Ninotchka
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Charlotte28
Charlotte28

207 abonnés 2 917 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2021
Grâce à ses spirituels dialogues ciselés ainsi qu'à son couple star charismatique, cette comédie sautillante se laisse plaisamment suivre, bien que les ressorts psychologiques des personnages soient fort ténus et que les péripéties manquent de crédibilité. Soulignons la portée politique sous-jacente du film, notamment lors d'un affrontement verbal peu innocent entre la communiste (soi-disant) convaincue et la riche aristocrate. Souriant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 juillet 2007
Ninotchka est un des plus grands films de l'âge d'or d'hollywood, oeuvre qui mélange magnifiquement comédie et drame. Greta Garbo y est extraordinaire, divine comme jamais!
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

259 abonnés 2 705 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2016
Ninotchka est un bon film d'Ernst Lubitsch.
L'histoire est bien, même si on peut reprocher une vision très clichés de l'URSS. Même si la vie en URSS était loin d'être paradisiaque dans les années 30, mais j'ai trouvé que le personnage de Greta Garbo et la vision de l'Union Soviétique étaient sérieusement poussés à l'extrême.
Les acteurs sont bons. Greta Garbo porte très bien le film, adaptant son interprétation à l'évolution de son personnage. Son charme est indéniable. Melvyn Douglas joue bien de son côté. Leurs personnages sont attachants.
Une romance cinématographique sur fond de géopolitique bien retranscrite à l'écran.
jean-paul K.
jean-paul K.

17 abonnés 323 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 juin 2016
ce film serait drôle s'il n'était pas aussi caricatural. Les camarades passent vraiment pour des andouilles et Greta Garbo pour une alien. Le personnage de Melvyn Douglas est sûrement le plus subtil et interessant, inutile et charmeur.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

86 abonnés 1 513 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2021
On comprend pourquoi ce film a été censuré en Russie lors de sa sortie, car sous ses traits de comédie romantique, avec des situations loufoques et décalées, se cachent une vrai satire de la vie austère et triste de l'URSS à cette époque, comparé avec une vie douce, et frivole dans la capitale Française. Il est incroyable de voir que c'est l'héroïne qui prend les devants avec son amant, c'est elle qui l'embrasse, certes sous couvert "d'étudier" les mœurs capitalistes, mais c'était très osé pour l'époque.
Cela reste une vrai comédie romantique, peu importe le message véhiculé, à la fin on en garde les bons moments, les rires et sourires provoqués par les trois émissaires Russes, la première scène nous met tout de suite au diapason, et le rythme ne faiblit pas un seul instant.
QuelquesFilms.fr

363 abonnés 1 775 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 août 2015
Délicieuse comédie qui navigue avec une élégance toujours joyeuse et charmante entre badinage galant et satire sociopolitique. C'est l'un des fleurons de ce qu'on a appelé la comédie sophistiquée. Et l'une des plus belles illustrations de la Lubitsch Touch. Le scénario, coécrit par Billy Wilder, croque avec une drôlerie caustique l'idéologie et les moeurs soviétiques (évocation des purges staliniennes, climat de suspicion dans une vie communautaire, censure, austérité) en opposition à la "décadence" du capitalisme occidental, symbolisée par la fameuse légèreté française. Les dialogues, souvent hilarants, nourrissent une satire pleine d'esprit. Quelques exemples. À la question "Comment ça va en Russie ?", Ninotchka répond : "Très bien. Les derniers procès ont été une réussite. Il y aura moins de Russes, mais ils seront meilleurs." Face à un majordome qui veut prendre sa valise, Ninotchka s'insurge : "Ce n'est pas un métier que le vôtre, c'est une injustice sociale !" Et l'homme de répondre : "Oh, ça dépend du pourboire..." Voilà, tout est là. Dérision piquante, ironie jubilatoire, accentuées par une mise en scène qui cultive la suggestion par le hors-champ et un art du décalage permanent. Quelques scènes géniales : la première rencontre entre Ninotchka, aussi sensible à l'humour et à l'amour qu'une brique rouge du Kremlin, et le comte d'Algout, caricature du séducteur onctueux ; la visite de la tour Eiffel ; "l'exécution au Champagne" ; l'omelette russe, etc.
Spiriel
Spiriel

44 abonnés 318 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 février 2008
Film mineur de l'immense Lubitsch. On retrouve son humour furieux, mais l'ensemble manque de crédibilité, impossible de croire à cette romance, et à l'évolution spectaculairement rapide des personnages. On voit bien où veut en venir l'ami Ernst, chacun des deux amants influence l'autre. Et comme Wilder (scénariste ici d'ailleurs) dans Un, deux, trois (film sous-estimé de l'auteur, à voir!), il moque autant le capitalisme que le communisme, et ridiculise gentiment la "camaraderie" pronée par Garbo alors qu'il s'acharne sur la lutte idéologique absurde que se livrent les gens. La confrontation entre l'aristocrate et Garbo est finalement le morceau le plus sophistiqué de ce film, certes agréable à voir, mais pas à se rouler par terre, pas aussi acide que les chefs d'oeuvre du maître. A voir, mais pas incontournable.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

273 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2008
Les conditions dans lesquelles a été réalisé «Ninotchka» (USA, 1939) d’Ernst Lubtisch sont nécessaires pour en éclairer la réussite. Alors qu’Hollywood est en prise à l’autocensure sous le joug du «code Hayes» et que les Etats-Unis entretiennent avec l’URSS d’hostiles relations, déjà même avant la Guerre froide, Lubitsch parle, sans cesse, de sexe et de propagande. Le sexe s’inscrit dans toutes les parties, du décor où des formes phalliques (une fleur dressée) parsèment les tapisseries jusqu’à la stature des acteurs. La propagande est celle de la corruption de l’esprit soviétique par l’attraction toute aguicheuse des Etats-Unis. Cette versatilité hypocrite des envoyés communistes à Paris, livrés au plaisir de la chair et des diamants, dessine l’Occident comme terrain transpirant la propagande. Le plaisir du film provient de la façon dont Lubitsch, par des moyens sophistiqués, évoque le sexe et sa représentation à travers chacun des plans et des situations. Il est plus curieux de constater le manque évident de critique de la part de Lubitsch vis-à-vis du dévorement de la culture soviétique par celle de Paris et des Etats-Unis. Greta Garo, dans un de ses derniers rôles, se métamorphose de l’état de prolétaire servante de Lénine en une princesse de Paris, magnifique dans une robe immaculée. Le danger du film, en face duquel aucun signe ne vient apporter d’éléments de réponse, est de défendre l’uniformisation culturelle au travers du monde, vieux postulat fasciste. Lubitsch, en homme distingué ayant rejeté l’extrémisme nazi, peut, espérons-le, n’avoir désiré que rendre grotesque cette façon dont la culture occidentale vise à dominer toutes les autres. Un tel cynisme est difficile à croire à voir la façon dont Lubitsch entre en totale accord dans les instants de mélodrames. Ce point idéologique demeurant abstrait, seul reste à apprécier la perspicace représentation du sexe à l’époque où cela était vigoureusement prohibé.
willyzacc
willyzacc

99 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juillet 2012
Un Lubitsch plutôt mou, dont l'écriture me semble moins soignée, plus caricaturale et Garbo est génialissime mais Melvyn Douglas ne fait pas le poids et ça se ressent.. Une "comédie" étrange.
weihnachtsmann

1 626 abonnés 5 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2016
L'histoire des bijoux est un prétexte tout à fait sympathique pour nous raconter cette élégante et charmante romance à Paris. C'est à partir de la rencontre que se cristallisent les dialogues très drôles, les rendez-vous très romantiques et élégants:
"Pourquoi me repousser? Vous m'avez embrassé?
J'ai aussi embrassé le soldat polonais....avant sa mort...."
Un beau film qui nous ménage également des scènes comiques assez fines.
Hotinhere

799 abonnés 5 513 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2022
Avec Ninotchka, Lubitsch signe une satire politique caricaturale mais réjouissante, mais aussi une délicieuse comédie romantique, portée par les dialogues subtiles de Billy Wilder et l'interprétation sublime de Greta Garbo.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 novembre 2023
« Ninotchka » c’est le film où « Greta Garbo rit ! » !
Paraît-il.
En effet, selon Allo Ciné, la divine Garbo n’aimait pas son rire, par conséquent son rire fut doublé !
Donc, on voit Greta Garbo rire mais on n’entend pas Greta Garbo rire !
On ne va chipoter pour ce petit péché d’information.

Ce que je retiens de cet avant dernier film de Greta Garbo ce sont les dialogues que j’ai trouvés toujours aussi frais et savoureux plus de soixante-dix ans après. A cela s’ajoute un scénario bien rythmé et vif, scénario auquel un certain Billy Wilder a participé. Et surtout je salue le fait que ce soit une historie originale et non tirée d’un roman.

Sous couvert de la comédie, Ernst Lubitsch qui a fui le nazisme, s’amuse à bousculer le régime dictatorial de Staline. Comme il s’était amusé des nazis avec « To be or not to be ».
Pour la petite histoire inscrite dans la Grande Histoire, le film est sorti trois mois après l’invasion de l’Allemagne en Pologne. A cela, il faut ajouter la signature du pacte Germano-soviétique.
En soi, « Ninotchka » a eu certainement une résonance pas si innocente que ça à sa sortie.

Greta Garbo est toujours aussi lumineuse même dans la peau d’une Ninotchka à l’esprit étroit et militant. Elle forme un beau couple avec Melvin Douglas avec lequel elle a tourné trois films ; comme elle formait un beau couple avec John Gilbert.
Ravi d’avoir enfin vu cet autre classique de Greta Garbo, la Divine.
Enfin sans provocation aucune, « Ninotchka » vieillit mieux que certains films des années 80 comme « Un crime » de Jacques Deray, par exemple (C'est ce qui me vient soudainement).
Par contre avec provocation, je m’amuse à trouver « Ninotchka » bien au-dessus du lot de certains films de la Nouvelle Vague pour laquelle j’ai peu de sympathie…
cylon86

2 840 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2017
La rencontre était tellement inédite et attendue qu'elle se devait d'être inoubliable : Greta Garbo, quittant son masque de tragédienne s'en allait jouer dans une comédie pour la première fois. Et pas n'importe quelle comédie puisque c'est Ernst Lubisch qui dirige la chose, aidé par la complicité de Billy Wilder et Charles Brackett au scénario ! Du beau monde et une Greta Garbo qui rit (comme le vantait si bien l'affiche), voilà de quoi nous promettre un beau moment. Nous sommes à Paris en 1939 et Ninotchka, émissaire communiste venant de Russie (comprenez froide et pragmatique) arrive dans la capitale française pour réprimander trois émissaires russes qui se sont laissés corrompre par la légèreté de la vie parisienne. Mais sa rencontre avec le charmant Léon risque fort de mettre à mal ses convictions communistes... Avant le régime nazi dont Lubitsch se moquera dans son chef-d’œuvre "To be or not to be", le cinéaste s'attaque ici à la rigidité de la Russie de Staline qu'il oppose à la légèreté (fantasmée bien sûr !) des parisiens. Deux mondes différents, un choc des cultures particulièrement hilarant dans la première partie du film avant que celui-ci ne verse dans la romance où Lubitsch distille avec élégance son sens de l'humour et du romanesque. Évidemment, le film doit beaucoup à Greta Garbo, toujours aussi sublime et particulièrement touchante quand son cœur froid de communiste commence à vaciller. Melvyn Douglas complète l'affiche dans un rôle irrésistible pour nous offrir un film particulièrement charmant (mais un peu long tout de même) auquel il sera difficile de résister.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

97 abonnés 4 443 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2026
Le début du film, dans un grand hôtel parisien, est prometteur. On y perçoit l'élégance de la mise en scène de Lubitsch et la causticité des dialogues de Billy Wilder.
Les aventures à Paris de la très austère soviétique Ninotchka et de ses trois camarades subordonnés ne manquent pas d'esprit. Lubitsch tourne une comédie de moeurs, une opposition de moeurs, dans laquelle Paris, en tant que vitrine de la démocratie capitaliste et ville emblématique du luxe et de la frivolité, fait figure de contre-modèle naturel à la société soviétique. Dès lors, comment Ninotchka, type caricatural du fonctionnaire bolchévique rigide et froid, pour qui même l'amour est un luxe autant qu'un sentiment anti-prolétarien, ne pourrait-elle pas succomber à autant de séductions? L'art de vivre parisien transformera-t-il Ninotcka-Greta Garbo?
D'abord très engageante, la comédie, par la suite, est plus prévisible, où l'amour naissant de Ninotchka pour un aristocrate français -et donc ennemi de classe- me parait conventionnel, insincère et trop prépondérant. On peut trouver aussi que les mérites comparés entre l'Occident et le bloc soviétique tournent trop facilement à l'avantage du premier, modèle que j'aurais aimé voir, lui aussi, un peu malmené. Il reste que les traits satiriques sont drôles et que Lubitsch et Wilder s'entendent à merveille pour glisser, l'air de rien, quelques formules subtiles sur et contre la dictature stalinienne.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 421 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2024
Comédie rigolote avec les 3 “Pieds nickelés” et la Garbo en rôle de femme froide russe mais fatale.
Pour un film des années 40, il garde bien la forme tout en ayant une forte critique capitalise sur l’U.R.S.S. et la censure.
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