- Ne te réjouis d’avoir anéanti d’ordure, car la traînée qui l’a mis au monde est à nouveau en rut! - Cette phrase représente tout le film, la violence des combats, la dureté des hommes dans la guerre, les massacres, la haine. Ce film est probablement l’un des plus grand film de guerre de l’histoire du cinéma.
Très bon film qui montre toute l'aspect déshuanisant de la guerre. Le guerre y est décrite dans ses pires aspects, sans qu'il ne soit quetion d'honneur, d'héroïsme mais seulement de survie. Les acteurs sont excellents, la mise en scène efficace
Un vrai scénario, un message fort, pas de concession avec la nature humaine, le thème de l'homosexualité dans l'armée qui est évoqué ce qui est rare, James Coburn en guest star. Mais... des longueurs, des images d'archives incrustées dans les images du film mais le décalage visuel est flagrant donc ridicule, on tombe dans le manichéisme avec le méchant officier homophobe et nazi contre le sergent humain et incorruptible. Du coup, le sentiment final est mitigé.
Peckinpah humanise ces soldats allemand contrairement a la plupart des films fait sur ce thème,en montrant l'absurdité de la guerre qu'ils sont entrains de subir.Car ils ne sont ni meilleur ni pire que ceux qui se trouvent en face d'eux.Ce sont simplement des hommes enrôlés dans un conflit qui ne maitrise,et qui essayent de rester en vie.
Je crois qu'il est impossible de dire d'une guerre qu'elle est belle. Mais pour autant qu'on puisse le dire d'un film de guerre, ce film est beau. Beau pour l'histoire qu'il nous livre, cette histoire avec le gamin russe, cette dualité entre les deux soldats allemands diamétralement opposés; et beau pour son audace à faire un film du coté allemand, où les soldats ne sont pas là pour servir "moralement" les idées du führer mais simplement pour sauver leurs peaux et le rire final montre bien toute la stupidité de cette guerre. Finalement, ce film est beau parce qu'en nous faisant vivre la guerre, il nous en dégoute. Cela dit, il n'en serait rien sans les talents de réalisateur de Sam Peckinpah et de la performance des acteurs, surtout de James Coburn.
Boom, boom, boom, boom... ça explose de tout côté! ça saute à droite, ça saute à gauche, des entrailles partout. Je ne sais pas si on peut à la fois dans le fond dénoncer la guerre alors que dans la forme on cherche constamment à créer une esthétique guerrière qui la glorifie... M'enfin, il reste quelques belles scènes car Sam Peckinpah est loin d'être manchot... cf excellente scène à l'hopital... ha ha ha
Un film de guerre peu banal. Ici tout le film est acces sur une compagnie allemande en pleine guerre de Crimée opposant l'empire de l'allemagne nazi aux Sovietiques. Un point de vue peu banal, surtout pour l'époque, mais foutrement bien scénarisé. Sans parler du synopsis, on peut regretter que ce film presente la plupart des soldats et gradé de la Wermarth comme desaprouvant le Furher, sans pour autant le remettre en question. Ils se battent pour lui sans l'apprecier. Le scénario est tres bien faits, bcp d'actions n'étant pas de simples "bastons générales" aux balles qui fusent de partout, aux explosions et où on y comprend rien, mais bcp de petites actions de l'unité allemande. Les acteurs sont "à l'américaine", ils auraient pu jouer dans des westerns les mêmes rôles casiment, mais le film est reussi sans avoir trop vieilli, la fin est surprenante, seul regret: les sons de la VF, aux explosions et balles criardes.
C'est long et parfois ennuyeux, mais ce film s'interroge sur le point de vue des militaires allemands pendant la seconde guerre mondiale, du moins pour le côté guerrier, car les horreurs du régime nazi sont quasiment absentes.
Ce film est unique dans son genre car il est le premier film de guerre américain à se mettre du coté des soldats nazis, un défi insensé que seul le virtuose de la violence, Sam Peckinpah, pouvait avoir le cran de relever. Mais ce qui fait en fait un très bon film de guerre c'est qu'il dépeint avec justesse les conditions de vie insalubres dans les bunkers et la limite floue entre l'acharnement désespéré et l'héroïsme vain de ces soldats embourbés sur le front russe. C’est donc bien cette réalisation réaliste qui donc une force effrayante à l’image fataliste de ce pamphlet antimilitariste anodin.
Le film s'abstrait de tout prosaïsme historique. Recelant une grande part d'incohérence, la mise en scène et le récit se dirigent tout droit vers la barbarie la plus radicale. On est en précense d'un des rares films de guerre baroque du cinéma américain.
Quel chef d’œuvre de Sam Peckinpah ! On se prend une claque ! C’est tout simplement une leçon de cinéma. Sans aucun doute ce film rentre dans le top 5 des meilleurs films de guerre de tous les temps. D’un réalisme époustouflant, cette œuvre est d’une puissance rare. Les effets spéciaux sont très réussis pour l’époque et sont loin d’être ridicules ou dépassés même de nos jours. L’horreur du Front de l’Est, l’absurdité du conflit et les valeurs et principes des différents soldats sont les grandes forces de Croix de Fer. C’est aussi l’un des rares films US qui se passe du côté allemand. De même, on est loin des stéréotypes des soldats allemands fascistes, impitoyables et bourreaux ! Ils sont montrés comme de simples hommes entraînés dans un conflit dont ils ignorent le sens. James Coburn est impérial !!! Le suspens monte d’un cran dans la seconde moitié du film. LE film sur la WW2 qu’il faut voir ! Bravo M. Peckinpah.
Très bon film de guerre, on ne s'ennuie vraiment pas, et la fin est très bien pesé. Les effets spéciaux sont bons pour l'époque et on voit rarement des films de guerre où les allemands sont en premier plan. A voir absolument si vous etes fans de films de guerre.
Voici un film dont feraient bien de s'inspirer les productions guerrières actuelles souvent manichéennes, que ce soit dans leur patriotisme exacerbé ou dans un anti-militarisme de base pas toujours très réfléchi. "Croix de Fer" qu'admirait tant Orson Welles à la fin de sa vie fut réalisé au cours de l'année 1977 par le grand Sam Peckinpah. Violent pamphlet allant à l'encontre des conflits armés, il s'agit avant tout d'une brillante analyse du comportement de nombreux généraux Allemands au cours de la débâcle du Reich en Union Soviétique. N'allez pas croire que la romance prend le dessus sur la véracité historique puisque ce type de mentalités a on le sait occupé les esprits de bon nombre de nos voisins d'outre-Rhin à partir de 1943. Les nationaux-socialistes et autres soldats de la Wermacht avaient donc le moral en berne en cette fin de deuxième WW et c'est ce que dépeint brillamment le cinéaste sans pour autant excuser leurs actes, présents comme passés. Qu'étaient alors devenus les idéaux Hitlériens ? Comment l'armée réagissait-elle ? Qu'est-ce-qui la faisait survivre et de quelle manière ? Que ressentaient ces hommes livrés (par eux-mêmes c'est vrai) à une interminable boucherie ? Peckinpah ne traduit à aucun moment une quelconque sympathie pour ces nazis mais il dresse un brillant tableau de leur état moral d'alors avec finesse et en évitant la plupart des clichés. Densité psychologique impressionnante donc durant une bonne moitié avant que le récit aventuresque ne reprenne la main. Il faut dire que le metteur en scène maîtrise parfaitement des scènes de batailles impressionnantes quoiqu'un peu répétitives, parfois plombées par une utilisation ultra-récurrente des ralentis (même si cela fait partie intégrante du style visuel du cinéaste) et un volume sonore à vous rendre fou. "Croix de Fer" est en conclusion un excellent travail rétrospectif sur des éléments peu connus du grand public ensuite devancé par un efficace mais classique film de guerre.