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Un visiteur
3,0
Publiée le 10 octobre 2018
Pickpocket n’a rien de très original, entre une question morale à la Dostoïevsky, un héros à la Meursault, un attirail de personnages secondaires purement fonctionnels et un scénario un peu démonstratif. Son intérêt réside plutôt dans l’ambiguïté entre un scénario qui pose la question du bien et du mal et une réalisation qui s’intéresse plutôt à la beauté du geste. C’est dans les trop rares scènes de vol, les plus belles du film, que Pickpocket dépasse son spleen et son atmosphère très datée pour rappeler le sublime Trou de Becker. Mieux que Bresson, Becker avait compris que ce sont les petits gestes (et non les grandes réflexions philosophiques) qui font la matière vivante d’un film.
"Pickpocket" est un film profondément intellectuel, très peu émouvant ou intéressant pour son scénario. Il présente l'histoire de Michel, jeune pickpocket parisien, qui débute par nécessité.
Le film n'est intéressant que pour les techniques particulièrement pointues et difficiles du vol à la tire qu'il présente. Ces techniques sont montrées avec un jeu de caméra bien pensé et des lenteurs de mouvement facilitant l'observation par le spectateur.
On se rend compte que le vol à la tire est comparable à un art, et plus particulièrement un art criminel. Pour le reste, l'ennui est prédominant et le trio d'amour est tout à fait ridicule.
Ne cherchez plus : il y a quelque chose de définitif dans ces mouvements de portefeuilles, et dans le parcours de ce personnage. Quelle trajectoire, et quel film !
Film intéressant parfaitement mis en scène par Bresson, notamment lors des scènes suivant les pickpockets en action (on se demande cependant comment certains "trucs" peuvent bien fonctionner). Mais il faut quand même reconnaître que la politique de Bresson d'engager des acteurs amateurs n'est, ici, pas forcément une bonne idée : les répliques sont terriblement mal déclamées par Martin LaSalle. Notons au passage l'apparition de Pierre Etaix en tant que complice du personnage principal. Toujours est-il que l'ensemble du film est franchement hermétique. On peut aimer ça... ou pas.
Prodigieux. De Robert Bresson j'avais déjà vu le magnifique Au hasard Balthazar. Dans Pickpocket, on retrouve ce style austèrement beau. Le film est tout simplement fascinant. Le sujet d'abord est très atypique, et son traitement l'est tout autant. La narration est particulièrement étonnante car inattendue. Quant à la mise en scène, elle est vraiment magistrale : une scène de vols successifs dans une gare marque la mémoire par son extraordinaire fluidité. L'émotion surgit au moment où on ne l'attend pas et notamment dans un final lyrique de toute beauté. En plus, le film est dense et profond. C'est génial !
Enfin je découvre le cinéma de Bresson un des plus grands maîtres du cinéma Français ( c'est ce que j'ai entendu maintenant je dois le constater par moi-même).
L'histoire parait a priori peu emballante, mais grâce à la mise en scène et à la maîtrise technique de Bresson j'ai réussi à m'intéresser et je me suis laissé emporter.
L'histoire retrace l'itinéraire d'un homme solitaire et sans travaille qui devient naturellement pickpocket, cette activité l'obsède et il ne voit pas les gens qui s'intéressent à lui.
D'ailleurs il arrivera à les reconnaitre une fois qu'il touchera le fond.
Les scènes de vole sont tellement bien filmés, que ça me laisse admiratif.
Autre chose qui m'a rendu admiratif c'est l'actrice Marika Green (Tante d'Eva green) visage d'ange d'une beauté incroyable et sous certains angles elle m'a directement fait penser à Natalie Portman, j'ai même cru que c'était elle! C'est hallucinant.
Bref je vais en revenir éhéhé.
En tout cas le film est intéressant, mais il manque de profondeur ou d'émotions pour en faire un film véritablement inoubliable ( Pour les Cahiers du cinéma, il s'agit d'un de leurs films préférés).
Et puis j'aimerais parlé du jeu désastreux des acteurs qui donnent tout simplement l'impression de réciter un texte sans aucune impliquation, sans aucune passion ni émotion et ça gache le film. Un bon film simplement.
Pickpocket, s'il a un côté film de curé quelque peu déplaisant, est une perle dans le cinéma français. Si le film est court, il parvient en ce laps de temps à ouvrir des perspectives morales et métaphysiques avec une délicatesse rare. Hélas, Bresson ne peut s'empêcher de se faire moralisateur, mais il peut se le permettre compte tenu de la leçon de cinéma et de conduite qu'il nous administre.
Pickpocket est un film de Robert Bresson qui a une filmographie plutôt particulière. Celui-ci parle d’un homme complètement cleptomane et qui se pense supérieur intellectuellement par rapport au reste de l’humanité. C’est pour cela qu’il décidera de voler par différentes méthodes, que lui aura appris un pickpocket professionnel, il ne pourra plus s’en passer, cette activité peu en adéquation avec les lois deviendra sa raison de vivre. Les scènes multiples de vol effectuées par Michel sont superbement filmés sous l’œil du réalisateur français, toutes sont précises et minutieuses. Robert Bresson mettra en finalité de l’histoire que l’homme cherchait un moyen de conquérir une femme du nom de Jeanne qui est la voisine de sa mère. Il comprendra son amour pour elle qu’à partir du moment où il sera en prison et qu’il n’aura plus dans la tête de pouvoir voler. Une triste et à la fois heureuse conclusion qui montre que l’homme doit se passer d’une passion quelle qu’elle soit, pour pouvoir profiter d’autres plaisirs et occasions. Son obsession de vol l’a contraint à être totalement obnubilé et à ne même plus se rendre compte de ce qui se passait autour de lui. Il est comme absent dans son monde, il est constamment dans la réflexion et la pensée d’un prochain vol.Bresson dresse ici le portrait de l’homme qui a besoin de passion mais certaines passions peuvent être plus destructrices qu’autre chose quand elle n’est pas en adéquation avec les normes de la société dans laquelle on vit.De plus, certains se mettent des choses en tête et se sentent supérieur mais en même temps ce n’est pas une forme de marginalité, je connais plein de gens qui se sentent plus intelligent que la moyenne !La réflexion de Bresson est quand même assez juste et riche, cependant j’ai trouvé le film assez long et limite soporifique. Le film est lent, seul la fin est vraiment intéresante. Un film que j’ai aimé sans non plus être subjugué bien que l’on ne peut pas nier la spécificité du cinéma de Bresson
c'est plus qu'un film, cela ressemble par moments à un documentaire sur les motivations et les raisons d'un homme qui se livre à une pratique étrange et pourtant encore courante de nos jours, dérobés à des inconnus des portefeuilles ou montres, etc... le film sur le mode "la première personne" style narratif apporte encore plus de profondeur à ce personnage somme toute banal, qui mène une vie simple mais qui essaie de faire de son "metier" un art et cherche une forme d'absolution auprès de son entourage, encore une fois Bresson dépeint la solitude d'un être perdu dans so for intérieur et cela nous rappelle un autre film "le journal d'un curé de campagne" , les deux personnages vivent repliés sur eux-mêmes tout en se consumant inéxorablement
Le quotidien passionant d'un pickpocket professionel . Un portrait sobre, mais bien plus complexe qu'il n'y paraît , abordant ainsi de nombreux autres sujets que le vol (l'impression de supériorité, l'insensibilité ...) en une courte durée. Des scènes de "pickpocketages" à la châine mythiques et génialement conçues.
Je n’adhère pas à ce cinéma solennel, intellectuel, volontairement inexpressif, dans le jeu des personnages comme dans leur ton (seul le bruitage est abondant), où la phrase la plus anodine est déclamée comme si elle avait un sens majeur. En revanche l’ambiance parisienne doinesque métro-autobus est sympa. Quand au sens profond du film… ?
Croyant que j'allais ne rien comprendre et vite me faire chier par un coté pseudo-élitiste du cinéma, je me suis mis a regarder ce film avec réserve. Et puis dès que j'ai vu le générique du début, rien que la police de l'écriture accompagnée de la musique : j'ai compris. Mr Bresson est un esthète. Le film commence avec sa lenteur tellement fluide, tout est calibré sur mesure : la musi[qu]alité. Pas de superflu, juste l'essentiel. Bref, c'est magnifique, génial, voluptueux : c'est grand ... comme un père ; voila c'est ça, je l'ai reconnu, comme une évidence, Bresson c'est Le Grand Père du Cinéma.
Pickpocket est une bizarrerie : pourquoi Bresson nous propose-t-il une tentative de démonstration, qui plus est non argumenté, sur la légitimité du vol de la part de personnes qui se penseraient géniales ? Néanmoins la mise en scène est remarquable et le jeu des acteurs très singulier. Heureuse époque où l'on pouvait financer des films aussi singulier. Mais surtout comme j'avais 10 ans où moment du tournage de ce film c'est un vrai plaisir de se balader dans less Paris de mon enfance : le beaujolais nouveau vivifiant des affiches du métro, les magasins Lissac avec leur appareil de contrôle de la vision digne des film de science fiction, etc.
Très bon film artistique qui prouve encore une fois le génie de Robert Bresson. cadrage, montage, tout est important, et (comme dans tous les films artistiques) ce n'est pas le récit qui est important, mais le langage cinématographique. Comment se fim est-il écrit ? Tandis que Bresson écrit son film à sa manière, les plans se renvoyants les uns les autres, des objets faisant appels à d'autres, c'est à nous, spectateur, de faire marcher notre esprit. Il y parvient très bien.