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In Ciné Veritas
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3,0
Publiée le 29 août 2016
Un mauvais fils marque une double rupture dans la filmographie de Claude Sautet. D’abord, le milieu bourgeois de ses précédents opus cède la place au monde ouvrier. Ensuite, Michel Piccoli, Romy Schneider, Yves Montand, figures habituelles des films du cinéaste, n’apparaissent pas au casting. Dans Un mauvais fils, la distribution est rajeunie avec notamment Patrick Dewaere et renouvelée avec, entre autres, Brigitte Fossey et Jacques Dufilho. Un excellent casting brillamment dirigé et symbolisé par le dernier nommé qui recevra le César du meilleur acteur dans un second rôle (inoubliable monologue). A travers le personnage tout en sensibilité et pudeur incarné par Patrick Dewaere, Claude Sautet aborde de multiples thèmes : la réinsertion tant professionnelle que familiale, l’addiction aux drogues, les relations père-fils sur fond de culpabilisation avec le duo que forme l’acteur avec un Yves robert dur, obtus et peu empathique. Un mauvais fils se décline ainsi en plusieurs portraits d’individus en mal de vivre, perdus dans une société en plein marasme qui favorise leur isolement respectif. Nous pouvons soupçonner le cinéaste français d’avoir mis dans ce film quelques ingrédients autobiographiques.
Film mou, ennuyeux, qui ne m'a provoqué aucunes émotions. Des scènes inutiles trop longues, au détriment des sujets qui n'ont pas été abordés à fond. Les acteurs jouent bien, Yves Robert et Jacques Dufilho en particulier.
Un film d'une autre époque qui dépeint le prolétariat d'une autre époque. Difficile d'accrocher à ce drame quand l'on n'a pas connu cette période. Les acteurs sont bons mais le film, très lent, ne m'a jamais vraiment aspiré dans les tourments de ses personnages. Un film qui parlera sans doute beaucoup plus aux générations précédentes à la mienne.
Une fois encore Patrick Deweare se retrouve dans la peau d'un homme blessé et torturé, et une fois encore il est très convaincant. Sautet dresse un portrait sombre des relations familiales et réalise un film "simple" mais aussi très dur.
Un mauvais fils comme Bruno Calgagni, tenu par Patrick Dewaere, c’est le cinéma star interpellé par ce synopsis peine, le purgeant puis libéré sur parole à l’américaine, pour mieux se réintégrer à sa société française très accueillante, menuiserie, librairie etc... Avec des côtes cassées, une fracture au fémur pour le réalisateur de la guerre des boutons et acteur, une jeunesse face à la vieillesse trépasse, la relation père/fils dans cette intrigue droguante addiction est sympathique, ça finit par devenir saoulante.
Il est accro à son jeu romantique sensible, agréable, aimable, tendre, drôle, jovial, spontané, volontaire, actif, sportif, charmant, sincère, authentique, naturel, mystérieux, pensif, mélancolique, les retrouvailles chaleureuses s’estompent quand mère nous quitte. Terrassée pendant l'incarcération en Amérique, laissant cette dramaturgie française, du veuf et de l’orphelin adulte porte le poids familial sur ses épaules énergiques résistants rigoureux consciencieux, pas hors du commun des immortels tragédies, ni mal et sans plus plus.
Bruno rentre en France et veut se réinsérer dans la société, après cinq ans passés en prison aux Etats-Unis pour trafic de drogue. Un Sautet poignant qui évoque les relations père/fils, superbement interprété avec un inoubliable Dewaere au regard noyé et douloureux, et un Yves Robert si émouvant dans le rôle du père.
Quel comédien c’était ce Patrick Dewaere … On ne va pas y aller par quatre chemins, c’est lui qui porte le film sur ses épaules, non pas que les seconds rôles soient mauvais, bien au contraire, mais il éclipse tout et tout le monde rien qu’avec son regard aussi profond que perdu. Malgré ses mauvais choix, on entre forcément en empathie avec le personnage, il y a de fait de belles séquences émotion mais alors qu’est-ce que c’est mou ! On croirait du Rohmer, à cette différence que le casting est exemplaire ici. Ce n’est vraiment pas palpitant et c’est bien dommage car ça tourne un peu à vide du coup. Quand Série Noire ou encore Coup de Tête s’avéraient justement très intéressants à suivre, Un Mauvais Fils manque de substance. Ça reste à voir évidemment rien que pour l’émotion que procure Dewaere mais ça aurait pu/dû être beaucoup mieux.
Claude Sautet avec ce film, quittait les portraits de quadragénaires des 30 glorieuses, pour s'attacher aux conflits des générations à travers une relation en mal d'affection entre Bruno trentenaire tout juste sorti de prison, et son père ouvrier à la fierté étouffante. Le portrait est beau, juste, malgré la difficulté de jouer entre affection et non-dits entre ces deux personnages, Sautet savait trouver le ton juste. Le passage avec Brigitte Fossey, en toxicomane apparait moins juste, comme si, effectivement Sautet avait du mal à comprendre cette génération qui rejetta une partie de son héritage... Yves Robert, souvent cantonné dans les roles bons est diffiicile à reconnaitre dans ce personnage si bourru mais il faut dire un mot de Patrick Dewaere dont le jeu continue de surprendre par sa totale modernité presque 40 après sa mort. Il semble toujours etre dans l'instant présent, dans la vérité de son personnage, capable aussi bien d'etre émouvant que de faire rire aux éclats.
Un très beau film . Patrick Dewaere qui sort de prison des États-Unis revient en France et n'a d'autre choix que d'aller chez son père. La relation est très étouffante entre les deux personnes, sachant que sa mère est décédée entre temps . Il va décider de reprendre sa vie en main. J'ai beaucoup aimé ce film plein de bon cœur, de bonne intention alors que la vie est très difficile pour lui . La présence de la magnifique Brigitte Fossey et du très bon Jacques Dufilho ( césar du meilleur second rôle) va bouleverser sa vie . Encore une fois Sautet met en valeur ses acteurs et ses personnages.
Une œuvre sensible et émouvante, à l'image de tout le cinéma de Claude Sautet, et où Patrick Dewaere démontre toutes les finesses et les subtilités de son jeu, lui qui a souvent été réduit dans l'inconscient populaire aux rôles d'écorché vif "brut de décoffrage". Le face-à-face avec Yves Robert est d'une justesse de ton impeccable, les seconds rôles au diapason des premiers, et Sautet décortique sans fard le dialogue de sourds entre père et fils et les trentenaires, génération angoissée. Un film fin et incisif.
"Un mauvais fils" est l'histoire d'une réinsertion. De retour des Etats-Unis où il vient de purger une peine de prison, Bruno débarque chez son père, lequel tient sa longue absence et son emprisonnement pour responsables de la mort de sa mère. Relations tendues et délicates entre les deux hommes, petits boulots: le nouveau départ de Bruno s'annonce difficile. La force et la qualité des portraits ne tiennent pas seulement à la justesse des caractères dessinés par Claude Sautet; ils prennent d'autant plus de relief que, comme toujours dans l'oeuvre du cinéaste, ils se fondent dans un environnement social réaliste et déterminant. Dans ce film, le milieu ouvrier -même quand le personnage de Patrick Dewaere s'en éloigne pour travailler spoiler: dans une librairie - participe, autant que les rapports familiaux et sociaux problématiques, à une peinture désenchantée. L'histoire que raconte Sautet est ordinaire, anecdotique, comme le sont généralement les choses de la vie, mais l'humanité et l'authenticité qui en émanent sont sa brillante marque de fabrique et sa principale ambition, que servent parfaitement ses comédiens, Dewaere et Yves Robert en tête.