On prend les mêmes et on recommence; succès oblige, il fallait une suite à la suite, mais il fallait trouver un nouveau conflit: le terrain de manœuvre sera l’Afghanistan; mais l'ennemi sera bien l'URSS, reste de guerre froide oblige. Quand on connait la suite des événements politiques dans ce pays, on peut être interloqués. Les afghans sont montrés comme de bons soldats, fiers et qui n'abandonnent jamais, les enfants sont mis à contribution, les cavernes et autres souterrains sont exploités par la résistance...tout cela résonne bizarrement...mais sans vouloir aller plus en avant, il reste un héros de guerre made in US, qui sait se battre sur tous les terrains.
Cette fois-ci, le colonel Trautman est au cœur de cette histoire, certes, le héros c'est Rambo, mais on aurait voulu voir les compétences de son instructeur, ici, c'est Rambo qui fait tout le boulot, si Trautman a formé, et a fait Rambo, comme il le dit dans le premier film, il devrait assurer un max, et ce n'est pas le cas, pour désamorcer les situations les plus délicates, il ne va pas se gêner pour placer la petite blague, le bon mot, cela peut faire mouche sur une réplique, mais pas à tous les coups. Ici, les punch line ne sont plus si incisives. Alors bien sûr Stallone est plus affuté que jamais, c'est à présent une méga star, champion sur le terrain des hostilité, mais aussi sur le ring, et plus encore sur le box office, ce sont les années Stallone.
Mis à part toutes les invraisemblances, le film se veut plus résolument ancré dans la guerre, démontrer toute l'étendu dévastatrice de la force des USA, dès l'instant où Rambo met les pieds en Afghanistan, c'est de l'action non stop, tant pis pour le héros de guerre torturé par ses souvenirs du Vietnam, lorsque le regard de Sly change et s'obscurcie d'un voile de haine, plus rien ne l'arrête.