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Lotorski
27 abonnés
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4,0
Publiée le 19 novembre 2010
Une très intéressante fresque de la fin du XIXème. Très bonne performance des acteurs. Ca n'est pas a proprement parler une comédie, mais je peux vous dire que je me suis souvent bien marré !
Adaptation cinématographique de l'histoire de Joseph Vacher, "Le juge et l'assassin" laissera les férus d'Histoire sur leur faim. Le contexte religieux, avec la question de l'école, est bien rendu. De même d'ailleurs que le contexte politique, avec l'Affaire Dreyfus et l'effervescence socialiste. En revanche, les arcanes du système policier et judiciaire français restent désespérément obscurs. Paradoxales pour un film ayant un tel titre. On voit juste les gendarmes vadrouiller dans la montagne et notre petit juge s'agiter sans son coin. Le problème des juridictions judiciaires qui empêche de suivre des criminels itinérants, rien à faire. Seconde faiblesse historique, de moindre envergure, le débat des criminologues de l'époque sur la responsabilité de l'assassin. Naît-on ainsi (hypothèse de Cesare Lombroso) ou le devient-on à cause de la société (hypothèse de Lacassagne). Au lieu de cela, on nous sert un pseudo-débat sur la folie et la criminalité. De même, la phrénologie est évoquée en coup de vent à la faveur d'un : "après dissection les médecins s'accordent à dire qu'il était fou". Quatre secondes c'est vraiment top généreux, merci les mecs. Sur la forme du film à présent, le bilan n'est pas non plus fameux. A part la partie centrale, qui voit le duel juge-assassin prendre une tournure intéressante, le reste du film n'a rien de passionnant. Trop de parlotte, mais pas grand chose à se mettre sous la dent. La cerise sur la gâteau, c'est quand même les dernières secondes du film. Bertrand Tavernier ne trouve rien de mieux que d'afficher un texte du genre "ouais, ok, il a tué une dizaine de personnes, mais pendant ce temps là des milliers de gens crevaient dans les mines !". Putain mais c'est quoi cet amalgame de mauvais goût ? J'avoue que ce passage à assassiné le plaisir que j'avais pu ressentir en regardant le film.
Galabru et Noiret trouvent dans Le Juge et L’assassin des beaux rôles qu’ils interprètent à merveille mais qui finalement font aussi tenir le film sur leurs épaules. En effet si le scénario promettait, le film ne décolle jamais vraiment et on reste sur notre fin devant cette histoire un peu brouillon. Là ou on pense qu’on va enfin voir s’approfondir la relation juge-assassin le film ne fait que l’évoquer, on passe à côté. On comprends mal le message que Tavernier a voulu nous faire passer et la fin pseudo-socialiste arrive comme un cheveu sur la soupe. Bref si il vous faut une raison pour voir ce film c’est pour la performance des deux têtes d’affiche, mais globalement on reste sur notre faim.
Film intéressant même si j'ai trouvé la prestation de Galabru assez lourde (trop criard, trop bavard, trop tout...). Mais le film a un traitement intelligent en faisant un parallèle entre les crimes, l'affaire Dreyfus, la misère et le contexte politique. Tavernier prend bien en compte la dimension sociale des évènements.
Avec "Le Juge et l'Assassin" Bertrand Tavernier nous offre un film sombre, non dénué d'émotions diverses et variées et surtout magistralement interprété entre autres par Michel Galabru et Philippe Noiret. À conseiller !
Partant d'un terrible fait divers, Bertrand Tavernier (La mort en direct) arrive à tricoter un film dans lequel il insuffle un mouvement de liberté teinté d'une peinture d'époque. Il transpose ces accidents dans son film en invoquant la folie pour Bouvier mais la triste réalité pour le juge Rousseau. Ces deux personnages, transcendés par un duo inoxydable à l'écran (Noiret-Galabru), sont l'attrait du film portant le même nom : Le juge et l'assassin. Bon film et bon voyage.
Fin du XIXème siècle. Dans une France que l'affaire Dreyfuss divise en deux, Joseph Bouvier, ancien sergent d'infanterie, parcourt le pays en semant derrière lui les cadavres de jeunes bergères et bergers, mutilés et parfois violés. Quand il tombe entre les mains de la justice, c'est le juge Rousseau qui s'occupe de lui et qui, visant la promotion et la Légion d'Honneur, entreprend de faire condamner Bouvier. Ce qui n'est pas une mince affaire tant le cas de l'homme flirte avec la folie. Menteur, manipulateur, le juge n'hésite pas à se mettre la presse et l'opinion publique dans la poche pour que Bouvier soit reconnu sain d'esprit. Dans cette reconstitution soignée où tout a l'air réaliste, Bertrand Tavernier orchestre un face à face entre deux menteurs, deux lâches, deux manipulateurs qui ne valent pas mieux l'un que l'autre. A travers le parcours de ce juge et de cet assassin, c'est un portrait de l'ambition et de la folie qu'effectue le cinéaste, ménageant au passage de savoureux dialogues. Michel Galabru, loin de ses rôles comiques parfois nanardesques, trouve son plus grand rôle, justement récompensé par le César du Meilleur Acteur tandis que face à lui, Philippe Noiret est une fois de plus impeccable. Une œuvre ambitieuse, parfois glaçante mais toujours réussie.
Un des meilleurs films de Tavernier qui signe là une fable sur l'ambition sans jamais se regarder le nombril. Respectant tout les codes du policier, le film ressemble dans un preimer temps à un thriller avant de basculler subtilement vers la folie et l'ambition retranscrivant toute uné époque à contrario de ce qui est la mode actuellement et du fameux "c'etait mieux avant". Tavernier offre aussi à Galabru son meilleur rôle que celui-ci habite complétement fàce à un non moins remarquable Philipe Noiret.
En opposant ces deux personnages, c’est en fait toute la société française de la fin XIXème qui est passée au crible. Et l’analyse est suffisamment poussée pour présenter tous les points de discorde du moment : petite bourgeoisie contre masses populaires exploitées, calotins contre anticléricaux, conservateurs contre anarchistes héritiers de Ravachol. Jusqu’au scandale qui remua alors le pays tout entier : l’affaire Dreyfus. Et en Galabru, absolument extraordinaire en assassin, Noiret le juge aux multiples facettes trouve un faire-valoir servant ses hautes ambitions. Mais c’est là encore un prétexte pour dénoncer les lynchages d’une patrie qui juge au faciès, et qui surtout condamne avant de juger.
Le juge et l’assassin est un excellent film de Bertrand Tavernier. La mise en scène du réalisateur est irréprochable, le scénario est intéressant et bien mené, il y a de bons dialogues, le rythme fonctionne bien et les acteurs comme Philippe Noiret, Michel Galabru et Isabelle Huppert sont convaincants dans leurs rôles.
Film reposant presque exclusivement sur les performances de ses acteurs (façon polie de dire que le reste est moyen), ce film complexe nous trace le portrait de 2 hommes, des portraits là aussi très complexes. B. Tavernier s'attache à nous décrire ces 2 hommes que tout oppose et qui vont nouer des liens très... complexes en fait. P. Noiret est au summum de son art, M. Galabru est magnifique et J-C Brialy tire vraiment son épingle du jeu. Film militant, le message qu'il diffuse est sans ambiguïté sur un sujet difficile mais il marque son territoire et soulève quelques questions intéressantes. Très long (voire ennuyeux), le scénario très bien dialogué est parfois agaçant et la fin apparaît sans aucun rapport avec le reste et arrive comme un cheveu sur la soupe, même si le message final, très fort, interpelle. Mais il est mal amené et on se demande si B. Tavernier ne se serait pas gourer de sujet. D'autres critiques sur
Film étrange, et à l’origine d’une grande prestation d’acteurs, avec un Michel Galabru en « éventreur du Sud » qui simule la folie comme explication de ses crimes face à un Philippe Noiret clairvoyant, farouche et non sans arrière pensé dans cette enquête. Là où le film surprend véritablement c’est la tournure que lui donne Bertrand Tavernier, avec un parallèle aussi audacieux que tendancieux, entre les 12 morts imputés à Bouvier sur la période 1893-1898 durant laquelle 2500 jeunes de moins de 15 ans périrent dans les mines, « assassinés » par ces antidreyfusard qui détiennent le pouvoir, l’argent et la justice selon le message implicite du réalisateur! Film qui mérite bien qu’on n’y porte notre attention, tant pour la vision singulière de son auteur que son casting.
Bon film, bonne histoire, excellents acteurs et belle prestation de Michel Galabru. Jolis décors, belle image. Malheureusement ça traine et peu et y'a un trop grand débit de paroles à mon goût.
il vaut mieux tard que jamais pour déguster ce face à face digne de Garde à vue; Galabru est épatant face à Noiret. Ambiance de la France antisémite, paysanne et pas encore sortie du joug victorien de l'eglise. le juge qui vit chez sa mère est-il plus libéré que l'assassin en série, violé jeune? La fin qui esquisse l'affrontement avec la classe ouvrière est bien situé dans l'époque mais est en décalage avec le thème principal. Petit role de la jeune Huppert TV 1 - mai