquence du mariage, toute hilarante qu’elle est, peut être vue comme sacrilège pour des spectateurs très pieux
. Sans oublier, tout de même, qu’Autant-Lara, Aurenche et Bost font tout de même rire le public avec une histoire de tueurs en série.
Cet aspect explique la détestation de Fernandel (qui avait pourtant déjà travaillé sous la direction non-crédité d’Autant-Lara dans Fric-Frac) pour ce film. Cependant, l’acteur est malgré tout excellent dans ce rôle (même si le réalisateur déclara avoir utilisé des plans de coupes pour dissimuler certains aspects excessifs de son jeu) et déclenche régulièrement des éclats de rires non simulés. Il faut d’ailleurs signaler qu’il est brillamment épaulé par le reste du casting en particulier par le couple d’aubergistes joués par Françoise Rosay et Julien Carette. On peut noter également la présence d’Yves Montand qui interprète les superbes chansons d’ouverture et de fermeture à la musique mémorable qui imprègne toute l’ambiance du film.
En conclusion, on pourrait dire que L’Auberge rouge fait partie des sommets de la carrière de Claude Autant-Lara et du cinéma français tout court et réussit toujours à être aussi drôle presque 70 ans plus tard même si l’aspect subversif est peut-être moins fort vu d’une époque où la religion catholique est moins présente dans la société.
Kalie
Kalie

82 abonnés 970 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 août 2018
Rares sont les films que je ne me lasse pas de voir. Rares sont les films dont chaque scène me reste en mémoire. Et bien c'est le cas avec celui-ci (ah ! spoiler: la complainte chantée par Yves Montand, le singe, le bonhomme de neige, la confession improvisée, les tisanes, le mariage également improvisé, à nouveau le bonhomme de neige, le dénouement délicieusement immoral
...). Si techniquement le film a bien évidemment vieilli, il demeure aujourd'hui incroyablement cynique et son humour macabre fait toujours mouche. Ici, les morts sont intelligemment suggérés ( spoiler: le tas d'alliances fait froid dans le dos !
). Fernandel, survolté mais irrésistible en moine bon vivant et poltron, n'a jamais été et ne sera jamais aussi drôle.
Gautier Delapierre
Gautier Delapierre

25 abonnés 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 février 2025
Un vieux classique. Ce film a été réalisé à un moment ou le théâtre avait une place prépondérante avant le cinéma, c'est donc un film d'époque. Nous sentons comment le théâtre influence la manière de construire un récit et des interactions entre les personnages. C'était aussi un cinéma populaire et Fernandel avait ce capital sympathique qui permettait à tous les publics de s'introduire avec lui dans des univers variés. Certes ce n'est pas un film de haute volée mais c'est amusant et attrayant, il y'a des rebondissements et du suspens.

Autrement comme chacun sait, l'histoire réel de cette auberge est à cent lieux de celle décrite dans le film.
mouh M.
mouh M.

6 abonnés 167 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2019
Un vieux film des années 50 fait avec les moyens du bord. C'est pas mal non plus. Mention spécial pour le singe absolument foiré.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 624 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2021
Ici on a marié l'horreur à la comédie. Et c'est réussi. Le divertissement est parfait, mené de main de maitre par Fernandel. On apprend également dans ce film, qu'après avoir commis un forfait, il ne faut jamais se confesser, même pas à un prêtre.
A voir par tous les amateurs de Fernandel et de comédie noire.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2007
L'Auberge Rouge (1951) est inspiré d’un terrible fait divers qui a secoué la France entière au début des années 1800.
Pendant près de 20 ans, sur le plateau Ardéchois, dans une bonne vielle auberge, un couple d’aubergiste ont commis plusieurs dizaines de meurtres. Tous des clients, de passage dans la région, venus pour le repas ou pour y passer la nuit.
Dans cette première adaptation (la seconde date de 2007), Claude Autant-Lara réalise ce fait divers en noir & blanc et intégralement en studio.
On se retrouve alors, à la fois dans un huit clos, mais aussi en extérieur, lors de certains plans, en la très bonne compagnie de Fernandel, dans la peau d’un moine.
Un rôle pas évident, car au milieu de tous ces clients et futures victimes, lui seul détient la vérité, il doit alors faire des pieds et des mains pour parvenir à les sauver et à déjouer les plans diaboliques de ce couple hors norme.
Scénario, personnages, décors, répliques, tous ces éléments font de cette œuvre, une belle réussite, mêlant humour, suspens et fous rires !
A noter aussi, la participation de Yves Montant, qui lors du générique de début et de fin, chante la complainte de L’Auberge Rouge.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2008
Même si Fernandel cabotine à outrance, sa joie de vivre et de jouer est communicative. Même si le film de Claude Autant-Lara a quelque peu vieilli, l'ensemble possède un charme indicible. Avec un léger recul, je dois dire que L'Auberge Rouge version 1951 m'a vraiment convaincu. Le scénario de Jean Aurenche ( qui travaillera par la suite avec le grand Bertrand Tavernier ) est génial, il demeure efficace du début à la fin ( je ne dévoilerai pas l'intrigue, je dirai juste que l'idée de base est vraiment originale ). Ce film n'est pas parfait et n'est pas le meilleur film de Claude Autant-Lara ( je préfère par exemple La Traversée de Paris ), mais je ne regrette pas de l'avoir vu récemment au Champo au moment de sa rediffusion. Pour ce qui est du remake, je doute que l'équipe du Splendid arrive à la cheville d'un Fernandel ou d'un Carette ( excellent en aubergiste rustre ). J'irai probablement le voir pour comparer avec l'original, mais je m'attends à la déception. Un très bon film au final.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2011
Un des irrésistibles classiques de la comédie du début des années 1950, un film culte a l'humour noir incroyablement drôle, qui accumule les gags tous plus désopilants les uns que les autres, faisant aussi bien dans le grotesque que dans le subtil ! Un film qui fait bien rire, dans lequel on retrouve Fernandel, naturellement exceptionnel, accompagnée d'une petite tripoté d'acteurs tous plutôt bons ! Un excellent moment a passer.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2010
Etant le film préféré de mon père, on me l'a ressassé des milliers de fois gamins et je pense le connaître par coeur. Cependant ce n'est pas sans plaisirs car ce film est très réussi mélant intrigue et humour par des situations parfois très cocasses et des répliques cultes (- Encore un coup comme ça! et on part vivre à la campagne!!! dixit le maître d'une auberge totalement perdue dans la cambrousse profonde). Fernandel pareil à lui-même y est énorme de talent.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2021
Tragi-comédie morbide présentée sous forme de fabliau avec Yves Montand pour troubadour. Du cynisme et de l’ironie, notamment sur la religion (« Je te parle de choses sérieuses (manger) » ou « Merede… Dieu, mon bâton !» ou « C’était un artiste, il ne pèse pas lourd » et des réparties qui ne pourrait plus se faire aujourd’hui (Fétiche n’est appelé que « le nègre. ») Des scènes mémorables (la confession), d’autres plus appuyées en deuxième partie et une fin particulièrement cynique. Les acteurs en font plutôt trop, surtout Fernandel.
Un grand classique à connaître absolument.
Mafoipourquoipas
Mafoipourquoipas

13 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2018
3 étoiles - L'Auberge rouge

Trois étoiles pour la truculence de Fernandel. C'est un soleil qui irradie tout ce film. De plus, le scénario est amusant. Il y a toutefois des passages un peu gnan-gnan (lorsque justement Fernandel est absent). Mais le tout est distrayant, parce qu'il y a Fernandel.
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