Pickpocket
Note moyenne
3,7
686 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

71 critiques spectateurs

5
14 critiques
4
14 critiques
3
17 critiques
2
17 critiques
1
5 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 août 2010
Considéré comme un des films phare de la nouvelle vague. Je suis décidement encore une fois rester de marbre devant ce monument du cinéma. Si j'arrive à concevoir que la nouvelle vague a ouvert une certaine liberté d'expression dans un système qui était principalement dirigé par des sociétés majors depuis des décénies, ne n'arrive pas à hisser au rang de chef-d'oeuvre un film où l'absence de jeu d'acteur le rend ridicule. La scène où Martin LaSalle hausse le ton avec l'inspecteur en jetant un livre au sol ma fait éclater de rire. Elle aurait eut sa place dans la famille Le Quesnoy d'Etienne Chatiliez. Certe les scènes de ballet des mains barbotant divers objets sont bien filmées, mais était-ce vraiment révolutionnaire à l'époque... j'en doute. Pour la très belle photographie du film j'accorde une petite étoile de compensasion.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 mai 2008
Je pense que je suis rude mais je n'ai vraiment pas été porté par le film, sûrement car j'étais très fatigué en le regardant. Cependant si le concept du film est intéressant, il aurait mieux valu suivre un peu plus le Crime et Châtiment de Dostoievski ! Si les scènes de vols sont les plus intéressantes sur le travail des plans, le jeu des acteurs peut laisser de marbre même si l'effet rédibitoire est forcément voulu. Pour un film qui dure une 1h15 j'ai vraiment cru qu'il durait deux heures. Je n'ai vraiment pas réussi à être pris par le film! Dommage pour mon premier film de Bresson. On dira deux étoiles et demi mais pas plus.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 avril 2008
Robert Bresson a une façon de filmer bien singuliere,il ne s'occupe pas de l'acteur mais (dans ce film)des mains,la scène géniale dans la gare parisienne nous le montre bien,rarement l'acteur n'est montré on ne voit que des mains voler des objets en s'agitant et "dansant" au son de la musique,un ballet splendide qui hisse ce film au niveau de chef d'oeuvre.Quelques longueurs viennent ternir un film qui marquera tout de meme n'importe quel amoureux de cinéma.
stebbins

566 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2008
Une main s'infiltrant délicatement dans un sac à main. Un jeune homme au regard suffisant et au coeur fragile. Une poésie de la cleptomanie réalisé par le grand Robert Bresson. La puissance de Pickpocket provient principalement de la bande sonore d'Archimbaud dont on peut vanter les mérites ( le spectateur que je suis s'est trouvé littéralement happé par le brouhaha d'une foule, par l'agitation des rues de Paris ou encore par le ronronnement du métro...). Autre qualité indéniable : le traitement du personnage de Michel, être vulnérable et paradoxalement assez antipathique, aspirant à la liberté d'agir selon ses propres règles. Cette prétention se transforme vite en quelque chose de magique : l'élégance de son jeu, son art de chaparder les portefeuilles et les montres de ses victimes avec un doigté totalement sensuel frise le sublime. Un très grand film, solennel sans être emphatique. Beau, charnel et d'une finesse rarement égalée dans le cinéma français des années 50, Pickpocket touche par son mélange de médiocrité, d'austérité et d'humanité. Bresson : un artiste regretté. Un grand cinéaste.
chrischambers86

16 189 abonnés 13 142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2025
Un grand classique de Robert Bresson! Une oeuvre intemporelle du cinèma français dont le vent de fraicheur commence à souffler ici et là! La facture de "Pickpocket" est très nouvelle pour un film datant de 1959! C'est une ètude admirable sur un jeune homme dont l'occupation essentielle est de voler! Michel est en mouvement perpètuel jusqu'à qu'il soit arrêtè, atteignant par la jouissance orgasmique du vol à la tire ce petit quelque chose qui le rapproche de la grâce! Le langage selon Bresson est un pur matèriau dègagè de toute psychologie! Tout ceci est donc menè de main de maître avec une èpure totale dans les lieux, comme dans l'errance des êtres, avec un brio ètonnant! A souligner que le conseiller pour les gestes des voleurs n'est autre que le maître Kassagi (la sèquence dans le mètro parisien est d'une maîtrise absolument exceptionnelle) et que l'ètrange ressemblance de Marika Green avec Natalie Portman est particulièrement troublante...
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2007
Tout est dans le dernier plan. Vous avez observé, pendant 1h30, les faits et gestes, les déplacements, d'un homme qui a décidé de gagner sa vie en exerçant l'activité de pickpocket. Je dis bien "gagner sa vie" car il a une conception assez particulière des relations sociales, qui se rapproche lointainement de celle des deux étudiants de La Corde d'Hitchcock. On ne peut pas dire que Bresson cherche à rapprocher son histoire du documentaire, même s'il cherche à l'évidence à effacer toute notion de "jeu" de la part des acteurs, tous non professionnels. Mon impression est qu'il essaie davantage de rapprocher ses personnages de ceux de la littérature. D'abord, parce que l'écrit (lettres, livre, messages sous la porte) a une importance particulière dans cette aventure. Ce qui prévaut, ce n'est pas le déroulement des faits, mais la manière dont ceux ci sont évoqués et racontés. Regardez le visage de Martin Lassalle quand il s'ennerve lors de sa confrontation avec le policier : le ton monte, les mots changent, mais le visage reste pratiquement identique. Comme dans un livre, où on ne peut voir mais seulement faire exister les êtres. Etrangement, et de façon subtile, cette façon de filmer les acteurs a pour conséquence de rendre les rares séquences émotives particulièrement efficaces. En deux plans, quand la jeune fille se rapproche du pickpocket, le touche, toute la distance qui semblait exister entre lui, ses conceptions de la vie, et le reste du monde, s'efface et il devient humain.
Starwealther
Starwealther

109 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juin 2007
Pickpocket est un film de Robert Bresson qui a une filmographie plutôt particulière. Celui-ci parle d’un homme complètement cleptomane et qui se pense supérieur intellectuellement par rapport au reste de l’humanité. C’est pour cela qu’il décidera de voler par différentes méthodes, que lui aura appris un pickpocket professionnel, il ne pourra plus s’en passer, cette activité peu en adéquation avec les lois deviendra sa raison de vivre. Les scènes multiples de vol effectuées par Michel sont superbement filmés sous l’œil du réalisateur français, toutes sont précises et minutieuses. Robert Bresson mettra en finalité de l’histoire que l’homme cherchait un moyen de conquérir une femme du nom de Jeanne qui est la voisine de sa mère. Il comprendra son amour pour elle qu’à partir du moment où il sera en prison et qu’il n’aura plus dans la tête de pouvoir voler. Une triste et à la fois heureuse conclusion qui montre que l’homme doit se passer d’une passion quelle qu’elle soit, pour pouvoir profiter d’autres plaisirs et occasions. Son obsession de vol l’a contraint à être totalement obnubilé et à ne même plus se rendre compte de ce qui se passait autour de lui. Il est comme absent dans son monde, il est constamment dans la réflexion et la pensée d’un prochain vol.Bresson dresse ici le portrait de l’homme qui a besoin de passion mais certaines passions peuvent être plus destructrices qu’autre chose quand elle n’est pas en adéquation avec les normes de la société dans laquelle on vit.De plus, certains se mettent des choses en tête et se sentent supérieur mais en même temps ce n’est pas une forme de marginalité, je connais plein de gens qui se sentent plus intelligent que la moyenne !La réflexion de Bresson est quand même assez juste et riche, cependant j’ai trouvé le film assez long et limite soporifique. Le film est lent, seul la fin est vraiment intéresante. Un film que j’ai aimé sans non plus être subjugué bien que l’on ne peut pas nier la spécificité du cinéma de Bresson
scorsesejunior54
scorsesejunior54

180 abonnés 694 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 juin 2007
"Pickpocket" que Robert Bresson réalisa en 1959 est aujourd'hui considérée comme l'une des oeuvres emblématiques de la Nouvelle Vague, connue et reconnue sans pour autant que j'y adhère personnellement. En effet, si un cinéaste comme Godard a littéralement dynamité le paysage cinématographique de l'époque (français mais aussi et surtout mondial), Bresson tout du moins à travers ce film s'enfonce dans un travail assez prétentieux et nettement en-dessous de ses objectifs de départ. Il a l'ambition (et présente cela à travers une introduction textuelle suivant le générique) de s'affranchir du genre policier pour se concentrer sur l'aspect humain et psychologique censé constituer l'essence de son long-métrage. Soit. Pour cela, il espère imposer une approche nouvelle au niveau de sa mise en scène. Pourquoi pas. Le problème est que lorsque les liens entre les personnages s'avèrent superficiels, convenus et n'explorent absolument pas le sentiment de culpabilité, de pêché censé préoccuper le héros ainsi que ses aspirations amoureuses, il est difficile d'accrocher, d'autant plus lorsque les seconds rôles se voient réduits à la caricature. La construction des plans est répétitive, une grosse partie des séquences fonctionnant selon le même processus de progression, assez grossier et lassant. Tout cela est d'autant plus limité qu'outre l'ennui se dégageant des longues scènes de vols jamais inventives, l'intérêt ne se voit pas rehaussé au cours de dialogues filmés par d'innombrables champs-contrephamps parfaitement académiques. Si vous convenez que l'interprétation franchement médiocre afflige et que l'intrigue a été laissée de côté (seulement lorsque l'on est pas fichu d'orchestrer un drame consistant, il ne reste plus grand-chose), il ne vous reste plus qu'à vous rabattre sur l'intéressant travail sonore, saisissant un décalage passionnant entre la magnificence musicale et la lâcheté des actes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mars 2007
Ce film est un pur chef-d'oeuvre et s'inscrit dans l'univers bressonien en étant un de ses rares films qui ne soit pas complètement pessimiste.
Le voir et le revoir, apaisant, sincère, profond et inoubliable,d'une grande pureté ,il nous entraîne dans un monde particulier, ailleurs, chez Bresson.
Darkdidi
Darkdidi

7 abonnés 196 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2006
Très bon film artistique qui prouve encore une fois le génie de Robert Bresson. cadrage, montage, tout est important, et (comme dans tous les films artistiques) ce n'est pas le récit qui est important, mais le langage cinématographique. Comment se fim est-il écrit ? Tandis que Bresson écrit son film à sa manière, les plans se renvoyants les uns les autres, des objets faisant appels à d'autres, c'est à nous, spectateur, de faire marcher notre esprit. Il y parvient très bien.
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
«Pickpocket» est l'un des grands chefs-d'oeuvre de Robert Bresson, lequel est lui-même selon moi l'un des deux ou trois plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma français. Transposition voilée de «Crime et châtiment» de Dostoïevski (l'assassin chez l'écrivain russe devenant ici un pickpocket), le film raconte la manière dont un jeune homme transi d'orgueil se convainc d'être supérieur à la société des hommes en commettant des actes qui sont punis par elle. Mais, comme chez Dostoïevski, après avoir atteint le fond de son abîme de suffisance et de solitude, il sera finalement touché et sauvé par la grâce, incarnée sous les traits d'une jeune fille qui constitue la beauté et la pureté même. «Pickpocket» constitue une merveilleuse illustration de l'art du cinématographe tel que Bresson le concevait. Il est tout à la fois profondément émouvant et d'une sobriété, d'une pudeur, voire d'une austérité, extraordinaires. Et le réalisateur a l'immense mérite de ne pas prendre le spectateur pour un imbécile: pas une image de trop, pas une parole superflue. Tout est dans la suggestion. Pickpocket est, croyez-moi, une merveille dont je ne peux qu'encourager la découverte!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse