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CrystalEagle
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2,0
Publiée le 18 septembre 2026
Victor ment comme il respire, sans effort ni remords, et le film préfère célébrer ce vice plutôt que le juger. On y reconnaît tout de suite la patte de Philippe de Broca : des institutions moquées avec une désinvolture presque insolente, une séduction brandie comme la revanche d'un homme sans le sou. Mais comment aimer quelqu'un qui ne cesse de se rejouer lui-même ? Sous le bonimenteur jovial, un manque affleure, que le film se garde bien d'ouvrir pour de vrai. Sa vitesse tient de l'aveu déguisé, une façon de courir pour ne pas avoir à creuser. Cette fuite en avant se lit jusque dans la construction, bancale, à l'enjeu dramatique en pointillés. Belmondo écrase tout sur son passage, souvent au détriment du récit. De Broca filme en artisan du rythme plutôt qu'en styliste, mais il a l'intelligence de poser les mensonges les plus extravagants de son héros sur des décors bien réels, presque documentaires.
Le vrai numéro se joue ailleurs, dans le défilé de costumes et de travestissements du comédien, un music-hall filmé à ciel ouvert. Face à cette survoltation permanente, Julien Guiomar apporte la tendresse et la mélancolie que le scénario refuse à son héros, la sagesse d'un homme qui a renoncé, contre l'agitation perpétuelle de Victor. Belmondo illumine chaque scène par sa seule énergie physique, mais De Broca ne lui oppose aucune limite, aucun garde-fou où s'accrocher. Le comédien s'engouffre alors dans la brèche jusqu'à l'épuisement, et l'outrance systématique finit par lasser. Le vacarme ne suffit pas à combler le vide du fond.
Film laborieux avec un Jean-Paul Belmondo ( Victor Vautier) qui manifeste une vitalité extraordinaire. Genevieve Bujold (Marie-Charlotte Pontalec) en éducatrice mignonne et nunuche en charge de la réinsertion du zébulon virevoltant (Bébel). Charles Gérard et Julien Guiomar font partie de cette distribution poussive. Un simple sourire suffira. A oublier.
Un film taillé sur mesure pour Belmondo, qui passe d'un costume à un autre, d'un rôle à un autre, dans un rythme effréné. On aime ou on n'aime pas. Moi j'adore ! Et quand on fait dire à Bebel du Audiard, le résultat est explosif. La magie opère formidablement. Ses acolytes aussi sont drôles, attachants, et sa partenaires, mignonne et pétillante. Une belle comédie française comme on en fait plus !
Des dialogues impeccable, un rythme effréné, un Belmondo en pleine forme. Guiomard en vieux hibou fané par la vie sublimé par un Audiard inspiré et Geneviève Bujold pétillante de vie. Un film qui fait du bien.
On dirait du cirque où l'Auguste serait Belomndo tant il outre les situations, et que les gags cèdent à la facilité... Facilité ? Le mot est lâché : pourquoi De Broca se serait-il esquinté à faire dans l'audace alors qu'avec des ficelles toutes plus grosses les unes que es autres, ses films marchaient ? A preuve : celui-ci a vu défiler 2 568 335 spectateurs lors de sa sortie ! Film ultra platonique du début à la fin et ne pas s'attendre à un Belmondo spectaculaire ! Ça ronronne tranquille mais mes amis, quel festin d'apprécier ce casting comme on n'en voit plus !
Derrière la caméra, Philippe de Broca, aux dialogues Michel Audiart, et sur l'écran Jean-Paul Belmondo entouré de nombreux visages familiers de l'époque, comme Geneviève Bujold et Charles Gérard. Le résultat est à la hauteur : "L'Incorrigible" remplit parfaitement son rôle de divertissement. Belmondo, infatigable, virevolte d'un costume à l'autre avec une énergie électrique, et on ne s'ennuie pas une seule minute.
Dans la peau de cet incorrigible mytho survolté du titre, Jean-Paul Belmondo en fait des caisses dans cette comédie farfelue mise en images par Philippe de Broca et en bouche par Michel Audiard. C’est amusant un moment mais à la longue… A la réplique, Julien Guiomar séduit presque davantage.
Cinquième collaboration du duo De Broca/Belmondo, pas la meilleure, mais on ne s'ennuie pas grâce à l'omniprésence et au dynamisme de Bébel qui crève l'écran. A noter la bonne prestation de Julien Guiomar dans son rôle d'ermite vivant dans une roulotte.
Vaudeville dynamique avec un Bebel investi, enjoué, et bien entouré. Film qui vieilli mal mais qui se regarde agréablement car il enchaîne les situations cocasses à l'humour absurde. Humour très ancré dans son époque voire ringard, et qui ne fera sûrement plus effet sur les jeunes générations.
Je crois que c'est "mon" Belmondo préféré. Vu en famille, à sa sortie, j'étais enfant. J'en garde un excellent souvenir. Et c'est un film dynamique, amusant, Bebel en fait des tonnes, mais j'adore. Ce n'est peut-être pas son meilleur film, mais c'est un des plus dynamique et amusant. Je le conseille.
Une suite de gags surjoués par les principaux acteurs. Ce film a terriblement vieilli. Au palmarès des navets cinématographiques il aurait une chance de figurer sur le podium. Triste de voir de grands acteurs se commettre dans le caniveau...
Une grosse réalisation de Philippe de Broca , plein de dynamique , pas de temps mort, de bons gags, une ambiance survoltée. Les dialogues de MIchel Audiard , sont truculents. Et bien sûr le grand Belmondo fait son show , avec le regretté Julien Guiomard très bon aussi. Une belle comédie.
D'un scénario qui tient sur un post-it, on passe à film terriblement attachant, avec des dialogues d'une drôlerie et d'une verve sans égal. Audiard énorme enchaine les phrases cultes. Julien Guiomar et son Mont Saint Michel, le tryptique du musée de Senlis, Charles Gérard et Geneviève Bujold et puis surtout Belmondo qui trouve un rôle où tout son talent d'acteur explose. Du mythomane sans états d'âme au voyou qui se découvre une conscience, il nous transporte dans ce film sans prétention mais qui vaut son pesant d'or pour les répliques qu'il a laissé.
Malgré la faconde de Bebel et le charmant minois de Geneviève Bujold, cette comédie insipide ne s'élève guère au dessus de la pochade commerciale la plus banale...
Ah, l'époque du cinéma burlesque français (Belmondo, Pierre Richard, De Funès ...). On en faisait des tonnes, et ça plaisait au public. Film vu et revu à l'époque et ... aujourd'hui. Belmondo est au top de sa forme et De Broca, le réalisateur aussi. Geneviève Bujold, qui jouera avec Clint Eastwood plus tard, ajoute une touche mignonne à cette comédie légère. Tout le film repose sur les épaules de Jean-Paul Belmondo et son interprétation de gai luron ultra dynamique, et le scénario n'a en fin de compte aucune importance. Un film majeur de cette année 1975.