Le Juge et l'Assassin
Note moyenne
4,0
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149 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 novembre 2019
J'ai beaucoup aimé ce film! Galabru joue très bien et comme d'habitude, Noiret est superbe! Tantôt aimés et tantôt détestés, les personnages du film sont assez ambigus et on ne sait pas quoi en penser.
Bucarestboy
Bucarestboy

1 abonné 39 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2018
tres beau jeu d'acteur et textes superbes...
NOIRET BRIALY et GALABRU sont excellents dans leur rôle...
Ombrazur
Ombrazur

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 décembre 2025
Hola ! Tavernier ! un carafon de rouge !
Parlons cinéma : parlons des prises de vue de l’ardèche belles comme des cartes postales ( ou des diapos de vacances ), de quelques décors d’époque parfois bien chargés, mais coquets, des séquences de  vie du XIX ème : carosses cahotant sur des chemins escarpés ou scènes de marchés de village un peu étriquées…
Parlons d’un montage improbable mélangeant tout au long du film l’avancée tragique du héros de l’histoire, la vie du juge les délires du personnage joué par Michel Galabru ( de manière hystérique et outrancière d’ailleurs ). La durée du film et son rythme nuisent à sa compréhension. Philippe noiret est parfait dans le rôle du juge ce qui sauve le film du naufrage absolu.
Mais parlons surtout du parti pris de l’auteur : Quelle haine pour ce juge qui fait son travail au mieux, mais avec un zèle un peu psychorigide certes. Il est quand même à la recherche d’un forcené qui a tué après les avoir violés une douzaine d’ados et d’enfants ! Ses moyens pour y parvenir sont limités par ceux de son époque. Et il faut retrouver le fuyard au milieu de 4 à 500 000 cheminots qui parcourent les routes de France : Sûr qu’il faut être motivé et utiliser des méthodes rigoureuses pour y parvenir. Et c’est ce qu’il va réussir à faire. S’il en tire profit, ce n’est pas notre problème puiqu’il est dans son rôle ! Pour salir ce juge, Tavernier en fait un violeur occasionnel : c’est très mal venu.
La référence au nombre d’enfants tués au travail est carrément inaudible : Le travail des enfants au 19ème est encadré par la loi, donc légal.
Après la défaite de 1870, une nouvelle loi est votée en 1874. 12 ans devient l’âge minimum pour travailler. À partir de cet âge, le temps de travail imposé est de six heures puis 12 heures entre 13 et 16 ; le travail de nuit est interdit jusqu’à 16 ans ; un corps d’inspecteurs est fondé. Par la suite les lois Jules Ferry en 1881 et 1882 accélèrent l’évolution : l'instruction des enfants devient obligatoire ; la scolarisation devient gratuite. En 1893, à 13 ans, la durée est limitée à 10 heures plus une heure de repos. Les lois se succèdent à partir de 1900 mais il faut attendre 1967 pour voir la scolarité rendue obligatoire jusqu’à 16 ans !
En réalité il y a des enfants qui travaillent dés l’âge de 6 ans !
Aussi injuste qu’il paraisse, c’est un état de fait à cette époque : pour diverses raisons il y a des millions d’enfants qui travaillent et cela dès le plus jeune âge et dans des conditions effrayantes.
Tavernier regarde le 19ème siècle par le petit bout de la lorgnette pour nous sortir des jugements à l’emporte pièce.
De plus il nous sort des images de la commune qui s’est passée en 1871 alors qu’on est en 1895… Pas terrible !
La réalité c’est que les moyens de la médecine de l’époque n’avait rien à voir avec ceux de la fin du XX ème siècle et que l’on classait les sujets en fou ou pas fou sans grande nuance, que l’on pouvait laisser repartir un gars qui s’était tiré 2 balles dans la tête sans sourciller ! Bien sûr que cet homme était dément, bien sûr que de nos jours on aurait pu définir son état et le soigner ! Mais pas à cette époque ! Et donc il est devenu criminel et dangereux et en tant que tel compte tenu du contexte sa condamnation devenait imparable.
Il y avait de quoi faire un bon film, mais le réalisateur a privilégié ses jugements personnels ce qui discrédite son œuvre, à mon avis, et la fait tomber dans la catégorie des diatribes oiseuses et vindicatives.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 avril 2016
Un film d'une intelligence rare inspiré d'une histoire vraie. Galabru est brillant dans le rôle de ce vagabond torturé, très justement récompensé par le César du meilleur acteur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mai 2007
Très bon film sur la solitude du juge d'instruction. Comment instruire ? Applique t-il la bonne méthode ? Reste t-il objectif ? Pilippe Noiret est une nouvelle fois remarquable dans ce rôle. Mentions spéciales à la réalisation de Bertrand Tavernier et à l'interprétation phénoménale de Michel Galabru. Du grand art !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 novembre 2019
Pourquoi avoir transformé un formidable jeu d acteurs en un message politique artificiel. La conclusion en forme de comparaison des crimes commis par un détraqué et les enfants morts dans les usines gâche tout et révèle une analyse anachronique et subjective. Si Galabru et Noiret sont remarquables, le jeu de Brialy récompensé par un Oscar paraît fort pauvre... On est passionné pendant les 3/4 du film et déçu par la fin en eau de boudin. À voir une fois par culture cinématographique ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mai 2010
Au delà de l'intérêt évident du film et du grand talent de Tavernier, un Noiret très à l'aise, un Galabru renversant... et un Brialy extraordinaire d'intensité et de souffrance rentrée.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 janvier 2016
Le très bon film français Le Juge et l'Assassin de Bertrand Tavernier sorti en 1976, avec comme acteurs Michel Galabru (Joseph Bouvier, l'assassin), Philippe Noiret (le juge Rousseau), Jean Claude Brialy (le procureur Villedieu) s'inspire du tueur en série français Joseph Vacher, surnommé le « tueur de bergers » ou le « Jack l'Éventreur du Sud-Est », qui commit de nombreux crimes atroces dans l'hexagone à la fin du XIXème siècle.
Dans ce long métrage Joseph Vacher, interprété par Michel Galabru, est rebaptisé Joseph Bouvier, et le juge Fourquet, interprété par Philippe Noiret, est rebaptisé Rousseau.
A noter que Joseph Vacher commet tous ses crimes avant trente ans alors que l'acteur Michel Galabru a plus de cinquante ans à l'époque du film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 décembre 2007
Le juge et l’assassin fait partie de ces films monde qui nous permettent de sortir du cinéma plus éveillé que l’on y est entré. Tout d’abord, c’est un film-beau, car tout y est formellement parfait : des acteurs superbes, on pourrait user sa plume à en parler, une photographie qui transforme chaque scène en tableau de maître et la musique d’Alain sarde qui mêle astucieusement sophistication et air populaire. A ce propos, on notera les deux chansons très émouvantes écrites et interprétée par Jean Roger Caussimon, chansons qui ne toucheront vraisemblablement que ceux qui en partagent le discours, mais bon, y’a pas de mal à se faire de bien. Ensuite, à travers la relation passionnelle de deux individus chacun d’un coté de la loi, ce film soulève des problèmes politiques avec lesquels nous ferraillons toujours : la question de la responsabilité individuelle, le rôle de la justice dans la société, la réalité de son indépendance politique et sociale ; le tout avec finesse et sans jamais transformer l’action en illustration didactique, du grand art. Film monde, enfin, par le cadre historique qui nous ramène au temps de l’affaire Dreyfus et de l’entrée des pauvres en politique, quand les masses s’appropriaient les grandes questions de l’heure. A une époque où l’histoire semble se dérouler sans nous, il est bon, comme le fait ce film, de rappeler qu’il n’en a pas toujours été ainsi et qu’il y eu des époques ou elle était dans la rue, ou les individus, du chansonnier au magistrat en passant par la soubrette y tenait sa place. On pourra opposer à cela la naïveté quasi « soviétique » de certaine scène édifiante, mais, à notre époque ou il est de bon ton d’enterrer toutes volonté d’émancipation sous des montagne d’oublie quand ce n’est pas des monceaux d’insultes, un film qui tord parfois maladroitement le bâton dans l’autre sens relève quasiment de l’hygiène intellectuelle. En cela, « le juge et l’assassin » est une sorte de pied de nez à tous ceux qui nous voudraient sans mémo
Vincent T.
Vincent T.

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2016
Un chef d'œuvre du cinéma français. Bertrand Tavernier réalise un de ses trois meilleurs films. Une brochette d'acteurs au top de leur forme, avec un Michel Galabru aussi inattendu qu'inégalable. Un polar historique superbe ! On ne peut pas en dire plus pour ne pas gâcher le scénario...
Titlia
Titlia

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2025
Un chef d'oeuvre. L'interprétation de Michel Galabru est géniale. J'ai en mémoire toutes ses interprétations dans plusieurs films. La phrase qui résume sa présence dans certains films: il faut bien manger.
Benoît
Benoît

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 avril 2026
J'ai ressenti une tendresse pour l'assassin de Tavernier. C'est peut être ce qui démontre le mieux la réussite de ce film, sa sincérité. La beauté de la manifestante, en toute fin. La jeune française à l'âme qui luit. Ces ouvriers qui la suivent. J'ai ressenti le combat des idées au fond de moi. Et la solitude du vagabond aussi, sa détresse. La rigueur de la droiture. Un film de gauche, assurément. Politisé, probablement. Mais qui prête à réfléchir, simplement.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 novembre 2019
Un film magistral
Tous excellents
Un GALABRU hors concours
Écrasant litteralement ses brillants collègues
J'ai beaucoup aimé
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2026
On croit s'asseoir devant une enquête policière, on se relève face au procès de toute une société. Très vite, Tavernier lâche le suspense pour un terrain plus risqué : un huis clos mental où deux hommes s'affrontent à coups de mots, et c'est précisément cette bascule, que je n'attendais pas, qui m'a cueilli. Le titre joue avec nous jusqu'au bout : qui est vraiment le monstre, le tueur d'enfants ou le juge qui l'envoie à l'échafaud pour sa propre gloire ? Michel Galabru, qu'on connaissait pour faire rire, est ici méconnaissable : implorant, farceur, terrifiant, pitoyable, capable de passer dans un même plan d'une malice d'enfant à une noirceur qui glace. On ne sait jamais s'il est fou ou parfaitement lucide, et c'est ce doute qui fait tout le malaise. Son César, il ne l'a pas volé : difficile de citer, dans le cinéma français des années 70, une performance aussi vertigineuse. En face, Philippe Noiret est impérial, douceur mielleuse et ambition de marbre, moins son adversaire que son reflet cynique. Et leurs échanges sont un régal, portés par des dialogues ciselés, pleins d'humour noir, où le monstre perce sous les belles manières.

Derrière leur duel se déploie une France de 1893 rongée par la misère, la peur des fous et un antisémitisme rampant, que résume une réplique terrible : « un pauvre, ça n'a aucune chance ». Le vrai coup de force, c'est de faire d'un seul homme, d'un fait divers sordide, le miroir tendu à toute une époque. Les paysages d'Ardèche, filmés en grand format, donnent une ampleur de western à cet homme minuscule, perdu dans les vallons, étranger au monde. Le film ne console pas, ne tranche pas, ne nous laisse jamais en paix : il complique l'horreur au lieu de la purger. C'est un grand film bicéphale et inconfortable, dont on n'oublie pas un visage : celui de Galabru, monstre et martyr à la fois, qu'on aperçoit au loin dans les montagnes françaises.
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