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inspecteur morvandieu
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3,0
Publiée le 23 février 2026
Veuf depuis peu, l'ancien magistrat Nicolas Pavlovitch entame une relation insidieuse avec l'amant de jadis de sa femme. Aujourd'hui, on parlerait d'harcèlement moral. Le lecteur de Dostoïevski devra faire un petit effort pour restituer par lui-même la profondeur psychologique et philosophique du romancier que la réalisation de Pierre Billon reproduit partiellement et maladroitement. Raimu en fait beaucoup pour apparaître inquiétant et sombre; sa composition grave ou ironique s'accompagne d'oeillades et de rictus un peu appuyés. Il est l'éternel mari, c'est-à-dire, d'une certaine façon, l'éternel cocu, mais un cocu vindicatif et féroce dont la perversité est le moteur dramatique de l'intrigue. Celle-ci prend la forme d'un affrontement sur le mode dominant-dominé entre Raimu et Aimé Clariond, en victime expiatoire, d'autant plus central que les seconds rôles sont assez faibles, à l'exception de l'enfant de Pavlovitch, fillette dont il pourrait ne pas être le père et figure métaphorique pathétique. La dernière partie du film, où il question du remariage de Pavlovitch dans un milieu de bourgeois médiocres et caricaturaux, paraît futile et peu convaincante En définitive, le film de Billon, dont on peut apprécier éventuellement sa noirceur, repose surtout sur deux personnages dont le talent et l'intérêt proviennent directement de Dostoïevski.
Pour son dernier film Raimu incarne un des personnages les plus noirs et marquant du cinéma, une grande performance. L'ensemble du film est par ailleurs solide.
Grosse déception cette adaptation du roman L'Éternel Mari de Fédor Dostoïevski. En effet toutes la psychologie contenue dans le livre a été enlevé. De plus le personnage de Michel est trop peu exploité alors que dans le livre il en est le narrateur. Et le livre étais pesant, mais le film ne le retransmet pas. Bien qu'au final Raimu soit très bon.
Film d'une noirceur et d'un cynisme rarement vues au cinéma ! Et j'aurais encore moins imaginé trouver Raimu dans le rôle-titre!! ..... quoique son air pour le moins abattu dans La Femme Du Boulanger préfigurât ce Nicolas maniaco-dépressif vengeur. Ce rôle de composition constitue le summum de sa carrière. Et quand on sait que la dernière scène du film regardant s'éloigner Nicolas-Raimu, claudiquant sur les pavés, est aussi la dernière scène de sa vie d'acteur... Si je n'avais su que le film était basé sur une roman de Dostoïevski, je me serais demandé quel scénariste contemporain perturbé du bocal pouvait imaginer une histoire aussi sombre et cruelle. La présence, le jeu, le phrasé inégalable, inimitable de Raimu rythment chaque scène, même celles dans lesquelles il ne figure pas !