Un mauvais fils
Note moyenne
3,9
963 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

91 critiques spectateurs

5
14 critiques
4
44 critiques
3
25 critiques
2
7 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 746 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 août 2026
En 1980, Claude Sautet signe un film sombre sur la solitude des gens. Après avoir purgé une peine de prison pour usage de stupéfiants, un fils retourne chez son père et tente de se réinsérer dans la société. A travers le parcours de cet homme, le réalisateur dépeint un monde âpre dans lequel l’isolement et la marginalité guettent. Patrick Dewaere est absolument remarquable dans le rôle de cet individu fragile tentant de ne pas succomber à son addiction à la drogue (véritable parallèle entre l’intrigue du long-métrage et sa situation personnelle). Le reste de la distribution (Yves Robert, Brigitte Fossey, Jacques Dufilho, etc.) contribue au réalisme poignant de cette histoire. Bref, un drame portant un regard vibrant sur les relations humaines.
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 116 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 août 2026
Le titre désigne un coupable, et j'ai passé le film à changer d'avis sur son identité. L'accusation glisse, jusqu'à ce que le fils sorti de prison materne ce père qui l'avait jugé. On finit par comprendre que Sautet ne cherche pas forcément un coupable, il cherche surtout une famille. Entre eux, la mère morte aux barbituriques pendant la détention de Bruno et elle est une dette que ni l'un ni l'autre ne sait libeller autrement qu'en reproches, parce que l'aveu supposerait de se montrer nu. Sautet quitte ici ses quadragénaires confortables des 70s et attrape presque à la dérobée la France de 1980. Ses manifestations au fond du cadre, ses précaires qui enchaînent les petits boulots. Il y a évidemment le sujet de la réinsertion que Sautet film astucieusement en logistique éreintante. Pointer chez le commissaire, voir le psychologue, porter des caisses. Comme si la dignité se reconquérait d'abord par les mains, et seulement ensuite par les mots.

La parole est réduite à l'os, le reste confié aux regards. La caméra reste à hauteur d'homme et tient les visages en plans fixes, avec une confiance désarmante dans notre capacité à déchiffrer un silence. J'ai fini par lire les corps plutôt que les répliques, tant ils avouent ce que les bouches taisent. Tout n'est pas parfait, la réconciliation avec Catherine m'a semblé expédiée, Brigitte Fossey hérite d'un personnage qui n'existe qu'en fonction de la guérison de Bruno. Le lien père-fils, lui, prend la durée exacte qu'il faut pour défaire un nœud humain. Et la fin ne dénoue rien, elle s'arrête, pudique et floue. Un film pudique et assez bizarre en fin de compte.

Si Sautet refuse à ce point l'esbroufe, c'est qu'il se fait ici directeur d'acteurs avant d'être metteur en scène. On s'attendait à tort à l'écorché vif national. Mais privé de sa moustache et de ses éclats, sans la malice des rôles de Blier ni la folie de Série noire, Patrick Dewaere livre une retenue presque minérale. Bruno n'est jamais « le toxicomane » ni « l'ancien détenu » : c'est un homme qui s'y prend mal pour être aimé, et sa mort deux ans plus tard jette évidemment là-dessus une ombre qu'on ne peut éviter. Face à lui, j'ai trouvé Yves Robert très solide. Comédien de la bonne humeur française devenu ouvrier taiseux et fier, il s'accorde si exactement à son partenaire qu'on ne doute pas une seconde de leur lien de sang. Mais le plus beau message est ailleurs. Pendant que la famille légitime se déchire, un ancien détenu, une toxicomane en sevrage, un libraire homosexuel et un ouvrier immigré se tiennent chaud. Le salut n'arrive jamais par le sang, il est tendu de côté, par un autre cabossé. Dufilho, seule figure pleinement bienveillante du film, récuse jusqu'à l'idée de « s'en sortir ». Sortir de quoi, de la solitude, de la peur ? Puis il se compte lui-même sans indulgence : 63 ans, le froid, les dettes, la débrouille.
I'm A Rocket Man

396 abonnés 3 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2026
Et bien contre toute attente ce film est passé.. pourtant je ne suis pas fan des films de ces années là et le binôme Claude Sautet/Patrick Dewaere me faisait un peu peur mais en fait j'ai bien aimé ça.. en fait j'ai bien aimé le personnage du papa joué par Yves Robert car il incarne toute la pudeur des papas de ces époques là et j'ai trouvé ça beau & fort. Bon, c'est vrai qu'il y a quelques longueurs mais malgré ça, c'est plaisant de voir ce jeune homme rentrer de prison et tenter de reprendre sa place auprès de son père meurtri par le suicide de son épouse. Bravo Mr Robert !
Mathieu Kln
Mathieu Kln

4 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2025
Excellent Patrick Deweare comme toujours... La reconstruction d'un jeune homme face à un lourd passé, lourd de conséquence
Gablivildo62
Gablivildo62

11 abonnés 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2025
« Un mauvais fils » est un excellent drame psychologique réalisé par Claude Sautet en 1980, avec Patrick Dewaere dans le rôle principal. Le film aborde des sujets graves tels que la toxicomanie, la prison, le deuil, la culpabilité et la réinsertion. Le conflit père/fils est le cœur du film. C'est l'un des meilleurs rôles de Patrick Dewaere au cinéma. Son interprétation du personnage de Bruno incarne la fragilité, la rage contenue et la détermination à s'en sortir. Les autres acteurs sont remarquables : Yves Robert, en père taiseux et colériques, Brigitte Fossey, qui apporte la douceur et la force morale à Bruno, et Jacques Dufilho permettant à Bruno de se reconstruire après sa sortie de prison. Avec « Un mauvais fils », Claude Sautet change de milieu social : il quitte les classes bourgeoises pour le milieu ouvrier. Je recommande pour l'interprétation de Patrick Dewaere et la réalisation de Claude Sautet.
Jean Cherasse
Jean Cherasse

1 abonné 100 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mars 2025
Malgré une bonne prestation de Patrick Dewaere, cette histoire n'est guère convaincante et on n'y retrouve pas cet hymne à la fraternité qui fait tout le charme du cinéma de Claude Sautet. Hormis toutefois le personnage du libraire homosexuel incarné par l'excellent Jacques Dufilho.
Alienor11
Alienor11

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2024
Un patrick dewaere torturé entre sa vie personnelle et le rôle qu'il interprète dans ce film qui fait écho à une sensibilité à vif.Touchant à fleur de peau sincère.
Charlotte28
Charlotte28

208 abonnés 2 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2024
D'une touchante pudeur ce portrait d'êtres ébréchés qui tentent de se construire un avenir ou un ersatz de bonheur fonctionne par la justesse de ses comédiens (menés par un couple Dewaere/Robert magistral), l'épure de ses dialogues et la discrétion de sa mise en scène, semblant ne pas vouloir déranger ces êtres en questionnement dont la narration suit un bout de vie en observatrice amorale. Discrètement pertinent.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 septembre 2024
Vu « Un mauvais fils » il y a plus de quarante ans au cinéma et n’était plus une priorité lors des diffusions télé.
Grand plaisir de retrouver ce soi-disant « Mauvais fils » sous les traits de Patrick Dewaere. J’emploie « soi-disant » à bon escient car je ne me rappelais plus vraiment du caractère un tantinet hypocrite du père. Le film de Claude Sautet aurait pu tout aussi bien s’intituler « Un mauvais père ». En tout cas lier les deux : « Un mauvais fils, un mauvais père ».

Quarante ans après, le film n’a pas pris une ride : sobriété de la mise en scène, les dialogues et le jeu des acteurs ne sont pas du tout datés et le récit tient en haleine même si c’est juste une simple chronique d’un quotidien relativement banal de personnes ordinaires.
Claude Sautet va à l’essentiel avec les non-dits et autres silences révélateurs.
Un des meilleurs Claude Sautet…
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

98 abonnés 4 503 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2024
"Un mauvais fils" est l'histoire d'une réinsertion. De retour des Etats-Unis où il vient de purger une peine de prison, Bruno débarque chez son père, lequel tient sa longue absence et son emprisonnement pour responsables de la mort de sa mère.
Relations tendues et délicates entre les deux hommes, petits boulots: le nouveau départ de Bruno s'annonce difficile.
La force et la qualité des portraits ne tiennent pas seulement à la justesse des caractères dessinés par Claude Sautet; ils prennent d'autant plus de relief que, comme toujours dans l'oeuvre du cinéaste, ils se fondent dans un environnement social réaliste et déterminant. Dans ce film, le milieu ouvrier -même quand le personnage de Patrick Dewaere s'en éloigne pour travailler spoiler: dans une librairie
- participe, autant que les rapports familiaux et sociaux problématiques, à une peinture désenchantée. L'histoire que raconte Sautet est ordinaire, anecdotique, comme le sont généralement les choses de la vie, mais l'humanité et l'authenticité qui en émanent sont sa brillante marque de fabrique et sa principale ambition, que servent parfaitement ses comédiens, Dewaere et Yves Robert en tête.
Nicothrash

475 abonnés 3 334 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2024
Quel comédien c’était ce Patrick Dewaere … On ne va pas y aller par quatre chemins, c’est lui qui porte le film sur ses épaules, non pas que les seconds rôles soient mauvais, bien au contraire, mais il éclipse tout et tout le monde rien qu’avec son regard aussi profond que perdu. Malgré ses mauvais choix, on entre forcément en empathie avec le personnage, il y a de fait de belles séquences émotion mais alors qu’est-ce que c’est mou ! On croirait du Rohmer, à cette différence que le casting est exemplaire ici. Ce n’est vraiment pas palpitant et c’est bien dommage car ça tourne un peu à vide du coup. Quand Série Noire ou encore Coup de Tête s’avéraient justement très intéressants à suivre, Un Mauvais Fils manque de substance. Ça reste à voir évidemment rien que pour l’émotion que procure Dewaere mais ça aurait pu/dû être beaucoup mieux.
gerard stevenson
gerard stevenson

32 abonnés 1 380 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2024
Une histoire toute simple que celle de ce mauvais fils (Patrick Dewaere encore excellent). Histoire bonifiée par l'interprétation tout en sobriété mais aussi en justesse de tous. Que de choses dîtes dans les silences, dans les attitudes. Un bon film de Claude Sautet.
Christophe R
Christophe R

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2023
Le film explore les thèmes de l'aliénation, de la rédemption et de la quête d'amour et de compréhension. Sautet capte magistralement les émotions brutes à travers des performances puissantes, en particulier celle de Patrick Dewaere, qui incarne avec une intensité saisissante le protagoniste en proie à ses démons intérieurs.

L'atmosphère sombre et poignante du film est habilement mise en valeur par la réalisation sobre de Sautet, qui privilégie l'authenticité et la profondeur des interactions humaines. La complexité des relations familiales est dépeinte avec une justesse remarquable, montrant les conflits et les liens qui unissent les membres d'une famille dysfonctionnelle.

Cependant, la progression de l'histoire peut parfois sembler lente, ce qui peut réduire l'engagement du spectateur. Malgré cela, "Un Mauvais Fils" reste un exemple de maîtrise cinématographique, soulignant la détresse émotionnelle et le désir de rédemption qui résident au cœur de chacun de nous.
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 905 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2023
Sautet aborde ici un milieu social différent de ses grands succès, un film tout en nuances, mais sans la flamboyance d'un Montand, la présence d'un Piccoli ou le magnétisme d'une Schneider. En revanche, il recèle une part d'autobiographie qui le rend attractif.
Dewaere est excellent comme d'habitude, dommage que le scénario soit un peu court, et aurait mérité plus de développement autour de la relation père-fils entre deux taiseux et une mère dont on ne saura rien. La sensibilité et fragilité extrême de Dewaere colle parfaitement à ce Bruno, incarcéré pour trafic de drogue en Amérique. En face, Yves Robert joue un homme de chantier, un bosseur, une vie simple mais cassée par le veuvage prématuré.
L'environnement des personnages ne présente aucun intérêt photogénique, Sautet consacre sa mise en scène à l'illustration de rapports familiaux tendus, mais aussi de mettre en avant de réels altruistes comme ce libraire anar (Dufilho) qui accueille des anciens toxicos. La tirade de désespoir de ce dernier quant à sa propre situation est un petit joyau: "on est tous au fond du trou, je suis homo, fauché, alors il faut continuer mon gars à y croire".
spoiler: Fossey, un junkie surprenante mais crédible, n'arrivera pas à suivre ce conseil laissant le père et le fils chercher au final ce qui les rapproche encore.

Il reste à Dewaere deux ans à vivre. Et cherchait déjà la sortie qu'il prendrait. TV2 - aout 23
Tardyluna
Tardyluna

5 abonnés 95 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juin 2023
Film mou, ennuyeux, qui ne m'a provoqué aucunes émotions. Des scènes inutiles trop longues, au détriment des sujets qui n'ont pas été abordés à fond. Les acteurs jouent bien, Yves Robert et Jacques Dufilho en particulier.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse