Un mauvais fils
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DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

165 abonnés 2 396 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mai 2020
J'ENRAGE DE SON ABSENCE. Tout dans ce film n'est pas mauvais mais tout peut l'être. Le vrai du faux de Dewaere, son addiction, sa convalescence. Il faut Sautet le Fossey pour Dewaere. Un acteur qu'on adore trop après sa mort avec ses personnages désespérés, tourmentés et paumés. Ses fêlures qui font un film endolori.
marmottedu77
marmottedu77

13 abonnés 69 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2020
Sautet brille une nouvelle fois par sa sensibilité, sa manière de filmer, de décrire ses personnages, tout en nuance, en subtilité, et toujours avec une patte unique dans le cinéma français. Son image est comme une caresse qu'il donne à ses héros. Et dans le rôle titre, Patrick Dewaere, dont le jeu est fin, touchant, lumineux. Son regard sonne toujours juste. Écorché vif, on craint toujours pour lui. En tant que spectateur, on a envie de l'aider à surmonter ses difficultés, on a peur qu'il retombe dans la drogue. On pleure son incompréhension avec son père, homme de la génération précédente, malheureux, froid, taciturne, mais dont l'humanité affleure dans le regard. Le ryhtme est lent. Les plans, souvent fixes. Mais cela donne au film un rythme et une douceur qui siéent particulièrement bien au propos. Brigitte Fossey est également très touchante dans son second rôle. Un bémol : une fin que je trouve assez précipité et que je n'ai personnellement pas compris.
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 193 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mai 2020
un joli et bon film, plutôt pudique sur la relation père-fils, la culpabilité et la guérison. Les acteurs principaux (Patrick Deweare, Yves Robert, Jacques Dufhilo et Brigitte Fossey) offrent une prestation sobre et convaincante
cinono1

372 abonnés 2 309 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2020
Claude Sautet avec ce film, quittait les portraits de quadragénaires des 30 glorieuses, pour s'attacher aux conflits des générations à travers une relation en mal d'affection entre Bruno trentenaire tout juste sorti de prison, et son père ouvrier à la fierté étouffante. Le portrait est beau, juste, malgré la difficulté de jouer entre affection et non-dits entre ces deux personnages, Sautet savait trouver le ton juste. Le passage avec Brigitte Fossey, en toxicomane apparait moins juste, comme si, effectivement Sautet avait du mal à comprendre cette génération qui rejetta une partie de son héritage... Yves Robert, souvent cantonné dans les roles bons est diffiicile à reconnaitre dans ce personnage si bourru mais il faut dire un mot de Patrick Dewaere dont le jeu continue de surprendre par sa totale modernité presque 40 après sa mort. Il semble toujours etre dans l'instant présent, dans la vérité de son personnage, capable aussi bien d'etre émouvant que de faire rire aux éclats.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 mai 2020
Un mauvis film !
En quelques mots : mauvais scénario, bons acteurs. Il est vrai que le sujet de l'addiction à la drogue ne m'a jamais passionné.
CrackO DingO
CrackO DingO

62 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2020
Un film comme on en fait plus et qui a fait son temps. Simple, efficace et avec de vrais acteurs. ----Mai 2020----
Richard L
Richard L

24 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2020
Tellement beau... Brigitte Fosset est rayonnante. Dewaere y est épatant comme toujours avec son regard embrumé. Et la relation qu’il entretient avec son père Yves Robert est émouvante et juste.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 mars 2020
Un mauvais fils comme Bruno Calgagni, tenu par Patrick Dewaere, c’est le cinéma star interpellé par ce synopsis peine, le purgeant puis libéré sur parole à l’américaine, pour mieux se réintégrer à sa société française très accueillante, menuiserie, librairie etc...
Avec des côtes cassées, une fracture au fémur pour le réalisateur de la guerre des boutons et acteur, une jeunesse face à la vieillesse trépasse, la relation père/fils dans cette intrigue droguante addiction est sympathique, ça finit par devenir saoulante.

Il est accro à son jeu romantique sensible, agréable, aimable, tendre, drôle, jovial, spontané, volontaire, actif, sportif, charmant, sincère, authentique, naturel, mystérieux, pensif, mélancolique, les retrouvailles chaleureuses s’estompent quand mère nous quitte.
Terrassée pendant l'incarcération en Amérique, laissant cette dramaturgie française, du veuf et de l’orphelin adulte porte le poids familial sur ses épaules énergiques résistants rigoureux consciencieux, pas hors du commun des immortels tragédies, ni mal et sans plus plus.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2018
Certes le scénario hésite un peu entre l'analyse des relations entre un père (Yves Robert) barricadé dans sa tristesse d'avoir perdu son épouse et un fils prodigue (Dewaere magique) qui ne parvient pas à forcer la forteresse paternelle, d'un côté, et, de l'autre, les problèmes de drogue de Dewaere et de Brigitte Fossey (cette fois-ci excellente et dramatique). Certes Yves Robert est un peu trop brut de fonderie et Jacques Dufilho pas assez. Mais ces défauts sont mineurs. Il s'agit d'un de ces films où Sautet fait 100% confiance aux acteurs et les laissent aller loin dans leurs relations: cela convient à Dewaere qui n'est que sensibilité (comme MiouMiou l'était, dit Sautet à juste titre). Curieusement, 40 ans après, on regrette plus ce cinéma classique aux scénarios travaillés et aux acteurs délicats (ce cinéma de Romy, Piccoli, Sérault, Sandrine Bonnaire etc) que la pyrotechnie un peu superficielle de la Nouvelle Vague d'il y a 60 ans.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 août 2018
Mon premier Claude Sautet. Je ne sais pas si c’est ce genre de films qui est concerné quand on parle de la disparition du « cinéma du milieu », mais j’ai l’impression que ce type de films n’existe plus. C’est réaliste et plutôt lent, mais c’est un réalisme crédible, pas ennuyeux, qui va d’un milieu à l’autre, d’un décor à l’autre avec une foule de détails et personnages secondaires qui donnent de la chair au scénario. Il y a aussi de très beaux dialogues, certains un peu trop écrits, mais avec un casting pareil, tout passe. Le rythme est parfaitement maîtrisé, avec un enchaînement entre les intrigues étonnamment fluide, et une jolie BO de Philippe Sarde pour lier le tout. Belle surprise.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

81 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2018
Un film plaisant, une ambiance particulière en proie à la mélancolie, à la nostalgie, une sorte de mal être général sans être morbide se dégage de l'ensemble grâce notamment à une partition 5 étoiles du génial Patrick Dewaeare. Je n'ai pas le souvenir de Dewaeare mauvais quelque part, peut être dans "la meilleur façon de marcher", mais là c'est le film qu'était diablement mauvais. Ici Claude Sautet sait installer une vraie ambiance dans une mise en scène sobre, dans la grisaille parisienne ou Dewaere comme la très bonne Brigitte Fossey sont à l'aise, l'un comme l'autre ont une tête de mélancolique suicidaire et c'est ça que l'on aime dans ce film, des freaks en marge. Les silences et les colères dans les scènes entre Dewaeare et son père sont bien joué et rendent crédible le propos général du film. Mention spécial au libraire et ses quelques envolées lyriques bien sentis. Du bon cinéma.
pierrre s.

567 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2018
Une fois encore Patrick Deweare se retrouve dans la peau d'un homme blessé et torturé, et une fois encore il est très convaincant. Sautet dresse un portrait sombre des relations familiales et réalise un film "simple" mais aussi très dur.
Alain D.

748 abonnés 3 450 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2017
Ce film très intimiste, réalisé par Claude Sautet en 1980, n'a pas pris une seule ride. Sur une mise en scène parfaitement maitrisée, ce drame se déroule sur un rythme très lent ; il faut du temps pour décortiquer les rapports humains.
Le très beau casting de Dominique Besnehard réunit dans ce drame une multitude de comédiens talentueux ; la belle Brigitte Fossey, l'excellent Yves Robert sobre et convainquant, Jacques Dufilho César du Meilleur acteur pour ce second rôle. Quant à Patrick Dewaere, il réalise une superbe prestation dans ce rôle prédestiné d'écorché de la vie.
Yannickcinéphile

2 895 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2017
Certains trouveront sans doute que Un mauvais fils manque de rythme, et ils n’auront pas tort. Sautet filme sa chronique de façon assez lente, sans vraiment chercher à donner de la vigueur à son métrage, via une mise en scène appliquée mais très neutre, s’effaçant, à mon sens, de trop par rapport au sujet traité.
Cela étant, on tient ici un métrage intéressant, où le réalisateur aborde la dure réinsertion d’un délinquant, un drame familial, l’amour, sous des airs réalistes. C’est la force de ce métrage, d’être réaliste, et de traiter son sujet avec peu de fioriture. Parfois grave, parfois cocasse, Un mauvais fils brasse des thèmes universels, et le fait bien, avec un ancrage dans son époque lié à cette volonté d’authenticité recherchée par le réalisateur. Malgré son rythme inégal, il est difficile de vraiment décrocher devant ce métrage plein de sincérité, et subtil, même si certains rebondissements paraissent « faciles ». C’est un souci en effet, une brouille sérieuse s’efface en 5 minutes, un amour né encore plus vite de rapports houleux, pour ne pas dire glaciaux. Ça enlève une certaine crédibilité, et pourtant, les dialogues affutés, et surtout le jeu très bon des acteurs permettent de ne pas trop les ressentir. On pourra peut-être aussi trouver la partie sur la drogue trop ténue, mal dégrossie, même si elle impacte directement le déroulé du film.
Le casting est ce qui sauve assez nettement le métrage de Sautet. Car même s’il n’est pas inintéressant, il joue trop sur la finesse des échanges et la force des acteurs pour exister réellement sans eux. Patrick Dewaere trouve encore une fois un rôle rêche, difficile, et il le porte avec un enthousiasme certain et sa force coutumière. Charisme, présence forte et naturel marquant, il fait face à une Brigitte Fossey toute en délicatesse, et à un Yves Robert non moins rêche que son fils. Si les acteurs principaux sont tout à fait convaincants, je saluerai cependant la prestation très réussie de Jacques Dufilho, lequel campe peut-être le personnage le plus étrangement marquant du film.
Sur la forme, comme je l’ai dit Sautet s’efface de trop. Si l’ambiance réaliste est là, faisant d’ailleurs de ce métrage une tranche quasi-documentaire de la vie du début des années 80, je regrette que la mise en scène, autant que la bande son un peu terne et attendue, ne soient pas plus marquants. Par sa froideur, sa neutralité apparente, on peut penser à un Garde à vue par exemple, seulement ce qui pouvait convenir dans un face à face tendu en huis-clos peine un peu à s’appliquer ici, surtout de façon aussi constante. Bref, la neutralité pour saisir la vie, pourquoi pas, mais si l’on ne cherche pas à se démarquer du document, j’ai du mal à percevoir l’intérêt de faire de la fiction.
Malgré cette conclusion un peu dure, Un mauvais fils reste un métrage recommandable. Sans partager l’enthousiasme de certains pour ce métrage, je dois reconnaitre qu’entre les bons acteurs et l’authenticité du cadre, de l’ambiance, des épisodes montrés, il y a un intérêt à voir ce film. Dommage cependant que Sautet se montre trop discret dans sa réalisation, que le rythme soit un peu plat, et surtout qu’il y ait beaucoup de retournements trop brusques pour être pleinement crédibles. Dans un film aussi réaliste, c’est frustrant. 3
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

109 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 août 2016
Un mauvais fils marque une double rupture dans la filmographie de Claude Sautet. D’abord, le milieu bourgeois de ses précédents opus cède la place au monde ouvrier. Ensuite, Michel Piccoli, Romy Schneider, Yves Montand, figures habituelles des films du cinéaste, n’apparaissent pas au casting. Dans Un mauvais fils, la distribution est rajeunie avec notamment Patrick Dewaere et renouvelée avec, entre autres, Brigitte Fossey et Jacques Dufilho. Un excellent casting brillamment dirigé et symbolisé par le dernier nommé qui recevra le César du meilleur acteur dans un second rôle (inoubliable monologue).
A travers le personnage tout en sensibilité et pudeur incarné par Patrick Dewaere, Claude Sautet aborde de multiples thèmes : la réinsertion tant professionnelle que familiale, l’addiction aux drogues, les relations père-fils sur fond de culpabilisation avec le duo que forme l’acteur avec un Yves robert dur, obtus et peu empathique. Un mauvais fils se décline ainsi en plusieurs portraits d’individus en mal de vivre, perdus dans une société en plein marasme qui favorise leur isolement respectif. Nous pouvons soupçonner le cinéaste français d’avoir mis dans ce film quelques ingrédients autobiographiques.
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