Et... ta mère aussi !
Note moyenne
3,5
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53 critiques spectateurs

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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2025
Retour au Mexique pour le réalisateur Alfonso Cuaron qui signe avec ici une chronique douce-amère racontant le périple de deux amis adolescents et d’une femme plus âgée rencontrée lors d’un mariage. Réflexion sur l’amitié, ode sur l’apprentissage de la sexualité à la fois tendre et crue. Le cinéaste livre un film inégal, possédé par une interprétation intense et naturelle avec au détour de plans somptueux comme le réalisateur mexicain a en le secret.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2025
L'amour en ètat d'urgence selon Alfonso Cuarón, bien avant l'enivrant et virtuose "Gravity" (2013). Distinguer la part de poèsie et de Science-Fiction chez Cuarón en 2001 n'est certes pas tâche aisèe, et on laissera aux spècialistes le soin de trancher en la matière! Mais revenons sur ce quatrième long-mètrage du cinèaste, tournè au Mexique! Les superlatifs, les adjectifs èlogieux ne sauront rendre compte en prèsence d'un tel voyage de sa beautè, de sa bouleversante mèlancolie! Oeuvre belle indiscutablement, mais aussi vivante et passionnèe! Au bout du chemin, le spectateur est pourtant profondèment èmu par tout ce qu'il a vu et traversè grâce à ce trio d'acteurs très complice au jeu intense et èpoustouflant (et le mot est faible). Oui rares sont les films à montrer autant de dialogues et d'images crus, mais c'est filmè avec maestria et un sens du cadre toujours soignè, bien loin des clichès habituels du road-movie initiatique! A voir absolument en version originale...
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2024
Tenoch et Julio sont deux ados inséparables issue de la bourgeoisie mexicaine. Entre joints et alcool, ces deux-là n'ont pas d'autres préoccupations que les filles et le sexe. Sans doute l'insouciance et la jouissance sont-elles de leur âge et, d'une certaine façon, de "l'âge bête" qu'ils incarnent. Le voyage qu'ils entament avec une jeune femme un peu égarée annonce probablement une aventure initiatique.
A travers ces deux fanfarons obsédés et puérils, c'est un peu le portrait d'une classe d'âge de garçons que brosse Alfonso Cuaron. Julio et Tenoch vivent dans la bulle de leurs 17 ou 18 ans, étape éphémère où, tournés vers la plaisir, ils sont indifférents ou ne perçoivent pas les réalités de la vie.
Cette libido adolescente qui cherche à s'affirmer, de façon souvent grotesque et machiste, est au coeur du film, en est le moteur. Les mots et les images sont crus mais trouvent leur justification dans le sens général qu'exprime le sujet et dans la justesse des caractères. En cela, cette comédie amère, et parfois dérangeante, n'est pas comparable aux libertinages adolescents faussement décomplexés et généralement stupides, du style d' "American Pie" (tiens, j'y ajoute la série "Sex Education"), qui fleurissent aujourd'hui.
Teodoro Cohen
Teodoro Cohen

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2023
Un chef d'oeuvre. Un film sur l'amour dans sa conception "grecque", comme "filìa" qui ne se laisse pas cristalliser dans une forme particulière. Un amour qui défait les strates dont le monde est composé, une ligne de fuite qui permet l'exploration d'une puissance inédite. Musique, paysages, rythme, personnages.. tout est parfait. Coup de coeur!
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 octobre 2021
De loin, le film est trash. Le sexe y est présenté comme le chemin vers l'existence qu'on souhaite - en y plongeant ses malheurs, il devient un moyen indirect de créer la vie - et ce n'est une mince affaire pour aucun des protagonistes. Le plus impressionnant est l'intimité qu'il arrive à établir à cette fin entre Gael Garcia Bernal, Diego Luna et Maribel Verdú, démontrant que Cuarón est un réalisateur qui met à l'aise. C'est fascinant de voir fonctionner les complicités qu'il crée.

La connexion entre ce dévouement filmique et, d'autre part, le road trip plutôt brut est plus difficile à voir. Le film donne une vision simple des hasards de la vie qui tranche avec la complexité de sa représentation. Le genre choisi est la tranche de vie, mais on dirait qu'il sature : l'endroit où le road trip rejoint le drame, où la photographie rencontre la narration, et où l'histoire se fond dans un grand tout impalpable dont Cuarón voulait visiblement faire le portrait en filigrane, reste distant ; la confluence s'est fondue dans la spontanéité des acteurs. C'est un film qui en dit beaucoup, mais peu accessible et surtout compréhensible pour qui connaîtra déjà bien le réalisateur.
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 février 2021
Deux perdants mexicain extrêmement immatures affichent une variété exceptionnelle de comportements grossiers. Presque chaque ligne des dialogues du film semble destinée à choquer le public de façon robotisée. Ce qui aurait pu être une excellente installation comique pour capturer le plaisir de gens normaux entrant en contact avec les pitreries des deux adolescents sportifs ne se réalise jamais. Les deux garçons ainsi qu'une âme sœur plus âgée s'enferment dans un long voyage en voiture. La plupart de Et... ta mère aussi ! est fait de plans longs ou moyens. Même si le spectateur avait un fort désir de se lier à l'un des personnages le cadrage distant de la caméra empêche le public de s'identifier à qui que ce soit. Car il y a beaucoup de bouffonneries vulgaires sans intérêt. La vieille dame dont le corps est convoité par tous les hommes n'est censée mourir que dans quatre semaines d'un cancer métastasé ce qui est totalement incroyable et irréel...
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2020
Un film qu'on pourrait qualifier de road-movie. Le film met en lumière, a travers deux garçons et une fille, l'adolescence, le début de l'age adulte, et les envies sexuelles qui pointent.. Des jeunes qui ont envies de croquer la vie a pleines dents.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2020
Y tu mamá también est un film bien à part ; Alfonso Cuarón réussit plus ou moins le pari de mêler drame, road-movie et érotisme.
Le film est un road-movie à la mexicaine avec des allures très intimistes : on y découvre des décors très variés (même si souvent, marqués par la pauvreté) en même temps que les deux garçons se découvrent une part d'eux-mêmes qu'ils ignoraient complètement spoiler: (l'apothéose étant atteinte lors d'un ménage à trois où ils échangent des baisers homosexuels)
.
Sur la forme, le film est plutôt intéressant. Les décors sont convaincants. Pour une fois, la voix off n'est pas si dérangeante. D'habitude, les voix off dans les films sont absolument insupportables ; ici, on ne peut pas dire qu'elle apporte grand chose (l'intrigue se comprend par elle-même), mais elle a le mérite de ne pas perturber le visionnage du film. À noter que du fait de son caaractère très sensuel et ne cache pas les corps nus à l'écran.
Les acteurs font très jeune. Même s'ils ont respectivement 21 ans et 22 ans à la sortie du film, Gael Garcia Bernal et Diego Luna sont très crédibles en gamin d'à peine 16 ans. Leurs deux personnages principaux, malgré leur désinvolture et l'absence totale de fidélité à l'écart de leur copine sont très attachants de par leur candeur et leur joie de vivre.
On assiste à l'ascension de deux stars du cinéma (les quelques acteurs ayant participé à des films hollywoodiens). Maribel Verdú (à la carrière peut-être un peu moins internationale) est excellente elle aussi. Son personnage est celui confronté aux émotions les plus complexes (comparée aux personnages de Tenoch et Julio qui ne sont que des enfants).
Après, ce n'est pas le genre d'intrigue qui me séduit pendant tout un film, et si le film m'a plutôt plu, je n'irais pas jusqu'à le revoir une deuxième fois.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2017
Pendant un bon moment, je n'étais pas loin de la consternation. Évoquant un mauvais remake des « Valseuses », on ne voit vraiment pas l'intérêt que porte Alfonson Cuaron à ses deux boul... euh héros, pardon, tant ces derniers sont vulgaires et totalement dépourvus d'intérêt, la masturbation et la bière semblant être leurs principaux faits de gloire. Je vous promets : j'avais du mal à croire que c'était l'auteur des « Fils de l'homme » et « Gravity » qui était derrière la caméra, la voix-off omniprésente nous expliquant presque tout en détail quant au contexte et ce qu'on ne voit pas étant au départ assez pénible, pour ne pas dire incompréhensible. Bref, j'avais quasiment lâché l'affaire, et puis... Lentement mais sûrement, le film commence à dégager quelque chose de plus grave et surtout de plus triste, l'histoire prenant une tournure vraiment inattendue, notamment dans la curieuse relation unissant le trio, interprété avec talent notamment par la belle Maribel Verdu. Et le dénouement, pour le coup vraiment inattendu (du moins me concernant), amène à une lecture extrêmement différente de celle que nous avions jusque-là, presque tout étant alors remis en cause. C'est un peu manipulateur, certes, mais vraiment efficace. Du coup je ne sais plus trop, même cette voix-off si pénible ayant fini par ne plus me déranger au fur et à mesure des événements. Après, cela n'excuse pas tout non plus, ce revirement restant beaucoup trop tardif et notre intérêt pour l'œuvre tout autant. Cela donne une nouvelle perspective, et on comprend nettement mieux où le réalisateur voulait en venir, tout sonnant plus juste dans ces 45 dernières minutes. Disons que si vous êtes patients, vos efforts seront récompensés. À vous de voir maintenant si le jeu en vaut la chandelle...
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2015
Voilà un road movie érotique assez plaisant. Les acteurs jouent très bien (on dirait presque un documentaire tellement ils sont naturels) et leur joie est contagieuse.
Par contre je suis très déçu du dénouement et au final ce film m'a laissé une mauvaise impression, je ne sais pas comment décrire ce que je ressent mais j'aurais vraiment voulu qu'il se termine autrement.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 juin 2017
Une bonne petite réalisation mexicaine où l'on découvre les débuts prometteurs du jeune Gael Garcia Bernal, qui deviendra l'acteur que l'on connait aujourd'hui. Un road movie pimenté d'un trio intéressant. Un bon moment !
Chuck Carrey

358 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juin 2014
Troisième long métrage de l'astronaute Alfonso Cùaron qui nous a fait voyager avec « Gravity », « Y tu mama tambien » est d'un tout autre genre. Avec un titre assez suggestif, on pouvait s'attendre à ce que ce film ne soit pas destiné à un public trop jeune. Et devinez quoi, c'est le cas ! La toute première scène annonce le ton du film, on y assiste à un ébat amoureux entre Tenoch (Diego Luna), l'un des personnages principaux, et sa copine.. Un peu après, on découvre Julio (Gaël Garcia Bernal), un autres des personnages principaux, qui va lui aussi s'essayer à l'art délicat des galipettes avec sa copine. Plus tard, Tenoch et Julio vont faire la rencontre de Luisa (Maribel Verdu) qu'ils vont inviter à la plage dans l'espoir satisfaire leurs désirs pervers. Le film sera bourré (mauvais jeu de mot) de scènes à connotation sexuelle. Les dialogues eux-mêmes (en tout cas une partie) sont tournés vers le sexe qui est le sujet principal de ce film. Pour autant, ce n'est pas un film pour ado pré-pubère que nous sert le metteur en scène espagnol. Des sujets sérieux sont abordés (l'adultère en est un) et le ton n'est pas toujours à l'humour. Car bien que l'on rit parfois, tout le film n'est pas drôle et certaines scènes sont même assez tendues, voire émouvantes. Mais le problème est que le film tourne un peu en rond. En effet, le récit revient toujours au cul (pardon, au sexe), cela limite un peu l'intérêt du film. On ne s'ennuie pas mais on se lasserait presque toujours retomber sur ce sujet. Les acteurs sont dans l'ensemble bons et l'idée qu'à eu Cùaron d'interrompre de nombreuses scènes avec la voix-off d'un narrateur qui nous apprend beaucoup de choses (parfois inutiles au récit mais toujours intéressantes) est bien trouvée. Alfonso Cùaron réalise ici un film agréable accompagné d'un beau message de vie. Quand on sait que par la suite, Alfonso Cuaron a été choisi pour réalisé le troisième opus de la saga Harry Potter, c'est assez surprenant et c'est à se demander ce que les producteurs prévoyaient pour les jeunes sorciers armés de leur baguette magique.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 avril 2014
Film à connaître pour découvrir Cuaron mais il ne restera pas dans ma mémoire comme un chef d'oeuvre. Juste un film à découvrir avec ses qualités mais surtout ses défauts comme la voix Off carrément insupportable et inutile puisqu'elle n'apporte que des détails inutiles. La mise en scène est pas mal, la photo, l'interprétation aussi mais ça manque d'émotion pour accrocher vraiment au truc. Je dirai que c'est un peu maladroit pour un film qui voulait traiter de ce road movie d'ado qui se recherchent encore et de cette femme qui espère vivre quelque chose de fort. Le film aurait pu être plus intense pour un tel scénario. Dommage.
Zoé B.
Zoé B.

481 abonnés 118 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2013
"Gravity" m’a donné envie de revoir les précédents films d’Alfonso Cuaron, notamment ce "Y tu mama tambien !" (2001) dont le souvenir commençait à s’estomper. A l’époque, le réalisateur sort juste de deux expériences hollywoodiennes, un film pour enfants ("La Petite Princesse") pour la Warner, et une fresque romanesque ("De Grandes Espérances", d’après Dickens) pour la Century Fox. Deux films de commande, où s’affirme déjà son exceptionnel talent de metteur-en-scène – "La Petite Princesse" lui valant même une nomination pour les Oscar. Cuaron décide pourtant de rentrer au Mexique et de se consacrer à un projet plus personnel. "Y tu mama tambien", dont il signe aussi le scénario, est donc ce film imaginé contre les précédents, sorte de manifeste pour un cinéma libre, décadenassé des conventions des studios. Cuaron a alors un fils de 16 ans, Jonas (qui deviendra le coscénariste de "Gravity"). C’est en fait pour lui qu’il choisit de raconter cette histoire d’adolescents, en réaction aux teenage movies formatés et interchangeables qui sortent à l’époque. Julio et Tenoch ont 17 ans. Abandonnés par leurs copines, parties en voyage en Europe, ils se résignent à passer l’été à Mexico avec le programme standard : boire, fumer et se tirer sur l’élastique. Dans un mariage, ils font la connaissance de Luisa, jeune espagnole de 10 ans leur ainée. Ils la draguent sans y croire, s’inventant le projet d’une virée à la mer. Ils improvisent en riant le nom d’une plage sauvage et secrète : "la boca del cielo". Contre toute attente, Luisa va les rappeler et accepter leur proposition. Julio réussit à négocier pour 5 jours la vieille voiture de sa sœur, et le trio se lance sur les routes. Les hormones à donf, les 2 garçons sont trop contents de leur bonne fortune. Ils sont bavards et espiègles, vantards et au fond pas très sûrs d’eux-mêmes, mais ils sont cools. Leur simplicité convient tout à fait à Luisa. Ça la change des soirées dans lesquelles l’amenait son mari, un universitaire poseur et sentencieux. Entre cette jolie fille, délurée et mal mariée, et ces 2 ados obsédés par le sexe, le voyage se transforme sous nos yeux en une ode à la liberté, à la fois élégiaque et sensuelle. Mais "Y tu mama tambien" n’est pas que ce road movie décomplexé, cette histoire un poil osée de 2 ados décrochant la timbale, Alfonso Cuaron s’y impose aussi comme narrateur, un narrateur omniscient bien-sûr, par une voix-off qui vient interrompre ou prolonger les scènes. Un procédé abrupt et un peu crâne, qui surprend la 1ère fois. Habituellement, la voix off c’est du velours, un élément idéalement fondu dans la bande son. Ici, elle vient en rupture, le son direct est coupé, comme dans un bonus DVD où on aurait enregistré à la schlague le commentaire audio du réal. Le résultat est saisissant. Le film avance constamment sur 2 points de vue, la voix-off intervenant pour donner des détails familiaux, préciser le contexte, mettre cette chronique intime dans une perspective plus globale, celle d’une société mexicaine dont le road movie entend faire aussi l’exploration. Et nous livrer surtout ce que les personnages n’avoueront jamais, trop attentifs à la représentation qu’ils donnent d’eux-mêmes ou à leur célébration de l’amitié. Le film prend alors une densité, une gravité assez rare. Jusqu’au dénouement, dont la mélancolie, je le sais, va me poursuivre longtemps.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 mai 2013
Ouais, c'est pas terrible, on a des scènes dénudées à foison (ce n'est pas dérangeant), mais à part quelques scènes essayants subtilement de décrire la misère au Mexique, mais alors de façon très brève ! Et cette voix off qui décrit des éléments pas forcément intéressants... Par contre, le film n'est pas ennuyant et a un côté un peu politique sur le pays et autre bon points les acteurs sont excellents (je crois que l'interprète de Luisa joue dans "El Labirinto Del Fauno"). Bref, un moment sympathique pour le cinéma indépendant mais loin des chef-d'oeuvres du genre.
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