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Christianm75
8 abonnés
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2,5
Publiée le 7 avril 2016
J'ai bien du mal à appréhender l'univers cinématographique de Robert Bresson.Déjà décontenancé par "Mouchette" j'avoue ne pas avoir vu dans "Pickpocket"autre chose qu'un petit film vaguement policier assez ennuyeux. Je n'ai réellement pas saisis la portée métaphysique qu'on lui accorde généralement.Les personnages sont atones et déambulent tels des fantômes desincarnes, la mise en scène est ascetique et le manque de dramatition ne fait rien pour nous permettre de nous raccrocher à cette oeuvre.Sans être totalement ininteressant ce film se regarde, mais ne passionne pas.
Bresson nous offre un beau film.Le plus impressionant est la maitrise technique de Bresson. Les scénes des vols sont filmées à la perfection, on ressent la tension et on admire le tour de passe passe de ces porte-feuilles. Dommage que les autres scénes soit pas aussi belles et intense mais reste tous de même sublime. Le personnage principal peut paraitre un fade et sans charisme au début mais au final on comprend se choix du réalisateur.
Quel drôle de chemin il m'a fallut parcourir pour voir ce film ! Drame trop sérieusement romantique, Bresson réussit tout au long de son film qu'a nous enveloppé d'apathie pour finalement faire surgir, comme par désespoir l'amour. Les corps en mouvement sont douloureux et toujours à contre sens, même les moments de vol manquent de fluidité et appuie le mal-être dans lequel baigne les personnages. Des moments de magie apparaissent, ce qui ne le rend non pas indispensable mais à voir pour l'expérience.
Un film qui vaut pour la démonstration remarquable du jeu de passe-passe qu'exercent les pickpockets, tout en ne s'attardant heureusement pas sur les réactions des victimes (les "aux voleurs!") auraient été de trop , la pauvreté des dialogues minimalistes et le jeu d'acteur très plat (même en étant voulu par Bresson) gâche le plaisir. On croirait reconnaître le style de Truffaut avec ses voix-off monotones sur fond d'airs de violons.
Je pense que je suis rude mais je n'ai vraiment pas été porté par le film, sûrement car j'étais très fatigué en le regardant. Cependant si le concept du film est intéressant, il aurait mieux valu suivre un peu plus le Crime et Châtiment de Dostoievski ! Si les scènes de vols sont les plus intéressantes sur le travail des plans, le jeu des acteurs peut laisser de marbre même si l'effet rédibitoire est forcément voulu. Pour un film qui dure une 1h15 j'ai vraiment cru qu'il durait deux heures. Je n'ai vraiment pas réussi à être pris par le film! Dommage pour mon premier film de Bresson. On dira deux étoiles et demi mais pas plus.
Ce film est une épure. Par sa durée, par sa mise en scène, par son histoire. C’est l’histoire de Michel, une sorte de vagabond, qui n’a pas trouvé sa place dans la société. Il vit de larcin, et l’art de dérober des billets dans les poches de ses victimes n’a pas de secret pour lui. On le montre avec une grâce et une aisance fine qui confine à la chorégraphie manuelle. Tant qu’il n’a pas de responsabilités sur les épaules, sa vie se suffit de ce rôle, rien ne lui pèse, il y a toute une dialectique du poids et de la légèreté, le poids moral dont il se décharge, mais le regret qui lui pèse d’avoir voler sa propre mère. La mort de sa mère c’est une disparition, une perte, mais il ne sent pas obligé en vertu de promesses faites et durables. Il y a deux scènes lorsqu’il est emprisonné et que Jeanne lui rend visite : la première il déclare qu’il ne voit pas les barreaux de sa prison, qu’il est seulement obsédé et désolé de s’être fait prendre, la seconde, on le voit serrer ces barreaux qui le sépare de Jeanne, il comprend alors ce qu’est la liberté : par l’entrave, il réalise, les chaînes au pied, le vertige d’être séparé de la personne qu’il aime. C’est vraiment un conte philosophique, conte parce qu’il y a une morale à la fin.
Ce film est un pur chef-d'oeuvre et s'inscrit dans l'univers bressonien en étant un de ses rares films qui ne soit pas complètement pessimiste. Le voir et le revoir, apaisant, sincère, profond et inoubliable,d'une grande pureté ,il nous entraîne dans un monde particulier, ailleurs, chez Bresson.
Robert Bresson a une façon de filmer bien singuliere,il ne s'occupe pas de l'acteur mais (dans ce film)des mains,la scène géniale dans la gare parisienne nous le montre bien,rarement l'acteur n'est montré on ne voit que des mains voler des objets en s'agitant et "dansant" au son de la musique,un ballet splendide qui hisse ce film au niveau de chef d'oeuvre.Quelques longueurs viennent ternir un film qui marquera tout de meme n'importe quel amoureux de cinéma.
…”aujourd’hui, j’ai vu un film dépassant mes attente. Un film qui est réalisé avec soin… c’était Pickpocket! Je pense que je le préfère à un condamné à mort c’est échappé donc je vais lui mettre cinq étoiles, et descendre mon ancien favoris des Bresson. Chaque petit frottement, chaque pas, chaque bruit se font très bien ressentir”…
Avec Pickpocket, Robert Bresson dépouille le cinéma de tout artifice pour atteindre une forme de pureté presque mystique, où chaque geste et chaque silence semblent chargés d’une intensité secrète. Martin LaSalle traverse le film comme un fantôme détaché du monde, enfermé dans une solitude morale que le vol ne fait qu’accentuer davantage. Les scènes de pickpocketage possèdent une précision chorégraphique fascinante, transformant les mains, les regards et les mouvements furtifs en véritable langage cinématographique. Derrière l’austérité apparente, Bresson filme surtout la possibilité fragile d’une rédemption, jusqu’à cette dernière scène bouleversante de simplicité. Une œuvre d’une rigueur absolue, capable de faire naître une émotion immense à partir du minimalisme le plus radical.
On voit que Robert Bresson essaye d'exploiter une pléthore de différents de thèmes passant des normes sociétaire la subjectivité du bien et du mal les relations maternels, amoureuse et même de croyance religieuse qualifié de très brève par le protagoniste. Je trouve que cet œuvre aurait pu réellement aboutir à quelque chose de plus intéressant mais tout les thèmes abordés on l'air d'être passé sous le tapis. La causalité des choses décrite sous une forme de néoréalisme ne rend pas la chose passionnante car tout se déroule à la fois trop vite et trop lentement, .Cela amène donc à une finalité plutôt intéressante sur la question de " pouvons nous changer nos valeurs morales pour la bonne personne". On imagine donc que notre acteur principale mené par une vie de non aboutissement, eu honte de se présenter devant sa mère mourante durant une grande partie de ce film de 1H16. Mais c'est lors du moment de l'amour qui lui est présenté en prison qui décide de complètement changer ses valeurs et de comprendre ce qu'est d'être humain ?