C'est un Belmondo électrique qui passe d'un personnage à l'autre,qu'a mis en scène De Broca dans l’incorrigible. Belmondo est l'acteur parfait pour incarner ce personnage à la verve et au bluff hors catégorie. Les très bons dialogues signés Audiard viennent ajouter de l'humour et du charme à ce personnage,mais les meilleurs répliques sont attribuées à l'oncle interprété par Julien Guiomar. Une comédie plaisante qui va à mille à l'heure.
L'Incorrigible : Quand Belmondo fait du Belmondo, ça peut faire que des ravages. On a le droit a un Bebel survolté, intrépide et donc débordant d’énergie et d’humour. Et il y va un cœur joie dans se rôle au multiple facette car dans ce film, Jean Paul est un filou, un arnaqueur qui sort de prison et qui compte bien replonger mais il est suivie par son contrôleur judiciaire mais c’est une femme, le charme de Belmondo va-t-il faire des miracles. Donc voila, un rôle complètement fou fou car il se déguise a tous va et il faut dire que le scénario est assez limité, enfin, je veux dire que c’est beaucoup le personnage qui est mit en valeur et les situations cocasses. Car en plus, le film part dans un sacré délire, avec des sacré situations, surtout vers la fin ou on lâche un peu mais c’est de bon gout alors ça ce laisse regarder, et le début et milieu sont juste irrésistible. Après, on a une réalisateur qui connait Bebel, il a joué avec lui dans Le Magnifique et il faut dire qui le met toujours aussi bien en valeur et les autres acteurs aussi, très bonne surprise pour l’acteur Julien Guiomar qui joue très bien le grand dramatique de Shakespeare. Donc voila, très bonne comédie qui se laisse regarder avec plaisir.
DeBroca-Audiard-Belmondo : le trio gagnant ! Comment aurait-il pu en être autrement ? Accompagné de la sublime Geneviève Bujold et du très émouvant Julien Guiomar, le film va à 100 à l'heure comme son personnage principal passant de l'identité d'une prostituée à un conseiller de guerre en un clin-d'oeil : c'est du Bebel comme on l'aime ! Un film avec Bebel survolté ! Encore une fois Bebel endosse l'identité d'un Mandrake, d'une prostituée, d'un conseiller ou d'un simple bénet... Julien Guiomar est formidable de tendresse, Audiard-DeBroca-Belmondo, c'était une affiche de rêve, et le film ne déçoit pas du tout, j'adore !!!!!!
Un film mineur pour De Broca, des dialogues mineurs pour Audiard, une bande-son mineure pour Delerue, avec un Belmondo qui en fait des caisses, des empilages, des monticules, un scénario aussi invraisemblable que prévisible (ce qui en soi n’est pas tant une gageure), un comique de situation consternant, du gros, du gras, du lourd et globalement, du franchement très moyen. L’incorrigible, c’est Tartuffe au milieu des Jocrisse, un beau-parleur qui fait craquer ces dames et roule tout le monde dans la farine en usant de ficelles plus épaisses qu’un boa constrictor. Profitant du succès rencontré sur Le magnifique, le cinéaste surfe sur sa chance et nous dessert cet ersatz ultra-bête qui mise tout sur le vaudeville grotesque alors en verve au pays de la baguette. Geneviève Bujold est à croquer, Julien Guiomar sympathique, mais pour le reste, vraiment que c’est médiocre. On s’efforce de ne pas mettre la lecture en accélérée, on se lance dans le ménage, le repassage, la lessive, le dépoussiérage, on pense même à la mécanique, au jardinage, et puis viennent les dernières minutes, subitement poétiques, et on se dit qu’on a bien fait d’attendre. Mais peut-être qu’on n’aurait surtout pas dû commencer.
Belmondo fait son Bebel et nous régal, dans cette comédie qui va à cent à l'heure. De Broca s'associe pour l'occasion à Michel Audiard, assurant ainsi des dialogues souvent drôles et inspirés.
C'est vrai que Jean-Paul Belmondo en fait des tonnes, parfois ça passe pas et parfois ça passe bien, en tout cas à nouveau dans ce film quoi. Il n'arrête pas, de déguisement en déguisement il arrive même à faire oublier les cotés un peu gros du scénario. L'artiste l'emporte sur le fond et soulève le film, c'est rare.
Une vraie comédie populaire, enjouée, vive,mais aussi mélancolique. En fait, ce film se rapproche de la bonne comédie italienne, avec sa galerie de personnages attachants et à coté de la plaque. A force de critique intellectuallisantes, ce cinéma n'existe quasiment plus. Et c'est dommage
P.S: Dans ma critique sur "Le Magnifique", lire "le sautillant De Broca" et non le "sautillant Labro". Labro n'a jamais rien eu de sautillant. Sa photo doit même figurer au dictionnaire en face du mot "pesant".
L’incorrigible est une belle petite comédie de P. de Broca. Une excellente mise en scène du réalisateur, un bon scénario avec de bons dialogues et de belles petite scènes, une belle distribution avec notamment à l’affiche Jean-Paul Belmondo, Geneviève Bujold et Julien Guiomar. Belmondo soutient entièrement le film à lui seul mais c’est une réussite. 13 / 20.
Bien que ne faisant pas ses cascades habituelles, Jean-Paul Belmondo n'arrête pas une minute et change sans arrêt de déguisement. Il est aussi très bien entouré, à part peut-être Geneviève Bujold qui a l'air de se demander ce qu'elle fait là. A voir bien sûr au second degré.
Ce film pourrait très bien s'apparenter à une pièce de théâtre tellement la prestation de ses acteurs est excessive mais tellement jouissive et puissante. Avant tout, il faut le dire, ce n'est pas le scénario qui fait la force du film, mais son rythme, ses dialogues signés Audiard, (ceux de Guiomar et de Bebel entre autre) drôles et percutants. C'est avec plaisir et sans modération que l'on regarde des acteurs au sommet de leur arts. Je dirai que ce film est "admirable" pour rester dans son esprit irrésistible et surfait !
Brillante comédie française grace à la présence De Belmondo qui porte tout le film. Plein d'énèrgie, de situation droles et de réplique cultes. Certains disent que Bebel en fais des tonnes dans ce film, moi je pense que non au contraire, et c'est bien normal, il doit jouer le rôle d'un personnage mithomane. Une superbe comédie Francaise comme on en fais plus de nos jours.
C’est survolté ok mais vain à cause de toute cette histoire tarabiscotée et pas très intéressante. On se lasse à la fin de toutes ces pérégrinations et on aimerait qu’il se pose mais ce ne serait pas Belmondo !!!! Très moyen en tout cas
Après deux chefs d’œuvres, « L’homme de Rio » et « Le magnifique », le tandem de Broca – Belmondo nous offre « L’incorrigible ». Et Belmondo devint Bébel, s’enfonçant dans une outrance plus pénible que drôle et dont le summum du bien gras et bien éléphantesque sera atteint cinq ans plus tard avec « Le Guignolo » de Georges Lautner. Quelques points positifs tout de même : un scénario astucieux de Philippe de Broca et Michel Audiard (la dernière livraison du triptyque est un grand moment), avec des dialogues amusants de ce dernier (le tisonnier, Charles Gérard, la philosophie de Guiomar). Il y aussi des personnages attachants comme « l’oncle » et la sexy et talentueuse Geneviève Bujold au charme certain. Malheureusement le rythme effréné accentue encore le côté pesant et bien gras de l’ensemble, que la musique d’un Georges Delerue en petite forme ne parvient pas à rehausser, si bien que la qualité des décors de François de Lamothe, comme la photographie de Jean Penzer paraissent anecdotiques. La poésie perdue du cinéaste, ainsi que l’intrusion de l’imaginaire dans le réel, thème récurrent chez lui, se résume ici aux escroqueries de Bébel. L’ensemble fait penser à un fond de mayonnaise rallongé à la maïzena. A éviter.