Le cinéma français doit beaucoup à la collaboration entre le réalisateur Gérard Oury et l'acteur Louis de Funès. Les deux hommes s'appréciaient visiblement beaucoup et leur complicité a donné des chefs-d’œuvre comme « La grande vadrouille », « La folie des grandeurs » ou encore « Le corniaud ». « Les aventures de Rabbi Jacob » est probablement un poil en dessous en terme de qualité, il n'en reste pas moins un grand classique du Vaudeville à la Française. De Funès, une nouvelle fois survolté, est vraiment drôle en Rabin et certaines scènes comme la danse juive ou la cuve de chewing-gum sont inscrites pour toujours dans la mémoire collective. Le scénario peut paraître un peu « lourdingue » par moment mais il remplit tout de même haut la main sa fonction de divertissement. Et puis le petit message de tolérance et de rapprochement entre les peuples et les religions est toujours d'actualité et fait allègrement passer la pilule. Une bonne occasion de se dérouiller les zygomatiques, sans prise de tête, en compagnie de personnages attachants.
Soyons honnêtes : les gags ont parfois vieilli, tout comme les couleurs et les effets sonores, si bien que ces « Aventures de Rabbi Jacob » peuvent paraître parfois un peu lourdes. Mais le rythme est tellement endiablé, la réalisation de Gérard Oury tellement efficace, certains dialogues tellement irrésistibles et plusieurs scènes tellement cultes qu'on ne peut s'empêcher de ressentir un réel plaisir à suivre un récit souvent tiré par les cheveux, rarement crédible et finalement assez simpliste, mais suffisamment généreux et percutant pour qu'on y trouve sans mal son compte, la présence d'un Louis de Funès en forme olympique (c'est dire!) étant évidemment un atout capital. J'en attendais donc plus, mais nul doute que ces folles péripéties restent un bel exemple de comédie française réussie.
Film culte de la filmographie de Funès. Une imposture géniale et des scènes à mourir de rire dans l'usine de Chewing-Gum et surtout la danse juive, improbable, où l'acteur se donne à fond ! Un air de déjà-vu du "Grand restaurant" où de Funès usait d'une chorégraphie similaire avec ses employés. Les grands moyens du final sont magnifiques ! Il n'y a pas de temps mort dans cette comédie et beaucoup de surprises.
Ce n’est pas Le corniaud ni La grande vadrouille mais c’est un film culte, il en est le héros, et pourtant personne ne se rappelle Claude Giraud, sinon au théâtre et dans le petit monde du doublage. C’est tout le drame de ceux qui se sont succédés face au gargantuesque De Funès, ici à l’apogée du n’importe quoi. Rabbi Jacob est un prétexte géant pour le pousser dans le cabotinage le plus total, et lui beau joueur, il se jette à corps perdu dans la mare. Autour de lui ça patine dur, les vannes ne sont pas toujours des plus fines, le casting se prive d’autres foudres de guerre, le rendu est celui d’une comédie potache franchouillarde pour les soirs pluvieux au camping. Mais dès que le clown intervient, que voulez-vous, on se bidonne. Tics, menaces, grossièretés, judéo-dance extatique et veulerie excitée, il nous sert tout son répertoire d’infecte chefaillon qu’on adore tellement détester. Après ça, le maniaque aux cents TOC n’aura plus beaucoup d’occasions d’exercer la mesure de son talent, lui qui nous quittera juste dix ans plus tard d’un inéluctable infarctus – un simple décès pour l’homme, une grande perte pour l’humanité.
En 1973, Louis de Funès est au sommet de sa gloire. A bientôt soixante ans, l'acteur enchaîne les cartons. Même ses films les moins bons, artistiquement et commercialement, comme Sur un arbre perché font 1,6 millions d'entrées ! Quelle comédie française aujourd'hui ne rêverait-elle pas de faire un tel score ? Sa précédente collaboration avec Oury (La Folie des grandeurs) avait placé la barre très haut en terme de folie, de budget, de tournage, de gags et d'action. Avec Les aventures de Rabbi Jacob, il y a une forme de surenchère. Même si le tournage reste en France, à part un début aux États-Unis, De Funès est un véritable cyclone ambulant payant cher de sa personne. Évidemment, il y a la fameuse scène dans la cuve de chewing-gum, du burlesque pur, mais on retrouve aussi un De Funès à moitié à poil se baignant dans un lac, De Funès déguisé en rabbin se voyant obligé de danser. De Funès, ancien pianiste, avait le sens du rythme. Il n'a pas dû apprendre à danser comme son personnage pourrait le laisser se supposer mais à mal danser. Depuis La Grande Vadrouille, on le retrouve dans son éternel rôle de bourgeois irascible, fort avec le faible, faible avec le fort, très vite dépassé par les événements et entraîné dans des aventures rocambolesques et des quiproquos hénaaaaaauuuuuuuuurmes. Dans Les aventures de Rabbi Jacob, il campe un industriel raciste (et, comme tous les racistes, se défendant de l'être), incapable de se rendre compte que Salomon, son chauffeur, est juif et ignorant tout des autres religions. En quelque sorte, une caricature du français moyen de l'époque. Gérard Oury en tire un film humaniste où un arabe et un juif se sert la main à la fin, où un arabe se marie avec la fille du bon catholique. Pour De Funès, il s'agit du dernier film avant son accident cardiaque qui va l'éloigner des tournages pendant trois ans. On peut même considérer qu'il s'agit de son dernier bon film et, ce qui est sûr et certain, de sa dernière collaboration avec Oury. Le tandem ne le sait pas car ils préparaient déjà activement le tournage du Crocodile qui aurait dû avoir lieu en 1975 dont on nous promettait déjà qu'il serait encore plus physique que Rabbi Jacob et La Folie des grandeurs. Il ne verra jamais le jour bien qu'Oury y pensa jusqu'à la mort de De Funès. Quelle importance au final ? Puisque Les aventures de Rabbi Jacob fait partie des classiques du cinéma français, arrivant comme ça à traverses les époques, les décennies, et en parvenant toujours à faire rire à chaque rediffusion télé. Qu'on aime ou qu'on déteste De Funès pour ses grimaces, ses gesticulations, son cabotinage (ce que je peux comprendre), on ne peut lui retirer ça.
Un très bon film culte avec des acteurs vraiment extra et sa célèbre scène culte de Louis de Funès qui danse . Un film ou pratiquement tout est " culte " , acteurs , film , scènes , réalisation . L'histoire est pas mal du tout et parfois amusante . A voir où a revoir .
Que dire, si ce n'est que le tandem De Funès/Gérard Oury est une fois de plus à la hauteur de toutes les espérances. Le réalisateur envoie en début de film notre De Funès dans un lieu aussi improbable qu'inattendu : la fabrique de chewing-gum. Avant cela, les échanges entre De Funès et son chauffeur dans sa voiture sont tout simplement exquis. Puis nous allons de rebondissements en rebondissements, De Funès se retrouve embarqué malgré lui dans une affaire sordide, et la seule solution qu'il trouve pour se tirer d'affaire est de se déguiser en rabbin... Les ennuis ne font que commencer ! Sans conteste l'un des meilleurs de De Funès.
Film sympathique, sans plus, car on a l'impression d'un long raccord plus ou moins artificiel permettant d'articuler les saynètes, vraiment exceptionnelles, de Louis de Funès. C'est grand-guignolesque à souhait, et malheureusement, ce type de film a pris un vrai coup de vieux.
Des péripéties rocambolesques en veux-tu en voilà, moult quiproquos savoureux, des scènes dantesques devenues cultes (cf. l'usine de chewing-gum, la danse de Rabbi rue des Rosiers...) où l'on se marre comme des baleines, des dialogues ciselées et hilarants ("Salomon, vous êtes juif ?") et un Louis de Funès au sommet de sa forme, font de ce film un chef-d'oeuvre du cinéma français. C'est indémodable et indétrônable. Bref, un classique qu'il faut voir pour se décoincer les zygomatiques !
On ne peut pas se plaindre du rythme de ce film ! Presque excessif mais jamais au-delà de la limite supportable, il permet de ne pas perdre le fil de tous les évènements humoristiques qui se déroulent dans une sarabande infernale et comme sans fin. Il se passe toujours quelque chose. Ce n'est pas faute d'avoir choisi différents sujets parallèles, qui se rejoignent sans fatiguer le spectateur. Quand ça se calme, c'est pour céder la place à une référence culturelle ou religieuse très à-propos. Il y a matière à ce que ce soit le film emblématique de de Funès.
Ce classique de la comédie française nous montre un De Funès en forme olympienne. Comme souvent dans les films dans lequel il joue, ce génie de l'humour porte d'ailleurs le long métrage à lui tout seul ou presque. On rigole beaucoup pour autant que l'on soit un adepte du Môsieur et de sa gestuelle très marquée.
Excellent, un classque ou joue Louis de Funes, une inoubliable conedie qui plait a tous ages encore a notre epoque. Coup de chapeu pour ce magnifique et hilarant film.
C'est donc ça, cette comédie "culte" ? Je viens de la découvrir après une quarantaine d'années, mais j'aurais pu sans inconvénient continuer de l'éviter. Non, rien à faire, je suis irrémédiablement allergique à de Funès, à son hystérie et à ses grimaces. Certains autres acteurs, d'ailleurs, craignant sans doute qu'il ne les éclipse, arrivent très bien à l'égaler, comme notamment Suzy Delair ! A l'inverse, j'ai eu plaisir à voir le trop rare Henri Guybet, qui n'a pas eu la carrière qu'il méritait. Idem pour Michel Robin, Claude Giraud... Je mets une étoile pour eux. Ainsi que pour deux ou trois gags (pas plus, hélas).