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Coet
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3,0
Publiée le 15 janvier 2025
Intéressant de revoir ce film avec beaucoup de recul tant il avait eu de succès à sa sortie. Ce qui reste c’est un excellent numéro d’acteurs et Galabru complètement à contre emploi en tête. C’est aussi l’inoubliable passage avec l’orgue de barbarie de Jean René Caussimon. Mais c’est malheureusement une fin complètement ridicule qui tombe comme un cheveu sur la soupe, probablement un exercice obligé dans le monde artistique français de la fin des années 70.
Attention aux âmes sensibles, ce film est particulièrement effrayant même s’il ne recèle pas d’image choquante. La scène du chant de Jean René Caussimont (pas certain de l’orthographe...) est absolument magnifique. A côté de Galabru, Hannibal Lecter paraît mignon.
Le film aurait pu être génial mais c'est raté. Le seul crédit est à mettre au profit des acteurs.
Tavernier s'est essayé à un pamphlet politique façon Germinal avec Zola et Dreyfus omniprésents alors qu'il a entre les mains ce trésor avec cette affaire criminelle sur un tueur en série pédophile qui est une première judiciaire mais ne devient au plus qu'un prétexte pour asséner ses vérités
Ce qui gache totalement la prestation exceptionnelle de Galabru et un César amplement mérité.
Son interview pour Arte en 2019 ne vient même pas atténuer cela où il se montre sous un jour assez pitoyable chargeant même son chef décorateur qu'il nomme et qualifie de médiocre pour des affiches que lui même aurait très bien pu filmer de façon moins ostentatoire, cela sans rendre justice a un travail bien visible sur cette reconstitution historique.
En Hommage à Galabru j'ai regardé hier soir "Le juge et l'Assassin" de Bertrand Tavernier...et bien hier soir j'ai vu un Chef d'Oeuvre du 7éme Art, pas un chef d'oeuvre du cinéma français mais un chef d'oeuvre du 7éme Art.
D'une profondeur inouïe, ce film a mis en avant les talents d'acteurs de Galabru qui a reçu, à l'époque, un césar pour sa prestation du sergent Joseph Vacher, renommé Bouviet pour le Film, le Jack l'éventreur français. Auparavant cantonné aux films, semi nanars, comiques (que j'affectionne énormément), dans lesquels il incarnait des personnages à l'humour potache, Galabru est juste A.HU.RISSANT dans ce film, j'en ai même était glaçé et subjugé par moment. Lui qui pour moi rimait avec bidonnade, ici, il m'a littéralement mortifié. Personnage absolument fascinant dans sa démence, dans sa profondeur et son sens. Reflet Morbide et éclatant de son époque, il en devient presque "beau". Romanesque. Quelle performance. Inoubliable.
Tiré de l'histoire vraie de Jospeh Vacher dit l'éventreur de Berger, la réalisation de Tavernier pour nous conter cette histoire est juste parfaite. Comme d'habitude, il filme la nature comme personne, elle en devient un personnage à part entière, personnage dessinant la topographie mentale de cet assassin, parcourant ces campagnes françaises faites de cols abîmés, de ruines, de champs vides et vivants, de descentes raides et périlleuses. La prestation de Brialy est elle aussi très bonne, son personnage est d'une richesse passionnante et perturbante. Ce personnage pourrait faire l'objet d'un film à lui tout seul. Noiret toujours impeccable, il interprète de manière très juste ce juge à la fois humain, sympathique, vil, calculateur, ambitieux et finalement monstrueux....
Historiquement riche, plein de sens sur son époque et profondément cynique (époque dreyfus où l'antisémitisme était de rigueur, époque où l'anarchisme était un crime, le socialisme une marginalisation), Le juge et L'assassin joui d'une bande son et de chansons extraordinaires (mention spéciale pour "la complainte de bouviet", chantée par Caussimon. Magnifique). Elles renforcent cette ambiance hors du temps, glaciale, morbide mais à la fois chaude et chaleureuse, profondément humaine. Rien n'est blanc, rien n'est noir, tout est effroyable et beau, tout est nuancé d'un panel de couleurs chaudes et froides.. le spectateur passe par une alternance de ressentiment impressionnante.
Film politique, plaidoyer social, sociétal, polar noir, enquête policière, profilage, film psychologique...Rare sont les films d'une telle richesse, Tavernier est vraiment unique.
Bref hier soir j'ai découvert un chef d'oeuvre, j'ai pris une bonne claque dans le chiko, une bonne décharge du fion jusqu’au rachis. Chapeau.
BTavernier a souvent rélisé des films intéréssants et intelligents et même si certains ont quelque peu vieillis , sa filmographie reste l'une des plus regulières du cinéma français. Incontestablement son chef d'oeuvre demeure 'Le Juge et l'assassin "réalisé en 1976 , un film inspiré d'un célèbre fait divers qui passionna et divisa la France a la fin du XIX siècle a savoir la cavale sanguinaire de Joseph Vacher qui assassina et tua au moins une vingtaine de personnes et qui fut guillotiné en 1898 .Avec un talent indéniable de narrateur Tavernier nous raconte l'itinéraire de cet ancien soldat , amoureux éconduit qui tenta de tuer sa fiançée et de mettre fin a ses jours en se tirant deux balles dans la tête ,le destin décida de les faire survivre tout les deux mais Vacher (Bouvier dans le film de tavernier) resta psychiquement atteint (crises de paranoïa, hallucinations) il passa plus de six mois à l'asile où fort peu soigné Il tentera à de multiples reprises de s'échapper .Libéré et considéré comme guéri par les psychiatres il passe par des crises de folie mau cours desquelles il viole, éventre, mutile des adolescents .personne ne discutera le fait que ce film restera le plus grand rôle de Galabru absolument incroyable et époustouflant dans le personnage du tueur halluciné acteur il forme ici un duo épatant avec Philippe Noiret un fidèle de Tavernier qui interpréte le juge Rousseau ,homme intègre et juste qui va se passionner pour cette affaire au point qu'elle devienne pour lui une obsession totale.Le film ne se contente pas de raconter l'une des plus terribles affaires judiciaires de notre pays il pose aussi la question de la manipulation des médias dans un pays qui vient alors de se déchirer pour l'affaire Dreyfuss. intelligemment Tavernier laisse a chacun la libre interprétation du cas de Bouvier il ne nous dit a aucun moment qu'il est innocent mais sans le présenter comme une victime il laisse entrevoir la possibilité qu'il n'est peut etre pas coupable
Un chef d'oeuvre très politique. Une vraie profondeur et une absence de manichéisme quoi que les magistrats semblent d'immondes charognards, pas très loin du naïf et fol assassin. Un film dont on ne peut se passer.
Un film magnifique avec un Michel Galabru époustouflant entouré par des acteurs talentueux (Philippe Noiret, Jean-Claude Brialy, Isabelle Huppert, Jean-Roger Caussimon, René Faure ...). Si on ajoute les très beaux paysages de l'Ardèche et la musique de Philippe Sarde, ce film mérite largement quatre étoiles même si peut-être, la dernière scène est de trop !
Le meilleur rôle de Galabru, ce qui nous fait regretter cet acteur si mal utilsé. Le film est un chef d'oeuvre absolu où la patte de Monsieur Tavernier se déploie avec talent. Noiret est génial dans sa confrontation avec le tueur. Un très grnad film français à voir et revoir
J'ai trouvé la première heure un poil longuette. Le périple de Bouvier est lassant. La seconde heure est plus intéressante. Un peu plus de réflexion sur les personnages. J'ai trouvé les acteurs meilleurs. Un peu moins "pressés". Sinon j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à l'un ou à l'autre des acteurs. Ils passent et repassent inlassablement. Les scènes sont fugaces. Sinon il est intéressant de comprendre un peu la médecine de l'époque et également du rôle que tenait un juge d'instruction. Les enquêtes n'étaient pas donnés aux gendarmes mais aux juges directement. Bref, à voir mais bon sans plus.
Très grosse performance de Galabru (cesar amplement mérité) ainsi que Noiret, Brialy et Huppert. Un film à texte, avec une époque à défendre et une justice à expliquer. Le délire de Bouvier est très bien travailler et ce juge couver par sa mère... Une bonne intensité et une belle photographie également. La réalisation est plutôt rythmé. Un bon cinéma socio judiciaire.
Un film poignant qui doit beaucoup à la confrontation Noiret Galabru . Une grande intensité se dégage de ce film dramatique à la mise en scène soignée . Superbe .
Ce film est lamentable. Dans tous ses films, Philippe Noiret reste Philippe Noiret. Galabru me fait pitié, il joue très mal, ce rôle n'est pas pour lui.
Fin du XIXème, Joseph Bouvier est révoqué de l'armée à cause de ses excès de violence. Suite à ce renvoi, l'homme s'attaque à sa fiancée et tente de se suicider, en vain. Après un séjour en hôpital psychiatrique, Joseph ressort de cet endroit encore plus enragé et décide de se venger sur toutes les personnes qui croiseront son chemin en Ardèche. Non loin de là, le juge Rousseau, passionné par l'affaire, prend part à l'investigation et se met sur les traces de Bouvier. Bien décidé à le mettre sous les verrous, c'est le début d'une chasse à l'homme..
Avec une prestation de Michel Galabru, il ne joue pas Bouvier, il est Bouvier, il réussi à créer une chose rare: une empathie réelle avec son personnage, malgré la monstruosité du personnage, on s'y attache, et on prends partie pour l'assassin,
Belle description aussi du milieu Nationaliste Français de l'époque, ce mélange de vieilles badernes et d'impitoyables représentants de l'ordre, tout un pan de l'histoire souvent oublié.