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Gonnard
293 abonnés
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4,5
Publiée le 27 décembre 2011
Un huis-clos délectable. Taillé dans la même roche que "Le repas des fauves" de Christian Jaque, "Marie-Octobre" s'avère légèrement supérieur en raison du suspense sur lequel il repose. Les coups de théâtre se concentrent certes dans la seconde moitié du film, mais loin de créer un déséquilibre cette concentration permet au contraire une montée en puissance de la tension dramatique. Les dialogues sont finement travaillés, et sont d'autant plus appréciables qu'ils sortent de la bouche de la fine-fleur du cinéma français. Les quelques nuances qu'il conviendrait d'apporter à ce tableau sont d'une part le démarrage un peu tardif d' l'histoire, et d'autre part l'usage assez maladroit du zoom. Toutes les dix minutes, Julien Duvivier recourt à cette technique avec le match de catch diffusé à la télévision afin d'établir un parallèle avec l'intrigue. C'est tellement appuyé que cela en devient presque ridicule. Mais le plaisir ne s'en trouve pas gâché.
Un tres bon huit clos (meme s'il n egale pas le chef d'oeuvre de Lumet , 12 hommes en colere) avec un bon scenario. On se questionne en meme temps qu'eux pour savoir qui est le coupable!
Quinze ans après la guerre, un groupe de résistants se réunit dans le manoir où la Gestapo a failli les arrêter. L’unique femme du groupe leur apprend qu’ils ont été trahis par l’un des leurs. La soirée aura pour objet de déterminer qui. Huis clos donc, filmé de manière classique, et dont l’intérêt repose sur les péripéties, la qualité des dialogues, et je jeu des acteurs. Le scénario est bien balancé, produisant des coupables possibles avant de les innocenter de façon vraisemblable, dévoilant progressivement les relations entre les membres du groupe à l’époque, jusqu’à faire éclater la vérité ; on regrettera le parallèle fait entre le drame qui se joue dans la pièce et un match de catch montré à la télévision. Les dialogues de Henri Jeanson sont ne détonnent pas, et participent bien à la montée en tension. Quelques acteurs sont excellents : Meurisse, Roquevert, Blier ; d’autres sont bons : Danielle Darrieux, Reggiani, Dalban ; deux ne méritent aucun satisfecit : Frankeur qui sur-joue dans un rôle stupide et inutile, et Ventura, assez exécrable, à qui on fait endosser le costume de la brute primitive, alors qu’il est capable de tellement mieux. Mais malgré les défauts signalés, Duvivier produit un drame très prenant, dans lequel l’intérêt ne faiblit pas, ce qui n’était pas aisé vu les contraintes formelles choisies.
Voici un film magnifique avec des comédiens vraiments excellents et une réalisation simple mais tellement efficace. L'histoire est passionnante et au fur et à mesure que les personnages se dévoilent, le spectateur recréé dans sa tête la fameuse soirée ou tout a basculer pour les protagonistes. La fin est surprenante également. Bref un véritable chef d'oeuvre pour ma part.
La griffe Duvivier laisse souvent une belle empreinte ce qui est la cas ici. Palette d'acteurs de très haute qualité, scénario bien ficellé et ambiance sombre font de ce film un classique.
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3,5
Publiée le 27 juillet 2010
"Marie Octobre" de Julien Duvivier montre une femme, l'excellente Danielle Darrieux, qui, longtemps après la guerre, rèunit les membres d'un ancien rèseau de rèsistants pour leur annoncer qu'il y avait un traitre parmi eux! On ne dèvoilera pas le coupable mais celui-ci sera recherchè tout au long du film, chacune des personnes prèsentes se voyant soupçonnèe et accusèe tour à tour! Le coupable ne sera dècouvert qu'au cours de toutes les dernières sèquences du film, dont l'action se dèroule entièrement à l'intèrieur d'un appartement! Un petit classique du cinèma français et un casting prodigieux (Bernard Blier, Robert Dalban, Paul Frankeur, Paul Meurisse, Serge Reggiani...) qui donne au spectateur un sentiment d'imprèvisible prèvisible...
J'ai voulu revoir ce film après en avoir vu à la télé le remake de Josée Dayan. Dieu, qu'en ce temps là les acteurs, et notamment les seconds rôles avaient du talent ! Quant à la mise en scène, même si elle n'avait rien de géniale, elle ne devait pas être si mauvaise que ça puisque le téléfilm en reprend pratiquement tous les éléments ...
Le genre de film qui au départ ne semble pas spécialement sortir du lot, erreur ! C'est un grand film jubilatoire, où chaque personnage est un suspect potentiel jusqu'au bout et où les petits secrets de chacun sont passés au crible. L'ensemble servit par des grands acteurs et un scénario qui ne laisse pas le temps de s'ennuyer. Un film qui permet aussi de comprendre la difficulté de résoudre certaines affaires.
C'est plus du théâtre filmé que du cinéma mais qu'importe. Chacun des acteurs est à son meilleur. Imaginez un Robert Dalban d'une grande sobriété! Danielle Darrieux éclabousse le film de sa grâce mais, une nouvelle fois, c'est Paul Meurisse qui écrase les Ventura, Blier et Reggiani pourtant excellents. On en dira jamais assez combien combien Meurisse était le meilleur de sa génération. Paul Guers est le moins connu et pourtant, grâce à un rôle en or, il tire très bien son épingle du jeu. Scénario impeccable si l'on occulte la scène un peu faiblarde où l'on apprend qui est le coupable. Dialogues d'Henri Jeanson, ciselés dans le diamant. Un film qui tient parfaitement la route 50 ans après sa sortie.
Un huis clos très réussit avec une brochette impressionnante de vedette; Le suspense est maintenu jusqu'au bout avec la méthodologie Agatha Christie; un seul est coupable mais chacun a des choses à se reprocher... A voir
Bien que le film est en noir et blanc et qu'il se détoule intégralement en huis-clos, le suspens nous captive jusqu'à la dernière minute. Comme dans les romans d'Agatha Christie, tout les présents, y compris Marie Octobre, sont soupçonnés d'être le responsable du détournement de fonds destinés à la résistance, de la dénonciation du reseau Vaillance à la Gestapo et de la mort de leur chef. Même quand le 1er suspens prend fin par la découverte du coupable, un 2ème prend la suite jusqu'à sa punition (suicide, exécution ou... ?).
Je viens de le revisonner et quel plaisir !!! C'est sans conteste un chef d'oeuvre du cinéma français . Quel film et surtout quelle atmosphère !!!... D'une noirceur et d'une intensité grandissante . Duvivier joue avec nos nerfs dans ce huis-clos haletant nous présentant tour à tour le traitre potentiel .Il se joue de nous , nous faisant languir au rhytme des "tirades" perspicaces des acteurs , jusqu'au dénouement final . Un suspense donc , à la Agatha Christie qui , servi par une distribution prestigieuse (tout le monde est excellent) et une maitrise parfaite de la realisation sans (re)parler du climat plus qu'oppressant , tient toutes ses promesses . On peut regretter qu'il n'ai pas bénéficié d'une meilleure notoriété car , en matière de suspense il rivalise hautement avec le cinéma américain
Superbe film en NB qui s'offre un casting impressionnant mais qui offre surtout un suspense puissant jusqu'à la fin. Histoire d'une vengeance lors d'une réunion d'ancien pote où la seule femme du lot doit débusquer le traitre. Comme dans "Johnny Guitar" ici c'est une femme qui mène la danse et qui nous ermet de voir mijoter pendant 1h30 les mâles qui se méfient des uns et des autres. Chef d'oeuvre de suspense bien dosé.
On a beau penser tout le bien quon veut de Julien Duvivier, lun des seuls cinéastes davant-guerre ayant trouvé gré auprès des jeunes turcs de la Nouvelle Vague, il faut bien avouer que « Marie-Octobre » nest pas lune des ses franches réussites. Et pourtant, il y a un sacré casting : autour de Danielle Darrieux, figurent Bernard Blier, Robert Dalban, Paul Frankeur, Paul Meurisse, Serge Reggiani, Noël Roquevert et Lino Ventura ! Et même, le sujet de « Marie-Octobre » est excellent, et promet une intrigue des plus passionnantes : Plus de dix ans après la Libération, les membres du réseau résistant « Vaillance » se retrouvent lors dun repas organisé par Marie-Octobre. Mais le vrai but de cette réunion est de démasquer le traître qui, des années plutôt, dénonça le chef du réseau à la Gestapo. Chacun est soupçonné, il ny a bien sûr quun seul coupable. Cette bonne idée est malheureusement gâchée par la mise en scène paresseuse et théâtrale de Duvivier qui se contente visuellement de résoudre une énigme digne du Cluedo revue et corrigée par Agatha Christie. Quand on se dit que juste un an plus tard la Nouvelle Vague commençait et que Jean-Luc Godard sortait le séminal « A bout de souffle », on comprend mieux alors limmense fossé générationnel et lenvie des jeunes futurs cinéastes den découdre avec ce passé moribond.