Pickpocket
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71 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 octobre 2018
Pickpocket n’a rien de très original, entre une question morale à la Dostoïevsky, un héros à la Meursault, un attirail de personnages secondaires purement fonctionnels et un scénario un peu démonstratif. Son intérêt réside plutôt dans l’ambiguïté entre un scénario qui pose la question du bien et du mal et une réalisation qui s’intéresse plutôt à la beauté du geste. C’est dans les trop rares scènes de vol, les plus belles du film, que Pickpocket dépasse son spleen et son atmosphère très datée pour rappeler le sublime Trou de Becker. Mieux que Bresson, Becker avait compris que ce sont les petits gestes (et non les grandes réflexions philosophiques) qui font la matière vivante d’un film.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2018
C'est dans la mise en scène minutieuse d'une main qui rentre dans un sac, que Bresson illustre le paradoxe qui anime son personnage, à la fois au plus près des gens, mais qui perd complètement prise avec le réel. Un être enfermé dans son propre quotidien - situation que les nombreux surcradrages viennent subtilement appuyer - et qui nourrit une obession maladive pour le vol.

Cette radicalité, à la limite du robotique, voit Bresson construire son "Pickpocket" comme une œuvre de la négation. Les valeurs disparaissent, que ce soit celle du vol, Michel se moque du gain, l'obsession vient de l'action; celle des rapports humains, rien de semble être à sa place, rien ne sonne juste, des acteurs hallucinés jusqu'aux dialogues; mais surtout la narration, qui là encore se voit dépossédée au profit de lettres, voix-off etc.

"Pickpocket" devient alors un film conceptuel, une tentative desespérée de rattraper le réel, et de retrouver une place concrète. En cela, la dernière scène est bouleversante, car redonnant tout son poids au corps et aux sentiments. Un chef-d'œuvre brut que l'on peine à expliciter tant il est à l'image des vols du personnage : précis, maitrisé et impalpable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 janvier 2018
c'est plus qu'un film, cela ressemble par moments à un documentaire sur les motivations et les raisons d'un homme qui
se livre à une pratique étrange et pourtant encore courante de nos jours, dérobés à des inconnus des portefeuilles ou montres, etc... le film sur le mode "la première personne" style narratif apporte encore plus de profondeur à ce personnage somme toute banal, qui mène une vie simple mais qui essaie de faire de son "metier" un art et cherche une forme d'absolution auprès de son entourage, encore une fois Bresson dépeint la solitude d'un être perdu dans so for intérieur et cela nous rappelle un autre film "le journal d'un curé de campagne" , les deux personnages vivent repliés sur eux-mêmes tout en se consumant inéxorablement
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juillet 2017
C'était mon 1er Bresson et j'ai donc commencé par celui qui a sans doute la plus belle réputation. Bon, autant dire tout de suite que ce fût une douche froide tant le film, en dépit d'indéniables qualités visuelles, est juste horrible à suivre en dépit de sa durée assez courte (1h15 au compteur). Déjà, Bresson semble avoir demandé à ses acteurs de ne pas jouer. Il en résulte un film animé par des pantins désincarnés, ne faisant ressentir aucune émotion, nanti d'un texte à la limite du ridicule ("j'avais couru, j'étais tombé" dit le héros en se bandant la main, le tout en voix off sinon c'est pas drôle) et on a bien du mal à accrocher à une histoire d'amour centrale qui n'est jamais palpitante, jamais émouvante, jamais sensée (l'amour fou qui domine la raison, véritable excuse fourre-tout des auteurs incapables de faire ressentir une émotion et de dépeindre le sentiment amoureux de manière convenable). La mise en scène des larcins du héros sont par contre des sommets de cinéma, avec parfois une inventivité, un rythme, un emballement qui font plaisir à voir. Là, le film décolle et nous accroche. Le reste du temps, on s'ennuie, on erre dans des petites pièces en écoutant le ton monocorde du héros nous débiter des banalités. Le cinéma d'auteur tenait là son Totem et Bresson entrait dans la légende. Mais c'est une légende que je n'ai pas envie de voir plus avant. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 décembre 2016
"Est-ce qu’on ne peut pas imaginer des vols sur lesquels on fermerait les yeux?? »
Le film se présente un peu comme une thèse sur le vol avec démonstrations et preuves à l’appui. On dirait vraiment du Rohmer dans le style et dans la façon de filmer. Très cérébral mais quand même peu passionnant.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juillet 2016
Je poursuis ma découverte du cinéma de Robert Bresson qui m’avait beaucoup touché avec Un condamné à mort s’est échappé. Et si sur la forme on assiste à quelque chose de relativement similaire ici, j’ai malheureusement été moins bouleversé ici malgré le fait que j’ai beaucoup aimé certains aspects de Pickpocket. Déjà je dois dire que ce film m’a happé d’entrée de jeu et que je n’ai pas décroché une seule minute tant il est fascinant. A l’image d’Un Condamné à mort s’est échappé, on retrouve ici une tension qui ne descend jamais réellement du fait que l’on suive incessamment ce personnage qui commet ses larcins au risque de se faire attraper à chaque scène. Et en ça la réalisation de Bresson est admirablement maîtrisée, toujours au cœur de l’action et avec un montage étonnant lors des vols de portefeuille. Un sacré sens de la mise en scène, tout en sobriété et en efficacité.

Le film aborde une quantité de thématiques notamment reliées à la misère humaine et à l’isolement social. Et il n’oublie jamais d’être lyrique et très beau bien que ça ne m’ait pas forcément chamboulé des masses. Le jeu (ou plutôt le non-jeu) des acteurs m’a convaincu mais ne m’a pas percuté émotionnellement. De ce fait je n’ai jamais été réellement touché par la relation entre le personnage principal et cette jeune fille malgré sa beauté et sa pureté. Je trouve que ce procédé de mise en scène rencontre quelques limites qui dressent finalement une frontière entre la scène et le spectateur, ce qui est bien dommage. Après cette diction particulière a par contre l’avantage de souligner les mots et leur puissance, ce qui peut les faire résonner dans nos têtes et rendre des passages marquants.

Je demeure toutefois légèrement déçu car j’aurais bien voulu être plus touché que ça, notamment par cette scène finale poétique au possible. En plus l’actrice avec son faux-air de Natalie Portman est juste magnifique avec un visage d’une pureté, d’une douceur… Capable de te faire tomber amoureux d’un simple regard. Et difficile d’y rester insensible de plus avec cette photographie somptueuse qui régale la rétine. Même si je n’ai pas adhéré à 100% au film, celui-ci m’a tout de même beaucoup plu et donné envie de continuer la filmographie de ce cher Robert qui avait une approche du cinéma aussi surprenante qu’intéressante.
Christianm75
Christianm75

8 abonnés 229 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 avril 2016
J'ai bien du mal à appréhender l'univers cinématographique de Robert Bresson.Déjà décontenancé par "Mouchette" j'avoue ne pas avoir vu dans "Pickpocket"autre chose qu'un petit film vaguement policier assez ennuyeux. Je n'ai réellement pas saisis la portée métaphysique qu'on lui accorde généralement.Les personnages sont atones et déambulent tels des fantômes desincarnes, la mise en scène est ascetique et le manque de dramatition ne fait rien pour nous permettre de nous raccrocher à cette oeuvre.Sans être totalement ininteressant ce film se regarde, mais ne passionne pas.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2016
Aux alentours des quinze premières minutes du film, le personnage principal, Michel, évoque lors d'un dialogue avec un officier de police, une idée qui m'a tout de suite paru étrangement familière. Le fait qu'il existerait, sur cette terre, des hommes exceptionnels qui auraient le droit de se dresser au dessus des lois pour le bien de la société. Il s'agit bien évidemment d'une référence assumée au chef d'oeuvre de Dostoïevski, *Crime et Châtiment*. Une fois la référence relevée et validée, je dois avouer que je suis rentré dans le film avec d'autant plus de vigueur étant donné que j'avais adoré le roman et que cette thématique me touchait avec une force tout à fait particulière.

Ce *Pickpocket* est donc un film très intéressant en ce sens qu'il propose autre chose en terme cinématographique tout en s'inspirant d'un récit dont la force dramaturgique et narrative a déjà fait ses preuves. Les scènes de vol sont bien maîtrisées malgré certaines incohérences, les cadrages sont magnifiques et le casting étonnamment très cohérent. Malgré tout, la méthode de direction d'acteur de Bresson se révèle très hermétique, sachant que son objectif est la disparition totale d'émotions sur le visage de ses acteurs, on a parfois l'impression de se retrouver devant des acteurs amateurs dignes d'un court-métrage de collégien. La comparaison est peut-être brûtale, mais c'est bel et bien l'impression ressentie.

Néanmoins, il se dégage quelque chose de cette mise en scène, peut-être grâce à l'écriture des dialogues, aux mouvements de caméra, aux cadrages et au rythme des séquences, qui fait que l'on reste captivé du début à la fin par cette oeuvre plus philosophique et intelligible que sensible.

En fin de compte, j'ai apprécié le visionnage de ce *Pickpocket*, je me demande seulement si c'est grâce au film en lui même ou à la référence littéraire.

A voir tout de même !
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 janvier 2016
Je m'attendais à autre chose, et pour tout dire, je m'attendais à mieux. Le film dans son ensemble ne m'a pas convaincu. Il est loin d'être mauvais, mais l'histoire comme l'interprétation m'ont laissés froid.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 janvier 2015
Un film qui vaut pour la démonstration remarquable du jeu de passe-passe qu'exercent les pickpockets, tout en ne s'attardant heureusement pas sur les réactions des victimes (les "aux voleurs!") auraient été de trop
, la pauvreté des dialogues minimalistes et le jeu d'acteur très plat (même en étant voulu par Bresson) gâche le plaisir. On croirait reconnaître le style de Truffaut avec ses voix-off monotones sur fond d'airs de violons.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 novembre 2014
Avec "Pickpocket", Robert Bresson signe un film magistral, tant dans sa mise en scène épurée et précise que dans la psychologie complexe d'un personnage principal absolument fascinante. Avec ce montage redoutable, qui favorise l'économie et la pertinence des plans, le film gagne déjà en densité. Celle-ci est renforcée par l'intérêt porté à Michel (formidable Martin LaSalle), qui s’accroît progressivement et met en lumière sa marginalité sociétale, illustrée par un paradoxe puisque en exerçant son activité de pickpocket, il est au plus près des gens (mais pour leur dérober leur argent). Intensément Dostoïevskien, ce drame puissant et atypique ne comporte que de rares défauts (voix-off parfois trop explicative) et éblouit par sa faculté à associer ambition et sobriété.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 octobre 2014
Pickpocket est un film étrange. Assez hors du temps, assez atypique, mais pas inintéressant. Avec des acteurs non professionnels surprenants, Bresson filme l'itinéraire chaotique d'un étudiant pauvre, un Raskolnikov obsédé par le vol, persuadé, dans sa folie, du droit moral qu'aurait certains êtres à voler. Ainsi, il se rapproche d'un groupe de pickpockets avec lequel il devient peu à peu virtuose du vol à la tire : les plans de mains sont superbes, on pense à des magiciens s'exerçant avec leurs cartes.
En parallèle de ces vols, le héros nourrir un amour secret (très secret) pour Jeanne, la voisine de sa vieille mère mourante. spoiler: La conclusion du film est l'aboutissement de cet amour hors des sentiers battus

L'aspect glacial et monolithique des personnages m'a premièrement rebuté, mais en y réfléchissant bien, ils montrent bien le côté touchant de ces personnages livrés à eux-même, à bout de tout, qui ne sourient plus.
Pickpocket est un donc un film surprenant qui nécessite obligatoirement une réflexion après visionnage. Pour ma part, il m'a finalement plutôt séduit !
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 août 2014
Doté d'un bon scénario et bénéficiant de la réalisation sobre mais solide de Robert Bresson, "Pickpocket" raconte la chute progressive d'un "monsieur tout le monde" dans le vole à la tire pour en devenir finalement une véritable addiction. Intelligent et fin, "Pickpocket" aurait pû être trés bon si le rôle principal n'était pas aussi mal interprété par Martin La Salle. Il faut dire que le cinéaste français a l'habitude d'engager des acteurs non profressionnels. Parfois ça passe, parfois ça casse...
cineccita
cineccita

63 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 janvier 2014
Le sujet est intéressant mais le scénario est vide. De plus les acteurs sont très mauvais en particulier l'acteur principal. Un sujet intéressant dans une coquille vide.
Matthieu F.
Matthieu F.

24 abonnés 153 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 décembre 2013
"Pickpocket" est un film profondément intellectuel, très peu émouvant ou intéressant pour son scénario. Il présente l'histoire de Michel, jeune pickpocket parisien, qui débute par nécessité.

Le film n'est intéressant que pour les techniques particulièrement pointues et difficiles du vol à la tire qu'il présente. Ces techniques sont montrées avec un jeu de caméra bien pensé et des lenteurs de mouvement facilitant l'observation par le spectateur.

On se rend compte que le vol à la tire est comparable à un art, et plus particulièrement un art criminel. Pour le reste, l'ennui est prédominant et le trio d'amour est tout à fait ridicule.
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