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jean-paul K.
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2,0
Publiée le 4 juin 2016
ce film serait drôle s'il n'était pas aussi caricatural. Les camarades passent vraiment pour des andouilles et Greta Garbo pour une alien. Le personnage de Melvyn Douglas est sûrement le plus subtil et interessant, inutile et charmeur.
Délicieuse comédie qui navigue avec une élégance toujours joyeuse et charmante entre badinage galant et satire sociopolitique. C'est l'un des fleurons de ce qu'on a appelé la comédie sophistiquée. Et l'une des plus belles illustrations de la Lubitsch Touch. Le scénario, coécrit par Billy Wilder, croque avec une drôlerie caustique l'idéologie et les moeurs soviétiques (évocation des purges staliniennes, climat de suspicion dans une vie communautaire, censure, austérité) en opposition à la "décadence" du capitalisme occidental, symbolisée par la fameuse légèreté française. Les dialogues, souvent hilarants, nourrissent une satire pleine d'esprit. Quelques exemples. À la question "Comment ça va en Russie ?", Ninotchka répond : "Très bien. Les derniers procès ont été une réussite. Il y aura moins de Russes, mais ils seront meilleurs." Face à un majordome qui veut prendre sa valise, Ninotchka s'insurge : "Ce n'est pas un métier que le vôtre, c'est une injustice sociale !" Et l'homme de répondre : "Oh, ça dépend du pourboire..." Voilà, tout est là. Dérision piquante, ironie jubilatoire, accentuées par une mise en scène qui cultive la suggestion par le hors-champ et un art du décalage permanent. Quelques scènes géniales : la première rencontre entre Ninotchka, aussi sensible à l'humour et à l'amour qu'une brique rouge du Kremlin, et le comte d'Algout, caricature du séducteur onctueux ; la visite de la tour Eiffel ; "l'exécution au Champagne" ; l'omelette russe, etc.
Avec Billy Wilder au scénario et toute une panoplie de tête d’affiche, le cinéaste berlinois Ernst Lubitsch frappe fort en 1939 avec « Ninotchka », car loin d’être une simple histoire d’amour entre un aristocrate parisiens et une « femelle soviétique » en mission à Paris, le film se révèle une véritable satire politique. C’est pourtant dans un contexte tout autre que débute le film, trois compères soviétiques marquent leur arrivée dans un luxueux palace parisien d’une manière bien loufoque, leur but ? Vendre des joyaux ayant appartenu à une aristocrate russe. Mais ils sont de piètres négociateurs et c’est ainsi que l’agent russe Nina Yakushova se retrouve chargée de les surveiller. Or, elle tombe rapidement amoureuse de la ville lumière et tombe ensuite dans les bras d’un bourgeois fou amoureux d’elle.
Lubitsch est ici d’une tendresse et d’une lucidité sidérante. Charmé et charmeur, son style l’emporte sur cette magnifique histoire à la fois proche et loin de nous, à l’image de Paris, un Paris sous étincelle qui prend par la main, un Paris vivant et fou, dans lequel le réalisateur admet Hollywood et capte l’essence même de la capitale . Mais « Ninotchka » est surtout d’une légèreté infinie, inoubliable, pour ne pas dire irréelle, le film transporte dans une grandeur certaine, dans un tourbillon de rire, une tempête de bonheur quasiment inexplicable, car la caméra de Lubitsch a la forme d’un sourire, simple et subtile qui dresse la bonne humeur, comme cette scène sublimissime dans un restaurant ou le rire prend place loin du bon gout, mais sous une chaise brisée à la bonne humeur contagieuse. Car finalement pourquoi rit on devant « Ninotchka » ? Tout simplement car le film met en scène des personnages qui prônent un discours qui ne leur appartient pas et qui les met dans des impasses ridicules, le comique reposant également sur le conflit des identités et une vive critique du régime communiste, celui qui met les gens en permanence sous surveillance. Mais le résultat final invoque également une vision ironique des deux mondes et du conflit. Et les personnages, incroyablement touchants, complètent la trajectoire en offrant un lot de sourires exaltés qui tutoient le sublime avec une rare allégresse. Le tout se faisant également dans l’émotion, quand Nina reçoit une lettre de son amant censurée de A à Z .
La Lubitsch Touch est donc indéfinissable, la gravité du rire, la subtile satire, la confusion des identités, les changements de ton, le tout en légèreté. Couronné par les dialogues d’une grande finesse de Billy Wilder, dernier et plus grand rôle de la douce Gerta Garbo qui rit mieux qu’un ange ne serait le faire. Que demande le peuple ?
Je n'ai été déçu de Lubitsch qu'une seule fois avec Sérénade à trois, malgré cette phrase sublime que je cite de tête : "je ne suis pas un gentleman". Et là ce Ninotchka, je peux pas dire qu'il est mauvais, mais j'ai été déçu également. En fait je m'attendais à un truc exceptionnel et je n'ai eu qu'un bon film. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre et c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai vu que ça traitait du communisme, de l'URSS, de capitalisme, etc. D'ailleurs j'ai été surpris de voir que dans la scène d'introduction on ne voyait pas le personnage principal, et il faudra pas mal attendre avant de le rencontrer, rencontre exceptionnelle qui plus est.
Du coup au début on suit trois fonctionnaires soviétiques et si le film était plutôt drôle je ne voyais pas trop où il voulait en venir. Cependant dans cette introduction on nous montre Léon, le beau gosse de l'histoire, mais il n'est pas présenté sous son jour le plus flatteur, disons qu'on voit que c'est un connard manipulateur et voir Ninotchka succomber petit à petit à ses charmes me semblait assez artificiel vu que je ne voyais pas forcément l'évolution du personnage de Léon.
Alors oui on dit bien qu'il commence à lire Marx et tout, mais ça ne suffit pas, pour moi ça reste un enfoiré qui a corrompu l'"homme nouveau" qu'était Ninotchka.
Le souci du film est là pour moi, c'est le personnage de Léon que je n'aime pas, du coup j'ai pas envie de les voir finir ensemble. Alors forcément ben je suis l'histoire sans déplaisir, parce que c'est drôle, c'est bien senti, ça arrive à se moquer de l'URSS sans faire de l'anti-communisme primaire. J'ai adoré la scène où on nous balance qu'après les procès de Moscou il y aura moins de russes, mais de meilleurs russes. Il y a plein de petits trucs comme ça qui font que le film est vraiment plaisant à regarder.
Mais Léon il ne passe pas.
On a néanmoins une scène très vraie entre lui et Ninotchka où elle s'est habillée à la parisienne et toute gênée rentre chez Léon, elle baisse la tête avec un petit sourire, c'est charmant.
Et je m'en veux de ne pas avoir reconnu Bela Lugosi !
En tous cas ça reste un bon film, mais peut-être un Lubitsch mineur.
Trop molle pour etre emballante, cette comédie de Ernst Lubitsch propose, au travers du couple principal, un affrontement symbolique entre le monde occidental, romantique et fasteux, et les soviétiques, présentés comme pauvres, austeres, et un peu simplets. Quelques passages sympathiques, mais assez peu de finesse au final.
Une tendre comédie romantique pas sotte pour deux sous, doublée d'une des premières critiques de Staline à travers une caricature de l'Union Soviétique. Dommage que le transformation de la froide mais délicieuse Soviette interprétée par Greta Garbo se fasse aussi brusquement, la crédibilité du personnage en pâtit.
Chaque film de Lubitsch est décidément une leçon de cinéma. Ça commence tambour battant et ça n'arrête pas ! Greta Garbo dans le rôle d'un commissaire du peuple soviétique venu à la rescousse de trois pieds nickelés, droite et sèche dans son rôle et qui finit par se laisser amadouer par le charme discret de la bourgeoisie en succombant à deux de ses armes : le rire et l'amour ! Etonnant et délicieux. Sous le couvert du rire le scénario montre son intelligence, ainsi si la critique du régime soviétique est féroce, il évite avec brio le piège grossier du "C'était mieux avant". Garbo domine évidemment la distribution de son charme et de sa beauté, mais il faut souligner la classe de Melvin Douglas, et le rôle amusant de Bela Lugosi. Sans aucun doute ce film a sa juste place dans le top 5 des meilleurs Lubitsch !
Considéré pour beaucoup de personnes comme étant le plus grand film d’Ernst Lubitsch, «Ninotchka» aura été pour moi un excellent moment de cinéma, mais je n’irai pas jusqu’à le considéré comme étant son chef-d’œuvre. Mais bon évidemment il y a beaucoup de séquences très drôles, des dialogues particulièrement savoureux ainsi qu’une prestation mémorable de Greta Garbo pour un de ses rares rôles comiques. L’actrice étant d’ailleurs pour moi la plus grosse satisfaction de cette œuvre au combien sympathique, mais je n’irai pas la comparer à des œuvres majestueuse comme « La dame au manteau d’hermine » ou encore «Le ciel peut attendre».
"Ninotchka", film de 1939 d'Ernt Lubitch est une brillante comédie romantique. L'histoire raconte que trois agents Soviétiques du ministère russe du commerce, Iranoff, Buljanoff et Kopalski, sont envoyés à Paris pour vendre des bijoux, 40 pièces confisquées aux aristocrates pendant la révolution russe. Ils y rencontrent le comte Léon d'Algout, mandaté par la Grande Duchesse Swana qui souhaite récupérer ses bijoux de famille présents dans le lot. Ce dernier éloigne les trois émissaires en leur faisant goûter aux joies du capitalisme. L'URSS envoie alors une envoyée spéciale fidèle au dogme communiste pour remettre les trois hommes dans le droit chemin, Ninotchka Yakouchova. Rigide et dure, elle arrive à Paris avec l'intention de mener la vente à bien et de ramener les trois hommes en Russie. Le comte Léon d'Algout, d'abord décidé à la combattre par tous les moyens, tombe amoureux d'elle et tente de la faire succomber au charme parisien.
A noter que dans ce film ou est Lancé le slogan "Garbo rit" (Garbo Laughs), Ninotchka est la première comédie de Greta Garbo et son avant-dernier film. Il est l'un des premiers films américains, sous des dehors de comédie, à oser une critique ouverte de l'Union Soviétique sous Staline. On dit qu'iI tourne en dérision le système soviétique, dépeint comme un système de pénurie, rigide et triste alors que en fait ça correspondait à la réalité, en le comparant à la société parisienne, légère, gaie, et courtisane.
Un commissaire soviétique (greta garbo) en visite à Paris se laisse séduire par une vie plus facile et par le comte leon (melvyn douglas). Un grand cru de Lubitsch. Une comédie où Garbo rigole enfin. Un incontournable. A noter 3 infos : il s'agit de l'avant dernier film de garbo, un certain billy wilder à participé au scénario et bela lugosi (pour les connaisseurs) tient le rôle de Razinnin.
Cela fait très longtemps que je n'ai pas vu ce film mais j'en garde de très bon souvenir avec d'excellents acteurs dirigés par une main de maître. Vous ne voyez toujours pas ? Ernst Lubitsch bien évidemment !
Vive critique de la société de Staline, une des premières comédies à le faire, Ernst Lubitsch fait de Ninotchka une œuvre engagé sous ces airs de comique. On suit le changeant d'état d'esprit de la camarade que l'actrice joue a la perfection (dommage qu'elle n'a pas eu l'Oscar), et servant aussi de comparaison de la ville de Paris "capitaliste" qui est selon Lubitsch est bien mieux, plus vivante qu'en Russie "soviétique". Même si parfois on n'adhère pas la pensée du réalisateur (assez personnelle) ça n'empêche en aucun cas de savourer cet comédie majeur du Cinoche.
Ninotchka est célèbre pour avoir été la première comédie de la star mythique Greta Garbo. Mais il serait injuste de réduire à cela l'une des plus belles réussites d'Ernst Lubitsch. Le cinéaste s'amuse follement à créer des personnages excessivement caricaturaux pour servir à une intrigue fondée sur des quiproquos hilarants et des malentendus impayables. Les soviétiques, symbolisant la pauvreté et l'austérité, sont complètement tournés en ridicule dans ce film où triomphent l'élégance et la légèreté.
Un Lubitsch plutôt mou, dont l'écriture me semble moins soignée, plus caricaturale et Garbo est génialissime mais Melvyn Douglas ne fait pas le poids et ça se ressent.. Une "comédie" étrange.