Un mauvais fils
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Benjamin A

818 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2015
Après avoir oeuvré dans le film de gangsters durant les années 1960, puis longtemps dans la chronique de tranches de vie dans la petite bourgeoisie de sa génération, Claude Sautet, à l'aube des années 1980, met en scène Un Mauvais Fils, où il s'attarde cette fois-ci sur les relations entre un père et un fils dans le milieu ouvrier.

Changement aussi radical que réussi dans les portraits qu'il dépeint, où il va braquer sa caméra sur le retour de Bruno, toxicomane revenu des États-Unis où il y a purgé une peine de prison, chez son père qui a, pendant ce temps, vécu la mort de sa femme. Un retour d'abord chaleureux mais qui va vite devenir invivable, où Sautet va mettre en scène avec justesse et intelligence des rapports père-fils marqués par la mort de cette femme, mais aussi dans la vision d'un fils qui va tout faire pour remonter la pente. Toute la galerie de personnages tournants autour de ce dernier va participer à la réussite de l'oeuvre et accentuer la fragilité, la frustration, la solitude ou encore les remords de ce personnage. Ils respirent tous la sincérité et montrent les faiblesses, valeurs et diverses particularités de la nature humaine, devant faire face à des problèmes comme la drogue ou les conditions, comme être ouvrier ou homosexuel.

Sautet montre à nouveau tout son savoir-faire et met en place une ambiance assez difficile, marqué par le manque de communication, la tristesse et les colères autour de cette relation. Il montre une vraie justesse et sensibilité, mais aussi sobriété derrière la caméra, nous immergeant totalement dans la vie des personnages, nous donnant même l'impression de partager leurs intimités et sentiments. C'est là d'ailleurs toute la réussite du film, mais aussi de l'ensemble de l'oeuvre de Sautet, savoir capter la vie avec les dilemmes et difficultés qui vont avec, mais aussi l'humain et la complexité des sentiments. Ici il le fait à merveille et fait ressortir toute l'émotion et la complexité des personnages qu'il dépeint.

La qualité d'écriture (tant les personnages que leurs évolutions et les dialogues) est donc sublimée par une qualité de mise en scène et de réalisation où Sautet se montre à nouveau inspiré et juste, trouvant aussi toujours le bon plan et sachant faire passer les émotions par des gestes, regards ou non-dit, qui en disent parfois bien plus que n'importe quel mot. Les sentiments sont toujours au coeur du récit, sublimés par un Sautet qui nous les fait vivre et donnant par la même occasion une dimension forte, sensible et dramatique à son oeuvre. De nombreuses séquences sont mémorables, à l'image d'un Dewaere plongeant nue, respirant alors la joie de vivre, ou quelques face-à-face entre lui et son père. Yves Roberts et Brigitte Fossey se montrent remarquables et ils entourent avec brio un merveilleux Patrick Dewaere, capable de retranscrire toutes sortes de sensations et ici véritable écorché aussi secret qu'impulsif et fragile, cherchant l'amour après être tombé dans la drogue.

Claude Sautet livre ici une oeuvre intimiste, humaine et d'une remarquable sensibilité et émotion, sachant capter avec force la complexité des sentiments, la vie et tout simplement l'humain, dirigeant par la même occasion une formidable troupe de comédiens dont un merveilleux Patrick Dewaere, dont parfois un simple geste, regard ou même silence en dit bien plus que n'importe quel mot.
soniadidierkmurgia

1 450 abonnés 4 357 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2015
Dans les entretiens qu'il a accordés à Michel Boujut, Claude Sautet confesse avoir voulu avec "Un mauvais fils" parler d'une autre génération après avoir passé la décennie des années 1970 à s'épancher sur les états d'âme des quarantenaires triomphants des Trente Glorieuses dont il révélait les fêlures cachées derrière les repas entre potes dans les bistrots parisiens et les week-end champêtres dans les résidences secondaires, signes de la réussite sociale au bout du chemin promise par le pompidolisme et le libéralisme avancé de Valery Giscard d'Estaing. Sans doute pour cette raison, il se sépare temporairement de Jean-Loup Dabadie pour évoquer le thème de la drogue que connait bien Jean-Paul Török,universitaire, critique pour Artmédia dont il a fait son nouveau scénariste le temps d'un film. Quitte à se renouveler, il n'emploie aucun de ses comparses habituels pour confronter sa direction d'acteurs à Patrick Dewaere, Brigitte Fossey, Yves Robert et Jacques Dufilho. Sautet qui était très à l'aise pour parler des gens de sa génération qu'il comprenait parfaitement choisit donc ici d'évoquer l'incompréhension entre un fils et son père, joué par Yves Robert, qui de façon abrupte évoque le décalage que lui-même ressent avec la génération qui suit, beaucoup moins attachée aux valeurs matérielles qui ont constitué le moteur de la Reconstruction puis des Trente Glorieuses fondées sur la promotion de la valeur travail. Selon les dires de Sautet et contrairement à ce qu'annonce le titre, René Calgagni (Yves Robert) ouvrier taiseux aurait plutôt le mauvais rôle dans cet affrontement familial ayant pour origine la mère de Bruno (Patrick Dewaere), morte de chagrin après le départ pour les Etats-Unis de son fils devenu dealer. Certes les deux hommes n'ont pas les mêmes références et un lourd passif les oppose, mais qui connait beaucoup de pères qui prennent leur fils de trente ans dans leurs bras et qui leur ouvrent leur porte après chaque dispute même violente ? A coup sûr ces deux là s'aiment sans savoir se le dire. Il faut donc nuancer le propos de Sautet (cf "Mes conversations avec Sautet" de Michel Boujut) et admirer le remarquable équilibre du scénario qui n'est jamais outrancier malgré la forte dose émotionnelle du sujet traité, hormis peut-être la scène du repas entre le père et le fils avec le conflit autour des deux "occasionnelles" assez peu crédible et pour tout dire assez mal dirigée, fait assez rare chez Sautet pour être noté. Parallèlement à ce lourd substrat, Sautet apporte une diversion roborative avec les personnages de Catherine (Brigitte Fossey) toxicomane en recherche de guérison et Adrien Dussart (Jacques Dufilho) libraire homosexuel au grand cœur qui tente de ramener les brebis égarées dans le droit chemin du respect de soi-même. Se tisse donc une histoire d'amour assez chaotique mais pleine d'espoir couvée par l'œil attendri de Dussart qui nous fait espérer des jours meilleurs pour Bruno. Ce pan du scénario plus lumineux malgré la rechute dans la dope qui rode apporte un salutaire contrepoint à la lourde incommunicabilité du père et de son fils. On peut donc dire que malgré les apparences et le destin tragique qui attend Patrick Dewaere deux ans plus tard, "Un mauvais fils" tout comme "Garçon!" rayonne dans la filmographie assez sombre de Sautet. Les acteurs sont une fois de plus merveilleux et Sautet démontre avec cette nouvelle équipe que sa réputation de directeur d'acteurs hors pair n'est pas usurpée. Pour la quatrième fois, Patrick Dewaere est nommé pour un César sans décrocher la timbale, s'enfonçant encore un peu plus dans le ressentiment qu'il éprouvait à l'égard d'une corporation dont il estimait qu'elle ne le reconnaissait pas contrairement à son frère d'armes Gérard Depardieu. Sa prestation parfaitement juste et totalement habitée nous fait mesurer la lourde perte que sa disparition a constitué pour le cinéma français. C'est Jacques Dufilho qui décrochera un César bien mérité pour le meilleur acteur dans un second rôle.
NomdeZeus
NomdeZeus

134 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2015
Changement d'époque pour Sautet: la distribution a changé (tout en restant ultra-talentueuse), le milieu social dépeint est moins bourgeois qu'à l'accoutumée, de nouvelles thématiques font leur apparition (la drogue, la rédemption...), et si le ton reste très sombre, le final laisse apparaitre une lueur d'espérance dans l'avenir. Un des films les plus intimistes de ce réalisateur qui peut également compter sur la performance solide de la plupart de ses acteurs (Dewaere, Fossey et Dufilho sont admirables) pour marquer l'imaginaire des spectateurs.
Ryce753
Ryce753

33 abonnés 431 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2015
Deuxième film de Claude Sautet que je viens de voir après le fort bon "Les choses de la vie" et je dois dire que pour le moment, j'adhère à son cinéma. En ce qui concerne "Un mauvais fils", inutile de faire une grande dissertation étant donner que la réalisation est assez "minimaliste".C'est un beau film réaliste, authentique, sobre et sans fioritures.Patrick Dewaere joue parfaitement son rôle de fils qui va tout faire pour se réintégrer dans la société après une condamnation pour trafic de drogues et c'est vrai que sur certaines séquences, il fait parfois de la peine. S'ensuivra quelques relations un peu tendues avec son paternel qui est interprété de manière très juste également par Yves Robert. La musique de Philippe Sarde est comme souvent très réussie avec un thème "jazzy" qui colle relativement bien à l'ambiance de ce film au ton mélancolique. A visionner au moins une fois ne fusse que pour sa culture cinématographique.
weihnachtsmann

1 632 abonnés 5 766 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2015
Un portrait émouvant et un film éprouvant sur l'amour filial. Quel acteur. Extraordinaire. On pourrait le comparer à Vincent Lindon de nos jours. Toujours à cran, sensibilité à fleur de peau, caractère difficile
Mephiless s.
Mephiless s.

74 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2015
Claude Sautet signe un film très bon, sur une époque difficile pour beaucoup avec un casting remarquable, un Patrick Dewaere incroyable, touchant et une excellente mise une scène!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 novembre 2014
Après le tournage de son "Histoire simple" (Romy Schneider reçut le César de la meilleure actrice en 1979), Claude Sautet s'approprie le monde de la classe ouvrière (le prolétariat) après avoir fustigé à tout bout de champ la société bourgeoise ("Les choses de la vie", "César et Rosalie", "Max...").
Il s'acoquine ici de Daniel Biasini (journaliste et Monsieur Romy Schneider à la ville) et de Jean-Paul Török (critique de cinéma) à l'écriture. Scénario : après avoir passé cinq ans de prison aux USA pour trafic de drogue, un homme rentre en France retrouver son père.
"Un mauvais fils" (1980), c'est surtout le sentiment de se faire peur et de s'oublier tel un poisson rouge qui fait le tour de son bocal. C'est aussi une mayonnaise qui prend sans que le vinaigre ne soit ajouté. L'on rajoute de l'héroïne, et l'on obtient "Un mauvais fils". Claude Sautet réussit un tour de force en s'attaquant à la fois aux drogués ainsi qu'à la petite classe ouvrière : les démonstrations de Claude sont d'autant plus chers à lui qu'au cinéma en général. Il s'agit bien des "choses de la vie" vues au travers des yeux d'un Patrick Dewaere (révélé par "Les valseuses", Annaud le fera footballeur dans "Coup de tête") complètement habité par son rôle, sans moustache ! Lui aussi dans des déboires peu reluisants (l'affaire avec le journaliste et le boycott de quasiment tous les journaux), il campe ici l'écorché vif de passage dans la capitale. Dewaere ne joue pas, il est Patrick, l'impulsif, l'éternel ange au regard bleu. Une interprétation subtile, sans fioriture, et montrant par la même occasion son grand talent d'acteur. Du très joli boulot en somme !
La relation père-fils est diablement bien maîtrisé, et toutes les nuances de ton se lisent sur le visage de Dewaere qui livre ici une interprétation hors-norme. Le père est joué par Yves Robert (le réalisateur de "La guerre des boutons" et "Nous irons tous au paradis"), charismatique, tenant fichtrement bien tête à Patrick. Convaincant, il est le filon auquel l'histoire s'accroche. Bravo Yves ! Un duo Dewaere-Robert marquant pour une belle leçon de cinéma. Super !!
A leurs côtés, Brigitte Fossey (elle prit le temps de s'ancrer dans son personnage de toxico. On la retrouve la même année dans "La boum") et Jacques Dufilho (qui reçut le César du meilleur second rôle pour son interprétation) complètent le tableau pour notre plus grand plaisir, car cette table à quatre (Dewaere, Robert, Fossey et Dufilho) permettent à Claude Sautet d'avancer dans son film comme la mayonnaise se mélange (voir mon commentaire ci-dessus).
Ajoutons là-dessus les partitions requinquantes de Philippe Sarde (à l'instar de Dewaere plongeant dans la Manche), et nous pouvons aborder ce Claude Sautet comme un instant de vie tel un claquement de doigts.
Pour finir, le réalisateur de "Vincent, François, Paul et les autres" cisèle "Un mauvais fils" comme la perte d'une société (les Trente Glorieuses sont terminées) et le renouveau d'une génération, Dewaere l'incarnant à merveille. Pas le meilleur Sautet, mais l'un des meilleurs Dewaere, assurément !
Spectateurs, encocaïnez vous !!
Roy Batty
Roy Batty

200 abonnés 215 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 septembre 2014
"Un mauvais fils" est un film charnière dans la riche carrière de Claude Sautet, car c'est la première fois depuis "L'Arme à gauche", en 1965, qu'il ne travaille pas avec au moins l’un de ses trois acteurs fétiches des années 70 : Romy Schneider, Michel Piccoli et Yves Montand. A la place de ses immenses comédiens, il donne le rôle principal de son film à un jeune acteur de la nouvelle génération : le non moins immense Patrick Dewaere. Bien lui en a pris tant sa performance est éblouissante et donne toute sa force à ce très beau film. Dewaere retranscrit parfaitement toute la complexité de son personnage, Bruno, un ancien drogué repenti, qui rentre en France après avoir passé cinq ans de prison aux Etats-Unis et qui va retrouver un père (Yves Robert) lui reprochant la mort de sa mère. Le scénario est construit de manière habile et montre bien l'évolution des rapports conflictuels entre le père et le fils, dont les rôles vont s'intervertir à la fin : le "mauvais fils" retrouve l'amour de son père et va devenir une sorte de papa pour son propre géniteur, qui est devenu "un mauvais père". Outre Dewaere, les autres acteurs sont très bons : Yves Robert impose toute sa prestance, Brigitte Fossey se révèle touchante et fragile et Jacques Dufilho y trouve un de ses plus grands rôles (son monologue final face à Dewaere est mémorable). La jolie musique de Philippe Sarde accompagne tout en douceur les images. "Un mauvais fils" est un grand film.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 792 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2015
Bruno Calcagni, 29 ans, rentre des Etats-Unis où il vient de purger une peine de 5 ans de prison pour traffic de drogue. De retour chez son père, contremaitre du bâtiment, les choses ont bien changé ; sa mère s’est donné la mort en son absence et son père le considère comme responsable. Bruno va essayer de recréer le lien avec son père tout en tentant de s’insérer à nouveau dans une forme de vie sociale. Il va tomber amoureux et travailler chez un libraire très humaniste.
Claude Sautet, taxé de faire des films sur les bobos pour les bobos, prend un virage en mettant au cœur du film le milieu populaire. Il reste toujours aussi convaincant et précis lorsqu’il s’agit de s’intéresser aux gens, à leurs états d’âmes, leurs tourments, leurs quotidiens et leurs quelques moments de joie. Son étude de personnages tourmentés par la vie essayant tant bien que mal de tracer leurs sillons sonne toujours très juste. Dans ce film simple, il aborde aussi de nombreux thèmes de société à travers des seconds rôles bien écrits : les liens familiaux (relation père-fils-maitresse du père), la drogue avec Brigitte Fossey, l’immigration avec son collègue de chantier, l’homosexualité à travers le libraire joué par l’excellent Jacques Dufliho. Ce dernier obtiendra un César bien mérité avec ce rôle profond et solaire de seul personnage totalement positif du film. Le reste du casting est aussi à la hauteur avec un très bon Yves Robert et surtout et encore une fois un Patrick Deweare magistral en marginal cherchant la rédemption. Composition encore bouleversante pour un comédien qui ne devait en fait pas tant composer que çà.
Cà reste un petit film mis en scène sans personnalité, mais agréable à suivre pour les comédiens qui animent l’histoire
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 juin 2014
Réalisé par Claude Sautet en 1980, "Un mauvais fils" raconte l'histoire de Bruno Calgani (interprété par Patrick Dewaere), un jeune homme de retour en France après avoir passé cinq ans dans un pénitencier aux Etats-Unis pour usage et trafic de stupéfiants. Il souhaite se réinsérer dans la société mais surtout renouer des liens avec son père (Yves Robert)... Ce film est un drame touchant porté par un Patrick Dewaere bouleversant et attachant. Les seconds rôles, Yves Robert, Brigitte Fossey et Jacques Dufilho (récompensé par le César du meilleur acteur dans un second rôle) le sont tout autant. Une très bonne réalisation, teintée de mélancolie, très sobre. Une belle œuvre signée Claude Sautet.
Jacques B.
Jacques B.

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2014
Un des meilleurs films de Claude Sautet, superbement interprété. Tous les personnages sont attachants et particulièrement bien dessinés. Très sombre du début à la fin, le film s'achève néanmoins sur une lueur d'espoir. Patrick Dewaere y est bouleversant.
Hotinhere

803 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2014
Bruno rentre en France et veut se réinsérer dans la société, après cinq ans passés en prison aux Etats-Unis pour trafic de drogue. Un Sautet poignant qui évoque les relations père/fils, superbement interprété avec un inoubliable Dewaere au regard noyé et douloureux, et un Yves Robert si émouvant dans le rôle du père.
QuelquesFilms.fr

364 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2013
Dans une veine réaliste et sensible, Sautet procède à la manière d'un pointilliste, par petites touches, pour dresser le portrait d'un homme fragile. C'est une chronique du mal-être quotidien, entre amour filial blessé, incommunicabilité, culpabilité... Le réalisateur parvient à éveiller un sentiment pathétique sans artifice, notamment grâce à Patrick Dewaere dont le regard désemparé et l'impulsivité borderline sont touchants. Il incarne un personnage fuyant, qui va finalement s'accrocher à la vie et à ceux qui lui sont chers. Une évolution lente et douloureuse, abordée avec une finesse psychologique et un humanisme réconfortant.
Roub E.

1 323 abonnés 5 414 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2013
Le " mauvais fils" ou les difficiles relations et les non dits entre un fils ancien toxicomane plein de culpabilité mais brûlant d envie de vivre et son père bourru, crevant de trouille devant les actes possibles de son rejeton. Le face à face Dewaere, Yves Robert est parfait entre retenue et explosion. J ai cependant trouvé quelques petites longueurs.
Samuel S.
Samuel S.

31 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2013
Un très beau film signé Claude Sautet. Les acteurs jouent super bien et Patrick Dewaere est un très grand acteur. A découvrir !
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