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Un visiteur
1,0
Publiée le 1 octobre 2008
Après avoir lu les différentes critiques je m'attendait à bien mieux! Larry clark reconstitue(?) dans ce film la soit disant descente aux enfers de jeunes organisant un meurtre mais, malgré le fait que des détails de l'histoire ont été modifiés pour qu'elle soit adaptée au cinéma, on assiste là à une reconstitution très grotesque. Mais ou se trouve descente aux enfers? Quelle est l'évolution psychologique des personnages pour en arriver à une situation aussi critique? Le réalisateur s'est peut-être imaginé séduire en offrant à gogo des scènes gore, trash sur fond de sexe et de drogue mais cela ne suffit pas; il aurait peut-être fallut s'étendre plus longuement sur les dialogues, la psychologie de ces jeunes et pourtant avc une histoire aussi poignante il y avait matière à travailler. Malheureusement l'abus de scènes inutiles et surtout répétitives ont plutôt tendance à éloigner le film de la réalité qu'il est pourtant censé représenter : la fille au début plutôt coincé devient déjanté en 5min, elle tombe enceinte mais aucun lien n'est fait entre cette grossesse et l'histoire dans sa totalité; les parents sont tellement idiots qu'ils ne se posent même pas de questions lorsque leur enfant leur parle de meurtre; avant de commettre ce meurtre personne n'assume la pensée même de le faire (a part la fille qui parle beaucoup mais qui est aussi la première a se dégonfler : ou est la crédibilité?; de plus à en croire le réalisateur toute cette folie est fortement motivé par la drogue mais il n'est pas vraiment fait allusion à des drogues dures (comme si 2 ou 3 petit pets de weed poussaient tout ce beau monde à tuer un de leur pote). Bref tout cela est très flou, peu crédible et même assez insultant pour la jeunesse (autant que pour les parents). En gros, 1h51 de banalités avec seul point positif (?) : la réalisation peut-être (particulièrement une scène ou tout bouge, tout est trouble, seul passage je trouve ou le ressentit des personnages est le mieux représenté à l'écran).
Tiré d’une histoire vraie, ce film raconte le meurtre organisé d’une brute épaisse (le « Bully » du titre) qui moleste sans cesse son meilleur ami Marty, ainsi que d’autres amis du groupe. En plus, de dresser un portrait sans concession de ces jeunes livrés à eux-mêmes, Larry Clark (qui s’attribue d’ailleurs un petit rôle) reste lucide par rapport aux actes de ces ados qui agissent comme dans un jeu vidéo, sans avoir vraiment conscience de leurs agissements. Sexe, violence et utilisation de stupéfiants sont alors banalisés à l’extrême sous l’objectif très (trop ?) rapproché de la caméra du réalisateur. Après une première partie qui dépeint leur quotidien qu’on pourra trouver un peu longue, on enchaîne directement sur la décision du meurtre puis s’en suit une longue séquence de paranoïa générale pour terminer sur un final passionnant car haletant. Très bon métrage de Clark donc sur une jeunesse en perdition, mais parfois dur à regarder.
Larry Clark n’y va pas avec le dos de la cuillère, il ne cherche pas à arrondir les angles ou a épurer les « fuck » des dialogues. Non, la dérive sans limite d’adolescents vers le meurtre qu’il montre est terriblement réaliste (c’est une histoire vraie d’ailleurs). Des ados aussi « réels » au cinéma c’est très, très rare… Et puis lui n’a pas la pression des grands studio : pas de problème de censure ou de scènes coupées. Un film qui fait flipper donc, autant pour ce que font les ados, que pour ce que ne font pas leurs parents qui ne se rendent compte de rien… Les jeunes acteurs sont vraiment épatants… Et lorsque les peines retenues s’affichent à l’écran à la toute fin du film, on reste bouche bée !
Je ne dirais pas que ce film est mauvais car il ne l'est pas. Néanmoins il est spécial et ne plaira pas à tout le monde. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs et je n'ai pas accroché au jeu d'acteur. L'histoire est intéressante et plutôt trash, mais autant être prévenu il faut suivre et bien rentrer dans le film.
Un film choc qui garde son côté documentaire quoique un peu trop complaisant dans le glauque et un peu trop de voyeurisme mais venant de la part de ce réalisateur c est pas si étonnant. Un film coup de poing .
Larry Clark avait déjà frappé très fort avec "Kids", il s'en prend ici à l'affaire Bobby Kent, adolescent violent et abject (selon ses "ami(e)s"), qui fut assassiné par sept de ses camarades, dont son meilleur ami. Durant 1h40, nous assistons donc aux prémices de l'acte, de sa préparation, jusqu'au crime, tout en étant en immersion totale avec ce groupe de jeunes, totalement paumés, divergeant entre sexe, drogue et violence. Le résultat s'avère très réussi, une distribution de grande qualité et un Larry Clark fidèle à lui même, ne passez pas à côté.
Film qui m'a assez pertubé. Je l'aurais pas cru mais j'ai eu de la compassion pour Bobby Kent, au moment de sa mort ( il est pourtant censer etre le tyran , il est le tyran ). Mais la manipulation de Lisa m'a encore plus choquer. Elle est l'instigatrice du meurtre et entraine tout le monde avec elle. Je la trouve cruel. Sans compter qu'elle n'ose pas vraiment se salir le mains que ce soit dans la première tentative de meutre ou elle n'ose pas le descendre et pendant le meurtre ou elle ne fait que regarder. C'est une "salope" sous son air de petite fille innocente. Ce que je trouve encore plus ignoble est que Marty Puccio à été condamner à la chaise électrique pourquoi seulement lui? Je ne comprendrait jamais la justice américaine. Tirer d'une histoire vrai Bully ne peux pas laisser indifférnt.
Film coup de poing, pour utiliser une expression cliché mais qui est içi parfaitement justifiée. En portant à l'écran un fait divers hallucinant et particulièrement glauque survenu en 1993, Larry Clark fait preuve d'une intelligence constante dans son traitement. On retrouve les traces habituelles de son cinéma, influencé par son travail de photographe, dont son intérêt pour une jeunesse américaine déphasée et paumée, sa représentation des ravages de la drogues ou de l'alcool, ou encore sa manière de filmer les corps, la chair et le sexe au plus près et avec un regard réaliste. Le cinéaste s'interroge sur ce qui a pu motiver cette bande d'ados à massacrer un des leurs. Et si il explore de nombreuses pistes, Clark, en bon moraliste, observe et retranscrit les faits mais se garde bien d'apporter une explication définitive à un acte qui défie de toute façon la raison et la logique. Ces jeunes ne sont pas vraiment à plaindre socialement, ils sont issus dans l'ensemble de la classe moyenne supérieure, plutôt aisée. Ils sont, du moins au début, socialisés mais noient leur désarroi et leur ennui dans le sexe, l'alcool et la drogue, au point de se retrouver déconnectés de la réalité, le groupe finissant par tourner en vase clos et les membres s'entrainants les uns les autres dans la spirale. Ce qui frappe le plus dans le film est l'impression que ces gamins sont tous plus ou moins inconscients de la portée de ce qu'ils préméditent, et ce jusqu'à leur passage à l'acte. Ils prennent ainsi la préparation du meurtre comme un jeu. Le réalisateur renforce cet aspect via la séquence du meurtre à laquelle la mise en scène donne un côté irréel, comme issu d'une fantasmagorie collective de par le choix du décors et le travail sur l'image et le son. L'aveuglement collectif du groupe continu ensuite par le déni de responsabilité qui s'en suit. Leur inconscience se traduit constament par leur façon de se vanter de leur acte lorsqu'ils le préparent et même après l'avoir perpétré et elle s'expose au grand jour lors de la séquence finale du procès, effarante mais particulièrement parlante. Le fort sentiment d'authenticité que le spectateur ressent devant Bully est renforcé par les jeunes acteurs, tous excellents et criants de vérité. Larry Clark livre donc un film à la fois viscéral et très abouti, tant sur le fond que sur la forme.
Un bon film réaliste restituant le tragique fait divers vrai d' une bande d' adolescents américains se perdant dans une multitude de vices. La fin étant le passage le plus réussi par son épaisseur dramatique qui ne laisse pas indifférent. Cependant, si le film a surtout pour but de montrer ce qui s' est passé, on peut regretter un peu que le film ne soit pas allé plus profondément dans les causes de cette descente aux enfers, c' est-à-dire le problème existentialiste des personnages. Et par ailleurs il est indiqué qu' il y a eu un grossissement de certains éléments pour rendre le film plus dramatique, ce que je trouve un peu dommage car je préfère une fidélité à la vraie histoire quand on a l' ambition de la reconstiuer.
Je trouve que Larry Clark a relativement bien retranscrit l'histoire vrai mais c'est attardé trop au départ pour baclé légerement la fin. Le film reste cependant un bon film et les acteurs sont vraiment bon (tellement qu'on dirait des vrais camés ? ><)
Skate, sex, drugs and Rock n' Roll telle est la façon de vivre que l'on endosse facilement aux jeunes américains, cependant ici le vêtement qu'ils portent est plutôt mérité: en effet c'est sur des faits réels que s'est appuyé afin de nous peindre une fois de plus un tableau d'adolescent désoeuvrés qui ne trouvent leur compte qu'en vivant une vie de débauche derrière le dos de papa et maman au point même de mettre au point un petit meurtre entre amis sous leur yeux sans même qu'ils ne s'en aperçoivent.. On y retrouve l'acteur principal de Kids Leo Fitzpatrick qui pour rappeler; jouait le rôle d'un jeune homme accros au sexe et particulièrement celui des jeunes filles vierges, il interprète ici merveilleusement bien celui d'un ado spécialisé dans le meurtre. Larry n'aurait changé en rien la manière dont ce groupe en serait venus à éliminer l'un des leurs, en effet là est son génie puisque de cette manière il dirige notre jugement non pas vers son esprit et ses histoires, tous droits sortis d'un esprit pervertis selon certains, mais envers la réalité! De ce fait il acquiert une "Story-Crédibility", ainsi nul ne peut revendiquer la véracité des sujets traités dans ces dernières œuvres et celles à venir.
Un portrait terrifiant de la jeunesse blanche américaine, véritable bad trip dans la moiteur de la Floride. D'après ma propre expérience, l'amérique c'est aussi (surtout ?) ça... sick shit...
C'est marrant, mais malgré toute la violence et les excès présents dans ce film, il semble absolument réaliste. Bully est une merveille parmi les films sur la jeunesse et l'adolescence, souvent niais et optimistes. Celui-ci s'avère complètement pessimiste, et réussi, grâce notamment à la réalisation de Clark, aux acteurs et à la BO.
Peut-être bien le meilleur Larry Clark (je dis cela à chaque fois), moins vulgaire mais toujours coup de poing. Des personnages d'ados tous aussi immondes les uns que les autres, parfois c'est bien réalisé. Et les situations souvent d'actualités avec les tueries de plus en plus fréquentent perpétré par des jeunes.
Ne connaissant absolument pas Larry Clark je me suis plongé à corps perdu dans "Bully" le suspectant teenager movie dénué d'intérêt, de sentiments, doté de scènes qui se servent des plus hauts poncifs, comme Hollywood sait très bien nous concocter. Agréable fut ma susprise quand j'y ai très vite découvert cette énergie subversive, ces acteurs épatants et une mise en scène singulière. Comme Van Sant, Clark filme des adolescents en crise à sa manière ; comme Scorsese, le dialogue n'est jamais creux, la violence explicitement réaliste (Au passsage deux de ses réas fétiches qui l'ont poussés à filmer). En plus de cela une tension crescendo s'installe et une critique de la jeunesse américaine bourgeoise s'impose. Ne manquait plus que Clark creuse sa démonstration par des séquences plus longues, autant que son travail sur ses personnages... mais qu'importe. Ce film est une vraie bombe qui rétrograde à l'aise "Sexcrimes" ou "Petits meurtres entre amis" entre autre!