L'Emprise
Note moyenne
3,8
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62 critiques spectateurs

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RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2026
Une idée originale de combiner la possession démoniaque à l’érotisme, un récit non pas d’horreur mais respectant pourtant les codes d’épouvante au vu des instants stress donner et des « sursauts » soudains lorsque des arrivées démoniaques. Il est d’abord à noter la rapidité d’action avec laquelle les faits arrivent, à l’inverse du « Conjuring-verse » ou tout autres films du genre ou il faut attendre concrètement 30 à 45 min pour avoir les premiers moments clés, spoiler: ici nous les avons en seulement 10 et là se trouve la différence en therme de dynamisme, de percussion et de fluidité. Il est vrai qu’en théorie je suis l’adepte des développements et intro concrètes, là il faut avouer que ces derniers arrivent après mais avec une efficacité totale et une dose complète de scènes ou les jeux, réactions et conséquences sont elles aussi complètent. Barbara Hershey, récompensée à Avoriaz en 82, se donne à 1000 % et parviens d’un talent rarement vu à se figée au mur ou sur son lit face à cette entité invisible là violant sans qu’elle puisse s’en défaire, puis celle ou David Labiosa (son fils d’écran) est empêcher de là secourir, piéger et ne pouvant bouger, à l’assaut d’éclairs bleu tel un orage. Un jeu mutuel parfait à cet instant. Ron Silver, le psychiatre ne pouvant résoudre à lui seul ce mystère enveloppant cette femme, là soupçonnant quand même de s’inventer ces méfaits pour quelquonques raisons et d’en arriver à faire du mal sur ses enfants. Un psy qui se veut rassurant mais ne voulant ou presque pas gober à piètre mot de sa bouche. Un récit intelligeant aux effets percutant pour l’époque, certes les éclairs sont là pour le spectacle supplémentaire mais ce qui frappe, ce sont ces toucher insistants, ces palpations complètement folles qui prouve que les moyens existaient bien en 80 pour simuler l’invisible. De plus, les mouvements de folie de Barbara sont expressément sincères et terriblement efficaces. Moralement, un récit sur la conscience passée, les souvenirs de fréquentations louches voir nauséabondes amenant à des séquelles irréversibles. Morale du viol, des dégâts psychologiques irrémédiables, la peur et l’angoisse parfaitement incarnée par la famille
. Epouvante, érotisme, enquête paranormale, un récit fascinant et percutant qui refait les codes du genre sans même avoir eu besoin de montrer l’entité en question. Cela aurait nettement pu l’handicaper, pas du tout.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2025
Grâce à la focalisation interne, à de judicieux plans de caméra, à une introduction frontale au surnaturel, le spectateur adopte sans sourciller le point de vue de l'héroïne, passant de témoin externe de la menace à témoin concerné, d'autant que Barbara Hershey fournit une prestation intense. Pourtant, en présentant les attitudes des psychologues (dont le détestable professeur émérite borné), des membres de la famille (entre compassion et incrédulité), des chasseurs d'entités, l'intrigue (dont le rythme s'essouffle un peu en seconde partie) semble offrir plusieurs niveaux d'interprétation mais tranche clairement en faveur du paranormal (à l'inverse du cas réel dont elle est inspirée). Incontournable dans sa catégorie!
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2025
Sidney J. Furie est un faiseur très inégal... et prolifique. 48 films au compteur à ce jour, dont certains tournés à l'âge de 90 ans ! On trouve dans sa filmographie du vraiment bon ("The Ipcress File") ou du gros nanar ("Superman IV"). Et donc ce film d'horreur, "The Entity", qui fut moyennement apprécié en son temps, puis réévalué à la hausse par la suite.
"The Entity" démarre sans fard : Carla, mère célibataire de 3 enfants, est brutalement agressée et violée chez elle par... un spectre invisible ! Alors que les agressions continuent, elle tente de trouver un médecin qui pourra l'aider. Une histoire très vaguement adapté d'un fait divers.
Sur la forme, c'est franchement réussi. Barbara Hershey, présente dans quasiment toutes les scènes, est profondément impliquée. Le fait que le spectateur sache, comme elle, qu'il s'agit bien d'un être surnaturel et pas d'une hallucination, nous met immédiatement de son côté.
Les séquences d'agression sont particulièrement brutales. Entre la musique rentre-dedans de Charles Bernstein, simple mais efficace. Le découpage nerveux. Les débattements de l'héroïne. Et les quelques effets utilisés sont très bons. Dont ce fameux pelotage de seins, réalisé avec un mannequin sophistiqué pour donner l'impression que des doigts fantomatiques tripotent notre héroïne ! En même temps, c'est le pape Stan Winston à la barre des effets visuels. Je soupçonne que "Hollow Man" s'en inspirera pour une scène analogue.
Tandis que le réalisateur met la pression avec divers effets de mise en scènes. Dont des jeux sur des plans débullés, ou des doubles focales. "The Entity" reste d'ailleurs un film honnêtement flippant.
A noter que les passages avec l'équipes de para-psychologues font beaucoup penser à "Poltergeist". En réalité le tournage de "Poltergeist" a commencé quelques semaines après la fin de celui de "The Entity". Mais "Poltergeist" est sorti quelques mois avant. Il n'y a donc aucun plagiat, juste des similitudes. En tout cas "The Entity" avait une forme d'originalité à ce niveau à l'époque.
Sur le fond, le film propose des idées pertinentes, qui sont d'autant plus d'actualité. Le scénario évoque régulièrement le rôle de mère célibataire qui galère. Et surtout la psychologie d'une victime de viol, guère prise au sérieux par le système médical. On peut se dire que ce spectre lubrique représente n'importe quel agresseur sexuel qu'une femme subit impuissante, et qu'elle ne peut identifier ensuite. Et de voir tristement le système décortiquer sa vie pour la convaincre qu'elle imagine tout.
A bout d'un moment, il faut avouer que ça en devient un peu ridicule. Le psychiatre joué par Ron Silver refuse de croire à un fantôme, malgré les traces de violence, les témoignages, les photographies, les dégâts... Sans doute une manière un peu maladroite de dénoncer la façon dont les autorités traitent les victimes de crimes sexuels.
En tout cas c'est un solide film d'horreur, qui secoue toujours !
MrPellepat
MrPellepat

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2025
Excellent film à déconseiller aux âmes sensibles, un régal à chaque fois que je le regarde,lui et l'exorciste sont pour moi le sommet de l'horreur pour leurs époques
Bryan _
Bryan _

10 abonnés 436 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mai 2025
Un film éprouvant !

Le phénomène ne perd pas une minute à pointer le bout de son ombre !
Et cela durant les deux heures de film sans jamais s'arrêter !

Le film parvient aisément à créer l'effroi !
Il apporte également beaucoup de compassion, car l'histoire de cette femme est assez triste.

De plus, tout est inspiré d'un fait réel. Certes, on peut croire à une phrase racoleuse, mais pour le coup, le métrage s'inspire précisément du cas "Doris Bither". 

En tout cas, ce film n'a aujourd'hui plus rien à prouver.
Il n'est pas seulement culte, c'est par ailleurs une pépite dans le genre Hantise !
darmeos
darmeos

1 abonné 95 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2025
Friedkin a été aux sommets avec l exorciste . Sidney j furie aurait mérité la même place . Un film d’une force et d’une intelligence incroyable . Un vrai et pur chef d’œuvre du cinéma d’horreur et de l’épouvante
La sphère cinématographique
La sphère cinématographique

9 abonnés 189 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2024
Carla se fait attaquer à de multiples reprises par un poltergeist. Dès la première attaque, elle va consulter un médecin qui ne la croit pas du tout. Les attaques sont de plus en plus violentes, lui laissant des marques et des morsures sur le corps. Même avec toutes les preuves, les médecins ne la croient toujours pas. Elle croise des personnes travaillant à l'université sur des choses plus spéciales, qui vont accepter de l'aider. La situation va se calmer un peu, pour reprendre de plus belle. À chaque attaque, il a un fond sonore qui m'a fait avoir des palpitations comme j'ai eu rarement dans ma vie. Je ne vais pas aller plus loin dans mon explication, car sinon, je vais spoiler tout le film.
Ce film est très bon , même si moi, je n'ai pas trop accroché sur certains points. Il est à voir, il est très dur et surtout, pas à montrer à tous les yeux, âmes sensibles s'abstenir.
C'est bien une histoire basée sur des faits réels en 1974, sortira ensuite un roman en 1978 qui inspira ce film de 1981.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 737 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2024
Film très sous-côté et assez méconnu ! Inspiré d'une histoire vraie, le film d'horreur de Sidney J Furie est très bon à commencer par son jeu d'acteur et son scénario original ! Je le recommande
jean jacques Bothen
jean jacques Bothen

2 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2022
Un film qui scotche et qui fout la frousse , malsain et dérangeant d'assister à ses viols à répétition avec cette musique assourdissante.
Barbara hershey incroyable et un réalisateur au sommet ( d'ailleurs c'est la son meilleur film)
Un film rare que l'on pourrais qualifié de chef d'œuvre.
Une œuvre majeure assurément des années 80.
Un grand film.
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

37 abonnés 683 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2021
"L'emprise" est LE film de Sidney Furie à voir absolument !! En même temps le brave homme finit sa carrière en tournant des téléfilms avec Dolf Lundgren, la vieillesse est un naufrage... Pour en revenir à "l'emprise" c'est pour moi un monument du fantastique / épouvante au même niveau que "l'exorciste". Barbara Hershey est impériale et Ron Silver est ultra crédible en psychiatre cartésien. La bande son est d'une originalité et d'une efficacité redoutable (surtout dans la 1ère partie du film). Il plane sur ce film une atmosphère sexuelle qui ferait passer la petite culotte de Sharon Stone dans "basic instinct" pour une coiffe de bonne soeur. Rassurez vous ce n'est absolument pas un film érotique sous des dehors fantastiques, disons que le sexe fait partie intégrante de l'histoire... de toutes façons vous verrez bien, parce que vous allez le voir, vous ne voudriez pas que je me fâche tout rouge et que je distribue des bourre pifs aux récalcitrants. Je conclue en disant que la fin est juste énorme et m'a plié de rire et pourtant "l'emprise" n'a rien d'une comédie. Un chef d'oeuvre tout simplement. 5 / 5
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 février 2021
J'adore. Un de mes films "paranormaux" préféré.

Il apporte en plus le côté psychologique, et le "combat" intellectuel entre ceux qui y croient et ceux qui n'y croient pas.
Le personnage du psy est vraiment bien dans le rôle de celui qui ne croit pas à tout ça...

Et puis l'actrice est formidable.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2020
The Entity file avec une intelligence rare la métaphore du viol comme traumatisme d’un passé qui revient sans cesse, une métaphore déclinée sous deux angles concurrents et qui tendent ici à se compléter : le psychologique d’une part, le paranormal d’autre part. Il s’agit une fois encore de la rivalité entre science officielle et science expérimentale, sciences véritable et science-fiction avec ses éclairs bleus, ses jets de lumière jaune, sa montagne de glace qui finit par imploser. Sidney J. Furie compose ainsi un chef-d’œuvre d’épouvante qui réussit à terrifier par la simplicité de ses effets qui, au lieu de chercher la virtuosité, investissent le corps humain pour le toucher, le déformer, le maltraiter. C’est un mal à fleur de peau et dans la peau, un mal autant extérieur – les coups, les pressions que reçoit Carla – qu’intérieur. Le corps devient le carrefour de charges opposées, le réceptacle de mouvements centripètes et centrifuges ; la caméra alterne constamment les plans sur le corps de Carla et celui de la maison, comme si tous deux entretenaient l’un avec l’autre une relation étroite. Nous avons l’impression que les manifestations dans le domicile familial extériorisent les troubles de la jeune mère, les traduisent en architecture, en concret que la clausule propose d’ailleurs de rebâtir, usant d’artifices. The Entity est obsédé par la gémellité, cultive le double depuis ses jeux de miroirs jusqu’à l’utilisation massive de la demi-bonnette afin de rendre nets deux personnages en dépit de la profondeur de champ et du flou qui devrait en résulter. Ces deux réalités mises sur le même plan, en collaboration active, se multiplient à leur tour : science occulte versus science officielle, père du premier enfant versus père des deux derniers, docteur en centre hospitalier versus doctoresse en paranormal. Deux associés du paranormal également. Comme pour rappeler la dualité de l’homme, tiraillé entre un corps physique et un corps métaphysique, entre des besoins concrets et une soif d’infini. Et pour ce faire, Sidney J. Furie donne vie à une œuvre superbe, coup de force esthétique porté par la musique incroyablement moderne de Charles Bernstein – on pense aux sonorités électroniques qui seront utilisées dans It Follows, entre autres – qui passionne et terrifie, annonce le cinéma de James Wan, révèle enfin le talent immense de son actrice principale, Barbara Hershey. Un film magistral et essentiel.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2020
De la filmographie touffue et impersonnelle de Sidney J. Furie n'émergent que peu de films marquants, hormis "Icpress, danger immédiat" (1965) , "L'homme de la sierra" (1966), "Chantage au meurtre" (1967) ou "L'emprise", film d'angoisse à petit budget sorti en 1982 qui remplit parfaitement son office et qui nous occupe ici. Le scénario est écrit par Frank de Felitta à partir de sa propre nouvelle inspirée du cas de Doris Bither, une jeune femme qui en 1974 avait déclaré avoir subi à plusieurs reprises les agressions sexuelles d'une entité inconnue non matérialisée. Le département psychiatrique de la faculté de Los Angeles s'était à l'époque penchée sur l'affaire. ACI (American Cinema International) décide de s'emparer du sujet pour en faire un suspense autant psychologique qu'horrifique. Sidney J. Furie est rapidement intégré au projet pendant que Jill Clayburgh, Sally Field, Jane Fonda et Bette Midler sont envisagées pour le rôle titre. Mais après le désistement de ces quatre actrices de premier plan, c'est finalement Barbara Hershey engagée à seulement dix jours du tournage qui obtient le rôle. Arrivée sur le tard, la jeune actrice qui a déjà une solide expérience à défaut d'un rôle majeur à son actif, constitue l'atout majeur de "L'emprise" qui exige beaucoup d'implication et de force de conviction pour rendre crédible l'angoissede cette jeune femme seule avec trois enfants, faisant face à un mal tout à la fois diffus, violent et très intime. Le prix d'interprétation au Festival d'Avoriaz en 1983 et les critiques élogieuses de son interprétation ont permis à Barbara Hershey d'enchaîner sur une décennie très fructueuse où elle sera dirigée par Philip Kaufmann, Woody Allen, Barry Levinson , Martin Scorsese ou Andrei Konchalovsky dans des rôles importants. Sidney J. Furie n'est pas en reste qui orchestre assez habilement la montée en tension tout comme une chronologie des faits certes conventionnelle mais plutôt efficace. Le tout est exposé avec une relative sobriété qui fait aujourd'hui tout le sel du film et pallie à la pauvreté quelquefois visible des effets spéciaux de l'époque. Sans oublier bien sûr la ravissante et talentueuse Barbara Hershey. Attention toutefois, "L'emprise" n'est pas un sommet du genre.
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2020
L'Emprise est un film d'horreur bien réalisé sur un phénomène surnaturel qui tourmente une femme en l'attaquant sexuellement à plusieurs reprises. Ce qui me frappe dans ce film, c'est qu'il est censé être basé sur des faits réels. Barbara Hershey donne une très bonne performance en tant que Carla Moran, la femme qui un soir a vu sa vie bouleversée lorsqu'elle a été violée par une masse invisible. Et ce visiteur invisible n'a aucune intention de la laisser seule. Elle cherche d'abord l'aide d'un psychiatre qui selon elle ne l'aide pas. L'Emprise est assez effrayant à certains moments aidé par une partition musicale de l'immense Charles Bernstein. Il y a des scènes qui sont un peu risibles mais pour moi le film m'a donné plus de frayeurs que de rires. Hershey donne une performance formidable dans un premier rôle au cinéma qui aurait pu être humiliant mais qui ne l'est pas. L'Emprise a quelques moments idiots mais dans l'ensemble c'est un film d'horreur efficace...
Tyto
Tyto

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2020
Très bon réalisation. Pour un film de 1981, je trouve qu'il n'a pas trop mal vieillis. Les acteurs sont vraiment excellent.
Le scénario laisse à désirer. Je penses que le scénariste, qui est d'ailleurs le l'écrivain du livre inspiré d'une histoire vraie, aurait dû garder le déroulé de l'histoire originel, car il y avait pas mal à faire avec. Le film aurait gardé une trace dans les films cultes. J'y ai mis une bonne note pour la réalisation de qualité et les acteurs. Mais surtout pour le côté nostalgique de pas jeunesse. Ce film m'avait marqué autant que l’exorciste.
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