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Norbert Sautelles
24 abonnés
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4,0
Publiée le 10 mai 2022
Philippe de Broca renoue avec Jean-Paul Belmondo après le chef-d'oeuvre Le Magnifique (1973). Jean-Paul Belmondo excelle dans ce personnage pleutre, poltron, profiteur, doué pour l'improvisation, paumé, finalement sympathique, qui devient attachant, car il n'est finalement pas méchant et est surtout inadapté, à tout. Nous apprécions le clown Jean-Paul Belmondo, qui reste ici dans un cadre qui semble maitrisé par Philippe de Broca. Nous apprécions Geneviève Bujold qui dompte le fauve Jean-Paul Belmondo ainsi que tous les autres personnages. Nous apprécions Julien Guiomar qui est un maître es délires. Charles Gérard a pour une foi un personnage utile (et n'est pas uniquement là parce qu'il est le copain de quelqu'un). Pour compléter cela, la distribution féminine est impressionnante: outre Geneviève Bujold, il y a Capucine, Dora Doll, et Andréa Ferréol avec des personnages hors normes.
Julien Guiomar qui déclame son monologue désabusé ciselé par un Audiard inspiré et Belmondo qui s'habille en différents personnages : un très bon De Broca
Cinquième collaboration du duo De Broca/Belmondo, pas la meilleure, mais on ne s'ennuie pas grâce à l'omniprésence et au dynamisme de Bébel qui crève l'écran. A noter la bonne prestation de Julien Guiomar dans son rôle d'ermite vivant dans une roulotte.
Bébel est fabuleux dans la peau de cet escroc mythomane qui croirait presque à ses mensonges et enchaîne des impostures toutes plus farfelues les unes que les autres, le conduisant dans des situations inextricables. Difficile pour une jeune femme d'être l'agent de réinsertion d'un pareil olibrius, surtout que le phénomène a une âme de séducteur... Une comédie vraiment excellente par son ambiance et les situations qu'elle montre. Les seconds rôles, l'ermite et le pleutre qui l'accompagnent, sont tout aussi savoureux. Un film culte !
Poésie vaudeville dialogues exceptionnels de Michel Audiard. Chef d'œuvre de la comédie légère à la française. Belmondo dans un de ses meilleurs rôles À voir cent fois. Pas une ride 45 ans après
À mourir de rire. C'est pour moi le plus hilarant des films de Belmondo. Il est cocasse, décalé, et absolument bien joué par belmondo, et tout ça grâce au scénario encore jamais vu. À voir !
Des dialogues impeccable, un rythme effréné, un Belmondo en pleine forme. Guiomard en vieux hibou fané par la vie sublimé par un Audiard inspiré et Geneviève Bujold pétillante de vie. Un film qui fait du bien.
Quand Belmondo fait du Belmondo il en ressort ce genre de film pas mauvais mais pas non plus la comédie du siècle. Il permet malgré tout de passer un bon moment en famille.
Je crois que c'est "mon" Belmondo préféré. Vu en famille, à sa sortie, j'étais enfant. J'en garde un excellent souvenir. Et c'est un film dynamique, amusant, Bebel en fait des tonnes, mais j'adore. Ce n'est peut-être pas son meilleur film, mais c'est un des plus dynamique et amusant. Je le conseille.
Un film taillé sur mesure pour Belmondo, qui passe d'un costume à un autre, d'un rôle à un autre, dans un rythme effréné. On aime ou on n'aime pas. Moi j'adore ! Et quand on fait dire à Bebel du Audiard, le résultat est explosif. La magie opère formidablement. Ses acolytes aussi sont drôles, attachants, et sa partenaires, mignonne et pétillante. Une belle comédie française comme on en fait plus !
D'un scénario qui tient sur un post-it, on passe à film terriblement attachant, avec des dialogues d'une drôlerie et d'une verve sans égal. Audiard énorme enchaine les phrases cultes. Julien Guiomar et son Mont Saint Michel, le tryptique du musée de Senlis, Charles Gérard et Geneviève Bujold et puis surtout Belmondo qui trouve un rôle où tout son talent d'acteur explose. Du mythomane sans états d'âme au voyou qui se découvre une conscience, il nous transporte dans ce film sans prétention mais qui vaut son pesant d'or pour les répliques qu'il a laissé.
Victor ment comme il respire, sans effort ni remords, et le film préfère célébrer ce vice plutôt que le juger. On y reconnaît tout de suite la patte de Philippe de Broca : des institutions moquées avec une désinvolture presque insolente, une séduction brandie comme la revanche d'un homme sans le sou. Mais comment aimer quelqu'un qui ne cesse de se rejouer lui-même ? Sous le bonimenteur jovial, un manque affleure, que le film se garde bien d'ouvrir pour de vrai. Sa vitesse tient de l'aveu déguisé, une façon de courir pour ne pas avoir à creuser. Cette fuite en avant se lit jusque dans la construction, bancale, à l'enjeu dramatique en pointillés. Belmondo écrase tout sur son passage, souvent au détriment du récit. De Broca filme en artisan du rythme plutôt qu'en styliste, mais il a l'intelligence de poser les mensonges les plus extravagants de son héros sur des décors bien réels, presque documentaires.
Le vrai numéro se joue ailleurs, dans le défilé de costumes et de travestissements du comédien, un music-hall filmé à ciel ouvert. Face à cette survoltation permanente, Julien Guiomar apporte la tendresse et la mélancolie que le scénario refuse à son héros, la sagesse d'un homme qui a renoncé, contre l'agitation perpétuelle de Victor. Belmondo illumine chaque scène par sa seule énergie physique, mais De Broca ne lui oppose aucune limite, aucun garde-fou où s'accrocher. Le comédien s'engouffre alors dans la brèche jusqu'à l'épuisement, et l'outrance systématique finit par lasser. Le vacarme ne suffit pas à combler le vide du fond.
Film laborieux avec un Jean-Paul Belmondo ( Victor Vautier) qui manifeste une vitalité extraordinaire. Genevieve Bujold (Marie-Charlotte Pontalec) en éducatrice mignonne et nunuche en charge de la réinsertion du zébulon virevoltant (Bébel). Charles Gérard et Julien Guiomar font partie de cette distribution poussive. Un simple sourire suffira. A oublier.