Le Juge et l'Assassin
Note moyenne
4,0
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149 critiques spectateurs

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landofshit0

316 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2013
Certes Galabru est ici dans un autre registre de personnage, seulement Tavernier comme à son habitude n'arrive pas à humaniser ses personnages ils restent en surface et sont sommairement traités. Tarvenier veut faire du grand cinéma,mais il lui manque tout un tas de paramètres pour arriver à en faire,le plus gros étant son incapacité à les rendes vivant,dès lors il est impossible d'avoir la moindre empathie ni pour le juge ni pour l'assassin.
Julie M.
Julie M.

38 abonnés 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2013
Le Jack l'Eventreur français.
Plusieurs choses sont sensationnelles dans ce film : l'interprétation de Galabru (absolument époustouflant dans ce role), l'ambiguité de son personnage, l'immersion dans une France qui peinait à reconnaitre l'irrésponsabilité pénale pour les malades mentaux, ce combat tacite entre un juge et un assassin ..

Vraiment un beau film, un peu dur parfois, mais jamais glauque.
A voir!
Hotinhere

808 abonnés 5 533 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2013
En 1893, un illuminé dangereux parcourt la France; un juge sans scrupule part à sa recherche. L'affrontement de deux violences, l'une démente, l'autre légale et répressive. Michel Galabru tient son plus grand rôle.
poneyexpress10
poneyexpress10

2 abonnés 50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2012
C'est un film intéressant par le portrait qu'il fait d'un tueur incarné par Galabru: il est magistral dans ce rôle. Intéressant aussi la reconstitution de l'époque les années 1890 en France. Le film cerne l'ambiance, les débats de société, la manière de penser, c'est une vertigineuse plongée dans l'histoire, exprimé avec beaucoup de virtuosité. Cette France se déchire entre droite et gauche déjà, conservatisme et soif de justice sociale. Les hiérarchies rappellent celle d'un autre pays, l'Angleterre victorienne, et tout est sur le point de naître. Le pouvoir de la presse, la religion puissante force de conservation, qui ne parviendra pas à écraser les mouvements sociaux (les anarchistes sont cités toujours défavorablement, alors que la société semble comme figé: mais les injustices sociales sont tellement criantes qu'ils ont un grand retentissement dans la population). Le film fait penser à une cocote minute, à l'image de l'esprit dérangé de Bouvier, qui parfois la rage au ventre, se fait déborder par ses pulsions sexuelles et criminelles, et commet des meurtres qui étonneraient aujourd'hui par leur sauvagerie. Ainsi la question de juger si il est pénalement responsable de ses actes, ou pas, c'est presque reconnaître l'homme dans sa complexité, reconnaître à travers le procès de Bouvier cette ligne de démarcation de l'ordre, la justice hygiéniste, la pensée rationnelle, séparé des pulsions qui habitent chacun, de la colère, de la folie, et cela plaide en faveur de l'anti psychiatrie, quand on voit Philippe Noiret s'abandonner à son désir pour Isabelle Huppert, avec la culpabilité que fait peser la bonne morale. Le film est très riche.
Max Rss
Max Rss

260 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2012
Tiré d'évènements ayant eu lieu en 1893, avec ce film Bertrand Tavernier signe un sévère réquisitoire contre la justice des castes et les excés que le pouvoir peut entraîner. Avec un Philippe Noiret impeccable comme souvent et un Michel Galabru surprenant dans un tout autre registre. A noter que pour sa prestation, Galabru remportera le César du meilleur acteur en 1977, récompense méritée. Bertrand Tavernier sera également récompensé en obtenant le César du meilleur scénario. Michel Galabru incarne un ancien sergent d'infanterie à l'esprit simple exalté. Homme au passé pesant, il va se lancer dans une cavale meurtrière dans la campagne ardéchoise... Face à lui un juge (Noiret) le suit à la trace, l'attend au tournant... Un bon Tavernier où le réalisateur lyonnais démontre une nouvelle fois son grand potentiel. Avec un Galabru impérial dans la peau d'un assassin, l'acteur de comédie populaires en surprend plus d'un avec sa composition dans ce rôle dramatique...
Julien D

1 345 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2012
Le troisième long-métrage de Bertrand Tavernier est connu pour le face à face entre Philippe Noiret et Michel Galabru, celui-ci dans un rôle que lui-même considère comme le meilleur de sa carrière. Comme souvent, le réalisateur oppose des êtres diamétralement opposés, un vagabond rendu fou par un suicide raté et un juge bourgeois, tout deux rendu aussi attachants malgré leur violence ou leur arrogance respective. Ici cette opposition met en avant le problème intemporel de l’objectivité de la justice rendu plus difficile encore en période de bouleversements politiques et sociaux. La France rurale de la fin du 19ème siècle, époque où s’opposaient un clergé radical à un socialisme naissant, est parfaitement reconstituée à travers une photographie et une musique splendides. En plus d’être une intrigue juridique pleine de rebondissements, cette œuvre soulève, grâce à ses excellents interprètes, des interrogations et des émotions très intenses.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 avril 2012
Un chef d'oeuvre très politique. Une vraie profondeur et une absence de manichéisme quoi que les magistrats semblent d'immondes charognards, pas très loin du naïf et fol assassin. Un film dont on ne peut se passer.
sly-stallone88
sly-stallone88

247 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2012
une grande prestation de Michel Galabru à contre emploie, offre l'intérêt majeure de ce bon film !!!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 octobre 2011
Très déçu par ce film. Le scénario est moyen, beaucoup de longueurs et une histoire vers la fin très peu passionnante. Pourtant après avoir vu Coup de Torchon du même Tannernier avec le même Philippe Noiret je m'attendais encore à un grand film mais pas du tout. Heureusement les jeux d'acteurs de Galabru et de Noiret rattrapent un peu le film mais qui n'est vraiment pas passionant. Passez votre chemin.
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 octobre 2011
Superposition du portrait d’un serial killer campagnard et des références au climat politique de l’époque (affaire Dreyfus, La Commune) avec en toile de fond le climat pro-peine de mort au moment de la réalisation du film (Sardou : »Je suis pour ») et le débat sur la responsabilité de l'assassin. Film à thèse, angéliquement socialiste avec foule chantante et drapeau rouge agité. Cinéma sympathique de style engagé et comme souvent un peu caricatural dans la démonstration, courant dans les années 70’ mais qui a un peu vieillit. Beau rôle de Galabru, belles balades dans les montagnes ardéchoises, mais à trop vouloir en faire, le film devient un peu longuet et manque pas mal de rythme.
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2016
L'histoire d'un tueur en série atteint d'une certaine folie face à un juge déterminé et ambitieux, une histoire se prêtant bien à un un film pour cette réalité historique française. Le film est plutôt intéressant pour ses personnages et sur certaines questions éthiques qu'il soulève plus que son scénario finalement plus en toile de fond. Très bonne interprétation du duo et surtout Galabru pour un rôle difficile qui lui permet d'avoir son César bien mérité .
Vutib
Vutib

158 abonnés 701 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2011
Pour mon premier Bertrand Tavernier, quelle claque!
C'est bien là le premier film français aussi fin et efficace qu'il m'eusse été permis de voir au cours de ma piètre existence de fondu de cinéma. Le Juge et l'Assassin est une expérience intéressante et très enrichissante, fidèle à son contexte de fin de début de XXème siècle, plongé dans une France en proie à des litiges sociaux incessants. Le film se concentre autour du domaine de la justice essentiellement, sans nous prendre le chou avec des artifices conventionnels et souvent ennuyeux tels que peuvent l'être les interminables scènes de jugements par exemple. Non, Le juge et l'Assassin raconte plutôt la relation pour la moins étrange et contrasté entre un juge et un assassin de grand chemin, cheminot au cœur brisé, devenu anarchiste, barbare nomade, violeur et assassin au charme certain, à la personnalité vulgaire, outrée mais incroyablement fine. Bref, rien que le portrait des deux protagonistes principaux, que l'ont apprend à connaitre au fur et à mesure que le temps passe vaut le détour. Michel Galabru n'a jamais été aussi bon dans un rôle qui le change radicalement de ses prestations de franchouillard qu'il a malheureusement accumulé tout au long de sa carrière, et indignes de son talent qui prend ici tout son ampleur. Philippe Noiret est magnifique sous les traits de ce juge conservateur, d'un classicisme effrayant et couvant en lui une colère et une folie qu'il tente tant bien que mal de canalisé. Deux rôles magistraux et qui portent littéralement le film sur leurs épaules. Mais les qualité de cette œuvre ne s’arrêtent pas la, car l'histoire apparait comme très bien ficelée, pleine de mystères, de qui-quiproquo et de retournements d'opinions et de situations, si bien que l'on a bien du mal à discerner la véritable pensée de ses deux personnages et des relatons très ambiguës qu'ils entretiennent entre eux. Le film critique aussi la société bourgeoise, antisémite et extrême de l'époque et nous questionne sur l’efficacité de la justice ou des hôpitaux psychiatriques d'époque et aborde des notions telles que la folie meurtrière ou l'innocence. Le tout filmé dans les magnifiques montagnes de l'Ardèche.
Cette œuvre, malgré quelques longueurs et incompréhensions, marque le talent d'un réalisateur de renom, mettant en avant une histoire passionnante, étrange mais aux personnages attachants, aussi repoussants qu'envoutants, campés par deux acteurs époustouflants et entièrement voués à leurs rôles. Un film français qui n'a pas trop vieillit et qui aujourd'hui encore nous convainc de ses qualités et de sa finesse.
16/20
zhurricane
zhurricane

100 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2011
Le juge et l'assassin est un excellent film de Bertrand Tavernier. La mise en scène est très bien,le sujet intéressant et bien traité par Tavernier,et les acteurs très bons,que se soit Isabelle Huppert,Jean-Claude Brialy et surtout les deux acteurs principaux Philippe Noiret et Michel Galabru qui crèvent tout deux l'écran.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 février 2011
Deux manières de parler de ce film. Tout d'abord louer sa distribution, allant de l'excellent au génial. Un grand Noiret passant de l'amidonné au fragile, un fantastique Brialy, image d'une aristocratie voyant mourir sa France et ne pouvant lui survivre, avec quelque chose du Charlus de Proust. Et un sublime Galabru, éructant ou murmurant, tour à tour tribun, conteur, bateleur, danseur, contemplatif, tout cela avec la même justesse. Ayant accepté de "faire des navets pour avoir de l'oseille", il n'a que quelques rares grands rôles à son actif. Mais celui-là pourrait suffire.
J'ai connu Tavernier plus inspiré, certes dans ses films postérieurs.
Mais il y a une seconde manière de juger cette oeuvre de toute façon cinématographiquement surestimée. Le propos est clair, rousseauiste pour ne pas dire angéliquement socialiste. Passons sur l'odieuse (et stupide) comparaison offerte par le message de fin. 12 gosses massacrés rapprochés de 2500 morts du travail inhumain. C'est bien, 2500, c'est précis. Pas 2458 ou 2543, ça sent son chiffre officiel historiquement inattaquable, ça nous rappelle des choses...Et c'est justement là que Tavernier s'égare, et qu'Aurenche me déçoit. Beaucoup de mes amis critiques ont souligné la reconstitution historique. Encore faudrait-il que celle-ci ne soit pas d'une partialité frisant l'indécence. Le clergé et l'armée présentent des pantins dignes des "guignols de l'info", les propos sur l'affaire Dreyfus sont un chef-d'oeuvre d'historiquement correct, et la révolte qui gronde est un bel hommage au cinéma soviétique adoubé par Staline, gorges généreuses dardées, foule chantante et drapeau rouge en bannière. Non, ce monde-là ne peut être celui de Villedieu, où un arriviste bourgeois peine à gérer ses états d'âme de juge pris dans ses contradictions et où l'on sanctifie un assassin qui ne peut être que victime au choix d'un chien, des prêtres forcément déjà pédophiles, de l'armée évidemment stupide et plus généralement de la société par essence responsable. Villedieu avait d'autres idéaux, d'autres valeurs. Reconnaissons aux auteurs de lui avoir soigné son rôle, son geste final permettant peut-être aux plus enragés de s'interroger sur des lendemains qui seront tout sauf chantants, quelle que soit la classe sociale des descendants de ces antagonismes. Quand Tavernier fait du Boisset, il filme mieux mais est tout aussi lourd, voire nuisible.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 novembre 2010
Un film bien écrit avec de très bons dialogues. Noiret et Galabru sont excellents dans leur rôle. Le scénario se tient dans un contexte historique retranscrit de manière omniprésente. Une bonne réflexion sur la folie et l'ambition. Le film manque cependant de rythme et de dynamisme. A voir.
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