Toute ressemblance avec une guerre menée actuellement au même endroit ne serait que pure coïncidence. Pourtant il y a des points communs, avec artillerie, obusiers, combats rapprochés à l'arme individuelle ou au couteau. Ce qui manque ce sont les drones, d'invention récente. Ce qui m'a frustré c'est l'absence de panzerfaust pourtant alors largement utilisés contre les chars qui m'ont semblé ici être des jouets filmés en gros plans. Les batailles sont confuses, pleines de corps à corps, de vols humains planés, d'explosions, de fumées, de sang qui gicle en geysers. Question scénario on peut dire que c'est un film à thèse et psychologique accompagné d'action. Thèse du peu d'influence du nazisme sur les combattants de la wehrmacht désabusés mais consciencieux et solidaires, opposition entre l'officier aristocratique, prétentieux, moralement ambigu, arriviste et peureux, et le sous-officier baroudeur, courageux, humain, honnête mais sans illusion. Le jeu des acteurs est parfois caricatural, surtout pour le capitaine Maximilian Schell qui ressemble par moments à un personnage fourbe de Lucky Luke. Le héros positif, caporal puis sergent James Coburn, excellent combattant, garde en permanence une décontraction yankee aux antipodes de la raideur allemande de cette époque spéciale. James Mason en colonel est un peu ramollo. Pour pimenter l'ensemble, Peckinpah a mis en scène des femmes, allemandes pour le repos des guerriers, russes dans un gynécée campagnard pour des viols qui tournent mal. Pour conclure, ce film est intéressant, surtout au début pour ses rappels historiques en images, bien fait, scènes d'action prenantes, des longueurs pour les parties dialoguées.