Un chef d'oeuvre! La réalisation est époustouflante. On peut voir ce que l'ennui peut nous faire faire, et jusqu'où peut aller un effet de groupe. Aucune faute dans le choix des acteurs. A voir absolument!
Casting magistral interprétant cette jeunesse qui bascule dans la drogue, la violence, la folie et le crime. Tirée d'une histoire vraie, Larry Clark, toujours aussi choquant et réaliste, nous propose, pour moi, son meilleur film...
La force de la mise en scène, le choix de ne faire aucun compromis quant à la puissance des images, des acteurs survoltés font de ce film un film culte. Mais plus que le terrible récit de ces jeunes, c'est une véritable réflexion sur la démesure humaine. Quoi de mieux que des adolescents paummés pour la mettre en scène. Mais le véritable talent de Larry clark réside dans sa capacité à capter et à entremmeler passions et fureurs ce qui fait de ce film, une oeuvre brutale entière et foissonante.
Une grosse déception, ce film est tout sauf un chef d’œuvre. Les deux premiers tiers du film nous présente la bande d'amis : scènes de sexes à gogo inutiles, langage cru ( les mots "pipe" et "bite" sont martelés), drogues et alcools, (un peu comme dans la série "Skin") on s'ennuie ferme pendant une heure et on attend que le scénario décolle : il faudra attendre le dernier tiers pour que le meurtre se mette en place. La fin est bâclée (le tribunal dure 2 minutes). Nos ados décérébrés n'ont pour ainsi dire rien calculé de leurs actes. Le vrai pitch du film pourrait être " un groupe d'ados débiles va commettre un fait divers navrant". Bref passez votre chemin !
Un film coup de poing de Larry Clark dans la lignée des films de Gus Van Sant ou du « Boy’s don’t cry » de Pierce Kimberly. Cette descente en enfer filmée sans concession mais de manière très esthétique et érotique n’épargne personne que ce soient les parents ou les enfants. Alors que ce sont les enfants qui commettent les crimes on peut se demander si ce ne sont pas les parents qui devraient finir en prison. Dans cette banlieue très bourgeoise de Floride on voit l’étrange manège qui unit toutes ces familles. Les parents qui sont complètement dépassés et qui voient s’écrouler sous leurs yeux le rêve américain de leur jeunesse ont passé un pacte avec leurs progénitures : « On ferme les yeux sur vos turpitudes à la condition que vous jouiez le jeu dans les réunions familiales, afin qu’il nous reste un semblant de « l’american way of life » ». Ce pacte non-dit laisse une jeunesse livrée à elle-même sans aucun repère. Forcément, la nature ayant horreur du vide des conventions s’installent au sein du groupe et elles sont logiquement teintées de la violence ingurgitée devant la télévision depuis l’enfance. Fatalement quand il s’agira spoiler: d’écarter l’élément perturbateur du groupe car trop dominant, l’élimination pure et simple sera la seule solution acceptable et envisagée. Le réveil sera brutal pour tout le monde et il sera frappant de voir la mine horrifiée des parents au procès constatant le résultat de leur abandon . Sublime et fort de la part d'un metteur en scène assurément engagé.
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3,5
Publiée le 28 septembre 2013
Très bon film qui traite un sujet dur qui de plus est une histoire vraie, les acteurs sont vraiment très bons ça tourne un peu en rond par moment et la partie qui traite ce qui se passe après l'acte aurait méritée d'être un peu plus longue mais c'est un film à voir.
Une ouvre très forte de Larry Clark, plus construite, plus « classique » que certaines autres, car il s’inspire directement d’un fait divers, adapté ensuite dans un roman, et de fait le récit est plus linéaire, plus structuré . Mais on retrouve bien sûr la « patte » et le talent brut de Larry Clarke . Il s’agissait d’une bande de jeunes de la middle class de Floride. Deux copains sont inséparables, mais avec des rôles très caractérisés. L’un , Marty, d’un milieu plus modeste est le souffre douleur de l’autre, Bobby,d’un mileu plus aisé. Il subit des brimades physiques et psychiques à longueur de journée, que lui prodigue son, pourtant, meilleur copain, mâle dominant type. Pourtant Bully trouve une copine et celle- ci ne supporte plus les agressions que subit son chéri. Petit à petit elle va amener le groupe à se révolter et à monter un traquenard au mâle dominant. Mais ils sont tous très jeunes, un peu looser, peu expérimentés et leur plan machiavélique va tourner au fiasco. Le scénario est solide et intéressant mais on notera surtout la maestria de Clark à la réalisation , quelques plans d’anthologie, comme ce plan séquence, panoramique circulaire, où la caméra fait plusieurs fois la ronde à l’intérieur du groupe de copains, qui s’expriment chacun à leur tour, quand la caméra arrive sur eux, absolument diabolique et envoutant. Quelques scènes de rapports sexuels superbement filmés, comme sait si bien le faire Clark, avec la jeune fiancée ( très belle Rachel Miner) qui se regarde dans le miroir, ( évanescente et lumineuse , à la poitrine toute juvénile émouvante) . La direction d’acteurs est comme d’habitude impeccable, les jeunes sont poussés dans leur retranchement, et se donnent à fonds, Larry Clark les « tord » et arrive à chacun de ses films à nous émouvoir au plus profond.Superbe prestation de Michael Pitt qui fera une belle carrière par la suite , ou de la jeune Bijou Philipps, petite diablesse , instigatrice du complot, mais fourbe et veule au final. Les personnages sont bien vus, ils ne sont ni bons, ni méchants, Clarke ne jugent pas , mais nous décrit une situation hors norme, mais qui refléte en même temps le quotidien « très normal »de la vie d’un groupe d’ados , leur sexualité, et de leur relation avec leur paretns, encore une fois magifiquement décrite . Larry Clark , le plus doué pour décrire le côté noir de l’adolescence, le côté « no future », le spleen Beaudelairien. Un film bouleversant et fort.
Film sur une jeunesse écorchée vive, "Bully" a la forme d'une démonstration. Le procédé a ses limites dans la mesure où le long-métrage n'échappe pas à l'effet catalogue, faisant la liste des déviances et contradictions de ces jeunes coupés du monde adulte. Reste que Larry Clark décrit de manière implacable l'impossibilité de ce groupe à penser alors qu'il se croit capable de s'auto-réguler; l'écart existant entre l'estime que ces jeunes ont d'eux-mêmes et la pauvreté de leur réflexion est illustré dans les deux parties séparées par le meurtre : alors qu'ils sont conscients de la violence dont use Bobby Kent et décident de se faire justice, ils cèdent à la panique et s'enfoncent dans une succession de confusions et d'erreurs qui causent logiquement leur perte. Par un humour noir particulièrement dérangeant, conséquence du décalage entre l'idiotie de certains dialogues et l'horreur de la situation – on a rarement vu une scène de meurtre aussi insoutenable au cinéma –, Clark parvient à ses fins en dressant le portrait sombre et réaliste d'une jeunesse insauvable.
un constat sur la jeunesse américaine désanchantée et qui fait froid dans le dos. ce film un peu trash est relevé d'une trés bonne distribution. C'est un vrai coup de pied dans la fourmilière du cinéma américain moralisateur et une vraie claque pour le spectateur. 15/20
Encore une fois Larry Clark assure. Pour peindre des portraits d'ados avec autan de justesse faut être un Génie. BULLY ou comment passer 1h45 de pure bonheur. Tout y passe, aucun sentiment du spectateur n'est épargné.
En mattant Bully j'ai eu l'impression d'y être, je flippais , me marrais, respirais avec les jeunes du film. Ca c'est du vrai cinéma, l'émotion qui crève l'écran et te prend aux tripes. Des films comme ça, j'en redemande!!!
on est bien pris par cette histoire vraie de bande de jeune qui pour la plupart sont abrutie par la drogue et qui font un meurtre absurde et violent le film est bien rythmé la bande son est excellente le casting est bon on passe un bon moment
Bully est pour moi le meilleur film de Larry Clark. Nous sommes plongés dans une ambiance dépravé, ou le sexe et la drogue sont banal. Le film est magnifiquement réalisé grace à la patte de Clark qui se reconnais tout de suite, les acteurs semi-amateur sont tous uniques et on s'attache à ces personnages plus déjantés les uns que les autres même Bobby qui au fond n'est pas si tyranique que ca. Le pire c'est quand on se dit que c'est tiré d'une histoire vrai, ca fait froid dans le dos. Un très grand film d'un non moins immence réalisateur.
Tiré d'un fait réel, Bully nous raconte l'histoire de jeunes complètement paumés et défoncés et qui vont aller jusqu'à commettre l'irréparable. Les acteurs sont vraiment excellents. C'est très prenant et comme souvent chez Larry Clark, malsain et choquant. Mon film préféré du réalisateur. Une perle!
Je ne sais trop pourquoi je me suis mis devant ce film à vrai dire...Avec Larry Clark il faut toujours s'attendre au pire et bien le voici...Autant j'avais aimé Kids (parce que ça avait du sens autour des scènes trash !!!) autant là je n'ai pas aimé du tout !!! Il ne se passe absolument rien...ah si pardon du sexe, du sexe et encore du sexe !!! Le scénario est creux et voir des ados se défoncer et coucher ensemble pendant près de 2 heures, c'est vite lassant !! Bref, de la violence et du sexe gratuits sans aucun intérêt réel !! L'horreur...