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JSCooper
11 abonnés
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3,0
Publiée le 19 novembre 2024
Certes la réalisation est appliquée et l'interprétation efficace, mais "Maigret tend un piège" semble aujourd'hui trop conventionnel et classique dans sa forme et son intrigue pour totalement convaincre. L'ensemble reste cependant bien mené et plaisant à regarder.
Énigme ridicule, mâtinée de traumatisme sexuel comme souvent chez Simenon. Les acteurs surjouent, Gabin est en roue libre, Girardot et Ventura continent de débuter après Le Rouge Est Mis. Le plus ridicule est Desailly en impuissant en robe de chambre soumis à sa maman. Même les décors sont laids et sentent le carton pâte. Un policier qui a très mal vieilli et alourdi par la réalisation de Delannoy.
Je pense le contraire d’un collègue critique juste au-dessus. Les maigrets de Cremer sont des petits bijoux de téléfilm. Cela n’empêche pas d’avoir ici un Gabin formidable dans un film tout à fait passionnant avec une intrigue pleine de psychologie. Belle distribution.
Maigret s'efface devant Gabin dans cette intrigie policière où l'on reconnait néanmoins la patte de Simenon, notamment un contexte psychologique déterminant. Il ne fait pas doute, quand apparait le personnage tenu par Jean Desailly spoiler: qu'il est ce tueur femmes qui nargue depuis longtemps le commissaire Maigret. Delannoy ne prolonge guète le mystère lié à l'identité du tueur en série. Car l'intérêt provient moins d'un quelconque suspens policier que de la confrontation entre Maigret et l'assassin présumé, ce bourgeois avenant que son délicat rapport aux femmes mue peut-être en meurtrier. Une pathologie criminelle assez commune, du fait de l'influence de la mère, mais qui nourrit habilement l'intrigue. La mise en scène de Jean Delannoy n'est pas précisément emballante ou originale. Mais elle reproduit un univers policier et parisien, rétro et charmant, fait de figures pittoresques et populaires. Quelques dialogues bien ciselés d'Audiard (pas encore le pourvoyeur d'aphorismes qu'il sera plus tard) et le métier de Gabin garantissent un bon divertissement.
un grand Gabin, un rôle sûr mesure, très belle photo, une pléiade de très bons acteurs et actrices, et un excellent réalisateur su est jean Delannoy trop souvent décrier.
Un excellent Maigret, où l'on visite un Paris pauvre, délabré, avec un magnifique noir et blanc et d'excellents dialogues d'Audiard. Ce film suit une enquête à la "Seven", on poursuit un tueur en série, à l'époque on appelait ça un maniaque, avec des acteurs formidables notamment l'oubliée Annie Girardot A voir.
« Injure au représentant de l’ordre ? Mais mon pauvre vieux, personne peut blairer les flics, c’est vieux comme le monde, on n’emballe pas les gens pour ça. »
Rare Maigret où l’on croise Louise, Madame Maigret (Jeanne Boitel), ce Maigret-ci est le premier des deux réalisés par Jean Delannoy, dialogués par Audiard et interprétés par Jean Gabin (qui incarnera encore le commissaire divisionnaire dans « Maigret voit rouge », de son ami Gilles Grangier, sans Audiard, cette fois). Dans les rôles de Lucas et Torrence, on retrouve André Valmy et, surtout, Lino Ventura, lancé 4 ans plus tôt dans « Touchez pas au grisbi » (Jacques Becker), qui avait aussi relancé la carrière de Gabin. Enfin, on découvre Annie Girardot, pas encore la star qu’elle deviendra mais déjà actrice confirmée, Jean Desailly, de la compagnie Renaud-Barrault, qui dépasse ici ses rôles de jeune premier un peu fades pour celui d’un artiste quelque peu tourmenté et un savoureux Guy Decomble, aujourd’hui oublié mais habitué des seconds rôles dans des productions populaires marquantes.
Le scénario, lui, prenant quelques libertés de ton avec le roman de Simenon, nous amène dans un quartier du Marais aux allures du Whitechapel londonien, décor des crimes de Jack l’Eventreur. On y assiste aux meurtres et au piège tendu par Maigret, piège qui s’étire en jeu du chat et la souris, jusqu’à l’interrogatoire final, scène d’anthologie.
La réalisation est à la fois sobre et énergique en fonctions des moments, sans fioritures excessive, sans innovation non plus.
Au final, on assiste à près de deux heures haletantes, ballotté entre les différents personnages et leurs secrets plus ou moins inavouables. Un grand moment de cinéma noir.
Excellent film d'enquête, noir. Avec de superbes comédien et des dialogues haut en couleur, écris par Michel Audiar. Du cinéma français comme on en fait plus.
Premier des trois "Maigret" interprétés par Jean Gabin, et déjà, la moindre chose que l'on puisse dire est que c'est une réussite totale. Je ne donne pas la note la plus maximale car je la réserve au suivant de la trilogie (vu que c'est mon préféré, car sinon, le niveau est identique), mais le coeur y est quand même. Beaucoup d'acteurs, français mais pas que (Rowan Atkinson, par exemple), ont interprété le commissaire imaginé par Simenon, au cinéma ou à la TV. Depardieu récemment, Cremer et Jean Richard avant... Pour moi, Gabin est le meilleur, du moins au cinéma (Cremer était parfait aussi, le seul reproche à faire à la série avec Cremer, c'est que c'était tellement lent et poussiéreux qu'à côté, "Derrick" et "Le Renard" semblent être des thrillers hystériques produits par Luc Besson). Certes, ça a un peu vieilli, le film datant des années 50, mais malgré son âge (et pour les plus jeunes, oui, c'est en noir & blanc, comme les deux autres "Maigret" avec Gabin ; allez, courage, vous verrez, le noir & blanc, c'est bien aussi), "Maigret Tend Un Piège" est un classique du genre, aucun autre mot ne convient.
Le fait d'avoir vu le "Maigret" de Patrice Leconte avec Gérard Depardieu et les souvenirs de la série (lointaines) avec Bruno Cremer, m'a donné envie et la curiosité de découvrir ce film réalisé par Jean Delannoy, co-écrit et dialogué par Michel Audiard, avec le grand Jean Gabin et je pense, mème si je ne les ai pas tous vus, le meilleur. Le début donne le ton, un tueur en série tue des femmes le soir en pleine nuit, la dernière avec un couteau piqué à la boucherie pas loin des actes et sonne l'alarme d'une cabine de police. L'inspecteur Maigret, avec son équipe, mène l'enquète qui n'est pas facile mais l'homme à la célèbre pipe est rusé. Un suspense habilement construit auquel je tiens a signaler point de bagarre et pas mal d'interrogatoire (surtout vers la fin) qui captive le spectateur. C'est très bien réalisé par le cinéaste Jean Delannoy avec des dialogues inspirés de Michel Audiard. Jean Gabin enfile merveilleusement bien le costume de l'inspecteur Maigret et l'on reconnait dans les seconds roles Annie Girardot, Jean Desailly ou Lino Ventura. Un très bon polar du roman de Georges Simenon superbement mis à l'écran.
Bonjour, j ai vu "Maigret tend un piège" de Jean Delannoy (1958) avec Jean Gabin, Jean Desailly et Annie Girardot. Grand plaisir de voir un film "vintage" en noir et blanc. Le scénario est d après Simenon donc ça tient la route. Je l avais déjà vu à la télé mais sur grand écran c est autre chose...Un classique, à voir et savourer.
Quatre femmes ont été poignardées et en sont décédées dans le quartier du Marais dans le 4ème Arrdt de la Capitale. Le Commissaire Maigret mène l'enquête.
Magnifiquement interprété par la distribution complète conduite par J. Gabin, soutenue par des dialogues formidables de Michel Audiard, "Maigret tend un piège " est du cinéma grand public de haute qualité. Certes la mise en scène de J.Delannoy est compassée et froide, mais le film est une franche réussite. Aucun temps mort, pas une scène de trop, on est ici en face d'un exemple de la qualité française. Certes, le film contemporain du debut de la nouvelle vague ( 1958) garde un parfum du cinéma de la décennie précédente. Delannoy fit d'ailleurs partie de "la liste" des réalisateurs égratignés ( selon moi de manière un peu excessive) par les jeunes turcs de la nouvelle vague française. La collaboration entre Gabin et Delannoy donnera un autre film qui tient la route, scénarisé à partir d'un autre roman de la série des Maigret de Simenon. Mais " Maigret tend un piège"est le plus accompli des deux.
Maigret Tend Un Piège est une adaptation du roman éponyme de Georges Simenon réalisée par Jean Delannoy. Première des trois adaptations dans lesquelles Jean Gabin va jouer Maigret, ce film policier typique de la fin des années 1950 est vraiment convaincant. Gabin est impérial de bout en bout, son jeu montant crescendo jusqu'à la révélation finale. Il est épaulé par Annie Girardot également très juste. A noter un des premiers seconds rôles de Lino Ventura qui n'a ici pas grand chose à jouer mais qui dessine les esquisses de ce que sera son personnage un peu bourru par la suite. L'enquête est passionnante du début à la fin, cette adaptation dialoguée par Michel Audiard est une franche réussite.
Un très bon polar à l’ancienne, bien construit, très bien joué, avec notamment un Jean Desailly étonnant en futur pensionnaire d’hôpital psychiatrique…et un Jean Gabin que j’ai trouvé très à l’aise dans son rôle. L’esprit Simenon est totalement respecté.