Encore un beau film de Ken Loach, qui ne semble pas avoir son pareil pour filmer à hauteur d'hommes ces gens dont personne ne parlent, confrontés à la dure réalité du travail et du chomage. L'ensemble est toujours traité avec sobriété et élégance, et il est vrai que les personnages décrits ici sont plus qu'attachants, portés en plus par d'excellents acteurs. Une réussite, une de plus pour le cinéaste anglais.
L’histoire se déroule en 1995 dans le sud du Yorkshire lors de la privatisation des chemins de fer britanniques (sous l’impulsion du gouvernement conservateur de John Major qui a succédé à Margaret Thatcher en 1990) : la société British Rail est segmentée en plusieurs entreprises privées dont East Midland Infrastructure dont le film suit le devenir d’une équipe d’entretien et de maintenance des voies. spoiler: Cette nouvelle société fait table rase des accords passés, décourageant (volontairement) une partie du personnel qui démissionne. Ceux qui restent sont en sous-effectif, justifiant la fermeture de structures locales dont les salariés, pour survivre, sont embauchés par des entreprises d’intérim en compétition les unes avec les autres. Les « grandes gueules » et/ou ceux qui veulent respecter les procédures de sécurité sont écartés. Comme toujours, Ken Loach appuie là où ça fait mal et malgré une photographie digne d’un téléfilm moldave (images blafardes accentuées par la pluviosité du climat) ; il démonte très bien les mécanismes pervers et contre-productifs du nouveau système, censé être plus efficace pour les clients et au détriment des salariés. L’avenir donnera raison au réalisateur. Un quasi documentaire où l’humour n’est pas exclus :spoiler: le chef de la section locale, de bonne volonté mais appliquant machinalement les directives venues d’en haut, est surnommé « Harpic » car il est dedans jusqu’à la tête….
Chronique sociale sur la privatisation du rail britanique. Ken Loach nous livre ici un film qui nous attache! A travers les absurdités dues à la privatisation, le film traite des conséquences de cela sur des ouvriers quant à la difficulté de retrouver du travail et dans la vie de tous les jours. Le point de vue de Ken Loach est certes marqué mais les faits abordés dans le film sont loin d'être éloignés de la réalité. Un film qui se base sur les individus et sur les conséquences du néo-libélarisme sur eux, et c'est ce qu'on aime chez Ken Loach!
L'histoire est triste mais je n'ai jamais réussit à avoir de la compassion. Meme si l'histoire est vrai ou presque elle est malheureusement tres banal, nous la voyons tous les jours aux infos.
Encore une magistrale démonstration du talent de Ken Loach à s'emparer d'un sujet pour en faire un film réussissant à retransmettre à l'écran tout un contexte social, ses acteurs, ses enjeux et ses effets dévastateurs.
Cette fois-ci, le maître s'intéresse à la privatisation de British Rail, les chemins de fer anglais, entre 1994 et 1997. Le scénario, né de la plume d'un cheminot, Rob Dawber, qui avait simplement écrit à Ken Loach pour lui raconter sa vie à travailler dans les trains, associé aux conseils de Pete Trend qui a travaillé 20 ans pour British Rail, font de ce film un témoignage criant de réalisme.
On y voit comment la privatisation a réduit au minimum les conditions de travail des cheminots mais aussi comment leur sécurité, et celle des passagers, a été saccagée sur l'hôtel du profit. C'est bien fait, l'histoire se noue avec beaucoup de crédit et les personnages, pour la plupart de vrais cheminots de Sheffield, participent à ce film plein d'humanité. Qu'il s'agisse de leurs scènes au travail ou dans leur vie personnelle.
Un film, parmi la longue liste de réalisations de Ken Loach, à ne pas louper.
Ken Loach sait filmer une réalité sociale comme personne. On est abasourdi par l'absurdité des situations que tente d'affronter ce petit groupe d'ouvriers attachants. De compromis en débacles, on est attéré par la conclusion (la morale ?) de l'histoire.