Après avoir gagné la guerre du Vietnam à lui tout seul dans un second volet déjà grossier, Rambo débarque en Afghanistan et y massacre les Russes ! Outre l'anti-communisme primaire, le film glorifie le courage et la fierté des moudjahidine opprimés, autrement dit l'équivalent des Vietcongs combattus dans l'épisode précédent... Le fond est d'autant plus ridicule que le film est sorti au moment où les Russes se retiraient du conflit, sans compter l'intervention US de 2003 en Afghanistan, qui propose une relecture amusante de la camaraderie entre Rambo et les rebelles. Au niveau forme, les scènes d'action sont prévisibles et frisent l'excès (Rambo se soigne à la poudre, dégomme un hélico à l'arc, joue à la dégonfle avec un tank, etc.), les acteurs sont moyens, et le personnage de Trautman nous gave de répliques nanaresques. A noter que Richard Crena parodiera son propre rôle dans "Hot-Shots II". En somme, ce "Rambo 3" est pestinenciel sur le fond, mais au second degré il est à mourir de rire.
"Rambo 3" ou comment terminer en beauté l'entreprise de démolition d'un personnage émminement sympathique,amorcée déjà dans le deuxième opus.... Actions irréalistes(Rambo qui dégomme des hélicos avec son arc,l'affrontement tank-hélico....),dialogues incroyables("Qui est-ce? Ton pire cauchemar!!!" ; "Ou sont les missiles? Tout près,dans ton cul!!!"). Ce qui passait dans le deux comme une bonne BD est ici carrément navrant car traité avec trop de sérieux et beaucoup de nationalisme....
Du niveau du précèdent toujours pas aussi bien que le premier mais le film reste un bon divertissement avec sa dose d’hémoglobine et d'action à la Stallone.
Ça y est : j'ai vu les quatre « Rambo », et c'est la seule réelle satisfaction que je pourrais en tirer. Ne soyons pas injustes non plus : c'est nettement moins pire que le second volet, presque pénible à suivre et d'un racisme à peine voilé, pur produit reaganien dénigrant le discours du film originel. Ici, au moins la réalisation est-elle plutôt professionnelle (malgré un découpage parfois discutable dans les scènes d'action), le résultat se regardant sans trop d'ennui, avec ce qu'il faut de « morceaux de bravoure » pour rendre cela digeste, la sobriété étant relativement de mise. On pourrait même presque y voir un message de « tolérance » au vu de la façon dont nous est présenté le peuple afghan : courage, force, sens du sacrifice, seulement, difficile de ne pas sourire lorsqu'on voit ce qu'est devenu ce pays aujourd'hui et l'incroyable intolérance religieuse qui la caractérise, l'absence totale de femmes ici pouvant d'ailleurs être vu comme un signe avant-coureur. Bon ba sinon, c'est « Rambo », quoi ! Le communisme c'est mal, du coup on a des gros méchants russes ayant enlevé Trautman, que John va forcément aller libérer, ici avec un allié mais quand même en grande partie tout seul, parce que c'est quand même lui le plus fort, merde ! Quelques scènes peuvent valoir le coup d'œil, notamment à travers ces beaux paysages plutôt bien exploités. Au moins ne se fout-on pas trop de nous, reste qu'au moment de faire le bilan, on ne retiendra vraiment pas grand-chose de ce numéro trois n'apportant strictement rien à la mythologie qu'avait su créer Ted Kotcheff et Sylvester Stallone dans « First Blood », seul titre de la saga ayant une véritable « raison d'être ». Passable.
Au tour de Peter MacDonald de prendre en main la saga à succès Rambo pour un épisode qui part dans tous les sens ! Plus question de psychologie et de syndrome post-traumatique, Stallone, taillé dans la roche vient dézinguer du Russe avec l'aide des afghans. Si ce n'est pas bien fin ça a au moins le mérite de mettre en avant cette guerre méconnue, pour le reste c'est une avalanche de morceaux de bravoure, ça pète de partout et on a le plaisir de voir le colonel Trautman enfin en action. Saupoudré de quelques traits d'humour, Rambo III est un action movie plutôt basique mais qui remplit très honnêtement son cahier des charges. On passe un bon moment en compagnie de figure emblématique du ciné d'action et il ne faut pas aller chercher plus loin. Ça reste plutôt bon du coup.
Rambo est bien évidemment une référence en matière de film d'action et ce troisième volet ne déroge pas à la règle. Il reste divertissant et captivant, enchaînant les scènes spectaculaires (attaques, explosions) et les punchlines solides et efficaces. On regrettera peut-être le scénario plus faible et moins consistant que dans les films précédents, mais dans l'ensemble on passe un super moment.
Le moins bon des Rambo si l'on se fie aux spectateurs, mais peut-être mon préféré. Pas évident d'en être sûr, car j'ai apprécié tous les Rambo car, en plusd'être joués par l'un de mes acteurs préféré, Sylvester Stallone, chacun aborde un sujet spécifique : pour le premier, c'est la façon dont étaient parfois vus et traités les anciens combattants du Vietnam, pour le second, c'est le retour de Rambo dans l'enfer qui l'a créé, pour le troisième, c'est celui où le héros vit le plus d'aventures, qui fait le plus "années 80" avec l'affrontement contre le colonel russe et qui représente donc la confrontation entre les États-Unis et l'Union Soviétique (comme Rocky 4), et le quatrième dénonce l'horreur de la guerre, tout simplement. Rambo 3 est aussi la dernière apparition de Richard Creena dans un Rambo dans son mythique rôle du colonel Trautman.
Le troisième épisode des aventures de John Rambo est stéréotypé avec un scénario de propagande de l’ouest sur l’est. Le film se situe dans la fin des années 80 où la démesure était de rigueur où Sly jouait à la surenchère avec Schwarzy. Dans le premier épisode, le vétéran montrait ses blessures et ses faiblesses. Là en Afghanistan il montre ses muscles et son coté décérébré et dire que 13 ans plus tard les USA attaquaient l’Afghanistan pour traquer Ben Laden. Le résultat est vraiment de petite facture et l’action a vieilli.
Troisième volet de la franchise, cette fois-ci réalisé par Peter MacDonald dont c'est le premier long-métrage, Rambo 3 est également le moins bon vu qu'il fait tout moins bien que ses deux prédécesseurs. L'histoire nous fait une nouvelle fois suivre John, qui vit désormais dans un monastère thaïlandais. Seulement, son ami le colonel Trautman va se faire capturer en Afghanistan, ce qui va pousser le vétéran à sortir de sa retraite afin d'aider son mentor. Malheureusement, ce scénario n'a pas grand-chose à offrir pendant plus d'une heure et demie d'ennuie. L'intrigue met énormément de temps à se mettre en place et il ne se passe rien pendant près de la moitié du film, alors que la deuxième partie s'avère juste être de l'action extrêmement répétitive. Autrement dit, ce troisième opus comporte peu d'intérêt tant le récit n'apporte rien et qu'on apprend rien de nouveau sur le personnage central de la saga. Celui-ci est toujours incarné par Sylvester Stallone et se veut toujours accompagné par Richard Crenna. Le reste de la distribution est loin d'être marquante, même si les deux compagnons de route du soldat apportent un petit plus. Seulement, les relations entretenues par tous ces individus ne procurent absolument rien tant cela manque de propos et que les répliques sont plus pathétiques qu'autre chose, au point de faire rire par moquerie. Même sur la forme le titre perd en qualité. La réalisation de Peter MacDonald n'est pas à la hauteur des metteurs en scène dont il prend la relève, même si celle-ci reste convenable. Mais elle souffre également des environnements beaucoup moins riches que dans les deux précédents opus, la faute au désert afghan assez terne et forcément vide. Même la b.o., pourtant toujours signée par Jerry Goldsmith, est moins impactante. Cette aventure sans saveur se conclut sur une fin particulièrement convenue, venant mettre un terme à Rambo 3, qui est une suite sans idées et inutile, ne valant donc pas qu'on s'attarde dessus.
Le cinéma a une place importante dans l'histoire, certains films sont visionnaires, en avance sur leur temps, d'autres font sourire de par leur vision de l'avenir une fois le futur atteint, enfin certains montrent un monde radicalement différent de ce que l'on connait à présent. C'est ce dernier point qui marque dans Rambo 3, Rambo, en symbole de l'Amérique, vient sauver en 1988 le peuple opprimé afghan face à l'envahisseur russe. Rambo soutient les forces armées paysannes du pays tout en soulignant bien aux spectateurs que les afghans n'ont jamais été vaincu par n'importe quelle puissance. En 2021, le film a 33 ans, et quand on connait l'histoire entre les USA et l'Afghanistan, ce film fait sourire. Au delà de cet aspect historique, Rambo est bourrin plus que de raison, Stallone est un acteur mauvais et caricaturale. Reste que Rambo troisième du nom est meilleur que le second et est une conclusion de la trilogie bourrée d'adrénaline et de testostérone.
On prend les mêmes et on recommence; succès oblige, il fallait une suite à la suite, mais il fallait trouver un nouveau conflit: le terrain de manœuvre sera l’Afghanistan; mais l'ennemi sera bien l'URSS, reste de guerre froide oblige. Quand on connait la suite des événements politiques dans ce pays, on peut être interloqués. Les afghans sont montrés comme de bons soldats, fiers et qui n'abandonnent jamais, les enfants sont mis à contribution, les cavernes et autres souterrains sont exploités par la résistance...tout cela résonne bizarrement...mais sans vouloir aller plus en avant, il reste un héros de guerre made in US, qui sait se battre sur tous les terrains. Cette fois-ci, le colonel Trautman est au cœur de cette histoire, certes, le héros c'est Rambo, mais on aurait voulu voir les compétences de son instructeur, ici, c'est Rambo qui fait tout le boulot, si Trautman a formé, et a fait Rambo, comme il le dit dans le premier film, il devrait assurer un max, et ce n'est pas le cas, pour désamorcer les situations les plus délicates, il ne va pas se gêner pour placer la petite blague, le bon mot, cela peut faire mouche sur une réplique, mais pas à tous les coups. Ici, les punch line ne sont plus si incisives. Alors bien sûr Stallone est plus affuté que jamais, c'est à présent une méga star, champion sur le terrain des hostilité, mais aussi sur le ring, et plus encore sur le box office, ce sont les années Stallone. Mis à part toutes les invraisemblances, le film se veut plus résolument ancré dans la guerre, démontrer toute l'étendu dévastatrice de la force des USA, dès l'instant où Rambo met les pieds en Afghanistan, c'est de l'action non stop, tant pis pour le héros de guerre torturé par ses souvenirs du Vietnam, lorsque le regard de Sly change et s'obscurcie d'un voile de haine, plus rien ne l'arrête.
Spectaculaire du début à la fin, ce troisième opus est sans doute celui dans lequel John Rambo pulvérise le plus grand nombre d'ennemis. On y découvre aussi que Sylvester Stallone est un excellent cavalier, en plus de savoir se battre à mains nues et d'utiliser des tas d'armes à feu. Son personnage est cette fois-ci plus prolixe. Il parait presque bavard par rapport aux deux premiers opus. Il faut dire aussi qu'il mène un combat qu'il a décidé de mener, ce qui motive sans doute à s'exprimer. Les effets spéciaux restent efficaces, pour un film de 1988 que j'ai découvert pour la première fois en 2025, ce qui témoigne de la qualité de la réalisation. En particulier l'attaque du village afghan par les hélicoptères russes est saisissante. On pourra peut-être reprocher l'excès de résistance du héros, que rien n'arrête, pas même les chars ni les hélicoptères, et semble n'être jamais fatigué ni souffrir de la douleur. Mais bon, il a bon cœur, ça doit aider.
J'avais de vagues souvenirs de la saga Rambo et hier soir, lors d'une rediffusion télévisée, l'occasion m'était donnée de replonger dans ce "mythe" du cinéma d'action américain. Bon, j'ai eu beau chercher des motifs de me montrer indulgent, je n'ai trouver que la BO comme point positif. Le film est clairement mauvais et rien ne fonctionne. Le scénario n'est qu'un prétexte pour enchainer les scènes d'action très peu crédibles au passage. Pur produit de la politique reaganienne des 80's, Rambo III diffuse son message on ne peut plus manichéen : Les américains sont bons, les communistes méchants ! Bref, je n'ai pas envie de m'étaler davantage sur ce film qui n'en vaut clairement pas la peine. A réserver aux amateurs d'action pur qui ne cherche pas à se prendre la tête.