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stans007
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4,0
Publiée le 7 mars 2021
Tragi-comédie morbide présentée sous forme de fabliau avec Yves Montand pour troubadour. Du cynisme et de l’ironie, notamment sur la religion (« Je te parle de choses sérieuses (manger) » ou « Merede… Dieu, mon bâton !» ou « C’était un artiste, il ne pèse pas lourd » et des réparties qui ne pourrait plus se faire aujourd’hui (Fétiche n’est appelé que « le nègre. ») Des scènes mémorables (la confession), d’autres plus appuyées en deuxième partie et une fin particulièrement cynique. Les acteurs en font plutôt trop, surtout Fernandel. Un grand classique à connaître absolument.
Bon film dans l'ensemble. Si ( ET SEULEMENT SI ! ) vous n'avez pas vue d'autre version je vous conseil "d'abord" celle-ci . (moi j'au fait du plus récent vers celui-ci et j'aime bien Fernandel et Balasko alors je m'en veux ). C'est un film qui ne convient pas aux enfant car il s'agit de meurtres. Ce film a vieillit , alors je ne veux pas faire le "vieux" mais c'est en noir et blanc MAIS ca ajoute a l'ambiance (a mon gout). Bref , vous l'aurait compris ,c'est un BON moment si vous ne connaissez pas d'autre version.
Le grand Julien Duvivier n’aurait sans doute pas renié la galerie de monstres que décrit le scénario de Jean Aurenche. Aristocrates dégénérés et monomaniaques, bourgeois parvenus, petites gens si cupides qu’ils en deviennent des assassins et un prêtre dont l’interprétation très circonstanciée de la foi l’entraîne à dealer avec Dieu jusqu’à la « récompense finale ». Fernandel, Carette et Grégoire Aslan en font des tonnes, face à la glaçante Françoise Rosay, inquiétante à souhait. Souvent lourd et désagréable le film est néanmoins entrecoupé de grands moments comme par exemple la confession de Françoise Rosay derrière une grille de fourneau dont Fernandel tient le manche ! Hélas, la musique totalement hors sujet et répétitive de René Cloërec enfonce ce huis clos, plus prés du théâtre filmé que du véritable cinéma. Donc une réussite mitigée et quelque peu surannée. Toutefois, « L’auberge rouge » en comparaison du remake affligeant que Gérard Krawczyk commettra en 2007, peut apparaître comme un bon film.
Fernandel en religieux au cinéma ne se limite pas qu’à la série des Don Camillo. Juste avant celle-ci, l’acteur marseillais avait tourné dans un film beaucoup plus corrosif : L’Auberge rouge. C’est d’ailleurs sur ce plateau que Fernandel a signé pour la série qui le rendra populaire. Il faut dire que le comédien était assez choqué et énervé d’avoir réalisé en cours de tournage que le film comportait des éléments anticléricaux alors qu’il était très croyant. En effet, Autant-Lara pousse l’humour grinçant assez loin dans cette comédie criminelle. Les traits sont volontairement forcés chez tous les personnages (ce qui empêche d’être choqué par le singe visiblement faux). Ainsi, sont montrés les préjugés de la France du XIXème siècle notamment envers les noirs ("Ce sont des sauvages"), ce qui pourrait faire penser que le film est raciste (surtout quand on connait la fin de vie du cinéaste comme député du Front national) alors qu’il est surtout caricatural. Il faut dire que peu de personnages sont épargnés par la patte d’Autant-Lara et son duo de scénaristes habituels (Jean Aurenche et Pierre Bost). Les passagers de la diligence, caricatures des classes riches de la société, sont globalement antipathiques et on pourrait être presque heureux à l’idée qu’ils risquent d’être trucidés. Le trio de criminels, malgré toute leur méchanceté (même si ce trait est un peu moins marqué chez Fétiche), en serait presque plus sympathique grâce à leur utilisation régulière de l’humour noir. Quant au moine disciple de Saint François Régis interprété par Fernandel, il est assez sympathique même s'il semble parfois être un peu ridicule et hypocrite dans certains de ses comportements (la phrase sur l’éventualité de trouver des ivrognes ou des prostituées dans l’auberge, ses différentes attitudes envers l’argent...). Au final, seul le couple formé par le petit novice et la fille des aubergistes est épargné et correspond aux critères romantiques de l’époque. Les situations, quant à elles, sont souvent hilarantes et n’hésitent pas à se moquer fortement de la religionspoiler: : la séquence du mariage, toute hilarante qu’elle est, peut être vue comme sacrilège pour des spectateurs très pieux . Sans oublier, tout de même, qu’Autant-Lara, Aurenche et Bost font tout de même rire le public avec une histoire de tueurs en série. Cet aspect explique la détestation de Fernandel (qui avait pourtant déjà travaillé sous la direction non-crédité d’Autant-Lara dans Fric-Frac) pour ce film. Cependant, l’acteur est malgré tout excellent dans ce rôle (même si le réalisateur déclara avoir utilisé des plans de coupes pour dissimuler certains aspects excessifs de son jeu) et déclenche régulièrement des éclats de rires non simulés. Il faut d’ailleurs signaler qu’il est brillamment épaulé par le reste du casting en particulier par le couple d’aubergistes joués par Françoise Rosay et Julien Carette. On peut noter également la présence d’Yves Montand qui interprète les superbes chansons d’ouverture et de fermeture à la musique mémorable qui imprègne toute l’ambiance du film. En conclusion, on pourrait dire que L’Auberge rouge fait partie des sommets de la carrière de Claude Autant-Lara et du cinéma français tout court et réussit toujours à être aussi drôle presque 70 ans plus tard même si l’aspect subversif est peut-être moins fort vu d’une époque où la religion catholique est moins présente dans la société.
Chef d'oeuvre méconnu du cinéma français, l'Auberge Rouge vaut non seulement pour la qualité de ses interprètes (Fernandel, Carette, Rosay, Caussimon, Aslan) mais aussi par la justesse et la puissance des dialogues de Jean Aurenche et de Pierre Bost,
Chaque phrase est pesée et contribue à divertir autant qu'à dénoncer. La cupidité, l'hypocrisie, la veulerie et la bêtise semblent être les caractères dominants des personnages et même le coup de foudre amoureux entre une Juliette pécheresse et un Roméo béat ne rattrape pas cette débauche de mauvais sentiments... La séquence du mariage entre les deux amoureux (et particulièrement le passage du sermon récité par le moine joué par Fernandel) est une attaque virulente contre la religion et que l'acteur méridional, chrétien convaincu, eut bien du mal à digérer. Il quitta, dit-on, le plateau fâché de s'être laissé embarquer dans une pareille aventure.
La meilleure preuve de la grandeur de ce film, c'est que l'histoire, pourtant tournée de façon comique, finit en véritable bain de sang suggérée et qu'on devine dans la fuite éperdue du moine qui a trahi Dieu en croyant servir les hommes. Ce film a presque 70 ans et il est une étonnante modernité. Un chef d'oeuvre, effectivement...
Trois étoiles pour la truculence de Fernandel. C'est un soleil qui irradie tout ce film. De plus, le scénario est amusant. Il y a toutefois des passages un peu gnan-gnan (lorsque justement Fernandel est absent). Mais le tout est distrayant, parce qu'il y a Fernandel.
Rares sont les films que je ne me lasse pas de voir. Rares sont les films dont chaque scène me reste en mémoire. Et bien c'est le cas avec celui-ci (ah ! spoiler: la complainte chantée par Yves Montand, le singe, le bonhomme de neige, la confession improvisée, les tisanes, le mariage également improvisé, à nouveau le bonhomme de neige, le dénouement délicieusement immoral ...). Si techniquement le film a bien évidemment vieilli, il demeure aujourd'hui incroyablement cynique et son humour macabre fait toujours mouche. Ici, les morts sont intelligemment suggérés (spoiler: le tas d'alliances fait froid dans le dos ! ). Fernandel, survolté mais irrésistible en moine bon vivant et poltron, n'a jamais été et ne sera jamais aussi drôle.
En revoyant "Fric-Frac" (1939), "Le mariage de Chiffon" (1941), "Occupe-toi d'Amélie" (1949), "Le Bon Dieu sans confession" (1953), "La traversée de Paris" (1956) , "En cas de malheur" (1958) ou "L'auberge rouge" de 1951 qui nous occupe ici, on se demande comment Claude Autant-Lara a pu être tant vilipendé par les cinéastes de la Nouvelle Vague comme Truffaut ou Godard qui n'ont eu de mots assez dur pour dénigrer un cinéma qualifié de compassé. Le temps faisant toujours son œuvre, les films de Claude Autant-Lara sont à l'occasion de leur ressortie en DVD systématiquement réévalués. Bertrand Tavernier dans son "Voyage à travers le cinéma français" rappelle toute l'inventivité et la maitrise technique du réalisateur sans oublier de regretter les prises de position politique extrêmes affichées à la fin de sa vie. En réalité quand on évoque la filmographie foisonnante de Claude Autant-Lara, il est impossible de ne pas associer étroitement à son travail les scénaristes Jean Aurenche et Pierre Bost ainsi que le chef décorateur Max Douy. Sur la trentaine de films qu'il réalisa entre 1941 et 1977, quasiment tous réunirent ce quatuor magique qui marque un esprit d'équipe sans équivalent dans le cinéma français. Quand à l'occasion du centenaire de la mort de Balzac lui est proposée une adaptation de sa nouvelle "L'auberge rouge" parue en 1831 dans les nouveaux contes philosophiques, Autant-Lara est un cinéaste important qui vient de réussir avec "Occupe-toi d'Amélie" (1949) une adaptation reconnue aujourd'hui insurpassable de la pièce de Georges Feydeau. Avec Aurenche et Bost, ils imaginent de conserver le titre de la nouvelle de Balzac pour illustrer un fait divers macabre s'étant déroulé au lieu-dit de Peyrebeille sur la commune de Lanarce en Ardèche où pendant vingt-cinq ans (de 1805 à 1830) un couple d'anciens fermiers pauvres reconvertis aubergistes aurait trucidé près d'une cinquantaine de voyageurs. Autant-Lara parvient grâce à son autorité à convaincre le producteur de détourner la nouvelle pour proposer au public une comédie avec Fernandel qui s'avérera être en réalité une farce grinçante fustigeant l'hypocrisie de l'institution ecclésiastique. L'arrivée de Fernandel alors la plus grosse vedette du cinéma français, lève tous les obstacles. Le plus gros travail reste cependant à faire concernant la direction du grand acteur qui depuis longtemps a pris l'habitude de faire ce qu'il veut sur un plateau, estimant que le public ne vient que pour admirer la mobilité acrobatique de son sourire chevalin. Au prix de prises de bec assez sévères, Autant-Lara qui bénéficie aussi de la présence de la grande Françoise Rosay et de l'ineffable Julien Carette parvient à mener son entreprise à bon port. Brillamment, le film marie ambiance sombre à connotation fantastique avec les saillies les plus drôles notamment la fameuse scène de la confession où l'affrontement entre Françoise Rosay et Fernandel est en tout point digne de celui qui opposera la veuve de Jacques Feyder à Jean Gabin dans le non moins célèbre et fameux " Le cave se rebiffe" de Gilles Grangier (1961). Magnifiquement filmé par le chef opérateur André Bac déjà présent sur "Occupe-toi d'Amélie", "L'auberge rouge" est à coup sûr une des très grandes réussites d'un Claude Autant-Lara qui mérite largement sa place au panthéon des grands réalisateurs français de l'après-guerre. On peut donc reprendre régulièrement et sans crainte de lassitude le chemin enneigé de "L'auberge rouge" en compagnie du moine Fernandel qui deviendra curé la même année sous la direction de Julien Duvivier dans "Le petit monde Don Camillo".
" L'auberge rouge " sympathique comédie de Claude Autant-Lara . L'histoire se déroule en 1833 à l'auberge de peyrebeille perdue en montagne . Marie et Pierre Martin ( Françoise Rosay et Julien Carrette ) un couple d'aubergistes assassinent leurs clients pour les voler . Un jour les voyageurs d'une dilligence descendent à l'auberge bientôt suivi par un moine ( Fernandel) . Or la femme Martin éprouve le besoin de se confesser au moine et lui avoue les nombreux crimes perpréter dans l'auberge . Le moine , lié par le secret de la confession , va s'employer par tout les moyens à sauver les voyageurs ... " L'auberge Rouge " est une sympathique comédie des années 50 de Claude Autant-Lara devenu un classique du cinéma français . L'histoire est bien sympa avec un moine qui va découvrir qu'un couple d'aubergistes assassinent leurs clients pour leur voler leurs biens suite à la confession de l'aubergiste . Il va alors tout faire pour tenter de les sauver sans violer le secret de la confession ce qui va donner lieu à des scènes cocasses et irrésistible . Rien que la scène ou l'aubergiste se confie sur ses crimes devant un fernandel saisi d'effroi est juste irrésistible et vaut à elle seul le coup d'œil . L'histoire est inspiré d'un véritable fait divers ou un couple d'aubergistes tuait ses clients pour les dépouiller de leurs bien . Le réalisateur Claude Autant-Lara c'est emparer de ce sujet tragique et dramatique pour en faire une comédie cocasse à l'humour noir et grinçante même si je pense qu'on aurait pu exploiter un peu plus le sujet . Le film est porter par un très bon casting avec à sa tête Fernandel excellent et irrésistible en moine saisi d'effroi et totalement en panique quand il va découvrir ce qu'il se trame dans l'auberge et qui va tout tenter pour sauver les clients de l'auberge . Françoise Rosay et Julien Carette sont également très bon en aubergistes meurtrier qui tuent leurs clients sans le moindre scrupule . On prend plaisir à visionner ce film dont l'action se situe dans de beaux décors et de superbes paysages enneigé en montagne qui donne une bonne ambiance au film . Le côté désuet du film ne fait que renforcer le charme . Un classique du cinéma français à ne pas louper qu'on prend toujour plaisir à revisionner même si le film à plus de 60 ans au compteur .
Un vrai petit bijoux de film . Fernandel et Carette s'en donnent à coeur joie dans cette comédie satirique . Humour noir et décadence d'un couple d'aubergiste, très regardant sur les petites choses qui brillent .
Très bon divertissement avec énormément d'humour, surtout pour la scène du confessionnal. Les dialogues sont savoureux de tous bord, la mise en scène est juste et Fernandel se situe dans une bien fâcheuse position. J'aime beaucoup ses mimiques, ses interrogations et ses actions pour sauver les âmes de l'auberge.
Un petit trésor d'humour noir. Reprenant un fait divers sordide, Claude Autant-Lara signe une comédie réussie grossissant le trait d'actes déjà peu croyables sans en renier la dimension tragique et le comique de situation fonctionne. Il en profite, au détour de quelques séquences, pour dénoncer les travers de chacune des classes sociales : bourgeoisie, prolétariat ou clergé, aucune n'est épargnée.