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    Pickpocket
    note moyenne
    3,6
    520 notes dont 61 critiques
    répartition des 61 critiques par note
    12 critiques
    14 critiques
    12 critiques
    15 critiques
    5 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur Pickpocket ?

    61 critiques spectateurs

    stans007
    stans007

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    2,0
    Publiée le 1 avril 2021
    Je n’adhère pas à ce cinéma solennel, intellectuel, volontairement inexpressif, dans le jeu des personnages comme dans leur ton (seul le bruitage est abondant), où la phrase la plus anodine est déclamée comme si elle avait un sens majeur. En revanche l’ambiance parisienne doinesque métro-autobus est sympa. Quand au sens profond du film… ?
    ronny1
    ronny1

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    1,0
    Publiée le 15 juin 2020
    « Pickpocket » est l’archétype de la tentative prétentieuse et ratée. Au départ Bresson voulait s’affranchir à la fois des codes du policier et des codes du cinéma proprement dit. Donc, avec des acteurs amateurs qui récitent, soutenus par une voix off monocorde, nécessaire car aucune scène n’est assez illustrative, ni fluide, pour que les images se suffisent à elles mêmes, exception faite du cours donné par Kassagi et le baiser final (les deux sans la voix off !). Pénible, sans intérêt, sans morale autre que le hasard des circonstances, le cheminement soi disant psychologique ne pourrait même pas s’élever au niveau d’un manuel du style « La psychologie pour les nuls ». Seule la photographie de Léonce-Henri Burel et le travail musical ironiquement décalé de Francis Seyrig sauvent ce film du naufrage. Encensé par une certaine critique qui associe Bresson à la nouvelle vague, alors que Godard et Truffaut ont réalisés de vrais chef d’œuvres (« Le Mépris » et « Pierrot le Fou » pour le premier, « Les 400 coups », « La nuit américaine » et « Le Dernier métro » pour le second), « Pickpocket » semble aussi creux, dissonant et fabriqué que les concertos pour batteries de cuisine, klaxon et autoroute qui se prétendent être de la musique. Ici, les 76 minutes interminables du métrage sont paraît-il du cinéma.
    philippefleury
    philippefleury

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    3,5
    Publiée le 17 avril 2019
    Pickpocket est une bizarrerie : pourquoi Bresson nous propose-t-il une tentative de démonstration, qui plus est non argumenté, sur la légitimité du vol de la part de personnes qui se penseraient géniales ? Néanmoins la mise en scène est remarquable et le jeu des acteurs très singulier. Heureuse époque où l'on pouvait financer des films aussi singulier.
    Mais surtout comme j'avais 10 ans où moment du tournage de ce film c'est un vrai plaisir de se balader dans less Paris de mon enfance : le beaujolais nouveau vivifiant des affiches du métro, les magasins Lissac avec leur appareil de contrôle de la vision digne des film de science fiction, etc.
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

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    3,5
    Publiée le 25 janvier 2019
    Austère et intello, ce film court (1h15) de Robert Bresson est sorti en 1959. Développant des préoccupations proches de la Nouvelle vague tout en proposant un style singulier, Pickpocket nous fait suivre le parcours amoureux et délinquant d’un jeune homme irrémédiablement attiré par le vol de portefeuilles. La mise en scène carrée et ciselée du cinéaste français est impressionnante de maîtrise, en particulier dans les séquences de chapardage. Cérébral et dépouillé.
    Jrk N
    Jrk N

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    5,0
    Publiée le 13 décembre 2018
    Pickpocket 1960 est peut-être le film de Bresson le moins difficile à suivre, le plus immédiatement intéressant, celui où le style abrupt ne choque pas de suite.
    Un jeune étudiant est pris par le démon du vol à la tire. Le danger, le savoir faire, le gain qui permet de vivre : Michel (Martin Lassalle) interprète ce rôle avec une grande objectivité. Il rencontre la voisine de la sa mère, la Jeanne (la très belle Marika Green) qui va tomber amoureuse du voleur. Le pickpocket a un meilleur ami, Jacques(Pierre Leymarie) qui se désespéré de voir la dérive du pickpockett. Après un très long et très compliqué cheminement, le voleur trouvera enfin la voie de l'amour de Jeanne. "Jeanne, pour aller jusqu'à toi, quel drôle de chemin il m'a fallu prendre ! " est le dernier mot du film.
    Dans un supplément très intéressante du DVD Mk2, la réalisatrice Babette Mangotte a retrouvé les trois "modèles du film". Marika Green et Martin Lassalle sont devenus acteurs mais s'ils ont joué dans des films connus (notamment Marika Green), ils n'ont jamais reparu dans l'un ces Bresson où il n'y a pas d'acteurs. Pierre Laymarie devint un généticien célèbre. Tous trois ont été marqué profondément par la méthode de travail de Bresson. Script maniaque, recherche du moindre geste et du ton le plus neutres, absence de jeu, absence de théâtre, absence de musique. La narration avance vite et droit, avec des coupe franche, nul affect n'apparaît.
    Les films de Bresson sont des équations comportant des variables x, y, z et des paramètres fixés a, b, c,... C'est Bresson qui avec une précision sourcilleuse choisit les paramètres (action, scènes, séquences, découpage, sons etc) pour qu'ils soient le plus plats possibles, le moins envahissants, les plus pauvres. Mais c'est nous, spectateurs, qui par notre attention et notre imagination, enfin rendue libre, emplissons de signification les variables (personnalités, intentions, sentiments, motivations etc) qui sont laissées libres d'interprétation.
    Cette grande liberté du spectateur désarçonne souvent mais, comme ici, permet une nouvelle expérience, une réflexion personnelle, un engagement qui nous apprend beaucoup.
    Par exemple, de mon seul point de vue individuel, la morale est ici : nos passions nous éloignent de l'amour.
    Tel est le style très original de Bresson mais tel est également le plaisir rare qu'on prend à s'impliquer dans ses histoires.
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 10 octobre 2018
    Pickpocket n’a rien de très original, entre une question morale à la Dostoïevsky, un héros à la Meursault, un attirail de personnages secondaires purement fonctionnels et un scénario un peu démonstratif. Son intérêt réside plutôt dans l’ambiguïté entre un scénario qui pose la question du bien et du mal et une réalisation qui s’intéresse plutôt à la beauté du geste. C’est dans les trop rares scènes de vol, les plus belles du film, que Pickpocket dépasse son spleen et son atmosphère très datée pour rappeler le sublime Trou de Becker. Mieux que Bresson, Becker avait compris que ce sont les petits gestes (et non les grandes réflexions philosophiques) qui font la matière vivante d’un film.
    Matis H.
    Matis H.

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    5,0
    Publiée le 16 février 2018
    C'est dans la mise en scène minutieuse d'une main qui rentre dans un sac, que Bresson illustre le paradoxe qui anime son personnage, à la fois au plus près des gens, mais qui perd complètement prise avec le réel. Un être enfermé dans son propre quotidien - situation que les nombreux surcradrages viennent subtilement appuyer - et qui nourrit une obession maladive pour le vol.

    Cette radicalité, à la limite du robotique, voit Bresson construire son "Pickpocket" comme une œuvre de la négation. Les valeurs disparaissent, que ce soit celle du vol, Michel se moque du gain, l'obsession vient de l'action; celle des rapports humains, rien de semble être à sa place, rien ne sonne juste, des acteurs hallucinés jusqu'aux dialogues; mais surtout la narration, qui là encore se voit dépossédée au profit de lettres, voix-off etc.

    "Pickpocket" devient alors un film conceptuel, une tentative desespérée de rattraper le réel, et de retrouver une place concrète. En cela, la dernière scène est bouleversante, car redonnant tout son poids au corps et aux sentiments. Un chef-d'œuvre brut que l'on peine à expliciter tant il est à l'image des vols du personnage : précis, maitrisé et impalpable.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 21 janvier 2018
    c'est plus qu'un film, cela ressemble par moments à un documentaire sur les motivations et les raisons d'un homme qui
    se livre à une pratique étrange et pourtant encore courante de nos jours, dérobés à des inconnus des portefeuilles ou montres, etc... le film sur le mode "la première personne" style narratif apporte encore plus de profondeur à ce personnage somme toute banal, qui mène une vie simple mais qui essaie de faire de son "metier" un art et cherche une forme d'absolution auprès de son entourage, encore une fois Bresson dépeint la solitude d'un être perdu dans so for intérieur et cela nous rappelle un autre film "le journal d'un curé de campagne" , les deux personnages vivent repliés sur eux-mêmes tout en se consumant inéxorablement
    this is my movies
    this is my movies

    Suivre son activité 399 abonnés Lire ses 3 087 critiques

    2,5
    Publiée le 18 juillet 2017
    C'était mon 1er Bresson et j'ai donc commencé par celui qui a sans doute la plus belle réputation. Bon, autant dire tout de suite que ce fût une douche froide tant le film, en dépit d'indéniables qualités visuelles, est juste horrible à suivre en dépit de sa durée assez courte (1h15 au compteur). Déjà, Bresson semble avoir demandé à ses acteurs de ne pas jouer. Il en résulte un film animé par des pantins désincarnés, ne faisant ressentir aucune émotion, nanti d'un texte à la limite du ridicule ("j'avais couru, j'étais tombé" dit le héros en se bandant la main, le tout en voix off sinon c'est pas drôle) et on a bien du mal à accrocher à une histoire d'amour centrale qui n'est jamais palpitante, jamais émouvante, jamais sensée (l'amour fou qui domine la raison, véritable excuse fourre-tout des auteurs incapables de faire ressentir une émotion et de dépeindre le sentiment amoureux de manière convenable). La mise en scène des larcins du héros sont par contre des sommets de cinéma, avec parfois une inventivité, un rythme, un emballement qui font plaisir à voir. Là, le film décolle et nous accroche. Le reste du temps, on s'ennuie, on erre dans des petites pièces en écoutant le ton monocorde du héros nous débiter des banalités. Le cinéma d'auteur tenait là son Totem et Bresson entrait dans la légende. Mais c'est une légende que je n'ai pas envie de voir plus avant. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    2,0
    Publiée le 29 décembre 2016
    "Est-ce qu’on ne peut pas imaginer des vols sur lesquels on fermerait les yeux?? »
    Le film se présente un peu comme une thèse sur le vol avec démonstrations et preuves à l’appui. On dirait vraiment du Rohmer dans le style et dans la façon de filmer. Très cérébral mais quand même peu passionnant.
    Moorhuhn
    Moorhuhn

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    3,5
    Publiée le 27 juillet 2016
    Je poursuis ma découverte du cinéma de Robert Bresson qui m’avait beaucoup touché avec Un condamné à mort s’est échappé. Et si sur la forme on assiste à quelque chose de relativement similaire ici, j’ai malheureusement été moins bouleversé ici malgré le fait que j’ai beaucoup aimé certains aspects de Pickpocket. Déjà je dois dire que ce film m’a happé d’entrée de jeu et que je n’ai pas décroché une seule minute tant il est fascinant. A l’image d’Un Condamné à mort s’est échappé, on retrouve ici une tension qui ne descend jamais réellement du fait que l’on suive incessamment ce personnage qui commet ses larcins au risque de se faire attraper à chaque scène. Et en ça la réalisation de Bresson est admirablement maîtrisée, toujours au cœur de l’action et avec un montage étonnant lors des vols de portefeuille. Un sacré sens de la mise en scène, tout en sobriété et en efficacité.

    Le film aborde une quantité de thématiques notamment reliées à la misère humaine et à l’isolement social. Et il n’oublie jamais d’être lyrique et très beau bien que ça ne m’ait pas forcément chamboulé des masses. Le jeu (ou plutôt le non-jeu) des acteurs m’a convaincu mais ne m’a pas percuté émotionnellement. De ce fait je n’ai jamais été réellement touché par la relation entre le personnage principal et cette jeune fille malgré sa beauté et sa pureté. Je trouve que ce procédé de mise en scène rencontre quelques limites qui dressent finalement une frontière entre la scène et le spectateur, ce qui est bien dommage. Après cette diction particulière a par contre l’avantage de souligner les mots et leur puissance, ce qui peut les faire résonner dans nos têtes et rendre des passages marquants.

    Je demeure toutefois légèrement déçu car j’aurais bien voulu être plus touché que ça, notamment par cette scène finale poétique au possible. En plus l’actrice avec son faux-air de Natalie Portman est juste magnifique avec un visage d’une pureté, d’une douceur… Capable de te faire tomber amoureux d’un simple regard. Et difficile d’y rester insensible de plus avec cette photographie somptueuse qui régale la rétine. Même si je n’ai pas adhéré à 100% au film, celui-ci m’a tout de même beaucoup plu et donné envie de continuer la filmographie de ce cher Robert qui avait une approche du cinéma aussi surprenante qu’intéressante.
    Christianm75
    Christianm75

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    2,5
    Publiée le 7 avril 2016
    J'ai bien du mal à appréhender l'univers cinématographique de Robert Bresson.Déjà décontenancé par "Mouchette" j'avoue ne pas avoir vu dans "Pickpocket"autre chose qu'un petit film vaguement policier assez ennuyeux. Je n'ai réellement pas saisis la portée métaphysique qu'on lui accorde généralement.Les personnages sont atones et déambulent tels des fantômes desincarnes, la mise en scène est ascetique et le manque de dramatition ne fait rien pour nous permettre de nous raccrocher à cette oeuvre.Sans être totalement ininteressant ce film se regarde, mais ne passionne pas.
    Scorcm83
    Scorcm83

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    3,5
    Publiée le 10 février 2016
    Aux alentours des quinze premières minutes du film, le personnage principal, Michel, évoque lors d'un dialogue avec un officier de police, une idée qui m'a tout de suite paru étrangement familière. Le fait qu'il existerait, sur cette terre, des hommes exceptionnels qui auraient le droit de se dresser au dessus des lois pour le bien de la société. Il s'agit bien évidemment d'une référence assumée au chef d'oeuvre de Dostoïevski, *Crime et Châtiment*. Une fois la référence relevée et validée, je dois avouer que je suis rentré dans le film avec d'autant plus de vigueur étant donné que j'avais adoré le roman et que cette thématique me touchait avec une force tout à fait particulière.

    Ce *Pickpocket* est donc un film très intéressant en ce sens qu'il propose autre chose en terme cinématographique tout en s'inspirant d'un récit dont la force dramaturgique et narrative a déjà fait ses preuves. Les scènes de vol sont bien maîtrisées malgré certaines incohérences, les cadrages sont magnifiques et le casting étonnamment très cohérent. Malgré tout, la méthode de direction d'acteur de Bresson se révèle très hermétique, sachant que son objectif est la disparition totale d'émotions sur le visage de ses acteurs, on a parfois l'impression de se retrouver devant des acteurs amateurs dignes d'un court-métrage de collégien. La comparaison est peut-être brûtale, mais c'est bel et bien l'impression ressentie.

    Néanmoins, il se dégage quelque chose de cette mise en scène, peut-être grâce à l'écriture des dialogues, aux mouvements de caméra, aux cadrages et au rythme des séquences, qui fait que l'on reste captivé du début à la fin par cette oeuvre plus philosophique et intelligible que sensible.

    En fin de compte, j'ai apprécié le visionnage de ce *Pickpocket*, je me demande seulement si c'est grâce au film en lui même ou à la référence littéraire.

    A voir tout de même !
    pierrre s.
    pierrre s.

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    2,5
    Publiée le 28 janvier 2016
    Je m'attendais à autre chose, et pour tout dire, je m'attendais à mieux. Le film dans son ensemble ne m'a pas convaincu. Il est loin d'être mauvais, mais l'histoire comme l'interprétation m'ont laissés froid.
    Asphenor
    Asphenor

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    2,5
    Publiée le 19 janvier 2015
    Un film qui vaut pour la démonstration remarquable du jeu de passe-passe qu'exercent les pickpockets, tout en ne s'attardant heureusement pas sur les réactions des victimes (les "aux voleurs!") auraient été de trop
    , la pauvreté des dialogues minimalistes et le jeu d'acteur très plat (même en étant voulu par Bresson) gâche le plaisir. On croirait reconnaître le style de Truffaut avec ses voix-off monotones sur fond d'airs de violons.
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