Et bien contre toute attente ce film est passé.. pourtant je ne suis pas fan des films de ces années là et le binôme Claude Sautet/Patrick Dewaere me faisait un peu peur mais en fait j'ai bien aimé ça.. en fait j'ai bien aimé le personnage du papa joué par Yves Robert car il incarne toute la pudeur des papas de ces époques là et j'ai trouvé ça beau & fort. Bon, c'est vrai qu'il y a quelques longueurs mais malgré ça, c'est plaisant de voir ce jeune homme rentrer de prison et tenter de reprendre sa place auprès de son père meurtri par le suicide de son épouse. Bravo Mr Robert !
« Un mauvais fils » est un excellent drame psychologique réalisé par Claude Sautet en 1980, avec Patrick Dewaere dans le rôle principal. Le film aborde des sujets graves tels que la toxicomanie, la prison, le deuil, la culpabilité et la réinsertion. Le conflit père/fils est le cœur du film. C'est l'un des meilleurs rôles de Patrick Dewaere au cinéma. Son interprétation du personnage de Bruno incarne la fragilité, la rage contenue et la détermination à s'en sortir. Les autres acteurs sont remarquables : Yves Robert, en père taiseux et colériques, Brigitte Fossey, qui apporte la douceur et la force morale à Bruno, et Jacques Dufilho permettant à Bruno de se reconstruire après sa sortie de prison. Avec « Un mauvais fils », Claude Sautet change de milieu social : il quitte les classes bourgeoises pour le milieu ouvrier. Je recommande pour l'interprétation de Patrick Dewaere et la réalisation de Claude Sautet.
Malgré une bonne prestation de Patrick Dewaere, cette histoire n'est guère convaincante et on n'y retrouve pas cet hymne à la fraternité qui fait tout le charme du cinéma de Claude Sautet. Hormis toutefois le personnage du libraire homosexuel incarné par l'excellent Jacques Dufilho.
Un patrick dewaere torturé entre sa vie personnelle et le rôle qu'il interprète dans ce film qui fait écho à une sensibilité à vif.Touchant à fleur de peau sincère.
D'une touchante pudeur ce portrait d'êtres ébréchés qui tentent de se construire un avenir ou un ersatz de bonheur fonctionne par la justesse de ses comédiens (menés par un couple Dewaere/Robert magistral), l'épure de ses dialogues et la discrétion de sa mise en scène, semblant ne pas vouloir déranger ces êtres en questionnement dont la narration suit un bout de vie en observatrice amorale. Discrètement pertinent.
Vu « Un mauvais fils » il y a plus de quarante ans au cinéma et n’était plus une priorité lors des diffusions télé. Grand plaisir de retrouver ce soi-disant « Mauvais fils » sous les traits de Patrick Dewaere. J’emploie « soi-disant » à bon escient car je ne me rappelais plus vraiment du caractère un tantinet hypocrite du père. Le film de Claude Sautet aurait pu tout aussi bien s’intituler « Un mauvais père ». En tout cas lier les deux : « Un mauvais fils, un mauvais père ».
Quarante ans après, le film n’a pas pris une ride : sobriété de la mise en scène, les dialogues et le jeu des acteurs ne sont pas du tout datés et le récit tient en haleine même si c’est juste une simple chronique d’un quotidien relativement banal de personnes ordinaires. Claude Sautet va à l’essentiel avec les non-dits et autres silences révélateurs. Un des meilleurs Claude Sautet…
"Un mauvais fils" est l'histoire d'une réinsertion. De retour des Etats-Unis où il vient de purger une peine de prison, Bruno débarque chez son père, lequel tient sa longue absence et son emprisonnement pour responsables de la mort de sa mère. Relations tendues et délicates entre les deux hommes, petits boulots: le nouveau départ de Bruno s'annonce difficile. La force et la qualité des portraits ne tiennent pas seulement à la justesse des caractères dessinés par Claude Sautet; ils prennent d'autant plus de relief que, comme toujours dans l'oeuvre du cinéaste, ils se fondent dans un environnement social réaliste et déterminant. Dans ce film, le milieu ouvrier -même quand le personnage de Patrick Dewaere s'en éloigne pour travailler spoiler: dans une librairie - participe, autant que les rapports familiaux et sociaux problématiques, à une peinture désenchantée. L'histoire que raconte Sautet est ordinaire, anecdotique, comme le sont généralement les choses de la vie, mais l'humanité et l'authenticité qui en émanent sont sa brillante marque de fabrique et sa principale ambition, que servent parfaitement ses comédiens, Dewaere et Yves Robert en tête.
Quel comédien c’était ce Patrick Dewaere … On ne va pas y aller par quatre chemins, c’est lui qui porte le film sur ses épaules, non pas que les seconds rôles soient mauvais, bien au contraire, mais il éclipse tout et tout le monde rien qu’avec son regard aussi profond que perdu. Malgré ses mauvais choix, on entre forcément en empathie avec le personnage, il y a de fait de belles séquences émotion mais alors qu’est-ce que c’est mou ! On croirait du Rohmer, à cette différence que le casting est exemplaire ici. Ce n’est vraiment pas palpitant et c’est bien dommage car ça tourne un peu à vide du coup. Quand Série Noire ou encore Coup de Tête s’avéraient justement très intéressants à suivre, Un Mauvais Fils manque de substance. Ça reste à voir évidemment rien que pour l’émotion que procure Dewaere mais ça aurait pu/dû être beaucoup mieux.
Une histoire toute simple que celle de ce mauvais fils (Patrick Dewaere encore excellent). Histoire bonifiée par l'interprétation tout en sobriété mais aussi en justesse de tous. Que de choses dîtes dans les silences, dans les attitudes. Un bon film de Claude Sautet.
Le film explore les thèmes de l'aliénation, de la rédemption et de la quête d'amour et de compréhension. Sautet capte magistralement les émotions brutes à travers des performances puissantes, en particulier celle de Patrick Dewaere, qui incarne avec une intensité saisissante le protagoniste en proie à ses démons intérieurs.
L'atmosphère sombre et poignante du film est habilement mise en valeur par la réalisation sobre de Sautet, qui privilégie l'authenticité et la profondeur des interactions humaines. La complexité des relations familiales est dépeinte avec une justesse remarquable, montrant les conflits et les liens qui unissent les membres d'une famille dysfonctionnelle.
Cependant, la progression de l'histoire peut parfois sembler lente, ce qui peut réduire l'engagement du spectateur. Malgré cela, "Un Mauvais Fils" reste un exemple de maîtrise cinématographique, soulignant la détresse émotionnelle et le désir de rédemption qui résident au cœur de chacun de nous.
Sautet aborde ici un milieu social différent de ses grands succès, un film tout en nuances, mais sans la flamboyance d'un Montand, la présence d'un Piccoli ou le magnétisme d'une Schneider. En revanche, il recèle une part d'autobiographie qui le rend attractif. Dewaere est excellent comme d'habitude, dommage que le scénario soit un peu court, et aurait mérité plus de développement autour de la relation père-fils entre deux taiseux et une mère dont on ne saura rien. La sensibilité et fragilité extrême de Dewaere colle parfaitement à ce Bruno, incarcéré pour trafic de drogue en Amérique. En face, Yves Robert joue un homme de chantier, un bosseur, une vie simple mais cassée par le veuvage prématuré. L'environnement des personnages ne présente aucun intérêt photogénique, Sautet consacre sa mise en scène à l'illustration de rapports familiaux tendus, mais aussi de mettre en avant de réels altruistes comme ce libraire anar (Dufilho) qui accueille des anciens toxicos. La tirade de désespoir de ce dernier quant à sa propre situation est un petit joyau: "on est tous au fond du trou, je suis homo, fauché, alors il faut continuer mon gars à y croire". spoiler: Fossey, un junkie surprenante mais crédible, n'arrivera pas à suivre ce conseil laissant le père et le fils chercher au final ce qui les rapproche encore.
Il reste à Dewaere deux ans à vivre. Et cherchait déjà la sortie qu'il prendrait. TV2 - aout 23
Film mou, ennuyeux, qui ne m'a provoqué aucunes émotions. Des scènes inutiles trop longues, au détriment des sujets qui n'ont pas été abordés à fond. Les acteurs jouent bien, Yves Robert et Jacques Dufilho en particulier.
Une nouvelle fois un grand film de Claude Sautet. Patrick Dewaere est une fois de plus époustouflant dans ce rôle exigeant dans lequel on voit petit à petit toutes les fêlures. Yves Robert est également parfait dans le personnage du père qui rend responsable son fils de la mort de la mère. Un beau film sur les relations fragiles en général.
Un très beau film . Patrick Dewaere qui sort de prison des États-Unis revient en France et n'a d'autre choix que d'aller chez son père. La relation est très étouffante entre les deux personnes, sachant que sa mère est décédée entre temps . Il va décider de reprendre sa vie en main. J'ai beaucoup aimé ce film plein de bon cœur, de bonne intention alors que la vie est très difficile pour lui . La présence de la magnifique Brigitte Fossey et du très bon Jacques Dufilho ( césar du meilleur second rôle) va bouleverser sa vie . Encore une fois Sautet met en valeur ses acteurs et ses personnages.