Autant j'ai adhéré totalement au jeu d'acteurs monocorde dans "Un Condamné à mort s'est échappé", car cela convient à la gravité du sujet, et aussi dans "Le Journal d'un curé de campagne" car cela va bien avec la solennité, autant-là ça m'a franchement gêné. Le sujet et surtout son traitement sont audacieux et les scènes de vol forcent l'admiration par leur côté virtuose, ce sont les qualités qu'on ne peut surtout pas enlever à cette oeuvre de Robert Bresson. Mais voilà donc le ton monocorde des comédiens ainsi que la lenteur du film font que j'ai souvent décroché. Une oeuvre qui ne ressemble à aucune autre par son refus de la dramaturgie notamment mais qui est loin d'être passionnante.
J'ai vu ce film dans le cadre de mon programme de mon CM en cinéma et qu'est ce que j'ai détesté! On nou a bien précisé que les personnages n'étaient pas interprétés par des vrais comédiens, donc je me suis dit qu'il y aurait quelques imperfections dans le jeu mais alors je ne m'était vraiment pas attendu à voir un jeu aussi ridicule, si faux alors que c'est censé, d'après Bresson "être nature". La fait qu'il y ait acune dramatisation rend le film totalement faux, on y croit pas une seule seconde ce qui fait que je me suis profondément ennuyé... Enfin, pour finir sur une note un peu plus positive, j'ai trouvé que l'idée de départ était bien, suivre la vie d'un voleur amateur qui se laisse envahir par une sorte de frénésie de vol jusqu'a sa chute mais malheureusement, pour les raisons précédentes le film sombre totalement dans le ridicule et l'ennui... Merci les séances ciné fac!
Je ne comprend pas pourquoi on crie au génie quand on parle de Bresson car pour moi, ce film n'a rien d'exceptionnel. Si l'intrigue va à l'essentiel sans artifices, les acteurs sont monolithiques et l'ensemble est très long, trop long pour un film d'une heure vingt...
Pickpocket, s'il a un côté film de curé quelque peu déplaisant, est une perle dans le cinéma français. Si le film est court, il parvient en ce laps de temps à ouvrir des perspectives morales et métaphysiques avec une délicatesse rare. Hélas, Bresson ne peut s'empêcher de se faire moralisateur, mais il peut se le permettre compte tenu de la leçon de cinéma et de conduite qu'il nous administre.
Bresson nous offre un beau film.Le plus impressionant est la maitrise technique de Bresson. Les scénes des vols sont filmées à la perfection, on ressent la tension et on admire le tour de passe passe de ces porte-feuilles. Dommage que les autres scénes soit pas aussi belles et intense mais reste tous de même sublime. Le personnage principal peut paraitre un fade et sans charisme au début mais au final on comprend se choix du réalisateur.
Croyant que j'allais ne rien comprendre et vite me faire chier par un coté pseudo-élitiste du cinéma, je me suis mis a regarder ce film avec réserve. Et puis dès que j'ai vu le générique du début, rien que la police de l'écriture accompagnée de la musique : j'ai compris. Mr Bresson est un esthète. Le film commence avec sa lenteur tellement fluide, tout est calibré sur mesure : la musi[qu]alité. Pas de superflu, juste l'essentiel. Bref, c'est magnifique, génial, voluptueux : c'est grand ... comme un père ; voila c'est ça, je l'ai reconnu, comme une évidence, Bresson c'est Le Grand Père du Cinéma.
Pourquoi est-ce que dans une critique les gens essayent forcément de balancer des infos wikipédia du style "une adaptation voilé de Dostoievski" ou "propos du film proche de the rope d'Hitchcock"?Ce film dont le jeu est celui de la distanciation brecthienne...non je vais pas m'y mettre.Ce film (bon Bresson et la nouvelle vague...ce n'est pas parce qu'il est sorti en 1959 début du mouvement et que Bresson est français qu'il faut forcément l'associé ce n'est pas une bonne représentation, c'est comme si on citait Chucky la poupée comme représentant du film d'horreur, y'a mieux quand même).Après personnellement j'ai trouvé ca chiant, ni plus ni moins.Jeu d'acteur difficilement supportable malgré quelques beaux moments.
Enième tentative d'apprécier l'œuvre de Bresson, et énième échec. Comment parvient-il à réaliser des films aussi soporifiques ? Le scénario se résume à deux lignes, les dialogues sont rarissimes et fades, la musique se concentre à la fin (bien sûr les bressoniens y verront un "message" de la part du réalisateur), enfin le héros principal semble être la version humaine de Droopy tellement il est apathique. Bref, c'est pas demain la veille que je vais me mettre à apprécier Bresson.
Ne cherchez plus : il y a quelque chose de définitif dans ces mouvements de portefeuilles, et dans le parcours de ce personnage. Quelle trajectoire, et quel film !
Peut-être LE film emblématique d'un cinéaste à part (qui, au passage, n'appartient pas à la Nouvelle Vague, même s'il en était l'un des modèles). Cinématographiquement inclassable et d'une rigueur infaillible (à la manière d'un Tarkovsky, Dreyer ou Mizoguchi), il a développé toute une théorie sur l'art du cinématographe, comme quelque chose de fondamentalement différent du théâtre filmé. Cette rigueur est en adéquation parfaite avec la thématique de Bresson, entre Grâce et destinée inévitable. Le personnage principal décide, après une réelle réflexion (pas un simple arrangement), que certaines personnes, dont il estime faire parti, sont supérieures, et ainsi peuvent légitimement voler les autres, pour consacrer leur vie à quelque chose de plus important que rapporter de l'argent. Ainsi, il devient pickpocket, et tachera de faire de son activité un art dont il serait l'un des maîtres. Mais comme le dit la présentation du film, il se lasse du vol, et est amené à prendre conscience de quelque chose, après maints détours, à la fin du film, touché par la grâce. Le film est fascinant sur de nombreux points. L'aspect très littéraire (la narration passe souvent par l'écriture chez Bresson) et cette direction d'acteurs si particulière bien sûr, mais aussi le personnage principal, élitiste affirmé sans jamais tombé dans la caricature. Les scènes de vol aussi subjuguent, grace à un montage audacieux. Bref, ce film est probablement une bonne idée pour découvrir ce cinéaste si particulier, mais si important, et adulé par tant de gens (au premier lieu desquels Tarkovsky).
Singulier et étrange, rapidement ce "Pickpocket" sait éveiller notre curiosité et notre intérêt, d'autant plus que la maitrise technique du film s'avère assez impressionnante. Photo sublime, lumière savante, scènes de vols filmées avec une intelligence et une subtilité qui laisse pantois... C'est donc peu dire que l'ensemble sait nous séduire. Il manque néanmoins à l'oeuvre ce petit supplément supplément, cette inspiration qui aurait permis de rendre le film subjuguant et inoubliable, car il faut tout de même reconnaitre que l'on s'ennuie parfois un peu. De plus, il y a cette gestion incompréhensible des acteurs (particulièrement Martin Lasalle), qui se contentent de réciter par coeur leur texte sans enthousiasme ni envie. Néanmoins, cela apparait presque comme secondaire, car Bresson a su dessiner de fort belle manière des personnages fantomatiques assez captivants et tout en nuances, justement parce que l'on ne sait rien d'eux et que leur motivation et leur psychologie reste secrète. Nous voila donc en face d'un film déroutant parfois mais tellement étonnant et saisissant qu'il n'en demeure pas moins des plus recommandables.
Le quotidien passionant d'un pickpocket professionel . Un portrait sobre, mais bien plus complexe qu'il n'y paraît , abordant ainsi de nombreux autres sujets que le vol (l'impression de supériorité, l'insensibilité ...) en une courte durée. Des scènes de "pickpocketages" à la châine mythiques et génialement conçues.