Malgré une première demi-heure peu passionnante, Larry Clark signe ici un film puissant, qui met en image un fait divers sordide sans jamais en juger les protagonistes. Si la puissance dramatique qui se dégage du film est en soit une réussite, le fait que Bully oblige le spectateur à s'interroger en fait la quintessence.
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1,5
Publiée le 21 mars 2021
Si je peux dire quelque chose à propos de Bully c'est qu'il s'agit d'un film infesté de drogues et que si je voulais voir une bande d'adolescents qui couchent avec n'importe qui j'aurais loué quelque chose de ce genre. Je pensais vraiment que Bully allait expliquer les sentiments des personnages et pourquoi ils pensaient que ce garçon devait mourir. Je suppose qu'il ne s'agissait que d'enfants stupides et gâtés car le film ne montre rien de tout cela. J'ai du mal à croire à cette histoire. Et je ne peux pas croire que les parents soient vraiment si ignorants et s'ils le sont alors honte à eux. Ces enfants sont des sales gosses gâtés et drogués. J'ai été adolescent moi aussi il y a si longtemps et je n'ai jamais vu agir aussi bêtement que ces enfants. Peut-être parce que nous avions des parents qui se souciaient de nous et nous nous soucions de nous-mêmes et d'eux aussi. J'ai eu ma part d'ennuis mais ce film n'est qu'une glorification de l'ignorance et de l'abus de soi. Je me demande si les enfants dans leur vraie vie étaient vraiment aussi ignorants et stupides que dans ce film. Si c'est le cas alors je pense que s'ils sont comme ca ils doivent être mis derrière les barreaux au plus vite...
C'est le premier film de Larry Clark que je vois, et c'est un véritable choc. Sans concession, il montre une jeunesse américaine en pleine déliquescence. On est loin de l'imagerie traditionnelle véhiculée habituellement. L'ensemble est d'une force telle qu'une tension incroyable se dégage du début à la fin. Mais la grande réussite du scénario est qu'il ne tombe pas dans le manichéisme. Aucun des personnages, aussi bien la victime que les assassins, n'est ni meilleur, ni plus mauvais que les autres. Ils sont justes sans repères moraux et sociaux et perdent le sens de leurs actes. C'est une analyse froide et sans jugement des mécanismes et événements qui mènent à un meurtre épouvantable. Finalement, on n'est pas si loin que cela d'un film comme l'appât de Bertrand Tavernier.
Des jeux de rôle où chacun expérimente la drogue, le sexe, la colère puis la vengeance. Le passage à l’âge adulte, on réalise qu’ils ont encore tous un pied dans l’enfance. Pour cette petite bande Bobby Kent (Nick Stahl) est le seul responsable de leur mal-être, c’est sûr c’est un sale gosse, cruel et pervers mais pas encore terminé. Il est juste du mauvais côté et son meilleur pote Marty (Brad Renfro) subit chaque jour les conséquences de sa domination et de sa méchanceté et il s’en accommode plus ou moins jusqu’à sa rencontre avec Lisa (Rachel Miner), jeune fille passionnée qui veut Marty pour elle toute seule. La machination contre Bobby prend forme, elle réunit quelques paumés et les persuade de la nécessité de supprimer l’incarnation du mal . Personne ne prend conscience une seconde des conséquences, on n’a pas forcément le sens des responsabilités à cet âge là. C’est tout l’intérêt du film, les méandres de l’esprit dans une tête d’ado qui n’est encore rien d’autre qu’un enfant. Seulement la justice tranche différemment et c’est 7 mômes vont payer le prix fort. Malgré la cruauté des faits on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi un tel gâchis, des jeunes bien encadrés, juste paumés, sans perspective d’avenir et tellement manipulables.
Un film renversant sur l’adolescence avec d’excellents comédiens et une réalisation irréprochable. Larry Clark affectionne particulièrement le sujet.
Trés bon film!!!Cette histoire est vraiment trés captivante et touchante.Les jeunes acteurs sont parfait et tout particulièrement Nick Stahl.Voilà à voir donc.
Tiré d'un fait divers Bully nan reste pas moins un cri d'alarme sur la jeunesse américaine (seulement?) qui dépourvut d'autorité (parentale principalement) sombre dans l'anarchisme, la sauvagerie la plus primaire et l'indifférence totale. Un film sombre et noir, qui sonne comme un appel à l'aide de cette jeunesse délaissé mais non moins coupable. Qui mieux que Larry Clark pouvait s'attaquer à ce chantier?
Sex, drug and rock n' kill. Du cinéma hardcore certifié de haute qualité. Un thriller des banlieues qui nous scotche plus d'une fois à notre siége. Face à la violence des situations qui témoignent de la détresse languissante de ces jeunes, le spectateur réagit : colère, haine, répulsion, rire, compassion, pitié. Larry Clark réussit à nous prendre dans son jeu face à une caméra qui pioche la misére de la vie. Tout est dans l'extrême : la drogue, le sexe, la violence. Moins plastique que "Requiem for a dream" mais bien plus réaliste. En effet le réalisme est de vigueur puisqu'il s'agit de la mise en écran d'une histoire vraie, ce qui a pour résultat de conférer au film toute son horreur. On ressort abasourdi de cette oeuvre qui partage avec "Irréversible" l'approche banale de la violence sexuelle. Finalement, "Bully" est une narration à la x personne qui fait froid dans le dos et qui laisse le spectateur béat, exampt de jugement, seulement choqué par ce qui est fait et ce qui ne l'a pas été et aurait du l'être. A ne pas laisser entre toute les mains.
cette histoire d'ados basculant dans la drogue et la violence est d'une authencité rare, je suis resté scotché a la fin qui est d'une rare violence psychologique , sachant que c'est inspiré d'une histoire vraie, les frissons vous remontent dans l'échine lors du passage a l'acte, je viens de le voir et je peux dire que de savoir que L'acteur Brad Renfro est décédé ce mardi 15 janvier 2008 alors que dans le film c'est le seul condamné a la chaise electrique, sa balance un choc en plus sur le chef d'oeuvre que restera ce film.
S'inspirant d'un fait divers sordide, Larry Clark continue son exploration d'une Amérique déglinguée et s'intéresse cette fois aux mécanismes de la violence, faisant le tableau d'une jeunesse complètement à l'ouest et déconnectée de la réalité ainsi que celui de parents de moins en moins concernés, sans toute fois juger ou chercher une excuse à ses personnages. Le genre de film que l'on adore ou que l'on déteste mais l'interprétation incroyable des comédiens devrait mettre tout le monde d'accord.
Un super film de Larry Clarke qui montre la descente aux enfers d’un petit groupe d’ados, causée par la persécution qu’émet l’un d’entre eux. Bien efficace et mis en scène. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
J'ai adoré ce film. Voir comment tout une bande de jeunes s'organise pour assassiner l'ami très méchant du protagoniste. Tout au long du film on s'attache à tous les personnages et le scénario est excellent. La fin est très touchante, à voir.
YES ! Participer à un meurtre ou tuer, ne laisse pas indemne... Même quand la victime est un bourreau, cynique et malfaisant pour beaucoup de ceux qui l'approchent. Mais, avoir un père à qui l'Américan way of life et son dream dit YES, qui a réussit en somme, et qui veut absolument, en bon despote famillial, que son fils suive la même voie, ne doit pas être simple à assumer. D'ailleurs, bien qu'il ait fait de son vieux pote (joué par BRAD RENFRO : "THE CLIENT") son quasi "chien", à humilier, "vanner", frapper quand les émotions lui pètent les plombs, bien qu'il ait violé cette nenette délurée qui les a branchés par son sous-entendu sexe (joué par l'apparente "déjantée" BIJOU PHILLIPS), et qu'il aime blesser les autres ne serait-ce que psychologiquement, il peut avoir des intentions louables (demander à son père d'embaucher son pote, s'il ouvre le magasin dont rêve pour lui ce dernier). LARRY CLARCK est réputé pour son gout particulier de l'adolescence et ses errances ("KIDS", "KEN PARK), il filme ici l'évolution d'un groupe de jeunes américains, de quartier relativement tranquilles, voire aisés, vers la conception et réalisation funeste du meurtre de celui qui pourri leur horizon...
Amoureuse, et ne supportant plus de voir son new boyfriend (BRAD RENFRO) maltraité comme il l'est, la discrète bonne copine de la bombe allumeuse (BIJOU PHILLIPS) entrainera à ce morbide geste, son copain, qui dans le fond, n'en peut plus de son sort, délaissé par ses parents, et secrètement dégouté et jaloux: son bourreau de pote, par son milieu et son "sérieux", réussira, alors que lui, finira, sûrement dans un fast-food, à le servir à l'occas'. Le sexe, ou désir rend fou, l'emprise qu'exerce le patenaire, quand ce n'est pas la dope, consommée ici sans modération, mènera de simples gamins à un geste fatal. La solidarité dans ces cas, ne tient pas... Impitoyable et terrible couperet final pour ces "lost-kids". Bons jeunes acteurs, musique cool, sujet intéressant: A voir §§§
Les films tirés d’une histoire vraie peuvent être classés en deux catégorie. Ceux qui n’ont qu’un seul endroit où aller, la poubelle, et les autres qui réussissent magistralement à retranscrire la réalité. Bully fait partie de cette dernière, car toute l’histoire est racontée dans les moindres détails, et surtout avec la plus grande violence. Etrangement, voir autant de sang, de sexe et de violence ne gêne pas lorsque l’on sait qu’il s’agit d’une histoire vraie, sûrement car c’est ce qu’il se passe dans la vraie vie.
Que dire de plus à part que dans la majorité les acteurs jouent bien leur rôle. La fin est réussie, avec l’arrestation de Marty et la scène du tribunal ainsi que le récapitulatif des peines subies par les sept condamnés.