Croix de fer
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L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2013
Rare sont les films de guerre ou les allemands ne sont pas représenté comme des monstres sadiques qui braillent des "schnell !" à tout bout de champs. Ce qui est encore plus rare, c'est de voir la guerre coté allemand. D'ailleurs, le fait que les "héros" soient allemands est finalement assez secondaire. Ils auraient tout aussi bien pu être américains, russes, japonais ou bretons, ça n'aurait pas changé grand chose au propos du film. Peckinpah filme avant tout des hommes. Parmi ces hommes, James Coburn trimbale son charisme et sa classe naturelle sous les yeux jaloux d'un péteux en uniforme qui admire son héroïsme et sa croix de fer. "Croix de fer" fait partit de ses grands films de guerre qui montre bien plus que du "Pan !" "Argh !", "Boum !". Et ça, c'est bien !
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2008
Peckinpah humanise ces soldats allemand contrairement a la plupart des films fait sur ce thème,en montrant l'absurdité de la guerre qu'ils sont entrains de subir.Car ils ne sont ni meilleur ni pire que ceux qui se trouvent en face d'eux.Ce sont simplement des hommes enrôlés dans un conflit qui ne maitrise,et qui essayent de rester en vie.
lhomme-grenouille

3 612 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2014
Difficile de découvrir ce monument après avoir vu tout ce qui s’est fait depuis. Bah oui, parce qu’à le remettre dans le contexte, c’est quand même un sacré morceau d’audace et d’esthétisme cette « Croix de fer ». Quelques scènes conservent d’ailleurs leur magie et leur efficacité. Maintenant voilà, moi je trouve ça très long. Pour moi, le premier tiers a été supportable et le dernier tiers a été vraiment plaisant. Mais bon voilà, pour passer du premier au troisième il faut passer par des scènes qui, pour moi, tournent un peu en rond et ne parviennent pas à me projeter vers autre chose que ce qui m’a déjà été livré. Donc oui, c’est vrai que ce film de Pekinpah vaut le coup d’être vu, ça je ne le renie pas, mais avoir son regard d’historien sur ce film peut pour le coup être indispensable pour ne pas sombrer…
Caine78

7 754 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2006
Excellent film de guerre signé par Peckinpah. Les scènes d'action sont extrêmement spectaculaires, et le point de vue pris est intéressant et original. On sent une réelle tension dramatique durant tout le film, mais aussi une réelle dérision par rapport à la guerre, montré à travers la folie d'un personnage (impressionnant Maximilan Schell). De plus, on appréciera quelques scènes assez fulgurantes, notamment les scènes ou l'excellent James Coburn divaguent et a des hallucinations. On en sort impressionné, secoué. Rare étaient les metteurs en scène capables de réaliser des oeuvres aussi puissantes. James Mason, David Warner et Senta Berger viennent compléter l'excellent casting. Un film important.
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2007
Sam Peckinpah, le réalisateur de films cultes comme "la horde sauvage" et "le guet-apens" se lance pour la seule et unique fois dans le genre du film de guerre et élabore un projet alors inédit au cinéma à savoir s'intéresser de près au lieu de conflit qui opposait les allemands et les russes durant la seconde guerre mondiale qu'il baptisera "croix de fer". C'est la première fois qu'un film s'attache à developper une histoire du coté allemand, Peckinpah veut démontrer en déchiffrant chacun leur personnalité qu'ils se moquent du régime qu'ils défendent et qu'ils ne se battent pas pour un parti mais combattent pour sauver leurs vies. Le film est centré autour de la croix de fer, médaille remise à tout officier blessé pendant la guerre et qui a permis à l'armée de progresser au cours de la bataille. Le film relate l'histoire d'un général allemand aristocrate qui tient à récupérer cette fameuse médaille sans risquer sa vie au détriment de centaines de soldats et qui entreprendra tous les moyens, même de tuer ses propres soldats témoins de sa lâcheté qui veulent l'empêcher d'obtenir cette gratifiante récompense. Le spectacle que nous donne Sam Peckinpah est grandiose et nous montre une vision de la guerre extrêmement réaliste: éclaboussures de sang, hommes dans les barbelés, combats au corps à corps, tirs de mortiers, tirs de mitraillettes, tirs de tanks, grenades, destruction de maison, d'usine, enfant tué, tentative de viol, trahisons. Sam Peckinpah nous livre une vision apocalyptique de ce conflit particulièrement sanglant et sombre qui dispose de moyens considérables pour construire cette mise en scène virtuose au point qu'on veut le visionner au moins dix fois de suite tant le rythme est effréné. Un film puissant, réaliste, implacaple, impitoyable et pessimiste! Un grand Peckinpah!
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2018
Le cinéma de Sam Peckinpah a toujours été misanthrope : les hommes sont insauvables et la guerre devient alors pour le cinéaste le terrain idéal pour les mettre en scène. Le film intéresse moins par l'opposition entre d'un côté le soldat désabusé qui fait la guerre par défaut et de l'autre l'officier lâche et prêt à tout pour recevoir la fameuse croix de fer que par la puissance d'une mise en scène qui donne à voir comme rarement au cinéma la violence des champs de bataille (corps écrasés, saleté des corps, etc) tout en stylisant ses scènes d'action, toutes au ralenti. "Croix de fer" est d'ailleurs moins à l'aise dans la caractérisation des personnages – les moments plus narratifs sont d'ailleurs les temps faibles du film – que dans la création de purs moments de bravoure, comme l'attaque sauvage et dérangeante des femmes soviétiques. Épouser la folie de ses personnages, comme lors du passage de Steiner (James Coburn) à l'hôpital, et s'en distancier est le double mouvement opéré par Peckinpah, qui finit même par se désintéresser de leur destin dans un final à moitié filmé. Ce geste radical est aussi fascinant que limite puisqu'il signale de manière définitive l'absence de contrôle des hommes sur une guerre qui de toute manière les anéantira en même temps qu'il est cinématographiquement démissionnaire – la musique pour enfants écrasant l'image de personnages envoyés à la boucherie représente sans aucun doute le rire désabusé d'un cinéaste qui atteint ici un point de non-retour en précipitant son générique de fin. Inégal mais passionnant, un film-choc d'un réalisateur important.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2007
Peut-être bien un des 5 plus grands films de guerre du cinéma. Et le dernier grand Peckinpah, le reste étant trop déçevant.
James Coburn est impérial. Comme d'hab'.
6nematod
6nematod

18 abonnés 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2013
Un film impitoyable, où le fond réside avant tout sur les idées plutôt que sur l'action.
Peichan2
Peichan2

86 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2008
Très bon film de guerre, on ne s'ennuie vraiment pas, et la fin est très bien pesé. Les effets spéciaux sont bons pour l'époque et on voit rarement des films de guerre où les allemands sont en premier plan. A voir absolument si vous etes fans de films de guerre.
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2012
Ce film est unique dans son genre car il est le premier film de guerre américain à se mettre du coté des soldats nazis, un défi insensé que seul le virtuose de la violence, Sam Peckinpah, pouvait avoir le cran de relever. Mais ce qui fait en fait un très bon film de guerre c'est qu'il dépeint avec justesse les conditions de vie insalubres dans les bunkers et la limite floue entre l'acharnement désespéré et l'héroïsme vain de ces soldats embourbés sur le front russe. C’est donc bien cette réalisation réaliste qui donc une force effrayante à l’image fataliste de ce pamphlet antimilitariste anodin.
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2014
Chef d'oeuvre, quel dommage et surtout quel injustice que ce film ne soit pas plus connu et reconnu à sa juste valeur.
James Coburn = MAGNIFIQUE !!!
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 avril 2013
Unique film de guerre du grand Sam Peckinpah que l'on connaît surtout pour ses westerns, Croix de fer est un film marquant à plus d'un titre. Déjà par sa genèse. Peu de moyens, scénario maintes fois remanié, tournage en Yougoslavie, Peckinpah est, en outre, à la fin de sa carrière, rongé par la drogue et la colère. Pour le film, le cinéaste de la violence n'a pas usurpé son titre. Les balles pleuvent, les corps tombent, même des enfants sont abattus. Nulle complaisance de la part de Peckinpah qui filme la guerre comme elle l'est : boue des tranchées, corps qui finissent dans des barbelés, écrasés par des tanks, crasse, maladie, diarhée, peur, solitude, viols. Et de manière étonnamment authentique (des armes d'époque ont été utilisées, pareil pour les chars) et moderne pour un film datant de 1978, tourné souvent caméra à l'épaule. Et toujours les fameux ralentis durant les scènes d'actions, le sang qui gicle, procédé que reprendra Kubrick 10 ans plus tard pour Full Métal Jacket. Donc au vu de cette violence présente dans tout l'ensemble de l’œuvre de Peckinpah, d'ailleurs Croix de fer est sans doute le plus violent de ses films, on pourrait penser que le cinéaste était en faveur de la guerre. Et non, c'est tout le contraire. Conscient que les premières victimes sont les soldats et les populations, à travers du chef de peloton Steiner (James Coburn), il en dresse toute l'absurdité : des soldats n'en ayant plus rien à faire du führer mais se battant pour leurs survies ou pour gagner une récompense. Croix de fer est un grand film de guerre, violent, éprouvant, sale, d'une qualité qui va de pair avec la dureté du film.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 décembre 2010
Tourné en 1977 alors que la qualité artistique de ses films déclinait,"croix de fer" de Sam peckinpah laisse un sentiment partagé,car s'il empile les maldresses et les longueurs répréhensibles,il est aussi l'un des rares films de guerre à se placer du côté des Allemands et à ne pas édulcorer les violences perpétrées.Peckinpah utilise les gimmicks qu'il a inventé,du ralenti sur action au sang dégoulinant.Durant 130 minutes,il alterne scènes de batailles saisissantes,notamment un bombardement aérien et luttes de pouvoir et de hiérarchie intimistes.La conception opposée de 2 soldats généraux sur la manière de mener une guerre,l'un étant un bureaucrate opportuniste,l'autre un homme de terrain suicidaire,permet de proposer un questionnement sur la valeur de l'héroïsme,sur le patriotisme exacerbé ou sur les convictions de chacun.Maximilian Schell et James Coburn s'y affrontent à fleurets mouchetés,et les seconds rôles sont assez bien développés.Peckinpah parle d'homophobie,de cruauté,d'injustice avec sa radicalité coutumière.Cependant,par excès de manichéisme et de maniérisme,"Croix de fer"ressemble plus à un exercice de style présomptueux qu'à une vraie référence du genre.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 335 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mai 2020
En 1977, Sam Peckinpah est au plus mal avec les studios hollywoodiens et il éprouve de plus en plus de difficultés à monter ses projets. Il ne lui reste que deux films à réaliser et sa santé est déjà très chancelante. C'est donc un homme amer et en révolte qui s'envole avec son équipe de tournage en Yougoslavie pour cette "Croix de fer" qui fera la somme de toutes ses préoccupations . Si son cinéma est réputé violent, Peckinpah est viscéralement contre la guerre qui est la pire invention de l'homme. Il va l'illustrer brillamment malgré le peu de moyens dont il dispose en se plaçant délibérément du côté des vaincus, ce qui reflète sans doute son état d'esprit du moment alors même que son combat contre les moguls l'a rendu presque exsangue. Dans le bourbier du front russe qui sonne le glas de la macabre aventure nazie, pendant que chacun lutte pied à pied pour sa vie , certains continuent à mener des combats personnels. A travers ce paradoxe, Peckinpah résume toute la vacuité de l'âme humaine qui spoiler: conduit un capitaine à venir sur un front qui s'écroule pour récolter la "Croix de fer" qui lui permettra de rentrer dans sa famille d'aristocrates la tête haute. S'engage alors entre le Sergent Steiner (James Coburn) et le capitaine Stansky (Maximilien Schell) une opposition qui traduit toute l'immensité du gouffre qui sépare la classe dirigeante des classes laborieuses. Steiner peu convaincu de l'idéal nazi, tente au-delà de sa propre survie de préserver celles des hommes dont on lui a confié le commandement,
mais la guerre et l'aura qu'elle lui procure lui font repousser les limites de son humanité . Stansky lui aussi assez éloigné de la doctrine et persuadé de la supériorité de sa condition fait peu de cas du sort des hommes de troupes au nom de sa quête inutile. Peckinpah n'oublie rien de tous les sentiments qui peuvent animer les hommes en temps de guerre, des plus nobles aux plus vils. Eloigné du front pour blessure, Steiner n'a plus d'autre horizon que celui du front où sont encore ses hommes et la belle Santa Berger ne pourra rien faire pour le retenir. Ce désarroi des hommes au retour du front aura été souvent décrit par la suite dans les films évoquant la déroute yankee au Vietnam. On ne fait jamais la guerre pour de bonnes raisons c'est la leçon tirée par Peckinpah. Le grand réalisateur illustre son propos par la vision de la chute des corps au ralenti selon le procédé qu'il inaugura avec "La horde sauvage". La démonstration avait déjà commencé dès le générique avec le contraste saisissant des images d'archives sur fond de comptine enfantine montrant les dignitaires nazis en parade face au résultat morbide de leur politique. Au combat les barrières sociales finissent par tomber, c'est par cette maxime que Peckinpah conclut son film en laissant ses deux héros partir ensemble vers la mort pour chercher cette fameuse "croix de fer" dérisoire. Les acteurs sont tous sublimes au service du maître, de James Coburn minéral à souhait en passant par James Mason en colonel pétri de l'honneur prussien jusqu'au sublime Maximilien Schell jouant merveilleusement ce capitaine de pacotille à l'homosexualité refoulée, sans parler de la très sensuelle Santa Berger qui ne parviendra pas à raisonner le sous-officier démobilisé.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2016
Probablement l'un des meilleurs films de guerre (avec "Au-delà de la gloire" de Fuller et "A l'Ouest rien de nouveau" de Milestone). On en prend plein la gueule et certaines scènes restent longtemps fixées dans la mémoire. spoiler: (la revue à l'hôpital militaire, la cabane des femmes)
Le film nous montre une galerie de personnages dont la plupart sont complètement démotivés mais qui se battent quand même parce que un moment donné rien ne peut arrêter la machine sinon la supériorité de l'adversaire. La violence est omniprésente… mais paradoxalement l'humanisme aussi. James Coburn est parfait. La fin est plaisante mais sans doute un peu caricaturale.
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