Cette comédie de 1942 est presque impossible à regarder aujourd’hui, Gaumont à cependant bien fait de sortir un DVD sous titré (son difficile) à cause des nombreux comédiens et de Danielle Darrieux qui fête dans quelques jours ses 99 ans. C’est beaucoup plus du théâtre que du cinéma, non pas du théâtre filmé mais du théâtre tout court dans son esprit et son interprétation. La mise en scène est extrêmement brouillonne et se détériore plus le film avance. Le scénario est vraiment approximatif ce qui oblige à se concentrer sur les séquences sans chercher à tout comprendre, il faut juste apprécier le talent des acteurs. Dans un rôle à transformation Danielle Darrieux s’en sort pas trop mal mais bien loin des autres qui viendront plus tard grâce aux grands réalisateurs qu ‘elle rencontrera. Albert Prejean est un peu âgé pour jouer les séducteurs et un peu trop jeune pour les vieux beaux fortunés, c’est une gène permanente. L’ensemble de la ‘’famille’’ joue constamment la pitrerie mais heureusement Jean Paredes impose son talent pour donner une note de fraicheur. C’est surtout lui que je retiendrai avec l’épisode du lustre qui ne manque pas de souffle. Quant à notre DD, Madame de… n’a aucun souci à se faire sa carrière est exemplaire.
A voir surtout pour la délicieuse Daniel Darrieux si la première partie reste assez sympathique le final se fait attendre malgré une durée de film assez courte.
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3,0
Publiée le 27 juin 2025
Un mèlange bien agrèable de comèdie et de vaudeville signè Lèo Joannon où Albert Prèjean et Danielle Darrieux incarnent deux personnages pittoresques qui se font la cour en empruntant des personnalitès qui sont tout leur contraire! Elle, celle d'une pauvre vendeuse de violettes bien qu'elle soit aisèe! Lui, celui d'un gredin enchanteur alors qu'il est un industriel distinguè! Andrè Cayatte s'est visiblement règalè en ècrivant les dialogues du film (« Un certain mèpris du monde n'est pas inutile à la beautè ! »)...et nous aussi! L'histoire est drôle, avec plusieurs situations amusantes (cf. le lustre) et a conservè tout son charme grâce à son duo d'acteurs piquè et gènèreux, mais aussi à l'excellent Jean Parèdès dans le rôle du majordome! A noter la courte apparition de Bernard Blier en « torèador » qui ne fait que passer...
Lise, actrice dans une troupe de théâtre désargentée -ça a son importance-, rencontre un homme fortuné et sorte de prince charmant pour Cendrillon. Relation chamailleuse et amoureuse en vue sans aucun doute mais sous la menace d'un petit mensonge encombrant. Léo Joannon - pas exemplaire pendant l'Occupation et en particulier pour ce film (voir Wiki)- forme à nouveau un des duos vedettes de l'époque, Danielle Darrieux-Albert Préjean, dans une comédie plaisante. Elle le doit pour l'essentiel au charme mutin de DD, aux commentaires caustiques de Préjean et, accessoirement, dans le rôle du valet de chambre de ce dernier, à la composition distinguée de Jean Parédès. Ce sont d'ailleurs les personnages qui donnent la valeur ajoutée de ce sujet qui multiplie les incidents plus ou moins fantasques. Une fois n'est pas coutume, le film semble trop concis; les personnages et certaines séquences auraient mérité d'être plus étayés, pour les uns, et mieux posées, mieux amenées, pour les autres. En l'état, la comédie est animée et rythmée mais a parfois l'air brouillon, comme si des scènes avaient été supprimées lors du montage final.